La Ville écrite | skatebording is (not) a crime
27 octobre 2013



nm (kri-m’)

1. Très grave infraction à la morale ou à la loi, ou punie par les lois, ou réprouvée par la conscience.

Le crime de meurtre, de faux. Un crime politique. Crime de trahison, de lèse-majesté.

Il y a quatre sortes de crimes : ceux de la première espèce choquent la religion ; ceux de la seconde, les moeurs ; ceux de la troisième, la tranquillité ; ceux de la quatrième, la sûreté des citoyens. [Montesquieu, L’esprit des lois]

Crime contre nature, se dit des crimes qui outragent la nature, le parricide par exemple, et quelquefois, plus particulièrement, des débauches contre nature.

Cette soif insatiable de l’or a donné naissance au plus infâme, au plus atroce de tous les commerces, celui des esclaves ; on parle des crimes contre nature et l’on ne cite pas celui-là comme le plus exécrable. [Raynal, Histoire philosophique et politiques des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes]

Crime d’État, crime commis contre la sûreté de l’État et aussi crime politique, crime qui a pour but de conserver ou de prendre le pouvoir.

Quand le crime d’État se mêle au sacrilége, Le sang ni l’amitié n’ont plus de privilége. [Corneille, Polyeucte]

Fig. Faire un crime d’État de quelque chose, y attacher un blâme excessif, injuste.

Et d’un mot innocent faire un crime d’État. [Boileau, Satires]

2. En général, faute, acte répréhensible.

L’ingratitude est un crime.
Jésus-Christ a porté la peine de nos crimes.

Hélas ! si jeune encore, Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur ? [Racine, Esther]

3. Par exagération, action blâmable.

C’est un crime d’avoir abattu de si beaux arbres.


nous sommes innocents.



arnaud maïsetti - 27 octobre 2013

Licence Creative Commons





arnaud maïsetti | carnets




par le milieu

_Émile Littré _La ville écrite _Marseille _surf _une vague après l’autre