William Blake | Chants d’innocence , ’L’écho de la verdure’
28 juin 2013



Traduction personnelle des Chant d’innocence
— ici le sommaire des poèmes
— là les carnets de la traduction


Le soleil se lève,
Et emplit de joie les cieux,
Les cloches sonnent, heureuses
D’accueillir le Printemps,
L’alouette et la grive,
Les oiseaux des bois,
Chantent haut à l’entour
Au son joyeux des cloches,
Tandis qu’on l’on nous voit s’ébattre
Dans l’écho de la verdure.
Le vieux John, les cheveux blancs,

Ne cesse de rire
Assis sous le chêne,
Parmi ses amis.
Ils rient de nos jeux,
Et alors tous disent,
« Ainsi, ainsi étaient nos joies,
Lorsque nous tous – jeunes filles et garçons –
L’on voyait nos jeunesses s’ébattre
Dans l’écho de la verdure. »

Jusqu’aux rares qui demeuraient, las,
Le cœur privé désormais de joie,
Le soleil descend,
Et nos ébats touchent à leur fin.
Tournent tournent autour de leurs mères,
Bien des sœurs et leurs frères,
Comme des oiseaux dans leur nid,
Sont prêts pour le repos,
Et de nos ébats, nulle trace,
Dans la sombre verdure

 [1]


arnaud maïsetti - 28 juin 2013

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arnaud maïsetti | carnets




[1The Echoing Green

The sun does arise,
And make happy the skies ;
The merry bells ring
To welcome the Spring ;
The skylark and thrush,
The birds of the bush,
Sing louder around
To the bells’ cheerful sound ;
While our sports shall be seen
On the echoing green.
Old John, with white hair,

Does laugh away care,
Sitting under the oak,
Among the old folk.
They laugh at our play,
And soon they all say,
’Such, such were the joys
When we all—girls and boys -
In our youth-time were seen
On the echoing green.

Till the little ones, weary,
No more can be merry :
The sun does descend,
And our sports have an end.
Round the laps of their mothers
Many sisters and brothers,
Like birds in their nest,
Are ready for rest,
And sport no more seen
On the darkening green.

par le milieu

_d’une langue l’autre _herbe folle _joie & douleur _William Blake