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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Autre savoir | Le soleil enferm&#233; dans la cerne des arbres</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Autre Savoir ici</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_lumi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>_soleil</dc:subject>
		<dc:subject>_le pass&#233; ne passe pas</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le temps qu'il faisait dans les entrailles des arbres&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/notes-marginales-etc/autre-savoir-ici/" rel="directory"&gt;Autre Savoir Ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_le-passe-ne-passe-pas" rel="tag"&gt;_le pass&#233; ne passe pas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2657.jpg?1620558464' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique104&amp;var_mode=calcul&#034;&gt;Autre savoir ici : &lt;br&gt;encyclop&#233;die r&#233;trospective des connaissances perdues&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&#171; &#212; for&#234;t, &lt;br&gt;seul langage invent&#233; par la terre &lt;br&gt;pour parler au soleil &#187;
&lt;p&gt;Armand Gatti &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le soleil respire, on le savait. Il prend une longue inspiration qui couvre plusieurs ann&#233;es durant laquelle on pourrait croire qu'il se retire, s'efface, va dispara&#238;tre, puis souffle orageux et terrible sur plusieurs ann&#233;es qu'on voudrait penser infinies, avant d'inspirer de nouveau. Ceci depuis l'&#233;ternit&#233; des astres, autant qu'on puisse le savoir : et on ne le sait pas. Avant lui, le temps n'existait que th&#233;oriquement. Pendant qu'on r&#234;ve et m&#233;dite sur ce temps avant que le temps ne commence, le soleil respire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le savait ; ceux qui savent ne nomment pas cela respiration : ils se contentent de d&#233;couper dans le temps le temps des accalmies et celui des temp&#234;tes. Seulement, ils ne le savent que dans le doute, qui est l'outil du savoir. Ils regardent longuement dans leurs lunettes, ils observent des couleurs, mesurent des &#233;carts, font des hypoth&#232;ses qui valent celles qu'on b&#226;tit sur le sable, avec nos amours. Tentent de mesurer les souffles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui savent ne se contentent jamais d'hypoth&#232;ses amoureuses, alors ils regardent de nouveau dans leurs lunettes qui vont fouiller toujours plus loin dans le temps et l'espace, et ils attendent. Ils se lassent d'attendre, inventent d'autres fa&#231;ons de regarder les &#233;toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, ils s'enfoncent dans les for&#234;ts et &lt;a href=&#034;https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/l-histoire-du-soleil-se-lit-dans-les-cernes-des-arbres_151135&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;arrachent les arbres pour fouiller au-dedans d'eux les secrets de la lumi&#232;re&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait y penser. Peut-&#234;tre est-ce &#224; cela qu'on reconna&#238;t ceux qui savent : ils font l'hypoth&#232;se que les entrailles d'un ch&#234;ne renferment la respiration du soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est le cas.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/AN7Tmra0gaI&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ils utilisent d'autres mots, pr&#233;tendent qu'ils cherchent d'infimes variations dans l'infime fraction de carbone quatorze contenue dans les cernes d'un arbre : ils nomment spectroscopie cette hypoth&#232;se et cette m&#233;thode, qui n'est qu'une b&#234;te astuce &#8212; charger d'&#233;lectricit&#233; les atomes de carbone, puis les acc&#233;l&#233;rer par des potentiels &#233;lectriques pour qu'ils voyagent dans un champ magn&#233;tique afin que dans ce champ les atomes de carbone quatorze qui poss&#232;dent une masse diff&#233;rente des atomes de carbone douze prennent un chemin diff&#233;rent et soient d&#233;nombr&#233;es ; on mesure ainsi les variations. Il suffisait en effet d'y penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc trouv&#233; le rythme des respirations : le chiffre &#233;tait onze. Onze ann&#233;es de violence suivies de onze ann&#233;es d'apaisement, suivies de onze ann&#233;es de nouvelles &#233;ruptions, et ce pour toujours jusqu'&#224; la fin du monde &#8211; dans un peu plus de six milliards d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme autrefois dans les visc&#232;res d'un aigle, on a lu dans le ventre des arbres : sauf que ce n'&#233;tait pas l'avenir qu'on voulait pr&#233;voir, mais le pass&#233; qu'on d&#233;sirait de nouveau observer &#224; t&#234;te repos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi sait-on d&#233;sormais que 993 ne fut pas seulement l'ann&#233;e de la chute de Shaizar en Syrie tomb&#233;e entre les mains des Fatimides, mais aussi celle d'une temp&#234;te solaire d'une folle intensit&#233; ; tout comme en 1052, seulement renomm&#233;e jusque l&#224; pour l'assassinat du Prince de Salerne Guaimar par les fils du compte de Teano Landulfe ; et en 1279, bien connue parce qu'elle marque l'av&#232;nement de Po-Khun Ramkhamhaend, dit Rama le Fort : et qui le sera d&#233;sormais pour cette lumi&#232;re qui soudain a frapp&#233; la terre, dans l'indiff&#233;rence du Roi de Sukhothai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui savent ne s'arr&#234;tent pas l&#224; ; ils ne le font jamais. Ils ont tourn&#233; leurs yeux vers des fossiles d'arbres et forg&#233; un d&#233;sir : et si l'arbre avait conserv&#233; dans sa pierre les traces de la lumi&#232;re ? On remonterait jusqu'au temps o&#249; les hommes ne lisaient pas, et on lirait, dans ces pierres, le temps qu'il faisait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas encore ce qu'on fera de ces pr&#233;visions m&#233;t&#233;orologiques du pass&#233;. Cela ne change rien : et n'emp&#234;chera pas le geste de poser les yeux sur la lumi&#232;re du soleil qui tombait sur la Dordogne il y a quatorze mille ans et sur les yeux et les mains de ceux qui, pour s'abriter du feu, l'ont dessin&#233; du bout de leurs doigts.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8206 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/14391265.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/14391265.jpg?1620558570' width='500' height='318' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>la mort, mais pas celle-ci</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Franz Kafka</dc:subject>
		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
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		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
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		<dc:subject>_confinement</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;4 avril 2020&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2544.jpg?1586033452' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2544.jpg?1586033468&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;Matin ensoleill&#233;.
&lt;br&gt;L'&#233;volution humaine &#8212; une croissance de la puissance de mort.
&lt;br&gt;Notre salut est la mort, mais pas celle-ci.
&lt;p&gt;Kafka, &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt;, 26 f&#233;vrier 1918&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_7742 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-7742 &#034; data-id=&#034;c19698f1cde459093370f96b76a9cfad&#034; src=&#034;IMG/mp3/4_avril_2020.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:241}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;4 avril 2020
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Arnaud Ma&#239;setti/Journal (2020)
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript62877816369dd956fb3cb20.07228580&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzk1ODQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTU4NDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_7738 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3766.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3766.jpg?1586033354' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fatiguer la fatigue &#8212; chaque jour, la guerre qu'on m&#232;ne est d'abord surtout intime, elle se livre contre soi. Cette vie qu'on porte est peut-&#234;tre une maladie auto-immune. Le monde continue de battre le rappel des troupes de sa propre d&#233;route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-bas, l'antiterrorisme pour d&#233;tecter le malade : plus loin, des QR codes pour filtrer l'entr&#233;e des magasins ; bient&#244;t, la g&#233;olocalisation pour surveiller et gu&#233;rir : partout l'espace public militaris&#233; comme avant-garde possible du futur, projet d'un monde &lt;i&gt;neuf&lt;/i&gt;. Gouverner est depuis toujours soumis &#224; la tentation de contr&#244;ler les populations ; d'enseigner l'ob&#233;issance &#224; ce contr&#244;le ; d'organiser la fin de la politique en fabriquant les conditions de consensus g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; des causes sacr&#233;es. L'&#233;poque est aux essais cliniques : politiquement aussi. Cette fois, le monde est l'&#233;chelle appropri&#233;e &#224; des m&#233;thodes d'envergure. On remplace l'&#233;cole et la m&#233;decine par des connexions &#224; distance : la fonction phatique du langage est la seule qui surnage. Tout le monde d&#233;teste la police et zoom. Pendant ce temps, on massacre ce qui reste du droit du travail, puis du travail tout court, du droit ensuite, de ce qui reste enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; force de massacre, le monde se d&#233;fend comme il peut, et il peut fort.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3772.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3772.jpg?1586033354' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Antidotes : un film de Bresson, dans le milieu de la nuit ; &lt;i&gt;Au Hasard Baltazar&lt;/i&gt; &#8212; et le visage d'Anne Wiazemski, son regard t&#234;tu, obs&#233;dant. Ranci&#232;re plong&#233; dans &lt;i&gt;Les Temps modernes&lt;/i&gt;, la f&#233;rocit&#233; de d&#233;visager les ruses de la domination. Brecht, son &lt;i&gt;ABC de la Guerre&lt;/i&gt;, puisque nous y sommes : et comment travailler en sourdine d'autres formes de gu&#233;rilla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a la chaleur soudain, marcher les bras nus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi : le soir qui a mordu sur le jour, aura avanc&#233; d'une heure sur la lumi&#232;re pour renverser l'ordre &#233;tabli. Depuis trois jours, les jours sont plus longs que les nuits, et cela donne une id&#233;e du miracle que produit le temps chaque seconde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3776.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3776.jpg?1586033354' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment ma montre s'est arr&#234;t&#233;e : j'ai perdu toute notion de l'heure, mais pas l'habitude de regarder au poignet et d'&#234;tre pris de panique &#224; l'id&#233;e que j'ai perdu cette montre. J'accepte les signes, pourvu qu'ils n'aient aucun sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : les arbres en fleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple : l'ab&#238;me partout. Et impossible de savoir ce qui surgira de ce long couloir de mort qui pue l'association de midazolam ou de propofol et d'un morphinique, l'&#233;ther partout, la justice nulle part, et le manque de curare. Fatiguer la fatigue est une t&#226;che &#224; temps plein : on ne manque pas de minutes, mais de force. On pense aux villes vid&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En r&#234;vant devant les diptyques de Fran&#231;ois Bon.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; on pense &#224; des pens&#233;es pleines en retour ; on pense que tout &#231;a va finir, on pense &#224; ce qu'on fera ensuite ; on pense qu'on ne fera pas la m&#234;me chose ; on pense que le monde est devenu une routine qui l'a transform&#233; en cadavre ; on pense &#224; ceux qui se pr&#233;parent d&#233;j&#224; &#224; ventriloquer ce cadavre ; on pense &#224; des pens&#233;es sauvages, &#233;rotiques, sereines et f&#233;roces ; on pense &#224; ce qui manque et qu'il faudra accomplir ; on pense &#224; la fin de l'automne 1792 ; on pense &#224; d'autres pens&#233;es inavouables, par exemple : celle-ci.-&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7741 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3778.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3778.jpg?1586033354' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En r&#234;vant devant les &lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article2188&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;diptyques de Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>sur le magnolia invisible et pr&#233;sent</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_solitudes</dc:subject>
		<dc:subject>_Jean Genet</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_enfance</dc:subject>
		<dc:subject>_Cassis</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;8 mars 2019&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cassis" rel="tag"&gt;_Cassis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6166.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6166.jpg?1552062380' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Des capitales surgissaient au milieu de son enfance sablonneuse. Des capitales comme des cactus sous le ciel. Des cactus comme des soleils verts, rayonnants de rayons aigus, tremp&#233;s de curare. Son enfance, comme un sahara, tout minuscule ou immense &#8212; on ne sait &#8212; abrit&#233; par la lumi&#232;re, le parfum et le flux de charme personnel d'un gigantesque magnolia fleuri qui montait dans un ciel profond comme une grotte, par-dessus le soleil invisible et pourtant pr&#233;sent. &lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Jean Genet, &lt;i&gt;Notre-Dame-des-Fleurs&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_7155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6167.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6167.jpg?1552062380' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ne pas avoir le go&#251;t des fleurs ne m'emp&#234;che pas de les voir : le magnolia dress&#233; vers le ciel, comme s&#251;r de sa l&#233;g&#232;ret&#233;, certain d'atteindre le ciel et plus encore, la nuit m&#234;me, ce qui d&#233;passe le ciel et la nuit : je suis capable de le voir, de mesurer la d&#233;mesure et de m'incliner, et m&#234;me d'en emporter l'image, pourquoi pas de l'&#233;crire, un jour, si je savais viser. Du magnolia, je sais reconna&#238;tre aussi la vanit&#233;. Je sais lire la mienne. Apr&#232;s tout, le ciel commence peut-&#234;tre au bord du dernier p&#233;tale d'un magnolia plant&#233; dans le sol en b&#233;ton de Cassis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis face au magnolia comme devant les foules qu'il faut fendre quand on descend la Canebi&#232;re vers dix-sept heures, face &#224; la mer en contrebas et que le soleil tombe corps et biens droit &#224; la mer, s'agrippant de toutes forces &#224; mes yeux, lac&#233;rant jusqu'&#224; la r&#233;tine l'image que je me fais du monde. Je suis face au magnolia comme devant ce qui me d&#233;passe : les voitures au feu, le d&#233;sir, l'intelligence r&#233;volutionnaire, la beaut&#233; d'une ville qui br&#251;le au soleil de mars. Ce qui me d&#233;passe : tout ce que je t&#226;che de rejoindre et me d&#233;chire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative du magnolia de mordre le bord du ciel est d&#233;sesp&#233;r&#233;ment vraie : elle est peut-&#234;tre la seule attitude possible et digne. Ne pas renoncer &#224; la terre, ne pas c&#233;der sur l'impossible. Dans la d&#233;chirure du magnolia, je lis la seule existence qui vaudrait la peine. Je lis la peine de l'existence aussi : mais le magnolia n'est pas condamn&#233; aux racines ni au vide &#8212; plut&#244;t &#224; la soif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi aussi j'ai soif. Il faudrait un trait&#233; de la soif qui donne le d&#233;sir de la soif. Le magnolia est en avance cette ann&#233;e : ou est-ce l'ann&#233;e qui prend de l'avance sur elle-m&#234;me. Il faudrait une politique du magnolia : celle qui prend de la vitesse, s'abat comme la foudre qui pr&#233;c&#232;de le tonnerre. Je suis face au magnolia comme la peur de l'enfant apr&#232;s le tonnerre qui succ&#232;de &#224; sa joie devant la foudre. Je suis peut-&#234;tre aussi le d&#233;sir de l'enfant de mordre dans le magnolia pour s'emparer de sa force. Je suis plus s&#251;rement la main vers le magnolia qui va arracher ses feuilles pour les rouler dans la paume et sentir qu'il existe m&#234;me mort.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Cette enfance s&#233;chait sur son sable br&#251;l&#233;, avec, en des instants rapides comme des traits, minces comme eux, minces comme ce paradis qu'on voit entre les paupi&#232;res d'un Mongol, un aper&#231;u sur le magnolia invisible et pr&#233;sent ; ces instants &#233;taient en tout point pareils &#224; ceux que dit le po&#232;te :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;J'ai vu dans le d&#233;sert&lt;br&gt;
Ton ciel ouvert&#8230;&lt;br/&gt;
J. G. &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;/small&gt;&lt;/centrer&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6168.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_6168.jpg?1552062380' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ville &#233;crite | un arb</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_La ville &#233;crite</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_ville</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#224; la racine&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arbre" rel="tag"&gt;_arbre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ville" rel="tag"&gt;_ville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2244.jpg?1544943645' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; bien y penser, c'est quand m&#234;me plus propre : sur nos villes, ces grandes dalles de b&#233;ton coul&#233;es sur de larges places plus s&#251;res d&#233;sormais, ouvertes &#224; tous les vents et o&#249; l'on se voit de loin (et laisse un champ de vision plus profond aux cam&#233;ras de surveillance,&lt;i&gt; pour votre confort et votre s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;), ces immenses champs de pierre &#224; quoi sont rendus nos centres et nos p&#233;riph&#233;ries, sans rien qui g&#234;ne la vue ou permettrait aux individus de se cacher (qui sait ce qu'ils feraient, quels trafics, quels baisers) : non, vraiment, c'est pour le mieux : devant les gares de chaque ville moyenne, devant les cath&#233;drales, devant chaque maison bient&#244;t : couler une grande dalle de b&#233;ton, vraiment ce serait plus propre ; d&#233;j&#224;, chaque ville serait la m&#234;me, plus besoin de s'y perdre pour se rep&#233;rer ; plus de rues vraiment, seulement des boulevards larges et profonds, disons des quatre voies pour faire bonne figure : voil&#224;, une ville coul&#233;e sur la dalle de b&#233;ton coul&#233;e sur la ville, voil&#224; qui serait, &#224; bien y penser, plus propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis fatalement, il faudra continuer le mouvement : couler cette dalle de b&#233;ton sur la langue enfin, en finir avec ces pousses sauvages qui la d&#233;vorent de l'int&#233;rieur, aplanir tout cela pour favoriser l'entente et le confort et la s&#233;curit&#233;, en finir avec les malentendus, les secrets, toutes ces choses qui fabriquent les d&#233;sirs, contre quoi complotent la nuit ceux qui se cachent derri&#232;re les arbres pour les trafics et les baisers, oui, dans la for&#234;t obscure des signes o&#249; on s'&#233;gare trop souvent &#8211; &lt;i&gt;ah ! combien cette for&#234;t est sauvage, &#233;paisse et &#226;pre, la pens&#233;e seule en renouvelle la peur, elle est si am&#232;re, que gu&#232;re plus ne l'est la mort&lt;/i&gt; &#8211;, abattre les arbres des mots : les couper &#224; la racine, &#244;ter d'abord les d&#233;sinences, puis les syllabes, les sons : tout se passerait dans le silence, qui est l'ob&#233;issance : tout s'accomplirait par le silence, sa propret&#233; intouchable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faudra bien achever ce qu'on aura commenc&#233; sur la ville et couler cette dalle de b&#233;ton sur nos vies m&#234;mes et qu'il n'en reste rien, disaient-ils&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;image d'un mur &#224; La Plaine : en regard des arbres coup&#233;s de la Place (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3473.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3473.jpg?1544943488' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;image d'un mur &#224; La Plaine : en regard des arbres coup&#233;s de la Place Jean-Jaur&#232;s en cours &lt;i&gt;d'am&#233;nagement et de requalification&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>la flamme br&#251;le sans savoir qu'elle existe</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/la-flamme-brule-sans-savoir-qu-elle-existe</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_Bob Dylan</dc:subject>
		<dc:subject>_ciels</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>_m&#233;lancolie</dc:subject>
		<dc:subject>_Victor Serge</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;22 ao&#251;t 2018&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_bob-dylan" rel="tag"&gt;_Bob Dylan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ciels" rel="tag"&gt;_ciels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arbre" rel="tag"&gt;_arbre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_melancolie" rel="tag"&gt;_m&#233;lancolie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_victor-serge" rel="tag"&gt;_Victor Serge&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6441 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2104.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2104.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le vent ne p&#233;rit pas si la voile se d&#233;chire&#8232;&lt;br/&gt;et nous sommes le vaisseau, la m&#226;ture, la voile, le vent, la d&#233;chirure. &lt;br/&gt;Aucun alg&#232;bre ne d&#233;montrera le contraire.&lt;br/&gt; Le sommeil assassin&#233; des bombardiers n'y peut rien. &lt;br/&gt;&#8232;Les vrais suicides sont impossibles, la Voie Lact&#233;e l'affirme par sa puret&#233; vivante et glaciale que les morts ne reverront plus puisqu'elle les r&#233;sorbe.&lt;br/&gt; Ils n'ont plus besoin de voir, du reste, car la flamme ne peut pas se voir elle-m&#234;me, la flamme br&#251;le sans savoir qu'elle existe.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Victor Serge, 1943&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;lu via O. N..&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_6449 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_left spip_document_left&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-6449 &#034; data-id=&#034;6bd90f5797f30d4ba294e757343e0c76&#034; src=&#034;IMG/mp3/radiohead_fake_plastic_trees_live_glastonbury_2003.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Radiohead, &lt;i&gt;Fake Plastic Trees&lt;/i&gt;, &lt;br/&gt;Live Glastonbury, 2003&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_6442 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2106-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2106-2.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une trou&#233;e vaguement creus&#233;e dans l'apparence des signes est tout un monde, toute une &#233;nigme. Sous elle, on songe &#234;tre la trou&#233;e, &#234;tre ce qui passe entre le ciel vide et le sol couverts de plaies et de villes ; sous la trou&#233;e, on regarde longuement pour calculer les myst&#232;res, la vitesse de la lumi&#232;re, celle de la pluie quand elle viendra frapper ; plus on regarde, plus on est de ce c&#244;t&#233; de la trou&#233;e, ce qui l'envisage, non ce qui passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cela qu'on serait destin&#233; ? Voir ce qui s'&#233;chappe, ce qui vient : n'&#234;tre jamais ce qui s'&#233;chappe, ce qui arrive. Pourtant, &#234;tre une trou&#233;e au milieu de la fatalit&#233; de vies rang&#233;es serait de ces jours l'&#233;v&#233;nements qui les justifieraient. &#202;tre ce qui passe dans la trou&#233;e fray&#233;e par le hasard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6444 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2108-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2108-2.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On regarde lentement le ciel pour cette raison seule qu'on n'est pas le ciel, ni ce qui le touchera jamais : on est ce qui regarde cela qu'on ne rejoint pas. La trou&#233;e au-dessus de nos t&#234;tes est un signe ind&#233;chiffrable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6445 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2109.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2109.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus on regarde le ciel, plus on se sait vou&#233; &#224; la terre, aux villes et &#224; &#234;tre recouverts par la terre, par les villes et l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la trou&#233;e &#224; la frondaison des choses t&#233;moigne aussi de cela : d'une &#233;chapp&#233;e possible. D'une vitesse possible qu'on remonterait ; d'&#233;v&#233;nements, de jours justifi&#233;s, de luttes qui ferait de la vie autre chose qu'une vie, autre chose que du hasard r&#233;pandu dans la fatalit&#233; morte qui nous oubliera. Regarder d'en bas la trou&#233;e et se r&#234;ver trou&#233;e : et se savoir trou&#233;e, se reconna&#238;tre dans la trou&#233;e des arbres qui laisse passer la lumi&#232;re pour mieux l'arr&#234;ter, pour mieux passer : c'est &#224; cela qu'on est destin&#233;, et on n'a pas de destin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6446 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2110.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2110.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a soixante-quinze ans, la mort de Trotsky : soixante-quinze ans, presque une vie d'homme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6447 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2111.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2111.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des pens&#233;es pleines de rage et de m&#233;lancolie, il en vient chaque seconde dans ces jours br&#251;lants, vides, assoiff&#233;s. &#201;crire encore ne rel&#232;ve plus de la rage et de la m&#233;lancolie, mais de la t&#226;che &#224; relever. On tire le&#231;on de la trou&#233;e : passer d'un temps &#224; l'autre comme la lumi&#232;re ou la pluie. On r&#234;ve encore ; on se dit &lt;i&gt;pourvu qu'on n'appartient pas au pass&#233;, pourvu qu'on ne soit pas soumis au pr&#233;sent&lt;/i&gt; : &#233;crire, non pas des phrases, mais des fa&#231;ons de passer d'hier &#224; demain, fabriquer des ruses pour lever des mani&#232;res de n'&#234;tre contemporain que d'une trou&#233;e dans l'apparence insignifiante des choses consid&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la trou&#233;e des arbres, on se tient, on voudrait en &#234;tre digne, on voudrait ne faire que passer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6448 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2112.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_2112.jpg?1534928095' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;lu via &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/olivier.neveux?fb_dtsg_ag=AdxIGbC1myXlCBVl2f4FODGJEnjYra4xithofGUqDG7Irg%3AAdyws-wERlVXWp-G-1TV-kun4yVdCZ5T48MK_hjyFsm-Lg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;O. N.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>et au soleil et toujours</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;4 juin 2018&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6248 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7743.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7743.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt; Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours. &lt;br/&gt; Assez connu. Les arr&#234;ts de la vie. &#8212; &#212; Rumeurs et Visions !
&lt;p&gt;Rimb. &#171; D&#233;part &#187; (&lt;i&gt;Illuminations&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_6253 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-6253 &#034; data-id=&#034;b893c7f23c65cc94602fb651207b0d2e&#034; src=&#034;IMG/mp3/dio-vi-salvi-regina-avec-parole.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_6247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7731.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7731.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que les d&#233;parts portent toujours l'&lt;i&gt;assez vu &lt;/i&gt; des po&#232;mes anciens : c'&#233;tait la pens&#233;e, au d&#233;part de Marseille, vers tous les suds possibles. C'&#233;tait la pens&#233;e, vendredi, de tous les d&#233;parts devant toutes les Notre-Dame du monde, et tous les ports de tous les d&#233;sespoirs. La pens&#233;e &#233;tait aussi pour un autre mois de juin : sur les docks ici-m&#234;me o&#249; j'attendais d'embarquer, attendaient autrefois d'embarquer deux jeunes hommes &#8211; Conrad avait 18 ans, et Rimbaud 21 ans, quand juin tombait comme du plomb sur Marseille et sur 1875 endormi. Peut-&#234;tre se sont-ils crois&#233;s, Conrad et Rimbaud, le d&#233;sespoir et le plomb, ce mois de juin &#8211; et ce peut-&#234;tre &#224; peine formul&#233; devient une certitude qui fait tenir le monde droit et vivant : bien s&#251;r qu'ils sont crois&#233;s, et parl&#233;s &#8211; sinon, comment croire ce monde possible et vivable &#8211;, et qu'ils ont &#233;chang&#233; les cigarettes, l'alcool et les mots qu'il fallait pour dire le d&#233;sespoir, 1875, et toutes les autres ann&#233;es &#224; venir, les t&#233;n&#232;bres au c&#339;ur desquels il n'y avait plus qu'&#224; aller d&#233;sormais, arm&#233;s du seul d&#233;sespoir face &#224; quoi tenir bon. Et dans le d&#233;sespoir de notre &#233;poque, cette pens&#233;e s'ajustait soudain, s'accrochait &#224; chaque image. Sous le vent qui se levait, le bateau s'&#233;loignerait dans ces pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7757.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7757.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bastia viendrait avec le jour, samedi, la ville lev&#233;e dans le ciel avec la m&#234;me &#233;vidence que le soleil : c'&#233;tait Bastia. Le bateau s'&#233;chouait soudain dans un port sans attache avec rien. La ville aussi s'enroulait dans des rues perdues, reli&#233;es entre elles par une vague promesse d'appartenir au m&#234;me horizon qui reculait avec les vagues. Je marchais dans ces rues seulement pour &#233;puiser les heures, et atteindre midi, le juste. Dans cette ville, on levait des statues pour un Empereur fran&#231;ais et des &#233;glises pour des saintes d'ici, on creusait des citadelles dans la roche, pour quel ennemi, quelle peur, quel orgueil ? Il fallait se perdre longtemps dans ces rues pour comprendre : ici, il n'y avait rien &#224; faire que se perdre, pour finir &#233;chouer dans un port comme un bateau, une fatigue, ou le reste de vent de Marseille perdu ici. La route vers Porto-Vecchio, entre la montagne et la mer n'aurait rien d'inoubliable : seulement une longue descente, comme une trach&#233;e construite dans le corps d'un pays pour que l'horizon passe, dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/afcc3119-ba78-4dde-a477-866341d779e7.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/afcc3119-ba78-4dde-a477-866341d779e7.jpg?1528127698' width='500' height='211' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une autre route qui conduit vers Zonza, lundi &#8211; elle serpente autour d'elle-m&#234;me, suivant des lois inconnues, aberrantes, essentielles. Autour de ces routes serpentent les brumes et les for&#234;ts &#8211; vertige redoubl&#233;e, &#233;c&#339;urement. Au milieu du chemin comme en travers de la gorge, l'Ospedale, son barrage, donne une le&#231;on comme on pose une &#233;nigme. En amont, les pierres en blocs ramass&#233;es ; en aval, le lac ras&#233; par le vent d'est. Au milieu la route. Le&#231;on politique, amoureuse, intime, esth&#233;tique ou th&#233;&#226;trale : qu'entre la soif et la pl&#233;nitude, il y a toujours ce qui suture et d&#233;chire, la route qui relie et s&#233;pare ; qu'entre la s&#233;cheresse et la noyade, il y a toujours la vitesse des choses qui les &#233;carte et &#233;loigne les directions. Qu'entre les autres et le monde, il y a toujours la possibilit&#233; d'appartenir &#224; l'un et &#224; l'autre, et la solitude qui fraie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7986.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_7986.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A la fin du trajet &#8211; on compte ici en heures de route, non pas en kilom&#232;tres &#8211;, le sommet de la montagne (ce n'est pas vraiment le sommet, et ce n'est pas vraiment une montagne). Personne ne conna&#238;t plus les secrets des sources et des chemins qui s'enfoncent dans d'autres chemins qui s'enfoncent dans d'autres chemins, personne ne sait vers o&#249; ces chemins vont, ni pourquoi ils allaient, ni quelle soif les sources &#233;tanchaient, personne ne sait plus le nom du dernier vieil homme qui savait tous ces secrets. En bas de la route, celui-ci pointait autrefois son doigt vers les pierres dans la montagne et disait doucement un mot inou&#239;, c'&#233;tait le nom du lieu l&#224;-haut, que j'atteins. Les pierres &#233;taient des bergeries, et ces bergeries sont de nouveau des pierres, maintenant, pour toujours. Les enclos existent encore ; les b&#234;tes ont rejoint le vieil homme et ses enfants. Sur la porte d'une des bergeries, il y a les initiales de chaque enfant de ces enfants, et leurs enfants : il y a mes initiales, cach&#233;es quelque part sous le bois vermoulu, et d&#233;sormais les initiales de mon enfant, grav&#233;es de ma main. Une porte de bergerie devenue des pierres perdues dans la montage o&#249; s'&#233;crivent sur un si&#232;cle des noms, est-cela, l'origine ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6251 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8001.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a, en face de la bergerie, un arbre plant&#233; dans la terre, qui touche le ciel. Est-cela, le contraire de l'origine ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8064.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8064.jpg?1528127698' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VID&#201;O | Lune d'ici sous vent du Nord </title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_ciels</dc:subject>
		<dc:subject>_Lautr&#233;amont</dc:subject>
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		<dc:subject>_vent</dc:subject>
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		<dc:subject>_lune</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille, La Pointe Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>_JournalVid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le bruit des choses qui s'&#233;parpillent&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/photos-videos-images/videos-les-visions-continues/" rel="directory"&gt;VID&#201;OS | les visions continues&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ciels" rel="tag"&gt;_ciels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lautreamont" rel="tag"&gt;_Lautr&#233;amont&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2065.png?1514408182' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2065.png?1514408189&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au clair de la lune, pr&#232;s de la mer, dans les endroits isol&#233;s des campagnes, l'on voit, plong&#233; dans d'am&#232;res r&#233;flexions, toutes les choses rev&#234;tir des formes jaunes, ind&#233;cises, fantastiques. L'ombre des arbres, tant&#244;t vite, tant&#244;t lentement, court, vient, revient, par diverses formes, en s'aplatissant, en se collant contre la terre. Dans le temps, lorsque j'&#233;tais emport&#233; sur les ailes de la jeunesse, cela me faisait r&#234;ver, me paraissait &#233;trange ; maintenant, j'y suis habitu&#233;. Le vent g&#233;mit &#224; travers les feuilles ses notes langoureuses, et le hibou chante sa grave complainte, qui fait dresser les cheveux &#224; ceux qui l'entendent. Alors, les chiens, rendus furieux, brisent leurs cha&#238;nes, s'&#233;chappent des fermes lointaines ; ils courent dans la campagne, &#231;a et l&#224;, en proie &#224; la folie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lautr&#233;amont, &lt;i&gt;Chants de Maldoror&lt;/i&gt;, Chant 1, strophe 8&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/K5yzBl6nmm4?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; gesture=&#034;media&#034; allow=&#034;encrypted-media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Georges Bataille | &#171; et m&#234;me un arbre foudroy&#233; &#187;</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/eblouissements-bataille/article/georges-bataille-et-meme-un-arbre-foudroye</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_nuit</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_Georges_Bataille</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;dans l'obscurit&#233; de ma chambre&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/eblouissements-bataille/" rel="directory"&gt;&#201;blouissements Bataille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_nuit" rel="tag"&gt;_nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pages" rel="tag"&gt;_pages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_georges_bataille" rel="tag"&gt;_Georges_Bataille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arbre" rel="tag"&gt;_arbre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1997.jpg?1503585302' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1997.jpg?1503585400&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;Georges Bataille, &lt;i&gt;L'Exp&#233;rience Int&#233;rieure&lt;/i&gt;, 1943.&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_5552 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-29_15.47.15-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-29_15.47.15-2.jpg?1503586442' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je percevais la possession d'un ruissellement de l'existence en moi et devant moi, comme si elle avait lieu enferm&#233;e par deux branches se croisant (comme les tentacules de mon avarice). A la fin, comme si les branches se croisaient davantage, les flux que je dirigeais s'&#233;chapp&#232;rent au- del&#224; d'elle, dans le prolongement de la croix de Saint-Andr&#233; qui se formait. A ce moment ces flux se perdirent dans un courant vif et libre, ce courant fuyait devant moi tout &#224; coup d&#233;gag&#233; d'une &#233;treinte avare et je restai soulev&#233;, en suspens, essouffl&#233;. Cette &#233;chapp&#233;e &#233;tait vide de contenu intellectuel et j'imagine seulement aujourd'hui qu'elle r&#233;pondait &#224; la position du &#171; point &#187;, mais le glissement de moi-m&#234;me au &#171; point &#187;, la confusion pr&#233;cipit&#233;e y &#233;taient plus vifs ; et plus que devant le &#171; point &#187;, je demeurai maintenu en haleine par ce qu'il avait d'insaisissable. J'ouvre ici cette parenth&#232;se pour compl&#233;ter si je puis ce que j'ai dit pr&#233;c&#233;demment : d'autant que ce glissement n'&#233;tait pas saisissable, il &#233;tait captivant ; il l'&#233;tait au dernier degr&#233; de la tension. Si bien que j'y vois maintenant ce qu'il y a toujours dans le &#171; point &#187;, du moins ce qui commence toujours en lui : une fuite d&#233;rob&#233;e, &#233;perdue, vers la nuit, mais &#224; ce moment qui ne dura gu&#232;re, le mouvement de fuite &#233;tait si rapide que la possession du &#171; point &#187;, qui le limite d'habitude, &#233;tait d&#232;s l'abord d&#233;pass&#233;e, en sorte que, sans transition, j'&#233;tais all&#233; d'une &#233;treinte jalouse &#224; l'enti&#232;re d&#233;possession. Et ce mot de d&#233;possession est si vrai qu'en peu de temps je me trouvai vid&#233;, essayant de ressaisir en vain l'insaisissable qui venait d&#233;cid&#233;ment d'&#233;chapper, je me sentis alors idiot. Je me trouvai dans un &#233;tat comparable &#224; celui d'un homme pris de rage contre une femme aim&#233;e de lui et qui, soudain, voit un hasard le priver de toute issue : soit l'arriv&#233;e d'un visiteur. Le visiteur, c'&#233;tait directement l'h&#233;b&#233;tude, tout aussi difficile &#224; cong&#233;dier mais d'autant moins recevable &#224; ce moment qu'&#233;tait en jeu le d&#233;sir de l'insaisissable. J'aurais pu en rester l&#224;, me d&#233;courager, mais cette solution m&#234;me fit d&#233;faut : comme celui que la rage a pris, j'&#233;tais excit&#233; et ne pouvais me d&#233;tendre. Me disant &#224; juste raison qu'il &#233;tait vain de chercher ce qui venait de m'&#233;chapper, j'abandonnai le champ &#224; l'intense coul&#233;e de mouvements int&#233;rieurs que j'avais si l&#233;g&#232;rement suscit&#233;e. Et fatigu&#233;, comme on s'endort, je me r&#233;signai &#224; subir la loi que je croyais celle de ces mouvements : je pensai qu'une possession voluptueuse &#233;tait seule la mesure de leurs ressources. Ces ruissellements sont en nous d'une plasticit&#233; d&#233;sarmante. Imaginer suffit, et la forme r&#234;v&#233;e prend vaguement corps. C'est ainsi qu'il y a de cela des ann&#233;es, quand ces ruissellements demeuraient en moi diffus, sans objet, je m'&#233;tais, dans l'obscurit&#233; de ma chambre, senti devenir un arbre et m&#234;me un arbre foudroy&#233;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5553 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-29_15.47.38-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-29_15.47.38-2.jpg?1503586442' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>de la surface des choses pass&#233;es</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/de-la-surface-des-choses-passees</link>
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		<dc:date>2017-08-24T15:00:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_Fernando Pessoa</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;23 ao&#251;t 2017&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5548 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.20.jpg?1503476442' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Dans un emm&#234;lement confus, la verdure des arbres fait partie de mon sang. La vie palpite dans mon c&#339;ur distant&#8230; Je n'&#233;tais pas destin&#233; au r&#233;el, mais la vie a voulu venir &#224; ma rencontre.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;center&gt;Pessoa, &lt;i&gt;Le livre de l'intranquilit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_5554 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-5554 &#034; data-id=&#034;87eecf82df17ed139e076fa9fdd6c1c8&#034; src=&#034;IMG/mp3/message_to_bears_-_blossom.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;Message To Bears, &lt;i&gt;Blossom&lt;/i&gt; (&#171; Carved From Tides &#187;, 2016)&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_5547 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.17.jpg?1503476441' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voir, c'est avoir vu : &#233;crit Pessoa, quelque part, dans un passage du livre que je ne retrouve pas &#8211; et que j'invente peut-&#234;tre. Alors je traverse le livre &#224; la recherche des mots qui ne sont jamais ceux-l&#224;, et j'en trouve mille autres qui disent la justesse plus s&#251;re de ce jour, et sa dispersion. Dehors, toute la journ&#233;e, on coupe les arbres : ou la pelouse, ou des b&#234;tes silencieuses ; l'alarme d'un b&#226;timent public aura hurl&#233; de midi jusqu'&#224; ce soir sans &#234;tre interrompu, les hommes auraient br&#251;l&#233; s'ils n'&#233;taient pas &#224; la plage ou dans l'ennui de ces jours d'attente qui pr&#233;c&#232;dent la rentr&#233;e ; d'ici, je lirai tout le jour, dans le bruit infini de la machine qui abat les arbres ou les insectes, des notes sur Blanqui et Benjamin, r&#234;vant plut&#244;t aux notes qu'il faudrait &#233;crire sur Blanqui et Benjamin &#8211; &#224; la surface des choses, on voit mieux l'horizon, pensais-je, on per&#231;oit la douceur perdue des vies enfouies, on devine sa peau au moment de mourir, on peut dessiner des yeux le ballet des oiseaux en se demandant s'ils dansent pour rien ou s'ils ex&#233;cutent sans qu'on le sache les mouvements qui font persister le monde sans quoi il s'effondrerait : mais non, je ne pensais &#224; rien de cela, plut&#244;t je pensais aux arbres abattus et aux ciels qui s'efface dans le bruit ; au pluriel d'arbre qui n'est pas for&#234;t, mais silences ; &#224; ce mot de rentr&#233;e et &#224; l'intervalle qui m'en s&#233;pare, qui m'en s&#233;parera int&#233;rieurement toujours, &#224; ce qu'il faudrait faire, &#224; ce qu'il aurait fallu faire, &#224; ce qu'il fera demain &#8211; faire est un verbe impersonnel qui appartient &#224; la pluie et au jour, &#224; la nuit et aux arbres tomb&#233;s &#8211;, aux phrases trop longues qui sont toujours trop br&#232;ves, et au paragraphe comme un bloc de pierre dans la terre avec deux dates grav&#233;es sur laquelle on crachera par hasard ; &#224; l'amour silencieux toujours, au d&#233;sir et aux morsures comme du sang, aux lettres qui ne sont jamais mortes ; et &#224; ces mots, le bruit des arbres coup&#233;s cesse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5546 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.24-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-08-15_13.59.24-1.jpg?1503476441' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le tranchant de l'&#339;il en &#233;veil</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/le-tranchant-de-l-oeil-en-eveil</link>
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		<dc:date>2017-08-02T08:04:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Franz Kafka</dc:subject>
		<dc:subject>_cri</dc:subject>
		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_lumi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>_Georges_Bataille</dc:subject>
		<dc:subject>_for&#234;ts</dc:subject>
		<dc:subject>_ciels</dc:subject>
		<dc:subject>_arbre</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>_signes</dc:subject>
		<dc:subject>_Bakounine</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;2 ao&#251;t 2017&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lumiere" rel="tag"&gt;_lumi&#232;re&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_forets" rel="tag"&gt;_for&#234;ts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ciels" rel="tag"&gt;_ciels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arbre" rel="tag"&gt;_arbre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_signes" rel="tag"&gt;_signes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_bakounine" rel="tag"&gt;_Bakounine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5502 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4492.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4492.jpg?1501660942' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Une personne qui ne tient pas de journal est dans une position fausse &#224; l'&#233;gard du journal d'un autre. S'il lit, dans le Journal de Goethe par exemple : &#171; 11.1.1797. - Pass&#233; toute la journ&#233;e chez moi &#224; prendre diverses dispositions &#187;, il lui semble qu'il ne lui est encore jamais arriv&#233; de faire aussi peu de choses dans une journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Kafka, Journal (29 septembre 1911)&lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_5500 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-5500 &#034; data-id=&#034;08eb2a69a2fae08964d32f5ea986b787&#034; src=&#034;IMG/mp3/droit_dans_le_soleil.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;troit, &lt;i&gt;Droit dans le soleil&lt;/i&gt; (2016)&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au pli exact de l'ann&#233;e &#8211; c'est faux, sa pliure est plus lointaine, d&#233;j&#224; pass&#233;e : vingt-et un juin disparu dans le temps : mais le pr&#233;sent vient toujours quand il est pass&#233; &#8211;, se tenir et envisager le cours des choses qui passent, qui viennent, qui s'effondrent comme la lune et se rel&#232;vent comme la lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple : des phrases sans contexte, des phrases qui donnent &#224; n'importe quel jour leur contexte &#8211; cette phrase de Bakounine, oui, pour l'exemple (qui me vient du r&#234;ve de cette nuit, et que je v&#233;rifierai au matin) :&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Trois &#233;l&#233;ments fondamentaux constituent les conditions essentielles de tout d&#233;veloppement humain : &lt;br /&gt;&#8212; 1&#176; &lt;i&gt;l'animalit&#233; humaine&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; 2&#176; &lt;i&gt;la pens&#233;e&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; 3&#176; &lt;i&gt;la r&#233;volte&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la premi&#232;re correspond &lt;i&gt;l'&#233;conomie sociale et priv&#233;e&lt;/i&gt; ; &#224; la seconde &lt;i&gt;la science&lt;/i&gt; ; &#224; la troisi&#232;me &lt;i&gt;la libert&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;On marcherait dans ce monde-ci comme dans la for&#234;t des signes : on ne sait pas le nom des arbres et des animaux, on voudrait bien qu'une application suffise &#224; les nommer, on aurait qu'&#224; tendre le bras, prendre une image, et le t&#233;l&#233;phone nous dirait le nom et l'&#226;ge et la date d'extinction de l'esp&#232;ce, v&#233;g&#233;tale et animale, mais non : on marche seulement, dans une for&#234;t innommable, et on suit le chemin parce qu'il est le seul qui existe ici, parfois, on sent le souffle des b&#234;tes &#224; gauche, &#224; droite, et nous prend le d&#233;sir de les rejoindre, l&#224;-bas, dans les perspectives sans chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment de r&#233;traction : les journaux ne disent plus rien de l'organisation abjecte de ce r&#233;el, comptent les morts et se rappellent l'ann&#233;e, les lois sont vot&#233;es dans l'indiff&#233;rence et le d&#233;pit, les hommes prennent des vacances avec leur vie, ils remplissent les plages de ce noir de monde que tous, sans exception, ex&#232;crent, et qu'ils composent, joyeusement, avec soulagement m&#234;me. Ils travaillent toute l'ann&#233;e pour faire part de ce tout qu'ils d&#233;testent. Ils ont commis les enfants au milieu de ce tout : ils leur disent de cesser d'hurler, toute la journ&#233;e ils le leur disent et cela les fait hurler. C'est ao&#251;t, le d&#233;but d'ao&#251;t, et la chaleur est sur terre la nuit et le jour &#224; part &#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y fait d'&#233;tranges r&#234;ves, interrompus toujours au moment le plus crucial par des moustiques suicidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherche des phrases sans contexte qui sauront arracher &#224; ces jours leur v&#233;rit&#233; ultime, et on les trouve souvent : c'est &#224; cela qu'on reconna&#238;t les phrases d&#233;cisives, c'est qu'on les trouve, souvent, pour nommer les jours nuls de la vie, qui sont aussi pr&#233;cieux pour ce qu'ils pr&#233;c&#232;dent. Par exemple, pour l'exemple, Bataille :&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La lutte des classes n'a qu'un terme possible : la perte de ceux qui ont travaill&#233; &#224; perdre la &#171; nature humaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;On regarderait le soleil dans ces jours, au milieu des cris d'un enfant qui hurlent tout pr&#232;s et qui est la joie m&#234;me, et on penserait : seules comptent les pens&#233;es que ces phrases donnent, et le courage aussi qu'elles nous confient pour aller aupr&#232;s d'elles les accomplir autant que possible, comme compte seul &#8211; mais c'est la m&#234;me chose, la m&#234;me folie vitale &#8211; le cri d'un enfant sous le soleil qui bascule dans les arbres, et cette joie, sous le soleil qui monte pour tomber et nous laisse au milieu comme un reste de soif dans la joie in&#233;puisable du cri, et de l'enfant,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5501 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-31_16.40.04-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2017-07-31_16.40.04-2.jpg?1501660942' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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