en quoi crois-tu ?
22 décembre 2018


c’est vrai : que la vie échappe ; que la mort est chaque seconde possible ; et que tout cela est juste et bon, et vrai. Donner toute sa part à la fatalité – non sa faute, mais sa chance ? – pour apprendre à voir tout ce qui relève de nous-mêmes : et que ce tout est peu ? Et qu’il tient dans une rencontre, un éclair (puis la nuit), des évidences qui tiennent à quelques regards et des mots déposés sur soi comme des lèvres quelques larmes, qu’il tient dans un mot, que ce mot de beauté est trop grand ou trop peu, mais qu’on n’en a pas d’autre, alors on s’y tient : on essaie de s’ajuster à sa justesse, de s’y maintenir, et d’aller à sa rencontre ?
















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arnaud maïsetti - 22 décembre 2018

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arnaud maïsetti | carnets




[1Hong Sang-Soo, The day after

par le milieu

_beauté _cinéma _désir demeuré désir _Hong Sansoo _visions continues