William Blake | « Jeudi saint (2) »
9 mai 2020



Traduction personnelle des Chants d’innocence et d’expérience
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— là les carnets de la traduction


N’y-a-t-il rien de plus sacré à voir,
Dans une terre riche et féconde,
Des nourrissons réduits à la misère,
Nourris d’une main froide et usuraire ?
Ce cri tremblant est-il une chanson ?
Peut-il être une chanson joyeuse ?
Et tant d’enfants pauvres ?
C’est une terre de pauvreté !

Et leur soleil ne brille jamais.
Et leurs champs sont sombres et nus.
Et leurs chemins sont remplis d’épines.
C’est l’hiver éternel là-bas [1]
.

 [I]


arnaud maïsetti - 9 mai 2020

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