et tout ce qui échoue
4 novembre 2019



Tout ce qui échoue à nos pieds : le vent n’a pas besoin de moi pour frapper l’évidence des choses, le soir qui ne tombe toujours que sur nous, oui, sur la route, se dire que cette ville est haïssable à cause de ceux qui la gouvernent, et que toute sa beauté fait violence à l’organisation du monde : sur la route, en roulant ; tout ce qui échoue à mes pieds et que je ne sais pas ramasser, d’ici pourtant, la ville pourrait être à portée, dans le vent on n’entend pas le vent, on sait seulement qu’on est sourd et dans la nuit aussi : le point aveugle de l’histoire ne saura jamais faire taire ce fait qu’on a les yeux grands ouverts sur tout ce noir qui nous enveloppe, nous avale, rend invisible les ombres et désirable le désir de les rejoindre


arnaud maïsetti - 4 novembre 2019

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