<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
	<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?id_mot=627&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
		<url>http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/banniere_site.jpg?1748268196</url>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
		<height>81</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Kristoff / K.Roll | Par les lumi&#232;res inou&#239;es</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/article/kristoff-k-roll-par-les-lumieres-inouies</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/article/kristoff-k-roll-par-les-lumieres-inouies</guid>
		<dc:date>2015-02-05T09:07:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_lectures critiques</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_musiques</dc:subject>
		<dc:subject>_enfance</dc:subject>
		<dc:subject>_Kristoff K.Roll</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Bohemia-Electronica&#8230; Nunca Duerme&lt;/i&gt;, spectacle de Kristoff / K.Roll [Marseille, Friche Belle de Mai, Festival Reevox] &#8211; f&#233;vrier 2015&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/" rel="directory"&gt;CRITIQUES | TH&#201;&#194;TRE&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lectures-critiques" rel="tag"&gt;_lectures critiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_musiques" rel="tag"&gt;_musiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_enfance" rel="tag"&gt;_enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_kristoff-k-roll" rel="tag"&gt;_Kristoff K.Roll&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1499.jpg?1423127323' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1499.jpg?1423127335&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://kristoffk.roll.free.fr/bohemia.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Bohemia-Electronica&#8230; Nunca Duerme&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;br /&gt;spectacle de &lt;a href=&#034;http://kristoffk.roll.free.fr/index2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kristoff - K.Roll&lt;/a&gt;, &lt;br /&gt;Festival &lt;a href=&#034;http://www.gmem.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=5580149&amp;Itemid=35&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Reevox&lt;/a&gt;, Marseille 2015
&lt;/center&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est sous un immense cube blanc qu'on avance : et d&#233;j&#224; nous sommes envelopp&#233;s. Ce dans quoi l'on entre n'est pas un espace, mais comme l'&#233;paisseur sensible d'une exp&#233;rience. D&#233;j&#224; le son l'habite pleinement, mais fragile, perplexe, latent. Deux acteurs &#8212; les deux auteurs : &lt;a href=&#034;http://kristoffk.roll.free.fr/bohemia.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kristoff et K.Roll&lt;/a&gt; &#8212; sont au centre du plateau, tirent l'un apr&#232;s l'autre un long fil invisible pos&#233; sur les cordes d'une guitare, et le son d&#233;chire lentement, doucement, le temps que l'on s'installe. Ce 31 janvier, &#224; la Friche Belle de Mai de Marseille, le festival Reevox donne la parole &#224; &lt;a href=&#034;http://www.gmem.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=5580181&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un spectacle&lt;/a&gt; qui se passera de mots. Ce sera une heure d'un spectacle sonore en forme de passage &#224; travers les possibles de l'&#233;coute et de l'inou&#239;, des franchissements successifs de seuils d'intensit&#233;s sonores. Le titre est tout un voyage d&#233;j&#224; &#8212; et comme voyage : une invitation. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gmem.org/images/PDF/Intramuros/2015_reevox/GMEM_PROG_SALLE_31JANV19H30_la_bohemia.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Bohemia Electronica&#8230; Nunca Duerme&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; Invitation sous forme d'interdiction : ne dors pas, ne dors jamais, le r&#234;ve que tisse ce spectacle le fera pour toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;critures musicales et arts &#233;lectroniques&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous-titre du festival &lt;a href=&#034;http://www.gmem.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=5580149&amp;Itemid=35&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Reevox&lt;/a&gt;. Chacun de ces mots est une r&#233;sistance &#224; ce qui se pr&#233;sente, une tentative vaine de r&#233;soudre ce devant quoi l'on se tient. &#201;critures, musicales, arts, &#233;lectroniques. Une &#233;nigme d&#233;j&#224;, ou peut-&#234;tre, la meilleure fa&#231;on de passer outre : derri&#232;re les mots que la production contemporaine tente d'endosser &#8212; mani&#232;re de chercher &#224; se l&#233;gitimer ? &#8212;, perce l'aveu, l'impossibilit&#233; de soumettre des formes irr&#233;ductibles &#224; l'assignation g&#233;n&#233;rique. Danse musicale, &#233;criture vid&#233;o, art audible et visuel, performance num&#233;rique et charnelle, et pourquoi pas th&#233;&#226;tre, tant qu'on y est (puisqu'on y est) ? Th&#233;&#226;tre sonore, c'est justement le sous-titre que se donne le spectacle (qui ajoute : &lt;i&gt;forme pour plateau / forme pour cube blanc. Pour tout espace public int&#233;rieur&lt;/i&gt;). Saturation de termes pour qualifier une approche qui pr&#233;cis&#233;ment fait l'assaut des fronti&#232;res : o&#249; l'on voit d&#233;cid&#233;ment que le th&#233;&#226;tre n'est pas une forme d'art, mais l'espace d'un d&#233;p&#244;t (seul) capable d'accueillir des territoires inali&#233;nables et inassignables qui trouvent l&#224; territoire o&#249; se lever, puisqu'ici est l'enjeu de la pr&#233;sence : d'&#234;tre pr&#233;sent &#224; ce qui est, et se fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une heure durant, les deux acteurs &#233;voluent autour d'une large table o&#249; sont dispos&#233;s d'innombrables instruments, v&#233;ritables ou &#8212; comme l'on dit d'une arme &#8212; &lt;i&gt;par destination&lt;/i&gt;. Guitare, cuill&#232;res, et gobelets, iPad, et synth&#233;. Silence bruyant : pas un mot ne sera prononc&#233;. C'est le coup de force spectaculaire et jubilatoire de cette sc&#232;ne : th&#233;&#226;tre sans parole, mais toujours bruissant de sons et d'&#233;clats de musique. Parfois l'un des acteurs s'enregistre &#224; son micro, &#224; voix basse (on n'entend pas ce qu'il dit), et approche l'enregistreur du micro amplifi&#233; qui lance la voix satur&#233;e (on n'entend pas ce qui se dit). De part et d'autre : ce qu'on &#233;coute exc&#232;de notre possibilit&#233; de percevoir autre chose que du son qui s'&#233;chappe du sens qui voudrait habituellement, dans nos vies humaines, l'enclore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors c'est une grande lib&#233;ration &#8212; l'apprentissage d'une &#233;coute autre : la r&#233;appropriation de nos sens d'ordinaire norm&#233;s, us&#233;s, accoutum&#233;s &#224; &lt;i&gt;reconna&#238;tre&lt;/i&gt; quand il s'agira l&#224; d'&#234;tre boulevers&#233; (c'est ici la beaut&#233; politique d'un tel spectacle, aussi : une conqu&#234;te sensible contre les lois du monde) ; et on assiste &#224; cette joie de l'affranchissement, sur sc&#232;ne et en nous. Les deux acteurs fabriquent en artisans toute la texture du spectacle : &#233;l&#233;gance du geste de celui qui l&#232;ve en temps r&#233;el la mati&#232;re vive de ce qui a lieu, autour de nous. Fabrique de nappes sonores, et davantage. Ce que construisent, avec leurs machines, ces acteurs, c'est le temps lui-m&#234;me : une seconde apr&#232;s l'autre est produite par le son qui fait avancer chacune de ces secondes, comme une pouss&#233;e sensible en nous. Ce que produisent ces musiciens sonores (y-a-t-il une musique qui ne soit pas celle du son ?), c'est l'espace quand ils tournent autour de l'espace agrandi par les sons qu'ils proposent et mod&#232;lent &#224; mesure de leur marche (K.Roll vient tourner un vase devant nous pour alt&#233;rer le son qui circule, joue &#224; le faire basculer d'un endroit du lieu th&#233;&#226;tral &#224; un autre : et ce lieu devient le lieu du drame, le lieu du proc&#232;s musical du temps et de l'espace). Autre exemple : Kristoff se saisit d'une perche (celle qui permet de &lt;i&gt;capter&lt;/i&gt; un son) et se dirige &#224; l'arri&#232;re sc&#232;ne, o&#249; une grande surface blanche re&#231;oit l'image d'un film projet&#233; en boucle : un fleuve au premier plan, et derri&#232;re, une ville (Beyrouth, peut-&#234;tre). Qu'il tende sa perche vers la surface de l'eau, et l'on entendra les cris des nageurs ; qu'il l'abaisse vers le sol et l'on &#233;coutera le bruit &#233;touff&#233; des profondeurs ; qu'il la soul&#232;ve enfin vers le haut et les minarets, alors l'appel &#224; la pri&#232;re traversera la salle. Soudain, ce &#224; quoi on assiste, c'est &#224; un retournement : le son n'est pas enclos &#224; la surface pure des choses mais fabriqu&#233;e par celui qui vient l'arracher &#224; l'image&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le son &#233;tait-il d&#233;j&#224; l&#224;, ou est-ce l'homme qui le soul&#232;ve en lui quand il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la joie, d'enfance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Fanfare atroce o&#249; je ne tr&#233;buche point ! chevalet f&#233;erique ! Hourra pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, du spectacle : tourner autour de la salle avec une &#233;puisette comme on chasse les papillons. Mais plut&#244;t que de chercher &#224; enfermer les sons : les produire, les lib&#233;rer. Un curieux r&#233;cit se donne &#224; lire, non dans sa progression lin&#233;aire et pauvrement dramatique, mais comme la trajectoire recommenc&#233;e d'une chasse et d'une exploration &#8212; celle du spectre sonore. &lt;i&gt;La Bohemia electronica&lt;/i&gt; para&#238;t travailler fr&#233;n&#233;tiquement &#224; &#233;prouver mille et une mani&#232;res d'entendre, de percevoir, de recevoir le son, et de tous les endroits possibles (des amplificateurs sont d&#233;pos&#233;s sous les spectateurs ; parfois le son semble courir de gradins en gradins &#224; hauteurs d'&#233;paule : et l'on se souvient (dans la nostalgie de ce que l'on n'a pas v&#233;cu) qu'&#224; Rome, on d&#233;posait sous les gradins des amphores vides pour amplifier le son, le rejouer, le d&#233;placer). Il y a des violences : parce qu'il ne saurait y avoir d'explorations sans parvenir &#224; des limites, quelque chose comme un non-retour. Frotter un micro contre un mur comme on griffonnerait sur lui des paroles illisibles ; le perforer : t&#226;cher de traverser ce mur du son et n'en obtenir que du fracas satur&#233; de limaille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un spectacle sonore o&#249; le son habite l'image et les corps. Rien de plus muet qu'un visage aux l&#232;vres remu&#233;es, mais inaudibles &#8212; muet, c'est-&#224;-dire porteur d'une parole d'autant plus pr&#233;sente qu'elle est arrach&#233;e. Et quand ce visage est projet&#233;, film en noir et blanc, sur la t&#234;te d'un ventilateur qui tourne, quelque chose d'un cauchemar se joue : on pense &#224; Pasolini, et aux voix doubl&#233;es, parl&#233;es dans la bouche d'acteurs qui ne les prononcent pas &#8212; &#224; ces corps en d&#233;liaisons. On pense &#224; ces visages dans les r&#234;ves pour lesquels on n'est plus capable de se souvenir des voix. On pense que l'image est fragile et qu'elle se dresse pour dessiner l'espace de sa fragilit&#233;. J&#233;r&#233;mie Scheidler, qui a con&#231;u la sc&#233;nographie cin&#233;matographique de l'ensemble est cr&#233;dit&#233; de &lt;i&gt;l'&#233;criture de l'image&lt;/i&gt; du spectacle, et l'on prend mesure de cette syntaxe. Une syntaxe de lumi&#232;re &#8212; &#233;criture de la lumi&#232;re con&#231;ue par Jean-Gabriel Valot &#8212; parce que la lumi&#232;re fabriqu&#233;e par le son fabrique aussi le son qui l'entoure ou le cerne : et l'une renvoyant &#224; l'autre, les hi&#233;rarchies ne tiennent plus dans un monde comme int&#233;rieur qui se red&#233;finit &#224; chaque instant, par le son ou la lumi&#232;re, les corps qui parcourent la surface de l'un ou de l'autre. Phrases d'images et de lumi&#232;res syncop&#233;es, elliptiques &#8212; des visages ici, des flashs l&#224; qui font appara&#238;tre le corps nu et transitoire d'une femme (la plasticienne Enna Chaton), prenant en photo par flashs des instants arr&#234;t&#233;s de son corps ; un rapt de l'espace par la lumi&#232;re (au retour de la lumi&#232;re, l'espace rendu &#224; nos yeux, mais modifi&#233;, alt&#233;r&#233;, renouvel&#233;) qui nous le fait voir et nous le d&#233;robe. Des syntagmes nominaux en attente d'un verbe qui ne viendra pas, puisque la chair est l&#224;, avant elle, et qu'elle l'a aval&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le spectacle s'ach&#232;ve, stri&#233; par des saturations hurl&#233;es sur une guitare devenue &#233;lectrique qui font &#233;cho &#8212; et quel &#233;cho &#8212; aux caresses sur ses cordes &#224; l'ouverture, ce qui s'&#233;choue &#224; nos pieds est une heure conc&#233;d&#233;e &#224; la parole mais peupl&#233;es de puissances sensibles non pas infra-verbales, ou a-verbale, mais comme enveloppante du verbe. L&#224; o&#249; le &lt;i&gt;texte&lt;/i&gt; a c&#233;d&#233; n'a pas &#233;t&#233; le lieu d'un saccage, mais la lente et digne &#233;laboration d'un temps m&#233;nag&#233; &#224; la parole possible, celle qui pourra dire ce qui a eu lieu, celle qui se disait, durant le spectacle, ce qui avait lieu &#8212; dans le silence gard&#233; en soi et port&#233; devant soi comme affaissement du langage o&#249; le sens frayait lib&#233;r&#233; de ce qu'il y avait &#224; dire. O&#249; l'on comprend que le bruit n'est pas le contraire du silence, mais sa travers&#233;e ; o&#249; l'on a per&#231;u dans quelle mesure la pr&#233;sence est une qualit&#233; de temps lorsqu'il est fait de lumi&#232;re et d'espace : un temps lev&#233; dans la musique qui le rendait visible. L'inou&#239;, Rimbaud nous l'avait appris, n'est que de la lumi&#232;re quand elle devient pr&#233;sente et qu'on entend soudain ce qu'on pensait &#234;tre incapable d'entendre, et que pousse sur nous un corps aux sens neufs, aux virtualit&#233;s affranchies &#8212; une autre fa&#231;on d'entendre, avec Rimbaud de nouveau, le mot &lt;i&gt;Mouvement&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le gouffre &#224; l'&#233;tambot,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La c&#233;l&#233;rit&#233; de la rampe,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'&#233;norme passade du courant&#8232;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;M&#232;nent par les lumi&#232;res inou&#239;es&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#8232;Et la nouveaut&#233; chimique&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#8232;Les voyageurs entour&#233;s des trombes du val&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#8232;Et du strom.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8216;Mouvement', dans Illuminations&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;//player.vimeo.com/video/105394125?color=ffffff&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; width=&#034;500&#034; height=&#034;281&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;center&gt;&lt;a href=&#034;http://vimeo.com/105394125&#034;&gt;La bohemia electr&#243;nica&#8230; nunca duerme | teaser&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;http://vimeo.com/user2737462&#034;&gt;jscheidler&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;SUR LE PLATEAU&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Ecriture, composition musicale, concepteurs du projet&lt;/sc&gt; : Kristoff K.Roll (Carole Rieussec et J-Kristoff Camps) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Performeuse, plasticienne&lt;/sc&gt; : Enna Chaton &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Vid&#233;o, &#233;criture de l'image :&lt;/sc&gt; J&#233;r&#233;mie Scheidler &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Cr&#233;ation lumi&#232;re&lt;/sc&gt; : Jean-Gabriel Valot&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;COLLABORATION SUR LA CR&#201;ATION&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Mise en jeu des personnages&lt;/sc&gt; : Christophe Gu&#233;tat &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Script doctor dramaturgique&lt;/sc&gt; : Julie Gilbert &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;sc&gt;Daniel Fayet&lt;/sc&gt; : Sc&#233;nographe&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Co-production : Sc&#232;ne nationale de Vandoeuvre-l&#232;s Nancy, France ; ABC, centre de culture, La Chaux-de-Fonds, Suisse ; Le CentQuatre, France, avec le soutien du Minist&#232;re de la Culture et de la Communication - DRAC LR ; de la R&#233;gion Languedoc-Roussillon, avec l'aide du CNC-Dicr&#233;am, de la Spedidam et le soutien de la ville de Frontignan.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; VENIR &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
28 mars 2015 / Albi - Festival Les Journ&#233;es &#233;lectriques&lt;br class='autobr' /&gt;
Automne 2015 / Ivry - Th&#233;&#226;tre Antoine Vitez&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le son &#233;tait-il d&#233;j&#224; l&#224;, ou est-ce l'homme qui le soul&#232;ve en lui quand il s'approche ? Je pense &#224; ce que dit Goethe de la couleur : qu'une robe rouge ne l'est pas en notre absence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Fanfare atroce o&#249; je ne tr&#233;buche point ! chevalet f&#233;erique ! Hourra pour l'&#339;uvre inou&#239;e et pour le corps merveilleux, pour la premi&#232;re fois ! Cela commen&#231;a sous les rires des enfants, cela finira par eux. &#187; Rimbaud&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#8216;Mouvement', dans &lt;i&gt;Illuminations&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
