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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>[ phrases ] #7 &#8212; r&#234;ves de draps d&#233;faits</title>
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		<description>&lt;p&gt;C'est une ville banche et grise&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton835.png?1330295590' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff835.png?1330295600&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est une ville banche et grise, toujours la m&#234;me et qu'on retrouve partout, aux reflets des m&#234;mes gares et sur les rues les m&#234;mes noms des m&#234;mes types morts quelque part pour &#234;tre accroch&#233;s l&#224;-haut o&#249; on ne les regarde que pour retrouver une maison perdue, d'ailleurs elle est l&#224;, cette maison, alors j'entre, on me fait visiter, puis on me fait visiter tout le village, l'&#233;cole, les commerces, les b&#226;timents publics, tout, jusqu'aux maisons des habitants sans doute partis ailleurs, travailler peut-&#234;tre, on a les cl&#233;s, on ne se pose pas la question, on entre et on me fait voir ce qu'il n'y a rien &#224; voir mais qui devient visible d&#232;s lors qu'on me le montre, les b&#226;timents modernes, vitres de verre qui pourraient &#234;tre un commissariat ou une biblioth&#232;que ou la mairie, c'est un commissariait, mais plus loin, le m&#234;me b&#226;timent, vitres de verre et fa&#231;ade neutre, ce sera la biblioth&#232;que, et en face, la mairie, j'entre, je regarde, je ne sais pas ce que je vois, et soudain, on me propose, sans raison, de voir le m&#234;me lieu mais comme il &#233;tait auparavant, et j'entre dans une pi&#232;ce qui est alors &#224; la fois ce gymnase et cette for&#234;t vierge de murs, &#224; la fois ces couloirs neutres et ces cascades lointaines de bruit et d'eau, &#224; la fois ces escaliers et des &#233;tangs noirs, et rien ne remplace rien que cette superposition &#8212; est-elle mentale, est-elle d&#233;sir&#233;e &#8212; des lieux et des sensations, et j'&#233;volue ainsi dans ces espaces doubles comme en ma propre r&#234;verie, et je ne sais tant je r&#234;ve alors sur ce r&#234;ve lequel de ces r&#234;ves m'a remplac&#233; &#224; l'aube quand je me d&#233;gageais de ce miroir pour n'y voir qu'une fin lentement &#233;labor&#233;e vers moi d'une jungle &#233;paisse vers laquelle j'allais, sans que je puise &#233;prouver autre chose qu'une vague curiosit&#233; et un puissant de d&#233;sir de m'y perdre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des enfilades de chambres, je p&#233;n&#232;tre dans chacune d'elle pour chercher un corps, il n'y a que des lits aux draps d&#233;faits, une chambre ouvre sur une autre chambre, et sur d'autres encore, les portes se claquent et s'ouvrent, modifient totalement la perspective de l'ensemble de l'immeuble, tant&#244;t la fen&#234;tre est en face, tant&#244;t &#224; gauche ou &#224; droite, et offre des vues sur des fa&#231;ades si proches qu'on pourrait passer en sautant, je passe, traverse cette sorte de lat&#233;ralit&#233; sans fonds et je vais, en courant presque, certain que plus j'ouvre de portes, moins le corps que je cherche ne m'appara&#238;tra, et ainsi jusque dans la derni&#232;re chambre &#8212; comment pourrais-je savoir que c'est la derni&#232;re, pourtant c'est ainsi &#8212; il n'y a qu'un lit vide de plus, mais une fen&#234;tre qui donne sur le large&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ascenseur, le corps d'Arthur Rimbaud est assis, t&#234;te baiss&#233;e, il joue avec quelque chose sur le sol en marmonnant ou en chantant quelque chose d'inaudible, peut-&#234;tre un caillou trouv&#233; quelque part, je crois que ce sont des petits osselets, jeu qui m'a toujours terrifi&#233; pour le nom et la forme macabre des objets, il semble ma&#238;triser l'art de ce jeu avec une perfection nonchalante, mais je ne connais pas les r&#232;gles de ce jeu, ignore s'il y en a, lui, murmure ou chante, cette chose inaudible et belle qui porte son oubli dans la perfection de sa m&#233;lodie, dont l'&#233;vidence m&#234;me rend son souvenir inaccessible, je me tourne vers le miroir de l'ascenseur, et je me regarde, il y a un peu de bu&#233;e sur la vitre, je m'approche parce que j'ai peine &#224; me reconna&#238;tre, ces cheveux sur le visage qui semblent encore avoir pouss&#233; jusque sur les yeux, je m'approche et la bu&#233;e s'agrandit, s'agrandit encore jusqu'&#224; me donner un autre visage que j'attribue &#224; la bu&#233;e, mais qui pourrait &#234;tre mon visage int&#233;rieur, celui de cet ascenseur, je me tourne vers le corps d'Arthur Rimbaud qui joue maintenant contre lui-m&#234;me, je crois, perd en jurant et gagne avec des cris de joie, mais j'ignore les r&#232;gles alors je reste silencieux, je me demande si l'ascenseur monte ou descend, mais alors que je n'ai rien dit, le corps d'Arthur Rimbaud dit, le visage toujours tourn&#233; sur le sol, on monte, on arrive, tiens-toi pr&#234;t&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gottfried Wilhelm Leibniz | &#171; Il n'y a rien de mort dans l'univers &#187;</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_aube</dc:subject>
		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;vidences &amp; accords</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>
		<dc:subject>_abeille</dc:subject>
		<dc:subject>_G. W. Leibniz</dc:subject>
		<dc:subject>_monade</dc:subject>
		<dc:subject>_beau</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Chaque portion de la mati&#232;re peut &#234;tre con&#231;ue comme un jardin &#187;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton833.jpg?1330040663' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;big&gt;
&lt;center&gt;&lt;big&gt;Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716),&lt;i&gt; La Monadologie&lt;/i&gt; (1714)&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;67. Chaque portion de la mati&#232;re peut &#234;tre con&#231;ue comme un jardin plein de plantes, et comme un &#233;tang plein de poissons. Mais chaque rameau de la plante, chaque membre de l'animal, chaque goutte de ses humeurs est encore un tel jardin, ou un tel &#233;tang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 68. Et quoique la terre et l'air intercept&#233;s entre les plantes du jardin, ou l'eau intercept&#233;e entre les poissons de l'&#233;tang, ne soit point plante, ni poisson ; ils en contiennent pourtant encore, mais le plus souvent d'une subtilit&#233; &#224; nous imperceptible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 69. Ainsi il n'y a rien d'inculte, de st&#233;rile, de mort dans l'univers, point de chaos, point de confusion qu'en apparence ; &#224; peu pr&#232;s comme il en para&#238;trait dans un &#233;tang &#224; une distance dans laquelle on verrait un mouvement confus et grouillement, pour ainsi dire, de poissons de l'&#233;tang, sans discerner les poissons m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 70. On voit par l&#224;, que chaque corps vivant a une ent&#233;l&#233;chie dominante qui est l'&#226;me dans l'animal ; mais les membres de ce corps vivant sont pleins d'autres vivants, plantes, animaux, dont chacun a encore son ent&#233;l&#233;chie, ou son &#226;me dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 71. Mais il ne faut point s'imaginer avec quelques-uns, qui avaient mal pris ma pens&#233;e, que chaque &#226;me a une masse ou portion de la mati&#232;re propre ou affect&#233;e &#224; elle pour toujours, et qu'elle poss&#232;de par cons&#233;quent d'autres vivants inf&#233;rieurs, destin&#233;s toujours &#224; son service. Car tous les corps sont dans un flux perp&#233;tuel comme des rivi&#232;res ; et des parties y entrent et en sortent continuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 72. Ainsi l'&#226;me ne change de corps que peu &#224; peu et par degr&#233;s, de sorte qu'elle n'est jamais d&#233;pouill&#233;e tout d'un coup de tous ses organes ; et il y a souvent m&#233;tamorphose dans les animaux, mais jamais m&#233;tempsycose ni transmigration des &#194;mes : il n'y a pas non plus des &#194;mes tout &#224; fait s&#233;par&#233;es, ni de G&#233;nies sans corps. Dieu seul en est d&#233;tach&#233; enti&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 73. C'est ce qui fait aussi qu'il n'y a jamais ni g&#233;n&#233;ration enti&#232;re, ni mort parfaite prise &#224; la rigueur, consistant dans la s&#233;paration de l'&#226;me. Et ce que nous appelons G&#233;n&#233;rations sont des d&#233;veloppements et des accroissements ; comme ce que nous appelons Morts, sont des enveloppements et des diminutions.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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