pulsations du pont (diastole / systole)
13 mars 2012



Toujours cru que le pont était le centre de la ville. Où qu’on soit, sur un pont, on est au centre de la ville : en son plein cœur. Alors les pulsations, je les ai vues, ce soir-là, comme une lente respiration qui projetait depuis ce centre les inflexions nerveuses, les flux de vie qui dilatent. À chaque diastole, une couleur ; à chaque systole, une autre. De lueurs en lueurs, voir comment se diffuse la ville par la ville. Se pencher pour boire son reflet : ce sont des tours de lumières avec des coins de noirceur. Je suis chacune de ces noirceurs, oui, mais chacune de ces lumières aussi. La preuve, à chaque pas que je fais sur le pont, c’est moi qui fait changer la lueur, alors j’appelle les voyelles par leurs noms, la couleur change, et la ville continue.


arnaud maïsetti - 13 mars 2012

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