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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>la pluie sauve</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;&#8212; Douceurs ! &#8212; les feux &#224; la pluie du vent de diamants jet&#233;e par le c&#339;ur terrestre &#233;ternellement carbonis&#233; pour nous. &#8212; &#212; monde ! &#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
Rimb. La pluie est cette puissance de d&#233;flagration dans ma vie qui recommence le temps, ces intervalles irr&#233;guliers et fabuleux qui prennent possession de tout, battent un rythme unique, continue, recommenc&#233; : la pluie est tout ce qu'il me reste quand je suis dehors, sans cl&#233;, sans armure ni protection d'aucune sorte. La pluie me sauve pour toujours, je me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_villes" rel="tag"&gt;_villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pluie" rel="tag"&gt;_pluie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_corps" rel="tag"&gt;_corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_paris" rel="tag"&gt;_Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cheveux" rel="tag"&gt;_cheveux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_joie" rel="tag"&gt;_joie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/pluie.jpg?1324176733' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Douceurs ! &#8212; les feux &#224; la pluie du vent de diamants jet&#233;e par le c&#339;ur terrestre &#233;ternellement carbonis&#233; pour nous. &#8212; &#212; monde ! &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rimb.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La pluie est cette puissance de d&#233;flagration dans ma vie qui recommence le temps, ces intervalles irr&#233;guliers et fabuleux qui prennent possession de tout, battent un rythme unique, continue, recommenc&#233; : la pluie est tout ce qu'il me reste quand je suis dehors, sans cl&#233;, sans armure ni protection d'aucune sorte. La pluie me sauve pour toujours, je me penche sur elle : elle me dit de choisir entre certaines de ses chutes : je prends tout, &#233;crirai en travers elle comme d'un corps noy&#233; dans la baignoire ti&#232;de, le visage tendu vers moi, la part secr&#232;te : pour r&#233;clamer que j'y prenne part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; la pluie tombe, il faut poser le corps : alors je le pose, ici, &#224; cet endroit pr&#233;cis de la terre o&#249; elle s'effondre, selon les lois pr&#233;cises et inconnues, oui, l&#224; pour en recevoir chaque goutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pluie ne tombe que pour cela, et pour nous, qui l'acceptons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi : cette pluie &#224; l'envers des corps &#8212; la pluie mont&#233;e depuis le corps jusqu'aux larmes, qui tomberont en retour (cycle infini) sur le sol pour laver toute cette eau descendue jusqu'&#224; nous : finira par monter jusqu'aux chevilles, aux genoux, au sexe, &#224; la gorge aval&#233;e de salive pour noyer les derniers mots qui les diront aux soupirs gerc&#233;s jusqu'au sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, au lieu m&#234;me du pass&#233; : le pr&#233;sent continue, c'est le miracle. Cette ville change de place &#224; mesure qu'on la marche : sous les Pyramides, l'eau qui coulait sur les vitres tombent maintenant depuis le plus haut du ciel toutes les larmes de nos corps : conjuration de la douleur. Nous sommes l&#224; pour en recevoir la Chute, et ce n'est pas la condamnation de l'homme, seulement sa r&#233;demption : oui : nous sommes l&#224; pour cela, qui l'acceptons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chute des corps effondr&#233;s plus lentement que la lenteur m&#234;me, un voile qu'on jetterait sur de la terre, et qui s'envolerait un peu avant de retomber, sans secousse, majestueusement lent pour inonder tout ce qui s'est retir&#233; : au creux du corps, cet espace sans nom que l'eau remplit figure &lt;i&gt;l'&#226;me&lt;/i&gt; vive de mon corps suspendu &#224; sa seule jouissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pluie qui lave d'une seule fois et sauve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l&#232;ve les yeux : entre le ciel et moi, il n'y a que de la ville, son corps immense press&#233; contre moi pour ne pas qu'il m'&#233;chappe : sentir en lui combien je lui appartiens ; ce qui me lie &#224; lui, s&#233;cr&#233;tion intime qui jaillit de moi et de lui (comment le savoir), le vers s&#233;minal d'une pluie aux douze syllabes recommenc&#233;es douze fois par seconde, rythme, formes, pulsations soudaines, myst&#232;res des harmonies int&#233;rieures qui nomment dans ce bruit le nom de la ville, le nom de la ville, le nom de la ville, le nom de la ville, et ce d&#233;sir, oh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vitesse imm&#233;diate de la pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se lave, quand je me penche pour la boire sur ces l&#232;vres, celles de la pluie, cheveux de cette pluie nou&#233;s sur toutes les fa&#231;ades de Paris oh dress&#233;e d'&#233;cume noire, je recueille autant le myst&#232;re de sa naissance, que le fruit de son origine intacte ; elle dit : il faut partir maintenant, allons, recommen&#231;ons de marcher, si tu es l&#224; pour la soif, je suis l&#224; pour la faim, qui dit : allons, nous marcherons d'autres villes sous d'autres pluies centenaires, nous marcherons d'autres vies qui les inventeront ainsi, magnifiques, tomb&#233;es sur le sol &#224; mesure de la pluie br&#251;l&#233;e sur la peau comme de la joie, allons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;_texte fant&#244;me : &#233;crit avant-hier, mais aval&#233; par l'ordinateur : dans la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/pluie2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/pluie2-2.jpg?1324176790' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;_&lt;small&gt;texte fant&#244;me : &#233;crit avant-hier, mais aval&#233; par l'ordinateur : dans la violence de la perte, ne rien &#233;crire d'abord, parce que la douleur est telle qu'on ne peut rien dire, &#224; trois heures du matin, pour l'apaiser dans l'&#233;criture qui ne fera de tout fa&#231;on que mimer le geste premier sans jamais le rejoindre : restent quelques phrases. Je reprendrai ces phrases, le lendemain, sans pouvoir d'abord &#233;prouver autre chose que la d&#233;mangeaison du membre fant&#244;me, bras ou jambe amput&#233; dont la blessure gratte encore. Ce soir seulement, j'&#233;cris, mais avec tout ce qui s'est d&#233;pos&#233; depuis trois jours, comment l'accepter : accepter que ce texte ne dise pas tout ni m&#234;me partie de ce qu'il disait, &#224; l'origine. Il n'y a pas d'origine, je le comprends &#224; pr&#233;sent. Il faut accepter la perte, et la comprendre : si le texte premier n'a pas &#233;t&#233; gard&#233;, du moins aurais-je pour moi la joie d'avoir pu l'&#233;crire, une premi&#232;re fois (texte qui m'importait plus que d'autre, oui) ; si elles n'existeront jamais, ces quelques lignes que personne ne lira (que personne n'aurait lues, de toute fa&#231;on), du moins auront-elles &#233;t&#233; dites, sans doute pour &#234;tre oubli&#233;es. On apprend une chose de ces douleurs, cela : on &#233;crit toujours dans cet oubli, conc&#233;d&#233;, ou accord&#233; par la beaut&#233; des choses. Une seconde aussi : si le site enti&#232;rement devait &#234;tre emport&#233;, ce n'est pas ma vie qui s'effacerait, mais la part arrach&#233;e &#224; cet oubli, rien de plus (mais rien de moins). Si le site disparaissait, je l'accepterais comme un pr&#233;sent. Au lieu de tout r&#233;&#233;crire, ou de l'expliquer comme je le fais maintenant, avec toute la maladresse de ce deuil encore en moi, dans les marges du texte qui servent surtout &#224; ne pas &#234;tre lues, peut-&#234;tre irai-je dans les territoires non visit&#233;s de moi : incitation &#224; y aller tant qu'il est temps, et d&#232;s maintenant ? Oui, sans doute. En attendant : ces phrases d&#233;chir&#233;es, celles que j'ai pu extraire de la perte : je n'ai pas cherch&#233; finalement &#224; en reproduire l'exacte formulation premi&#232;re, seulement un rythme, une pression, une exigence int&#233;rieure dans le d&#233;sir de la ville : et surtout, le go&#251;t de la pluie, quand se produit l'&#233;change de la douleur avec la joie.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>BNF | je passai</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Chaque lundi, je fais donc un d&#233;tour de 498 Km (environ) pour les voir : me rendre ici, &#224; midi (un peu avant) &#8211; je passe, les tours sont l&#224;. En passant, c'est autant pour la beaut&#233; des lieux que pour l'immobilit&#233; du temps ; je m'arr&#234;te et prends ces images. Ce n'est jamais la m&#234;me lumi&#232;re, &#233;videmment. Ni les reflets sur les vitres ; jamais le m&#234;me ciel. Plus loin, c'est le pont (je le regarde), et Rue des Frigos, la faim. Puis, midi. Il pleut, ou la lumi&#232;re est aveuglante sur les tours, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_perceptions-impressions" rel="tag"&gt;_perceptions / impressions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cheveux" rel="tag"&gt;_cheveux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton767.jpg?1321468533' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;semaine&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Chaque lundi, je fais donc un d&#233;tour de 498 Km (environ) pour les voir : me rendre ici, &#224; midi (un peu avant) &#8211; je passe, les tours sont l&#224;. En passant, c'est autant pour la beaut&#233; des lieux que pour l'immobilit&#233; du temps ; je m'arr&#234;te et prends ces images. Ce n'est jamais la m&#234;me lumi&#232;re, &#233;videmment. Ni les reflets sur les vitres ; jamais le m&#234;me ciel. Plus loin, c'est le pont (je le regarde), et Rue des Frigos, la faim. Puis, midi. Il pleut, ou la lumi&#232;re est aveuglante sur les tours, il fait si froid, il neige bient&#244;t. En repartant, la soif. Les tours sont les m&#234;mes. Date l'horloge interne, solaire, qui laisse des traces en soi de chaque semaine travers&#233;e ici, habit&#233;e, aper&#231;ue, laiss&#233;e en arri&#232;re, partag&#233;e. Quelle vie pass&#233;e ainsi ; quelle autre devant moi m'attend, que je rejoins.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;Mise &#224; jour chaque semaine &lt;/i&gt; &lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;14 novembre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-55-24.jpg?1321467669' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-55-30.jpg?1321467673' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-55-36.jpg?1321467677' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-55-47.jpg?1321467684' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1203 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-55-57.jpg?1321467689' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1204 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-14_10-56-03.jpg?1321467694' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;07 novembre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-07_11-01-55.jpg?1321466970' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-07_11-02-05.jpg?1321466974' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1197 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-07_11-02-13.jpg?1321466979' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-07_11-02-22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-11-07_11-02-22.jpg?1321466984' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;31 octobre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-31_11-32-42.jpg?1321464828' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-31_11-32-49.jpg?1321466957' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-31_11-33-10.jpg?1321466961' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1194 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-31_11-35-10.jpg?1321466966' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;17 octobre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-17_10-59-46.jpg?1321464801' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-17_10-59-57.jpg?1321464806' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-17_11-00-40.jpg?1321464828' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;10 octobre&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-10_10-57-45.jpg?1321464777' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1183 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-10_10-58-08.jpg?1321464782' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2011-10-10_10-58-35.jpg?1321464796' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>effacements</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/effacements</link>
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		<dc:date>2010-04-04T10:18:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_villes</dc:subject>
		<dc:subject>_pluie</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>
		<dc:subject>_fatigue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Effacements successifs qui produisent &#8212; par transparence (ou opacit&#233;) &#8212; des mots illisibles : mais &#233;criture exhib&#233;e comme telle, d&#233;chir&#233;e &#224; coups d'averses, ruines &#233;difi&#233;es hautes par tout ce qui voudrait l'annuler. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au coin de la rue, effacements sur chaque fa&#231;ade : je m'arr&#234;te pour lire ce que je ne peux d&#233;chiffrer. Ainsi dans les m&#233;tros, combien j'ai toujours &#233;t&#233; fascin&#233; par ces colleurs d'affiches qui tendent &#224; toute vitesse les quatre par trois en appliquant leur colle et le papier de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_villes" rel="tag"&gt;_villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pluie" rel="tag"&gt;_pluie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-numeriques-56" rel="tag"&gt;_&#233;critures num&#233;riques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fatigue" rel="tag"&gt;_fatigue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/4avril-1ee9f.jpg?1770182413' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Effacements successifs qui produisent &#8212; par transparence (ou opacit&#233;) &#8212; des mots illisibles : mais &#233;criture exhib&#233;e comme telle, d&#233;chir&#233;e &#224; coups d'averses, ruines &#233;difi&#233;es hautes par tout ce qui voudrait l'annuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au coin de la rue, effacements sur chaque fa&#231;ade : je m'arr&#234;te pour lire ce que je ne peux d&#233;chiffrer. Ainsi dans les m&#233;tros, combien j'ai toujours &#233;t&#233; fascin&#233; par ces colleurs d'affiches qui tendent &#224; toute vitesse les quatre par trois en appliquant leur colle et le papier de bas en haut, de gauche &#224; droite, et toute la pr&#233;cision maladroite de leur travail r&#233;side dans les sutures entre deux bandes d'image : est-ce qu'on ne fait pas autre chose, nous autres ? Et je ne parle pas seulement d'&#233;criture : mais rendre possible les liaisons entre les &#234;tres, entre les jours, entre soi et soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effacements irr&#233;ductibles de chaque lettre qui laisse voir dans sa disparition (jamais totale, jamais d&#233;finitive) l'autre lettre qu'elle a jadis recouverte et qui refait surface, prot&#233;g&#233;e par l'exposition de la seconde. Secondarit&#233; des lettres qui forment le tissu de ma vie, hier : effacement prochain du jour suivant derri&#232;re laquelle je suis sans force ; effacements de tous les jours pass&#233;s &#224; les &#233;crire, suturer leurs plaies : villes &#233;crites avec les ongles de la pluie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#233;ph&#233;m&#233;ride de chaque minute</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/ephemeride-de-chaque-minute</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/ephemeride-de-chaque-minute</guid>
		<dc:date>2010-03-24T18:22:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_villes</dc:subject>
		<dc:subject>_pluie</dc:subject>
		<dc:subject>_nuit</dc:subject>
		<dc:subject>_douleurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au matin, on commence le jour &#233;bloui ; les volets ne sont pas assez forts pour emp&#234;cher le r&#233;veil, l'horizontalit&#233; de la lumi&#232;re qui cr&#232;ve les yeux et on n'y voit rien &#8212; c'est qu'on commence &#224; voir. &lt;br class='autobr' /&gt;
On r&#233;apprend : voir, respirer, marcher, s'orienter dans le temps et l'espace &#8212; tout cela qui fait violence et effraction dans la liquidit&#233; du sommeil. Comme au premier jour de notre vie, les poumons se d&#233;plient au fond de soi pour perforer le corps, et dans la bouche on a ce go&#251;t acide du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_villes" rel="tag"&gt;_villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pluie" rel="tag"&gt;_pluie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_nuit" rel="tag"&gt;_nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_douleurs" rel="tag"&gt;_douleurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_293 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/24mars-8eeae.jpg?1770116725' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au matin, on commence le jour &#233;bloui ; les volets ne sont pas assez forts pour emp&#234;cher le r&#233;veil, l'horizontalit&#233; de la lumi&#232;re qui cr&#232;ve les yeux et on n'y voit rien &#8212; c'est qu'on commence &#224; voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On r&#233;apprend : voir, respirer, marcher, s'orienter dans le temps et l'espace &#8212; tout cela qui fait violence et effraction dans la liquidit&#233; du sommeil. Comme au premier jour de notre vie, les poumons se d&#233;plient au fond de soi pour perforer le corps, et dans la bouche on a ce go&#251;t acide du dernier jour de la vie prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je sortirai au dehors (toujours ces t&#226;ches absurdes qui scandent la vie sociale ici-bas, l'appartenance au d&#233;roul&#233; des choses), il pleuvra : juste le temps d'&#234;tre dehors, seulement le temps d'&#234;tre dehors : &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article20&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme d'habitude dans cette ville.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout le reste de l'apr&#232;s-midi, c'est un grand noir d'ombres avec des grouillements de ciel, l'orage semble-t-il, mais je ne verrai pas d'&#233;clair, : le bruit coulisse contre la lumi&#232;re qu'on devine terrifiante au-dessus des brumes. Et par moments, les nuages fendus nous la font voir, et je plisse les yeux davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter l'&#233;ph&#233;m&#233;ride de chaque minute, je crois que j'ausculte aussi le pouls int&#233;rieur qui me bat : et l'articulation vide des deux ne m'apprend rien. Les coups de sonde mesurent l'espace au fond de soi, ne trouve aucun ciel, aucun orage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, je me l&#232;verai t&#244;t ; il fera encore nuit : le jour attendra que je sois dans le train pour se faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>on est &#224; l'abri</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/on-est-a-l-abri</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/on-est-a-l-abri</guid>
		<dc:date>2009-12-08T23:12:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_train</dc:subject>
		<dc:subject>_terre</dc:subject>
		<dc:subject>_pluie</dc:subject>
		<dc:subject>_Fred Griot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;on est &#224; l'abri : du bon c&#244;t&#233; des choses, du c&#244;t&#233; o&#249; les choses restent prot&#233;g&#233;es : on est s&#251;r qu'ici rien ne nous atteint : on est du c&#244;t&#233; o&#249; les gouttes coulent &#224; l'envers en laissant voir leur ventre. &lt;br class='autobr' /&gt;
sur la cadre, le d&#233;cor change mais tout reste en place : les horizons qui s'enfilent les uns aux autres et le train qui se d&#233;place le long, ou qui l'entoure, pour atteindre finalement la ville ; sur le cadre, la pluie qui se d&#233;pose ne fait que cerner le train, mais ne le traverse jamais. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_train" rel="tag"&gt;_train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_terre" rel="tag"&gt;_terre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pluie" rel="tag"&gt;_pluie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fred-griot" rel="tag"&gt;_Fred Griot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/HPIM2111-6e843.jpg?1769991630' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;on est &#224; l'abri : du bon c&#244;t&#233; des choses, du c&#244;t&#233; o&#249; les choses restent prot&#233;g&#233;es : on est s&#251;r qu'ici rien ne nous atteint : on est du c&#244;t&#233; o&#249; les gouttes coulent &#224; l'envers en laissant voir leur ventre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/HPIM2113-d3973.jpg?1769991630' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;sur la cadre, le d&#233;cor change mais tout reste en place : les horizons qui s'enfilent les uns aux autres et le train qui se d&#233;place le long, ou qui l'entoure, pour atteindre finalement la ville ; sur le cadre, &lt;a href=&#034;http://www.fgriot.net/txt/plui/plui_sommaire2.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la pluie&lt;/a&gt; qui se d&#233;pose ne fait que cerner le train, mais ne le traverse jamais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/HPIM2112-410b2.jpg?1769991630' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;parole oblique, parole de traverse, mains aux milles doigts qui tentent de serrer la machine pour l'emporter : mais la vitesse est notre alli&#233;e : et plus on va, moins on laisse de prise au vent : alors la pluie passe, comme l'air, et finit m&#234;me par nous propulser.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/HPIM2114-0eec4.jpg?1769991630' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;on est sans crainte, on est plus rapide que le monde autour : on est de l'autre c&#244;t&#233; des choses, &#224; l'abri de tout ce qui pourrait nous emporter ; on compte les gouttes, et soudain, on a leur go&#251;t dans la bouche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>canal saint-martin</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/canal-saint-martin</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/canal-saint-martin</guid>
		<dc:date>2009-12-05T21:15:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_villes</dc:subject>
		<dc:subject>_pluie</dc:subject>
		<dc:subject>_nuit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#224; hauteur de pav&#233;s, la ville &#224; plat me semble comme pos&#233;e sur une plaque mouvante, et chaque geste que je pourrais faire risquerait de la d&#233;placer, &#224; gauche ou &#224; droite, ou la renverser. alors, je ne bouge pas, je ne respire plus, je ne pense m&#234;me pas : je regarde. &lt;br class='autobr' /&gt;
la pluie tombe plus lentement, plus lourdement ; le noir qui descend pour entourer les r&#233;verb&#232;res, s'il me voyait, pourrait m'absorber, mais il ne m'a pas encore aper&#231;u, cach&#233; derri&#232;re les derniers pav&#233;s du canal saint-martin, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_villes" rel="tag"&gt;_villes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pluie" rel="tag"&gt;_pluie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_nuit" rel="tag"&gt;_nuit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH373/6dec-02f54.jpg?1770271288' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#224; hauteur de pav&#233;s, la ville &#224; plat me semble comme pos&#233;e sur une plaque mouvante, et chaque geste que je pourrais faire risquerait de la d&#233;placer, &#224; gauche ou &#224; droite, ou la renverser. alors, je ne bouge pas, je ne respire plus, je ne pense m&#234;me pas : je regarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la pluie tombe plus lentement, plus lourdement ; le noir qui descend pour entourer les r&#233;verb&#232;res, s'il me voyait, pourrait m'absorber, mais il ne m'a pas encore aper&#231;u, cach&#233; derri&#232;re les derniers pav&#233;s du canal saint-martin, et je peux scruter &#224; mon aise la mani&#232;re qu'a la nuit pour se lever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mais je finis par tourner la t&#234;te, sans raison, parce qu'avec le temps je me sens intouchable, et tout bouge dans la seconde, tout tremble et se d&#233;verse. alors, se sachant d&#233;masqu&#233;e, la nuit tombe soudainement, et je suis souffl&#233; comme une bougie dans le noir dense qui me cerne et me fait tomber avec les derni&#232;res lumi&#232;res du dernier jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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