Table ronde | Salon du Livre, 25 mars : L’avenir de la création
24 mars 2013



Salon du Livre
13h - 15h

Agora – Numérique
L’avenir de la création
Avec Chloé Delaume, Patrick Gambache, Arnaud Maïsetti, Sébastien Rongier et Flore Roumens
Animé par Alexis Lacroix
Avec Publie.net

Informations & Liens ici


Ce n’est jamais simple pour moi, le Salon du Livre : à la fois les grands stands avec piles de livres qu’on jettera à la fin des trois jours parce que posés ici sans être jamais ouverts, ils sont invendables ; et les auteurs pareils, qu’on pose derrière des grandes tables pour signer – on ne les jette pas les auteurs, mais ça m’étonne toujours qu’en éteignant les lumières une fois vidé le hangar, on n’en oublie pas un derrière une table, le stylo en l’air. Enfin, je sais très bien l’importance que cet événement revêt aussi pour beaucoup de libraires et de représentants, et l’occasion d’aller voir des éditeurs de passion, et d’échanger.

Je n’y vais pas beaucoup, au Salon (point commun avec l’ami Sébastien Rongier), et à chaque fois pour des rencontres ou des tables rondes (en 2007 pour le lancement de la collection Déplacements du Seuil ; ou en 2009 pour un débat avec Brunon Racine et Thierry Pech) – me souviens d’une année où j’y étais allé le dernier jour, quand on vidait le lieu justement, je pensais à Zola, à La Curée, ou au Ventre de Paris (pas vraiment à L’Œuvre)

Mais cette année, la proposition ne tourne pas autour d’un avenir hypothétique du livre ou du pronostic vital engagé pour tel ou tel chaînon du bouquin (je n’ai jamais su lire dans le marc de café), avec passage obligé sur les odeurs comparés du papier et de l’écran — non : c’est plus sobrement, plus souplement la question de l’avenir de la création.

Pour l’avenir, je n’en sais pas grand chose, essaierai de parler à ma petite mesure du présent, c’est déjà assez indécidable comme cela. Et pour la création, on essaiera de parler d’écriture ; dans les tables rondes on oublie souvent, je crois, que c’est mot à mot qu’on arrache le monde et qu’on lui appartient.

Quand on m’a fait la proposition, j’ai immédiatement demandé un temps de lecture : ça me semblait logique, inévitable — qu’on branche le propos à quelque chose qui serait connecté à la langue, là où la prend, autant que possible. Mais il n’y aura pas de connexion sur le stand du CNL, alors mon Pecha Kucha rêvé s’est transformé en lecture brute, autant que possible brute, et bref.

Ce sera ce lundi, à 13h, à l’Agora. Et je serai en bonne et joyeuse et amicale compagnie, puisqu’il y aura Chloé Delaume, Sébastien Rongier, Flore Roumens, et Patrick Gambache. Le tout sera animé par Alexis Lacroix.

Et on aura une pensée pour Janis Otsiémi, interdit de Salon du Livre. Plus qu’une pensée même, ma lecture portera son nom.

Image : salon 2009 : on ferme.


arnaud maïsetti - 24 mars 2013

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