le cri du vent
22 avril 2013



comme une feuille qu’on déchire, une histoire, un cœur, un corps tout entier (on approche l’oreille d’un coquillage, et c’est le ciel ouvert en deux qu’on entend), on marche sur cela, des pierres à l’endroit où la mer de joie vient nous rejoindre, et s’arrête, et nous aussi on voudrait bien rejoindre le fond de l’eau, pourtant on n’est qu’au fond du sol et pas de mer au-dessus de soi, on marche mais sur quelle surface, à quelle profondeur du ciel on est, cela on l’ignore, et maintenant, c’est juste le cri du vent qui empêche d’entendre d’autres cris, et le sien par exemple, et les larmes échouées, ou réussies, jusqu’ici, jusqu’où



arnaud maïsetti - 22 avril 2013

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