Avant-Scène | Autour de La Mouette, de T. Ostermeier (La Criée, Marseille)
10 octobre 2016


TREPLEV – Des formes nouvelles, voilà ce qu’il nous faut, et s’il n’y en a pas, alors mieux vaut rien du tout. (Il consulte sa montre.)


La Mouette, de Tchékhov, mis en scène par Thomas Ostermeier, à Marseille du 12 au 14 octobre – belle occasion d’engager le dialogue avec un travail qui s’impose, depuis plus de dix ans, comme un geste d’envergure pour penser le présent et s’y frotter.

TREPLEV, sans chapeau, portant un fusil et une mouette morte. – Vous êtes seule ?
NINA – Oui. (Treplev dépose la mouette à ses pieds.) Qu’est-ce que ça veut dire ?

La Criée, théâtre national de Marseille, m’invite à présenter ce travail, et la pièce, avant le spectacle ce jeudi 13 octobre. Oui, occasion de revenir sur une pièce et un metteur en scène en dialogue depuis de nombreuses années – de répondre à cette urgence du présent dont parle Ostermeier, et ce besoin de le provoquer sur une scène de théâtre.

Entrée libre pour cet échange, qui commencera à 19h15 à la Criée.

ARKADINA – Vous voyez bien ? Et pourquoi ? Parce que je travaille ; je réagis, je suis toujours en mouvement, et vous, vous restez toujours plantée là, vous ne vivez pas... Et puis, j’ai pour principe de ne pas interroger l’avenir. Je ne pense jamais ni à la vieillesse ni à la mort. On n’échappe pas à l’inévitable.


arnaud maïsetti - 10 octobre 2016

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