Comme au pied d’un autel il a dû déposer cette feuille, je ne sais pas, je n’ai rien vu, pas son ombre s’enfuir loin et c’était peut-être des heures après, mais quand je passe elle est là, déposée là à cause peut-être du mot mal griffé sur la planche, rue Ponscarme ou parce que c’était là qu’il le voulait, ou bien il l’aurait déposée plus loin et le vent jusqu’ici l’aurait poussée pour moi, ou bien, ou bien, mais cela ne m’appartient pas, j’ai lu les mots sur la feuille et je suis parti, (…)
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_amour
Articles
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l’autel (rue Ponscarme)
5 juin 2013, par arnaud maïsetti -
Hypothèse #1 | du soleil
25 janvier 2019, par arnaud maïsettiSi et seulement si tout était à refaire
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The Cinematic Orchestra | To Build a Home
2 juin 2014, par arnaud maïsettij’aurais voulu nous bâtir une maison
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La Ville écrite | mon nom, sous le pont
29 avril 2013, par arnaud maïsettidreemeur
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Oracle #3 | Ghazal 23
22 février 2012, par arnaud maïsettià l’amour
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André Breton | « À cette question que je ne vous pose pas »
5 octobre 2012C’est bientôt juin
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André Breton | « il faut que ce soit un peu le nom du feu »
8 mars 2019, par arnaud maïsettiLa pensée sur le bain dans la pièce sans glaces
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le déguerpissement, et la fuite amoureuse des morts
30 octobre 2019, par arnaud maïsetti30 octobre 2019
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à quelle adresse
16 avril 2014, par arnaud maïsettiJ’ai demandé si peu à la vie - et ce peu lui-même, la vie ma l’a refusé. Pessoa
Alors nous faudra-t-il tout demander.
Si j’ouvre Pessoa au hasard, ce n’est ni pour le manque, ni pour la consolation, mais pour trouver des portes closes que je pourrai enfoncer avec mes poings.
De l’adresse, je n’ai jamais pu me défaire, jamais su — ce qu’on traverse quand il faut écrire, c’est une manière de don, chercher, chercher chercher encore ce qui saurait dans une âme et un corps ce qui saurait (…) -
la roue du temps (shalom shabbat)
5 octobre 2012, par arnaud maïsettiUne chance de naître
LA CHEVELURE
La chance du jour de la nuit tient à un cheveu Ah Combien d’épreuves cycles confondus pour une chevelure éprise
Edmond Jabès
il fait encore nuit, dehors comme toujours, la nuit répandue en désordre, et moi debout, à peine, moi marchant, à peine, moi avec mes mains minuscules frappant tous les mots, comme s’ils devaient ouvrir des portes (et la clé, où est-elle), je me retourne et tout autour la ville est restée là, et pourtant, oh ; le carrousel du (…) -
a mari usque ad mare (la reliance)
28 janvier 2014, par arnaud maïsettiElle était entièrement nue. Couchée sur le ventre, recouverte de quels rêves ? Le ciel, je sais comment le regarder, d’un seul coup et chercher le soleil pour le contre-jour, l’éblouissement semble ce miracle : ce qui permet de voir est ce qui aveugle, alors je ne reste pas longtemps les yeux plongés dans le soleil ; assez pour éprouver ce moment juste avant la douleur, et m’éloigner. Mais la mer ?
À cette distance la mer est à la fois tout le temps là, c’est le vent ; et si lointaine — la (…) -
« Ils volent le présent » | J-L. Nancy
26 février 2013, par arnaud maïsettimaintenant — valeurs et temps de la politique
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de la veille
22 août 2014, par arnaud maïsettiLe jour qui précède celui dont il est question (ainsi dit probablement, parce que la veille des fêtes, dans l’ancienne Église, était employée en veilles et prières).
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merveille du dehors (des jardins dans le mirage)
21 janvier 2013, par arnaud maïsettic’est la ville entière qu’ils nous avaient laissée, vide, et nous, au contraire : tout ce blanc qui emplit : de l’avoir espéré si différente ; et alors, quoi ? marcher un peu.
Devant la demeure, arrête-toi, pleure les ruines Interroge les vestiges « Où sont les bien-aimés ? par où partirent les chameaux ? Combien et combien de déserts parcourus ? »
Le froid quand il tombe ainsi, qu’il ne prévient pas (c’est faux, déjà vendredi soir : mais très vite samedi avait tout effacé, que de la (…) -
puisque le désespoir ne tient pas de journal
12 août 2018, par arnaud maïsettiToutes les couleurs disparaissent dans la nuit, et le désespoir ne tient pas de journal.
Annie Le Brun, Les châteaux de la subversion (1982) Bob Dylan, The Night We Called it a Day
La nuit tombait avant-hier sur toutes les choses mortes, et nous en faisions partie.
C’était peut-être l’époque qui voulait cela : que sur toutes choses elle allait proclamant la fin, moins pour qu’on les regrette que pour les voir, enfin : et on les voyait, enfin, ces choses mourantes qui se jetaient sur (…) -
In absentia (de quelque chose noir)
18 février 2014, par arnaud maïsettiCinq heures du matin en sursaut, quelqu’un rentre dans la chambre (c’est personne, c’est le rêve, c’est l’absence de personne, c’est quelque chose dans le rêve qui appelle et réveille et ensuite empêche à la fois de se lever et de s’endormir). Une peur d’enfant. Et tout ce noir autour ; je tends la main et prends la photo. L’image est bleue. Évidemment ce n’était pas un cadeau ordinaire. celui de me livrer, à cinq heures du matin, un vendredi, l’image de ta mort.
Pas une photographie. (…) -
à perpétuité
8 juillet 2014, par arnaud maïsettise dit des terrains vendus à toujours dans les cimetières. Littré dans la cathédrale vide d’Auxerre, à l’entrée de la nef, un lutrin immense est posé ; la Bible ouverte en deux comme un corps, les pages cornées, humides à la base, celui qui entre tombe sur une page des psaumes, où la colère de dieu est hurlée même en notre absence. je feuillette rapidement pour trouver la première page de la genèse, le souffle divin qui se répand dans le désert et le vide : le traducteur s’excuse d’avoir (…)
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Aubes | IX. (Au bout d’un temps)
5 mars 2014, par arnaud maïsettineuvième chapitre
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ou la vie sauvage (les territoires de l’amour)
7 octobre 2013, par arnaud maïsettiLe territoire actuel est le produit de plusieurs siècles d’opérations de police. On a refoulé le peuple hors de ses campagnes, puis hors de ses rues, puis hors de ses quartiers et finalement hors de ses halls d’immeuble, dans l’espoir dément de contenir toute vie entre les quatre murs suintants du privé. La question du territoire ne se pose pas pour nous comme pour l’État. Il ne s’agit pas de le tenir. Ce dont il s’agit, c’est de densifier localement les communes, les circulations et les (…)
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Naissances des fleuves
1er février 2013, par arnaud maïsettisept images où prennent racine les courants, les larmes
