La Ville écrite | fair
2 septembre 2016


Cette fois, c’est sûr, on irait jusqu’au bout et on ne s’arrêterait pas, jamais, même si quelqu’un

On se lèverait, à l’aube, on irait dans les villes comme en nous-mêmes, on aurait la force qu’il fallait pour enfin

Une rue après l’autre, une ville après l’autre, un monde après l’autre, ce qu’il fallait faire, on le ferait, personne n’aurait pu s’opposer à

Les peurs, évidemment, immenses : mais on les traverseraient : le courage d’accomplir ce que toute sa vie durant on avait rêvé seulement le soir, charge ce matin-là de

L’Histoire était pleine de mouvements esquissés, de gestes morts-nés, d’inachèvements magnifiques : mais d’inachèvements en inachèvements, le monde n’avait fini par être que ce brouillon chiffonné où tout démange comme un membre fantôme : c’était à nous que revenait la tâche d’achever le

On se souviendrait en chemin que la création du monde continuait depuis le premier jour à se faire, mais cette pensée comme tout autre pouvait paralyser et nous abattre : quand on traverse un fleuve, qu’on dépasse la moitié, il vaut mieux poursuivre vers la rive devant soi, que revenir, ou pire encore :

C’est comme commencer un roman et s’arrêter au premier mot : et ne pas même l’achever lui-même, ou, mieux encore, oui, c’était comme si


arnaud maïsetti - 2 septembre 2016

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