Syd Matters | Hadrian’s wall
22 septembre 2013



Syd Matters | Brotherocean — "Hadrian’s Wall" ; 14-03-2011


Sun, you electify the water
And make us wanna sink
Deep down in the dark, where my body use to swim

Que je traduirai très vaguement et au loin par : au fond de l’eau, je peux voir le soleil trembler comme s’il était lui-même plongé, et j’ouvre les yeux sur le ciel au dedans de moi comme de la terre, tout est renversé, moi je suis à la place de mon corps.

And all the fears they came back to us in the new light
At terrifying speed
Deep down in the shallows where my body use to split

C’est un désir, je le sais bien ; et si loin de la coupe aux lèvres (de la mer aux mains tendues vers elle) – mais toutes les peurs quand elles nous reviennent dans la lumière naissante s’engouffrent à la vitesse qui me terrifie, vitesse du jour quand il fait un tour sur lui-même vers moi, s’enfonce et mon corps recule, s’efface, happé dans l’ombre.

Now our hearts, by millions they escape from our puzzled bodies
We separate and reassemble fast
Fast !
Faster !!

Maintenant : nos cœurs, par millions s’échappent de nos corps éparpillés (même mouvement), et dans la vitesse de la vitesse, plus rapidement encore : l’espérance moins violente que jamais, la douceur, simplement (la simplicité).

Ooh soothing sun
Help me find the missing piece
The missing one that completes
My puzzled heart

Soleil (ai-je tant supplié), aide-moi à trouver la pièce qui me rend inachevé, la pièce précieuse qui achèverait en moi ce qui rend le soleil inachevé – et le soleil alors, lentement levé comme des voiles les secrets que je savais déjà mais ne pouvais voir : qu’il me fallait mettre les mains comme cela sous le soleil tandis qu’à la fois ma vie dans l’ombre de la nuit noire, pour voir.

In the morning light
I could easily change my plans
In the light i wish i felt
In the morning

au matin, tout dissipé, et le vertige, comme quand on arrive, qu’on est là, qu’on est enfin là, tomber (non), seulement dans le matin se dire : ce qui commence après le matin, je l’ignore, mais lui appartiens entièrement.

From your hadrian’s wall
You could easily follow me
Into the hole in which i’m falling

Mur d’Hadrien, qu’on suivrait comme une vie en suivant du doigt les contours, non ce qui sépare ou divise, mais emporte plutôt l’horizon au-devant de soi, fracture comme un appel d’air un immense espace ouvert où je lance le pas, qui m’emporte.


arnaud maïsetti - 22 septembre 2013

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