ce qui est sous la ville
27 novembre 2019



C’est dans les sous-sols de cette ville, comme dans les sépultures anciennes, où le secret reposait dans les entrailles des entrailles, et qu’il fallait s’enfoncer longtemps, jusqu’à se perdre, et là, seulement là, on trouvait la poussière et les secrets en elle, et que ce n’était que de la poussière, que la poussière disait le tout de cette vie, de ces temps passés à la vivre jusqu’à la mort comprise, et on marche dans ces pensées autant que dans les sous-sols de la ville, les parkings souterrains vides aux heures vides quand on sort du théâtre plus vide encore, et plus assoiffé de secrets : il n’y a partout que des places vides, le jour on les cherche désespérément, la nuit elles ne servent à rien ni personne, et c’est peut-être le secret, il ne vaut pas mieux que la poussière : la sortie n’existe pas, elle est un choix qu’on fait malgré la nuit et tout ce qui m’en sépare


arnaud maïsetti - 27 novembre 2019

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