Australie | brûle le monde
5 janvier 2020



L’Australie, c’est l’autre bout du monde, et c’est l’Occident — c’est le nord et le sud tout à la fois, ce proche qui est si lointain. Alors, quand c’est ce bord du monde qui brûle, on est tout à la fois préservé et atteint, dans cette mesure, et ce paradoxe. Les images qui nous parviennent sont celles de toute incendie : sidérantes, atrocement belles, évidemment politiques. Le monde brûle, on le sait, les courbes le disent, les rapports. Mais personne pour en prendre la mesure. Qu’une adolescente prenne la parole sur toutes les tribunes du monde, et les masques tombent : ceux qui ont eu en charge le monde n’acceptent pas qu’on le leur dise, tout simplement parce que cela ne les concerne pas, littéralement. Eux seront morts et enterrés quand la terre sur eux brûlera de plus belle. Mais c’est aujourd’hui, déjà, qu’on voit les flammes. Alors, qu’on les regarde longuement, ces images [1] : ce sont autant d’allégories d’un monde qui part en fumée.
















arnaud maïsetti - 5 janvier 2020

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[1source : BBC, New York Times — @afp

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