Ane Brun | All My Tears
25 février 2016



Peu importe où vous m’enterrerez
Je serai chez moi et libre
Peu importe où je m’allongerai
Tous mes larmes seront lavées

Sur quelques accords, traverser la voix brisée de toute une vie, la puissance de raconter sa propre mort pour mieux la venger d’avance ; imaginez un grand champ de terre noire et le ciel de Birmingham, ou celui de Duluth (c’est le même) : imaginez que tout est perdu, que bientôt vos os seront dans le vent, que le vent ne suffira pas à disperser vos regrets, un dernier regard au ciel ; imaginez un dernier regard au ciel ; sur quelques accords, traverser ce dernier regard au ciel : murmurez les dernières paroles de la dernière prière qu’il vous reste, In The Bleak Midwinter , fermez les yeux, attendez, rien n’arrivera que le vent, et la certitude de s’y mêler bientôt,

(c’était la pensée, ce soir, du soir pour la déposer ici, et enveloppée dans son linceul, que j’abandonne).



When I go don’t cry for me
In my fathers arms I’ll be
The wounds this world left on my soul
Will all be healed and I’ll be whole

Sun and moon will be replaced
With the light of Jesus’ face
And I will not be ashamed
For my savior knows my name

It don’t matter where you bury me
I’ll be home and I’ll be free
It don’t matter where I lay
All my tears be washed away

Gold and silver blind the eye
Temporary riches lie
Come and eat from heaven’s store
Come and drink and thirst no more

So weep not for me my friend
When my time below does end
For my life belongs to him
Who will raise the dead again

It don’t matter where you bury me
I’ll be home and I’ll be free
It don’t matter where I lay
All my tears be washed away


arnaud maïsetti - 25 février 2016

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