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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Pierre Michon | &#171; Relation heureuse &#187; (sur Jean-Pierre Richard)</title>
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		<description>&lt;p&gt;On a besoin des grands a&#238;n&#233;s&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2321.jpg?1552903184' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;/quote&gt;Nous sommes plusieurs &#224; reconna&#238;tre notre dette &#224; l'&#233;gard de Jean-Pierre Richard : avec lui, nous avons appris &#224; lire les po&#232;tes de notre temps, non pas &#224; savoir ce que nous lisions, plut&#244;t &#224; apprendre de nous-m&#234;mes ce que nous &#233;tions face &#224; ces textes qui nous d&#233;visageaient : Pierre Reverdy, Saint-John Perse, Ren&#233; Char, Paul &#201;luard, Georges Schehad&#233;, Francis Ponge, Eug&#232;ne Guillevic, Yves Bonnefoy, Andr&#233; du Bouchet, Philippe Jaccottet et Jacques Dupin. Ces noms appelaient un d&#233;sir que relan&#231;ait la lecture des textes Jean-Pierre Richard. Dans &lt;i&gt;Onze &#233;tudes sur la po&#233;sie moderne&lt;/i&gt;, J.P. Richard n'expliquait pas : il lisait en faisant le contraire de l'assignation du sens. Plut&#244;t rendait-il disponible en nous la possibilit&#233; du contraire du sens : l'intensit&#233; ? Je ne sais pas encore, je n'ai pas fini de lire. Plus tard, je lisais crayon en main &lt;i&gt;Po&#233;sie et profondeur&lt;/i&gt; &#8211; g&#233;ographie magique de Nerval ; profondeur de baudelaire ; fadeur de Verlaine ; devenir de Rimbaud : par quelques cl&#233;s qui n'&#233;taient pas que des mots (plus tard, ce sera celui de Sensation (avec Flaubert et Stendhal) ; ou de Paysage (pour Chateaubriand) ; ou de Naus&#233;e (pour C&#233;line)&#8230;), on entrait quelque part comme en nous-m&#234;me, et pouvait regarder le monde plus d&#233;s&#339;uvr&#233; peut-&#234;tre, moins accabl&#233; sans doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Jean-Pierre Richard n'est pas celle d'un critique. S'il s'agit pour beaucoup d'entre nous d'un &#233;crivain, c'est simplement parce qu'il &#233;crivait dans les marges des textes pour relancer le miroitement : les reflets des mots dansaient sur nous et le monde autour, et pour ne pas les figer, certains d'entre nous ont not&#233; dans les marges des textes de Jean-Pierre Richard d'autres mots. La t&#226;che de vivre n'&#233;tait pas all&#233;g&#233;e : elle s'en trouvait davantage justifi&#233;e, moins certaine, et davantage br&#251;lante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Michon t&#233;moigne d'une rencontre : je ne sais pas ce qu'elle dit de l'&#339;uvre ou de l'homme, elle dit en tous cas la reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reprends ici ce texte publi&#233; dans la &lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-litterature-2011-4.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue &lt;i&gt;Litt&#233;rature&lt;/i&gt; en 2011&lt;/a&gt; &#8211; et mis en ligne sur &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/litt.164.0019&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cairn le 30 janvier 2012&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;merci &#224; Alain Pairechappey pour m'avoir fait d&#233;couvrir ce texte.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AM.&lt;/quote&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_7171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L406xH600/2580_couverture_hres_0-153b0.jpg?1770004981' width='406' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[/Qu'est-ce en effet qu'une anecdote sinon un moyen de faire affluer sur un seul point, sur un seul &#233;v&#233;nement v&#233;cu &#8211; et le plus souvent futile, apparemment oiseux &#8211; toute la signification vaguement dilu&#233;e au fil d'une existence ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Pierre Richard/]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un matin de 1988 ou 1989. Ce doit &#234;tre l'hiver, mais un beau jour d'hiver. Je rentre dans le studio qui me sert alors de bureau, Rue des Roitelets &#8211; laquelle, comme l'indique son nom d'oiseau (qui pourrait &#234;tre un nom de po&#232;te, ou de fleur), dessert un groupe d'immeubles lambda, loin de tout oiseau, de tout po&#232;te et de toute fleur, dans un quartier lambda, excentr&#233;, neuf, cern&#233; entre une clinique moderniste et une avenue o&#249; des trente-huit tonnes d&#233;j&#224; lanc&#233;s vers l'autoroute freinent des quatre fers &#224; chaque feu rouge. Je jouis d'ailleurs de mon studio d'une vue directe sur un de ces feux, je d&#233;taille &#224; loisir les trente-huit tonnes rugissant &#224; l'arr&#234;t, et cela ne me d&#233;pla&#238;t pas. Surtout, cela comble ma m&#233;lancolie : j'&#233;crivais bien alors quelques bricoles, mais mon occupation favorite &#233;tait de porter le deuil des &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;, de pleurer les &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt; : car ce livre, o&#249; j'avais mis le meilleur de moi-m&#234;me, n'avait eu aucun &#233;cho, et j'en tirais des cons&#233;quences dramatiques et farfelues : si cet opuscule, qui &#233;tait moi, n'&#233;tait rien, je n'&#233;tais rien. Il &#233;tait sous les roues de chaque trente-huit tonnes freinant au feu rouge, et j'y trouvais une joie sombre. On s'amuse comme on peut. Donc, ce matin d'hiver. J'ouvre la bo&#238;te aux lettres : une lettre &#224; l'&#233;criture inconnue, &#224; la fois large, g&#233;n&#233;reuse, aux attaques d&#233;cid&#233;es, aux jambages vastes, et hach&#233;e, avec des coupes &#233;nigmatiques, ou des suspens, &#224; l'int&#233;rieur d'un m&#234;me mot. Je retourne l'enveloppe : J.-P. Richard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le studio, devant les trente-huit tonnes, j'ouvre et je lis : JPR aime les &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;. Il me le dit. Il veut &#233;crire une &#233;tude sur les &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;. Je ris de joie. S'il y avait des roitelets, je les entendrais chanter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a besoin des grands a&#238;n&#233;s. Il y a un blanc-seing dans cette lettre : l'auteur qui a couvert &#224; grandes enjamb&#233;es toute la litt&#233;rature du xixe et du xxe si&#232;cle, qui a &#233;crit l&#224;-dessus un livre infini sous des titres divers, celui-l&#224; veut bien y ajouter un chapitre sur un livre de ma main. Il me d&#233;livre des &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt; : elles seront bien rang&#233;es dans la biblioth&#232;que, je vais pouvoir passer &#224; autre chose. J'en ai re&#231;u la permission de celui qui, plus que n'importe quel vivant, porte enclose en lui la litt&#233;rature des deux derniers si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JPR donne ses rendez-vous au caf&#233; Le Rostand, rue de M&#233;dicis, face au Luxembourg. Aussi est-ce l&#224; que nous nous sommes rencontr&#233;s, peu apr&#232;s la lettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toujours l'hiver, vers cinq heures du soir, la nuit tombe, brume ou bruine. Les lampes du bar sont d&#233;j&#224; allum&#233;es : un soir pourri, un soir de spleen auraient dit les vieux auteurs que lui et moi idol&#226;trons. Le voil&#224;, voil&#224; la critique personnellement. L'&#339;il de la critique p&#233;tille &#224; ma vue. Cet &#339;il a interrog&#233; chaque syllabe des &#339;uvres de Chateaubriand, de Mallarm&#233;. De Gu&#233;rin &#224; C&#233;line, il conna&#238;t toute chose &#233;crite pour ce qu'elle est. J'ai peur, je suis &#233;teint. Je fais &#224; moiti&#233; la gueule. La bienveillance, le l&#233;ger accent m&#233;ridional, le sourire, la fine curiosit&#233;, ne m'apaisent pas. Mon humeur noire l'emporte, j'essaie de dissuader JPR du quelconque int&#233;r&#234;t de ces &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;, dont il pr&#233;tend faire une analyse. Acrimonieux envers moi-m&#234;me, envers lui, envers le champ litt&#233;raire, envers la critique, envers le sort, enfin tout : ingrat, comme JPR lui-m&#234;me dit que l'&#233;tait Sainte-Beuve envers le monde. Je crois &#224; ce que je dis, j'ai mis le profil noir, que j'arbore volontiers quand je rencontre pour la premi&#232;re fois quelqu'un que j'admire, pour le dissuader d'embl&#233;e sur la marchandise. JPR fait comme s'il n'en &#233;tait rien, il en a vu d'autres sans doute. Les cabotinages d'auteur, il en conna&#238;t de toute sorte. Quand nous sortons, la nuit est tomb&#233;e tout &#224; fait. Il m'accompagne jusqu'au feu rouge qui est &#224; l'angle de Saint-Michel et de la rue M&#233;dicis. Face &#224; nous au bout de Soufflot, le Panth&#233;on illumin&#233; flambe dans la brume. Prenant cong&#233;, il me dit doucement quelques mots dont je ne me souviens pas, mais dont le sens peut brutalement se r&#233;sumer &#224; ceci : &lt;i&gt;ne crachez pas dans la soupe&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de la lettre et des trente-huit tonnes, de la premi&#232;re rencontre, je peinais &#224; commencer un texte de commande, &#224; propos de Rimbaud. Rimbaud avait &#233;t&#233; le h&#233;ros secret des &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;, et sa pr&#233;sence tut&#233;laire veillant sur ce livre en justifiait tous les &#233;checs. Tout cela, J.-B. Pontalis l'avait fort bien lu, et c'est pourquoi sa commande m'enjoignait le choix de Rimbaud, que j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;viter. J'ai d'abord pens&#233; axer le texte sur le fr&#232;re mal aim&#233; de Rimbaud, Fr&#233;d&#233;ric, qu'Arthur appelait &#171; l'idiot &#187;, un homme de rien, qui fut conducteur de fiacre &#224; Attignies : mais j'ai vite renonc&#233; &#224; cette parodie d&#233;risoire de mes livres pr&#233;c&#233;dents. C'est bien &#224; Rimbaud lui-m&#234;me qu'il faut que je m'en prenne, mais par quel biais ? En essayant d'&#234;tre plus malin que les autres ex&#233;g&#232;tes ? Peine perdue, les plus d&#233;li&#233;s s'y sont cass&#233; les dents. Plus extravagant ? Mais comment l'&#234;tre &#224; ce sujet avec plus d'extravagance et de panache que Claudel ? Renier et assassiner la jeunesse qui est en train de me quitter ? Mais la jeunesse rimbaldienne est mon seul bien int&#233;rieur, m'en d&#233;faire serait me ruiner. Faire le proc&#232;s de la po&#233;sie ? Les proc&#232;s ne sont pas mon fort. Je veux bien m'en prendre &#224; Rimbaud, c'est-&#224;-dire l'attaquer, le d&#233;valuer, mais pour en fin de compte l'exalter davantage. Je dois cracher dans la soupe et d'un coup de baguette magique transformer cette offense en safran, en offrande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un de ces matins d'incertitude rue des Roitelets, mon regard se pose sur un livre de JPR. Je flotte un instant. Je pense &#224; l'hiver, au carrefour de Soufflot, au Panth&#233;on flambant sous ses sunlights. Je pense &#224; JPR. Je le vois devant moi en quelque sorte, pench&#233; sur moi, sa bienveillance &#224; peine ironique, sa mise en garde discr&#232;te, son int&#233;r&#234;t profond. Il a presque sur la t&#234;te la calotte de soie de Sainte-Beuve, quoiqu'il soit moins corpulent que Sainte-Beuve, et sans ingratitude. C'est sous son &#339;il et sa dict&#233;e en somme que je trouve l'entr&#233;e, l'angle, l'attaque : je parlerai de Rimbaud face au grand bruissement de la critique, que j'appellerai la Vulgate. Par d&#233;rision sans doute, la Vulgate, mais en n'oubliant jamais que la Vulgate est l'&#339;uvre de saint J&#233;r&#244;me, et que face &#224; Rimbaud la critique s'appelle Mallarm&#233;, Breton, Claudel. J'y serai moi-m&#234;me la critique et me moquerai de moi. Je coifferai moi-m&#234;me la calotte de soie de Sainte-Beuve. Je m'y rirai de Rimbaud et de la critique face &#224; Rimbaud, mais j'essaierai de faire en sorte que ce rire lyrique se transforme en louange, en approbation, en chant. Le livre devra &#234;tre un assassinat, mais fraternel, et une r&#233;surrection. Une r&#233;conciliation entre l'archipo&#232;te et ses critiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la litt&#233;rature, a &#233;crit JPR, est &#171; comme le domaine &#233;lectif de la relation heureuse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est entre le Panth&#233;on et le Luxembourg, dans l'hiatus de brume qui les s&#233;pare, qu'est le c&#339;ur de mon &lt;i&gt;Rimbaud le fils&lt;/i&gt;. Ce c&#339;ur est dans le troisi&#232;me et le quatri&#232;me chapitres. Il est adress&#233; &#224; JPR. D&#232;s l'attaque, cependant, le texte se range sous le signe de JPR, dont j'ai alors d&#233;j&#224; lu en tapuscrit l'&#233;tude sur les &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt; : il y dit que mon rapport &#224; l'&#233;crit est &#171; fid&#232;le &#224; la fois &#224; une image paternelle fuyante et impuissante &#8211; et passionn&#233;ment non matricide &#187;. Fort bien. J'applique &#224; la lettre cette double postulation &#224; Rimbaud lui-m&#234;me, je brode autour de cette assertion la double constitution structurelle de Rimbaud enfant, divis&#233; entre l'&#233;lan vers le capitaine Rimbaud son p&#232;re, enfui &#224; jamais, et l'amour ambivalent pour la m&#232;re dans son &#234;tre-l&#224; sombre, ador&#233;e, ha&#239;e, &#224; laquelle il fut fid&#232;le jusqu'&#224; Harrar d'o&#249; il la combla de lettres aimantes. Ce que j'affuble d'oripeaux m&#233;taphoriques, le &#171; clairon fant&#244;me &#187; du p&#232;re enfui et les noires &#171; paten&#244;tres &#187; de la m&#232;re, la double chanson inscrite dans le petit Rimbaud qui en fera l'usage po&#233;tique que l'on sait, tout cela sort en droite ligne de la phrase de JPR &#224; mon propos, que j'ai cit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le c&#339;ur est dans le troisi&#232;me et le quatri&#232;me chapitres, o&#249; je confronte Rimbaud &#224; son premier critique &#8211; c'est-&#224;-dire &#224; ce que JPR fut pour moi &#8211;, &#224; l'instance critique g&#233;n&#233;rique, &#224; laquelle je donne cavali&#232;rement la figure du po&#232;te Th&#233;odore de Banville. J'ai pris des libert&#233;s avec Banville : j'en ai fait ce critique qu'&#224; notre connaissance il ne fut jamais, et, &#224; l'exception de JPR, personne &#224; la lecture de mon livre n'a sourcill&#233; &#8211; qui se soucie encore ce que bricolaient ces vieux Messieurs du Second Empire ? Et peu importe que cette ronde de la critique rimbaldienne soit ouverte par ce Banville fictif : non, ce qui importe, c'est que tous, toute la haute critique en somme, sous les masques successifs du pseudo-Banville, de Mallarm&#233;, de Breton, de Claudel, de Mondor, de tous ceux que je n'ai pas nomm&#233;s, s'&#233;battent, aiment les textes, pensent les textes, prient pour Rimbaud, dans le petit espace sacr&#233;, le templum situ&#233; entre les statues des reines du Luxembourg et la haute coupole au bout de Soufflot, la gloire du Panth&#233;on. C'est l&#224; que je les ai mis. C'&#233;tait JPR qui m'appelait l&#224;. C'&#233;tait lui qui tirait ma phrase vers lui, pour lui plaire que j'avais plant&#233; ce d&#233;cor, pour lui assis &#224; la terrasse du Rostand par beau temps et regardant s'&#233;battre, m&#234;l&#233;es indiscernablement, erron&#233;es, errantes, v&#233;ritables, la haute litt&#233;rature et la haute critique. Et en &#233;crivant ces lignes je jubilais, je riais, je les adressais &#224; JPR, je voyais JPR rire &#224; la terrasse du Rostand, embrasser d'un regard Claudel et Mallarm&#233; dansant pr&#232;s de la fontaine M&#233;dicis, reconna&#238;tre dans ces pages lui-m&#234;me et son d&#233;cor, mais l'&#233;t&#233;, dans le beau temps, loin du jour de brume o&#249; je crachais dans la soupe. JPR regarde danser la haute critique &#171; entre la m&#234;l&#233;e des arbres et de l'air l&#233;ger &#187;, depuis la fontaine M&#233;dicis jusqu'&#224; la masse hautaine qui cl&#244;t Soufflot. Sous les ombres du Luxembourg cher au passant, je vois JPR regardant Mallarm&#233; songer, soudain relever la t&#234;te, esquisser un pas, danser. Et lui-m&#234;me tout &#224; coup se levant, traversant d'un bond la rue M&#233;dicis dans le fracas des freins, passant la grille du Luxembourg, entrer dans la ronde, rejoindre Mallarm&#233; et le pseudo-Banville, Claudel, saisir fraternellement leur main et leur embo&#238;ter le pas, &#224; la place qui lui revient de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me lisant, est-ce qu'il s'est senti imm&#233;diatement le d&#233;dicataire secret de ces chapitres ? A-t-il vu que ce d&#233;cor &#233;tait plant&#233; pour lui, a-t-il entendu que je l'appelais dans la ronde ? Je le crois. Il a consacr&#233; &#224; ce livre une &#233;tude merveilleuse, &lt;i&gt;Pour un Rimbaud.&lt;/i&gt; Tout, de nos br&#232;ves rencontres, de notre contact, de nos frottements inconciliables, de notre conciliation pourtant, tout est dit : le blanc-seing que les vieux auteurs donnent aux plus jeunes, celui-l&#224; m&#234;me qu'il m'avait envoy&#233; en hiver par la poste ; la calotte de soie de Sainte-Beuve, qui, &#233;crit-il d&#233;licieusement, semble &#171; avoir migr&#233; du chef de Sainte-Beuve sur celui de Banville &#187; &#8211; et en bout de cha&#238;ne, sur celui de JPR ; la mise &#224; mal de la critique et sa transfiguration sous la figure id&#233;ale du Gilles de Watteau ; le reniement de la figure l&#233;gendaire du Rimbaud qui veillait sur les &lt;i&gt;Vies minuscules&lt;/i&gt;, et la qu&#234;te d'un Rimbaud fraternel. Et plus que tout cela, la claire compr&#233;hension de mon mode approximatif de pens&#233;e, binaire, ma fa&#231;on th&#233;&#226;trale de brandir des contradictions pour mieux les r&#233;soudre par un tour de passe-passe langagier, lyrique, dans ce point o&#249;, &#233;crit-il, &#171; se conjoint le couple du oui-non &#187;. Le point sans doute o&#249; d&#233;cembre, mois o&#249; on crache dans la soupe, se r&#233;sout sous la forme de ce mois de juin o&#249; les auteurs dans le Luxembourg appellent dans leur ronde JPR. Le point o&#249; l'archipo&#232;te danse avec ses critiques. Le point aussi, le point exact o&#249;, rue des Roitelets, j'ai cru conjoindre dans ces pages la masse aveugle des trente-huit tonnes, leur chute horizontale infinie, la pure destruction, et les oiseaux absents, l'envol et les noms des oiseaux. Leur relation heureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Michon&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;div class='spip_document_7172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L465xH602/img-1-small465-df2a8.jpg?1770004981' width='465' height='602' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;merci &#224; Alain Pairechappey pour m'avoir fait d&#233;couvrir ce texte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ingeborg Bachmann | &#171; Mon Oiseau &#187;</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/anthologie-personnelle-pages/pages-arrachees/article/ingeborg-bachmann-mon-oiseau</link>
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		<dc:date>2019-01-19T22:32:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_vies des morts</dc:subject>
		<dc:subject>_Ingeborg Bachmann</dc:subject>
		<dc:subject>_oiseau</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;quoi qu'il advienne&lt;/p&gt;

-
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2271.jpg?1547937175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;Ingeborg Bachmann, Tous ceux qui tombent ont des ailes&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;MON OISEAU
&lt;p&gt;Quoiqu'il advienne : le monde d&#233;vast&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
sombre &#224; nouveau dans le cr&#233;puscule,&lt;br class='autobr' /&gt;
les for&#234;ts lui pr&#233;sentent une potion pour dormir,&lt;br class='autobr' /&gt;
et du haut de la tour que le gardien a quitt&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
les yeux calmes de la chouette ne cessent de veiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoiqu'il advienne : tu connais ton heure,&lt;br class='autobr' /&gt;
mon oiseau, tu prends ton voile&lt;br class='autobr' /&gt;
et tu voles vers moi &#224; travers le brouillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous scrutons les fonds n&#233;buleux o&#249; demeure la canaille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ob&#233;is &#224; mon signe, t'&#233;lances au dehors&lt;br class='autobr' /&gt;
et fais tourbillonner plumage et pelage &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon compagnon chenu sur l'&#233;paule, mon arme,&lt;br class='autobr' /&gt;
muni de cette plume, ma seule arme !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon unique parure : voile et plume de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me quand dans la danse des aiguilles sous l'arbre&lt;br class='autobr' /&gt;
la peau me brule&lt;br class='autobr' /&gt;
et qu'&#224; hauteur de hanche le buisson&lt;br class='autobr' /&gt;
me tente de ses feuilles &#233;pic&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
quand ma boucle darde sa langue,&lt;br class='autobr' /&gt;
se balance et se languit d'humidit&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
les &#233;boulis d'&#233;toiles tombent&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;cis&#233;ment sur mes cheveux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand casqu&#233;e de fum&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
je sais &#224; nouveau ce qui se passe,&lt;br class='autobr' /&gt;
mon oiseau, mon soutien nocturne,&lt;br class='autobr' /&gt;
quand je suis enflamm&#233;e dans la nuit,&lt;br class='autobr' /&gt;
cela cr&#233;pite dans l'obscurit&#233; de la for&#234;t&lt;br class='autobr' /&gt;
et je fais jaillir de moi l'&#233;tincelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je reste enflamm&#233;e comme je suis&lt;br class='autobr' /&gt;
et aim&#233;e par le feu,&lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'&#224; ce que la r&#233;sine sorte des troncs,&lt;br class='autobr' /&gt;
coule goutte &#224; goutte sur les plaies et chaude&lt;br class='autobr' /&gt;
enveloppe la terre de son cocon,&lt;br class='autobr' /&gt;
(et m&#234;me quand tu d&#233;robes mon c&#339;ur dans la nuit,&lt;br class='autobr' /&gt;
mon oiseau sur la foi et mon oiseau sur la fid&#233;lit&#233; !)&lt;br class='autobr' /&gt;
le poste de guet l&#224;-bas se retrouve en pleine lumi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
alors, apais&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
tu le rejoins d'un vol dans un calme souverain &#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
quoi qu'il advienne.&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kate Tempest | Europe is lost</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/anthologie-personnelle-pages/pages-arrachees/article/kate-tempest-europe-is-lost</link>
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		<dc:date>2018-02-16T09:14:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_Kate Tempest</dc:subject>
		<dc:subject>_Europe</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;perdue&lt;/p&gt;

-
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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_kate-tempest" rel="tag"&gt;_Kate Tempest&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_europe" rel="tag"&gt;_Europe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2090.png?1518772355' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2090.png?1518772368&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il est 4h18, sept hommes et femmes sont r&#233;veill&#233;s en m&#234;me temps : dans quel monde sont-ils ? Le n&#244;tre. C'est &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=W7fO1dZbyZc&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Let Them Eat Chaos&lt;/a&gt; &#187; de Kate Tempest, &lt;a href=&#034;https://itunes.apple.com/fr/album/let-them-eat-chaos/1143146039&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;po&#232;me rageur en musique de treize pistes&lt;/a&gt;, dont le cauchemar &#233;veill&#233; tient justement au sursaut, &#224; la f&#233;roce n&#233;cessit&#233; de ne pas faire de ce monde un cauchemar, mais la r&#233;alit&#233; m&#234;me contre laquelle faire face ne suffit plus &#8211; il faudrait plus que des mots face aux images, m&#234;me si tout commencera par l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/QSVyyykaEOo&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Europe is lost, America lost, London is lost,&lt;br class='autobr' /&gt;
Still we are clamouring victory.&lt;br class='autobr' /&gt;
All that is meaningless rules,&lt;br class='autobr' /&gt;
And we have learned nothing from history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;People are dead in their lifetimes,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dazed in the shine of the streets.&lt;br class='autobr' /&gt;
But look how the traffic keeps moving.&lt;br class='autobr' /&gt;
The system's too slick to stop working.&lt;br class='autobr' /&gt;
Business is good. And there's bands every night in the pubs,&lt;br class='autobr' /&gt;
And there's two for one drinks in the clubs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We scrubbed up well&lt;br class='autobr' /&gt;
We washed off the work and the stress&lt;br class='autobr' /&gt;
Now all we want's some excess&lt;br class='autobr' /&gt;
Better yet ; A night to remember that we'll soon forget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All of the blood that was shed for these cities to grow,&lt;br class='autobr' /&gt;
All of the bodies that fell.&lt;br class='autobr' /&gt;
The roots that were dug from the ground&lt;br class='autobr' /&gt;
So these games could be played&lt;br class='autobr' /&gt;
I see it tonight in the stains on my hands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The buildings are screaming&lt;br class='autobr' /&gt;
I cant ask for help though, nobody knows me,&lt;br class='autobr' /&gt;
Hostile and worried and lonely.&lt;br class='autobr' /&gt;
We move in our packs and these are the rites we were born to&lt;br class='autobr' /&gt;
Working and working so we can be all that we want&lt;br class='autobr' /&gt;
Then dancing the drudgery off&lt;br class='autobr' /&gt;
But even the drugs have got boring.&lt;br class='autobr' /&gt;
Well, sex is still good when you get it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To sleep, to dream, to keep the dream in reach&lt;br class='autobr' /&gt;
To each a dream,&lt;br class='autobr' /&gt;
Don't weep, don't scream,&lt;br class='autobr' /&gt;
Just keep it in,&lt;br class='autobr' /&gt;
Keep sleeping in&lt;br class='autobr' /&gt;
What am I gonna do to wake up ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I feel the cost of it pushing my body&lt;br class='autobr' /&gt;
Like I push my hands into pockets&lt;br class='autobr' /&gt;
And softly I walk and I see it, it's all we deserve&lt;br class='autobr' /&gt;
The wrongs of our past have resurfaced&lt;br class='autobr' /&gt;
Despite all we did to vanquish the traces&lt;br class='autobr' /&gt;
My very language is tainted&lt;br class='autobr' /&gt;
With all that we stole to replace it with this,&lt;br class='autobr' /&gt;
I am quiet,&lt;br class='autobr' /&gt;
Feeling the onset of riot.&lt;br class='autobr' /&gt;
But riots are tiny though,&lt;br class='autobr' /&gt;
Systems are huge,&lt;br class='autobr' /&gt;
The traffic keeps moving, proving there's nothing to do.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's big business baby and its smile is hideous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Top down violence, structural viciousness.&lt;br class='autobr' /&gt;
Your kids are doped up on medical sedatives.&lt;br class='autobr' /&gt;
But don't worry bout that. Worry bout terrorists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The water levels rising ! The water levels rising !&lt;br class='autobr' /&gt;
The animals, the polarbears, the elephants are dying !&lt;br class='autobr' /&gt;
Stop crying. Start buying.&lt;br class='autobr' /&gt;
But what about the oil spill ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Shh. No one likes a party pooping spoil sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Massacres massacres massacres/new shoes&lt;br class='autobr' /&gt;
Ghettoised children murdered in broad daylight by those employed to protect them.&lt;br class='autobr' /&gt;
Live porn streamed to your pre-teens bedrooms.&lt;br class='autobr' /&gt;
Glass ceiling, no headroom. Half a generation live beneath the breadline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh but it's happy hour on the high street,&lt;br class='autobr' /&gt;
Friday night at last lads, my treat !&lt;br class='autobr' /&gt;
All went fine till that kid got glassed in the last bar,&lt;br class='autobr' /&gt;
Place went nuts, you can ask our Lou,&lt;br class='autobr' /&gt;
It was madness, the road ran red, pure claret.&lt;br class='autobr' /&gt;
And about them immigrants ? I cant stand them.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mostly, I mind my own business.&lt;br class='autobr' /&gt;
But they're only coming over here to get rich.&lt;br class='autobr' /&gt;
It's a sickness.&lt;br class='autobr' /&gt;
England ! England ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Patriotism !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And you wonder why kids want to die for religion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Work all your life for a pittance,&lt;br class='autobr' /&gt;
Maybe you'll make it to manager,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pray for a raise&lt;br class='autobr' /&gt;
Cross the beige days off on your beach babe calendar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anarchists desperate for something to smash&lt;br class='autobr' /&gt;
Scandalous pictures of glamorous rappers in fashionable magazines&lt;br class='autobr' /&gt;
Who's dating who ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Politico cash in an envelope&lt;br class='autobr' /&gt;
Caught sniffing lines off a prostitutes prosthetic tits,&lt;br class='autobr' /&gt;
And it's back to the house of lords with slapped wrists&lt;br class='autobr' /&gt;
They abduct kids and fuck the heads of dead pigs&lt;br class='autobr' /&gt;
But him in a hoodie with a couple of spliffs &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jail him, he's the criminal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's the BoredOfItAll generation&lt;br class='autobr' /&gt;
The product of product placement and manipulation,&lt;br class='autobr' /&gt;
Shoot em up, brutal, duty of care,&lt;br class='autobr' /&gt;
Come on, new shoes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beautiful hair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bullshit saccharine ballads&lt;br class='autobr' /&gt;
And selfies&lt;br class='autobr' /&gt;
And selfies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And selfies&lt;br class='autobr' /&gt;
And here's me outside the palace of ME !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construct a self and psyhcosis&lt;br class='autobr' /&gt;
And meanwhile the people are dead in their droves&lt;br class='autobr' /&gt;
But nobody noticed,&lt;br class='autobr' /&gt;
Well actually, some of them noticed,&lt;br class='autobr' /&gt;
You could tell by the emoji they posted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sleep like a gloved hand covers our eyes&lt;br class='autobr' /&gt;
The lights are so nice and bright and lets dream&lt;br class='autobr' /&gt;
But some of us are stuck like stones in a slipstream &lt;br class='autobr' /&gt;
What am I gonna do wake up ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are lost&lt;br class='autobr' /&gt;
We are lost&lt;br class='autobr' /&gt;
We are lost&lt;br class='autobr' /&gt;
And still nothing&lt;br class='autobr' /&gt;
Will stop&lt;br class='autobr' /&gt;
Nothing pauses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have ambitions and friends and our courtships to think of&lt;br class='autobr' /&gt;
Divorces to drink off the thought of&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The money&lt;br class='autobr' /&gt;
The money&lt;br class='autobr' /&gt;
The oil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The planet is shaking and spoiled&lt;br class='autobr' /&gt;
Life is a plaything&lt;br class='autobr' /&gt;
A garment to soil&lt;br class='autobr' /&gt;
The toil the toil.&lt;br class='autobr' /&gt;
I cant see an ending at all.&lt;br class='autobr' /&gt;
Only the end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How is this something to cherish ?&lt;br class='autobr' /&gt;
When the tribesmen are dead in their deserts&lt;br class='autobr' /&gt;
To make room for alien structures,&lt;br class='autobr' /&gt;
Develop&lt;br class='autobr' /&gt;
Develop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kill what you find if it threatens you.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No trace of love in the hunt for the bigger buck,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here in the land where nobody gives a fuck.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une traduction&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=right&gt;&lt;small&gt;L'Europe est perdue, l'Am&#233;rique est perdue, Londres est perdue&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, nous crions victoire&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela n'est que r&#232;gles sans signification&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous n'avons rien appris de l'histoire&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gens sont morts de leur vivant&lt;br class='autobr' /&gt;
Etourdis par l'&#233;clat des rues&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais regardez comme le trafic est toujours en mouvement&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syst&#232;me est trop efficace pour s'arr&#234;ter de fonctionner&lt;br class='autobr' /&gt;
Les affaires marchent bien, il y a des groupes tous les soirs dans les pubs&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y a des boissons &#224; deux pour le prix d'une dans les clubs&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous nous sommes bien lav&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
On s'est d&#233;barrass&#233; du travail et du stress&lt;br class='autobr' /&gt;
Et maintenant, tout ce que nous voulons, c'est un peu d'exc&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Mieux encore, une nuit dont on se souviendra et qu'on oubliera bient&#244;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le sang qui a &#233;t&#233; vers&#233; pour que ces villes se d&#233;veloppent&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les corps qui sont tomb&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Les racines qui ont &#233;t&#233; arrach&#233;es &#224; la terre&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour que ces jeux puissent &#234;tre jou&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Je le vois ce soir dans les taches sur mes mains&lt;br class='autobr' /&gt;
Les b&#226;timents crient&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne peux pas demander de l'aide, personne ne me conna&#238;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Hostile, inquiet, solitaire&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous d&#233;pla&#231;ons en meute et ce sont les droits pour lesquels nous sommes n&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Travailler et travailler pour pouvoir &#234;tre tout ce que l'on veut&lt;br class='autobr' /&gt;
Et danser pour se d&#233;barrasser de la corv&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais m&#234;me les drogues sont devenues ennuyeuses&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sexe est toujours bon quand on l'obtient&lt;br class='autobr' /&gt;
Dormir, r&#234;ver, garder le r&#234;ve &#224; port&#233;e de main&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour chaque r&#234;ve, ne pleurez pas, ne criez pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a qu'&#224; dormir, il n'y a qu'&#224; dormir&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que je vais faire pour me r&#233;veiller ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sens le prix &#224; payer pour pousser mon corps&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme j'enfonce mes mains dans mes poches&lt;br class='autobr' /&gt;
Et doucement je marche et je le vois, c'est tout ce que nous m&#233;ritons&lt;br class='autobr' /&gt;
Les torts de notre pass&#233; ont refait surface&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout ce que nous avons fait pour en effacer les traces&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma langue m&#234;me est entach&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec tout ce que nous avons vol&#233; pour la remplacer par ceci&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis silencieux&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ressens le d&#233;but d'une &#233;meute&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;meutes sont minuscules&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syst&#232;mes sont &#233;normes&lt;br class='autobr' /&gt;
La circulation continue, prouvant qu'il n'y a rien &#224; faire&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que c'est le grand business, b&#233;b&#233;, et son sourire est hideux&lt;br class='autobr' /&gt;
La violence du haut vers le bas et la m&#233;chancet&#233; structurelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Vos enfants sont drogu&#233;s aux s&#233;datifs m&#233;dicaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ne t'inqui&#232;te pas pour &#231;a, mec, inqui&#232;te-toi pour les terroristes&lt;br class='autobr' /&gt;
Le niveau de l'eau monte ! Le niveau de l'eau monte !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les animaux, les &#233;l&#233;phants, les ours polaires meurent !&lt;br class='autobr' /&gt;
Arr&#234;tez de pleurer, commencez &#224; acheter, mais qu'en est-il de la mar&#233;e noire ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Chut, personne n'aime les rabat-joie qui font caca.&lt;br class='autobr' /&gt;
Massacres, massacres, massacres, chaussures neuves&lt;br class='autobr' /&gt;
Des enfants ghetto&#239;s&#233;s assassin&#233;s en plein jour&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ceux qui sont charg&#233;s de les prot&#233;ger&lt;br class='autobr' /&gt;
Du porno en direct dans les chambres de vos pr&#233;adolescents&lt;br class='autobr' /&gt;
Plafond de verre, pas de marge de man&#339;uvre&lt;br class='autobr' /&gt;
La moiti&#233; d'une g&#233;n&#233;ration vit sous le seuil de pauvret&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh, mais c'est l'heure de l'ap&#233;ritif dans les grandes rues&lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi soir, enfin les gars, c'est moi qui r&#233;gale !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout allait bien jusqu'&#224; ce qu'un gamin se fasse descendre dans le dernier bar.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'endroit est devenu fou, vous pouvez demander &#224; notre Lou&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait de la folie, la route &#233;tait rouge, du pur bordeaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les immigr&#233;s ? Je ne les supporte pas&lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart du temps, je m'occupe de mes affaires&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ne viennent ici que pour s'enrichir, c'est une maladie.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Angleterre ! L'Angleterre ! Patriotisme !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et vous vous demandez pourquoi les enfants veulent mourir pour la religion ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut travailler toute sa vie pour un salaire de mis&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre que vous arriverez &#224; &#234;tre manager, &#224; prier pour une augmentation&lt;br class='autobr' /&gt;
Rayez les jours de cong&#233; sur votre calendrier de plage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les anarchistes cherchent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment quelque chose &#224; casser&lt;br class='autobr' /&gt;
Des photos scandaleuses de rappeurs &#224; la mode&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les magazines glamour, qui sort avec qui ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'argent des politicards dans une enveloppe&lt;br class='autobr' /&gt;
Pris en train de renifler des lignes sur les proth&#232;ses mammaires d'une prostitu&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant, c'est le retour &#224; la Chambre des Lords avec des claques sur les poignets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils enl&#232;vent des enfants qui baisent la t&#234;te de porcs morts&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais lui, en sweat &#224; capuche et avec quelques spliffs&lt;br class='autobr' /&gt;
Jette-le en prison, c'est lui le criminel&lt;br class='autobr' /&gt;
Emprisonnez-le, c'est lui le criminel&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la g&#233;n&#233;ration qui s'ennuie &#224; mourir&lt;br class='autobr' /&gt;
Le produit du placement de produits et de la manipulation&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fusillades, la brutalit&#233;, l'obligation de diligence&lt;br class='autobr' /&gt;
Allez, de nouvelles chaussures, de beaux cheveux, des conneries&lt;br class='autobr' /&gt;
Ballades saccharine et selfies et selfies et selfies&lt;br class='autobr' /&gt;
Et voici moi &#224; l'ext&#233;rieur du palais de moi&lt;br class='autobr' /&gt;
Construire un moi et une psyhcose&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant ce temps, les gens mouraient en masse&lt;br class='autobr' /&gt;
Et non, personne ne l'a remarqu&#233;, enfin, certains l'ont remarqu&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
On le voit &#224; l'emoji qu'ils ont post&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dormir comme une main gant&#233;e couvre nos yeux&lt;br class='autobr' /&gt;
Les lumi&#232;res sont si belles et brillantes que nous r&#234;vons&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais certains d'entre nous sont coinc&#233;s comme des pierres dans un couloir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que je vais faire pour me r&#233;veiller ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes perdus, nous sommes perdus, nous sommes perdus&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant rien ne s'arr&#234;te, rien ne s'arr&#234;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons des ambitions, des amiti&#233;s et nos fr&#233;quentations &#224; penser&lt;br class='autobr' /&gt;
Des divorces &#224; boire en pensant &#224; eux&lt;br class='autobr' /&gt;
L'argent, l'argent, le p&#233;trole&lt;br class='autobr' /&gt;
La plan&#232;te tremble et s'ab&#238;me&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la vie est un jouet&lt;br class='autobr' /&gt;
Un v&#234;tement &#224; salir&lt;br class='autobr' /&gt;
Le labeur, le labeur&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne vois pas de fin&lt;br class='autobr' /&gt;
Seulement la fin&lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi est-ce quelque chose &#224; ch&#233;rir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les tribus sont mortes dans leurs d&#233;serts&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour faire de la place &#224; des structures &#233;trang&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;veloppez, d&#233;veloppez&lt;br class='autobr' /&gt;
Et tuez ce que vous trouvez s'il vous menace&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune trace d'amour dans la chasse au plus gros m&#226;le&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, dans le pays o&#249; tout le monde s'en fout&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Allen Ginsberg | Howl</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_ville</dc:subject>
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		<dc:subject>Allen Ginsberg</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;cri de guerre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/allen-ginsberg" rel="tag"&gt;Allen Ginsberg&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1942.jpg?1497703068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;i&gt;comme un cri de guerre&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tentative de traduction (en cours&#8230;) d'&#224; peu pr&#232;s l'&#233;dition bilingue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[/For Carl Solomon/]&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;big&gt;
&lt;center&gt; I &lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked,&lt;br class='autobr' /&gt;
dragging themselves through the negro streets at dawn looking for an angry fix,&lt;br class='autobr' /&gt;
angelheaded hipsters burning for the ancient heavenly connection to the starry dynamo in the machinery of night,&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/J'ai vu les meilleurs esprits de ma g&#233;n&#233;ration d&#233;truits par la folie, affam&#233;s hyst&#233;riques nus, se tra&#238;ner dans les rues n&#232;gres &#224; l'aube &#224; la recherche d'une furieuse piq&#251;re, initi&#233;s &#224; t&#234;te d'ange qui br&#251;laient pour l'antique liaison c&#233;leste avec la dynamo &#233;toil&#233;e au c&#339;ur de la machine de la nuit,/]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;who poverty and tatters and hollow-eyed and high sat up smoking in the supernatural darkness of cold-water flats floating across the tops of cities contemplating jazz,&lt;br class='autobr' /&gt;
who bared their brains to Heaven under the El and saw Mohammedan angels staggering on tenement roofs illuminated,&lt;br class='autobr' /&gt;
who passed through universities with radiant cool eyes hallucinating Arkansas and Blake-light tragedy among the scholars of war,&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/ceux-l&#224; qui dans la pauvret&#233; en haillons et l'oeil creux et d&#233;fonc&#233;s sont rest&#233;s debout &#224; fumer dans l'obscurit&#233; surnaturelle des chambres miteuses &#224; flotter par-dessus le sommet des villes dans la contemplation du jazz, / qui ont mis &#224; nu leurs cerveaux aux Cieux sous le M&#233;tro A&#233;rien et vu les anges mahom&#233;tans tituber sur les toits illumin&#233;s des taudis, / qui ont travers&#233; les universit&#233;s les yeux remplis d'adieux froids hallucinant l'Arkansas et les trag&#233;dies &#224; la Blake au milieu des &#233;rudits de la guerre, /]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;who were expelled from the academies for crazy &amp; publishing obscene odes on the windows of the skull,&lt;br class='autobr' /&gt;
who cowered in unshaven rooms in underwear, burning their money in wastebaskets and listening to the Terror through the wall,&lt;br class='autobr' /&gt;
who got busted in their pubic beards returning through Laredo with a belt of marijuana for New York,&lt;br class='autobr' /&gt;
who ate fire in paint hotels or drank turpentine in Paradise Alley, death, or purgatoried their torsos night after night &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt; [/&#8232;ceux-l&#224; qui ont &#233;t&#233; expuls&#233;s des acad&#233;mies &#224; cause de leur folie et pour avoir publi&#233; des odes obsc&#232;nes sur les fen&#234;tres du cr&#226;ne, /&#8232;qui se sont blottis en sous-v&#234;tements dans des chambres pas ras&#233;s br&#251;lant leur argent dans des corbeilles &#224; papier et &#233;coutant la Terreur &#224; travers le mur, / qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s dans leurs barbes pubiennes en revenant de Laredo avec une ceinture de marihuana pour New York, / qui ont mang&#233; du feu dans des h&#244;tels &#224; peinture ou bu de la t&#233;r&#233;benthine dans Paradise Alley, mort, ou leurs torses purgatoir&#233;s nuit apr&#232;s nuit,/]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;with dreams, with drugs, with waking nightmares, alcohol and cock and endless balls,&lt;br class='autobr' /&gt;
incomparable blind streets of shuddering cloud and lightning in the mind leaping toward poles of Canada &amp; Paterson, illuminating all the motionless world of Time between,&lt;br class='autobr' /&gt;
Peyote solidities of halls, backyard green tree cemetery dawns, wine drunkenness over the rooftops, storefront boroughs of teahead joyride neon blinking traffic light, sun and moon and tree vibrations in the roaring winter dusks of Brooklyn, ashcan rantings and kind king light of mind,&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/avec des r&#234;ves, avec des drogues, avec des cauchemars ambulants, alcool et queue et baises sans fin, / incomparables rues aveugles de nuages qui fr&#233;missent et d'&#233;clairs dans l'esprit bondissant vers les p&#244;les du Canada et de Paterson, illuminant tout le monde immobile de l'Entre-Temps, / fermet&#233; du Peyotl des halls, arri&#232;re-cour des cimeti&#232;res des arbres verts, ivresse du vin sur les toits, brouillard de n&#233;on qui cligote, soleil et lune et vibrations des arbres dans les broussailles hivernales de Brooklyn, ran&#231;ons d'ashcan et roi aimable &#224; la lueur de l'esprit /]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;who chained themselves to subways for the endless ride from Battery to holy Bronx on benzedrine until the noise of wheels and children brought them down shuddering mouth-wracked and battered bleak of brain all drained of brilliance in the drear light of Zoo,&lt;br class='autobr' /&gt;
who sank all night in submarine light of Bickford's floated out and sat through the stale beer afternoon in desolate Fugazzi's, listening to the crack of doom on the hydrogen jukebox,&lt;br class='autobr' /&gt;
who talked continuously seventy hours from park to pad to bar to Bellevue to museum to the Brooklyn Bridge,&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/ceux-l&#224; qui se sont encha&#238;n&#233;s aux rames de m&#233;tro pour le voyage sans fin depuis Battery vers le Bronx sacr&#233; sous benz&#233;drine jusqu'&#224; ce que le bruit des roues et des enfants les firent redescendre tremblant lambeaux de bouche et cerveaux lugubres bris&#233;s sur l'&#233;clairage lugubre d'un Zoo, / qui se sont &#233;chou&#233;s toute la nuit sous la lumi&#232;re sous-marine de Bickford et ensuite assis affal&#233;s dans les bars l'apr&#232;s-midi enti&#232;re chez Fugazzi le d&#233;sol&#233;, en &#233;coutant les craquements du jugement dernier sur le juke-box &#224; l'hydrog&#232;ne, / qui ont parl&#233; sans s'arr&#234;ter pendant 70 heures du parc jusqu'&#224; la piaule jusqu'au bar jusqu'&#224; l'asile jusqu'au mus&#233;e jusqu'au pont de Brooklyn,/]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;a lost battalion of platonic conversationalists jumping down the stoops off fire escapes off windowsills off Empire State out of the moon,&lt;br class='autobr' /&gt;
yacketayakking screaming vomiting whispering facts and memories and anecdotes and eyeball kicks and shocks of hospitals and jails and wars,&lt;br class='autobr' /&gt;
whole intellects disgorged in total recall for seven days and nights with brilliant eyes, meat for the Synagogue cast on the pavement,&lt;br class='autobr' /&gt;
who vanished into nowhere Zen New Jersey leaving a trail of ambiguous picture postcards of Atlantic City Hall, suffering Eastern sweats and Tangerian bone-grindings and migraines of China under junk-withdrawal in Newark's bleak furnished room, &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/Un bataillon perdu de beaux-parleurs platoniques qui sautaient dans les sorties de secours de l'Empire State hors de la lune, &lt;i&gt;Yacketayakking&lt;/i&gt; criaient-ils dans leur vomis dans leurs murmures des faits et des souvenirs et des anecdotes et des coups de poing et des chocs d'h&#244;pitaux et des prisons et des guerres, des intelligences enti&#232;res d&#233;g&#233;n&#233;raient en souvenir absolu pendant sept jours et des nuits avec des yeux brillants, de la viande pour la Synagogue jet&#233;e sur le trottoir, / ceux-l&#224; qui ont disparu dans le nulle part du zen New Jersey en laissant un chemin de cartes postales ambigu&#235;s d'Atlantic City Hall, et en souffrant des chaleurs de l'Est et des douleurs osseuses de Tanger et des migraines de Chine, sous le retrait de d&#233;chets dans la somptueuse chambre meubl&#233;e de Newark,/]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;who wandered around and around at midnight in the railroad yard wondering where to go, and went, leaving no broken hearts,&lt;br class='autobr' /&gt;
who lit cigarettes in boxcars boxcars boxcars racketing through snow toward lonesome farms in grandfather night,&lt;br class='autobr' /&gt;
who studied Plotinus Poe St. John of the Cross telepathy and bop kabbalah because the cosmos instinctively vibrated at their feet in Kansas,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who loned it through the streets of Idaho seeking visionary indian angels who were visionary indian angels,&lt;br class='autobr' /&gt;
who thought they were only mad when Baltimore gleamed in supernatural ecstasy,&lt;br class='autobr' /&gt;
who jumped in limousines with the Chinaman of Oklahoma on the impulse of winter midnight streetlight smalltown rain,&lt;br class='autobr' /&gt;
who lounged hungry and lonesome through Houston seeking jazz or sex or soup, and followed the brilliant Spaniard to converse about America and Eternity, a hopeless task, and so took ship to Africa,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who disappeared into the volcanoes of Mexico leaving behind nothing but the shadow of dungarees and the lava and ash of poetry scattered in fireplace Chicago,&lt;br class='autobr' /&gt;
who reappeared on the West Coast investigating the FBI in beards and shorts with big pacifist eyes sexy in their dark skin passing out incomprehensible leaflets,&lt;br class='autobr' /&gt;
who burned cigarette holes in their arms protesting the narcotic tobacco haze of Capitalism,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who distributed Supercommunist pamphlets in Union Square weeping and undressing while the sirens of Los Alamos wailed them down, and wailed down Wall, and the Staten Island ferry also wailed,&lt;br class='autobr' /&gt;
who broke down crying in white gymnasiums naked and trembling before the machinery of other skeletons,&lt;br class='autobr' /&gt;
who bit detectives in the neck and shrieked with delight in policecars for committing no crime but their own wild cooking pederasty and intoxication,&lt;br class='autobr' /&gt;
who howled on their knees in the subway and were dragged off the roof waving genitals and manuscripts,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who let themselves be fucked in the ass by saintly motorcyclists, and screamed with joy,&lt;br class='autobr' /&gt;
who blew and were blown by those human seraphim, the sailors, caresses of Atlantic and Caribbean love,&lt;br class='autobr' /&gt;
who balled in the morning in the evenings in rosegardens and the grass of public parks and cemeteries scattering their semen freely to whomever come who may,&lt;br class='autobr' /&gt;
who hiccuped endlessly trying to giggle but wound up with a sob behind a partition in a Turkish Bath when the blond &amp; naked angel came to pierce them with a sword,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who lost their loveboys to the three old shrews of fate the one eyed shrew of the heterosexual dollar the one eyed shrew that winks out of the womb and the one eyed shrew that does nothing but sit on her ass and snip the intellectual golden threads of the craftsman's loom,&lt;br class='autobr' /&gt;
who copulated ecstatic and insatiate with a bottle of beer a sweetheart a package of cigarettes a candle and fell off the bed, and continued along the floor and down the hall and ended fainting on the wall with a vision of ultimate cunt and come eluding the last gyzym of consciousness,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who sweetened the snatches of a million girls trembling in the sunset, and were red eyed in the morning but prepared to sweeten the snatch of the sunrise, flashing buttocks under barns and naked in the lake,&lt;br class='autobr' /&gt;
who went out whoring through Colorado in myriad stolen night-cars, N.C., secret hero of these poems, cocksman and Adonis of Denver&#8212;joy to the memory of his innumerable lays of girls in empty lots &amp; diner backyards, moviehouses' rickety rows, on mountaintops in caves or with gaunt waitresses in familiar roadside lonely petticoat upliftings &amp; especially secret gas-station solipsisms of johns, &amp; hometown alleys too,&lt;br class='autobr' /&gt;
who faded out in vast sordid movies, were shifted in dreams, woke on a sudden Manhattan,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;and picked themselves up out of basements hung-over with heartless Tokay and horrors of Third Avenue iron dreams &amp; stumbled to unemployment offices,&lt;br class='autobr' /&gt;
who walked all night with their shoes full of blood on the snowbank docks waiting for a door in the East River to open to a room full of steam-heat and opium,&lt;br class='autobr' /&gt;
who created great suicidal dramas on the apartment cliff-banks of the Hudson under the wartime blue floodlight of the moon &amp; their heads shall be crowned with laurel in oblivion,&lt;br class='autobr' /&gt;
who ate the lamb stew of the imagination or digested the crab at the muddy bottom of the rivers of Bowery,&lt;br class='autobr' /&gt;
who wept at the romance of the streets with their pushcarts full of onions and bad music,&lt;br class='autobr' /&gt;
who sat in boxes breathing in the darkness under the bridge, and rose up to build harpsichords in their lofts,&lt;br class='autobr' /&gt;
who coughed on the sixth floor of Harlem crowned with flame under the tubercular sky surrounded by orange crates of theology,&lt;br class='autobr' /&gt;
who scribbled all night rocking and rolling over lofty incantations which in the yellow morning were stanzas of gibberish,&lt;br class='autobr' /&gt;
who cooked rotten animals lung heart feet tail borsht &amp; tortillas dreaming of the pure vegetable kingdom,&lt;br class='autobr' /&gt;
who plunged themselves under meat trucks looking for an egg,&lt;br class='autobr' /&gt;
who threw their watches off the roof to cast their ballot for Eternity outside of Time, &amp; alarm clocks fell on their heads every day for the next decade,&lt;br class='autobr' /&gt;
who cut their wrists three times successively unsuccessfully, gave up and were forced to open antique stores where they thought they were growing old and cried,&lt;br class='autobr' /&gt;
who were burned alive in their innocent flannel suits on Madison Avenue amid blasts of leaden verse &amp; the tanked-up clatter of the iron regiments of fashion &amp; the nitroglycerine shrieks of the fairies of advertising &amp; the mustard gas of sinister intelligent editors, or were run down by the drunken taxicabs of Absolute Reality,&lt;br class='autobr' /&gt;
who jumped off the Brooklyn Bridge this actually happened and walked away unknown and forgotten into the ghostly daze of Chinatown soup alleyways &amp; firetrucks, not even one free beer,&lt;br class='autobr' /&gt;
who sang out of their windows in despair, fell out of the subway window, jumped in the filthy Passaic, leaped on negroes, cried all over the street, danced on broken wineglasses barefoot smashed phonograph records of nostalgic European 1930s German jazz finished the whiskey and threw up groaning into the bloody toilet, moans in their ears and the blast of colossal steamwhistles,&lt;br class='autobr' /&gt;
who barreled down the highways of the past journeying to each other's hotrod-Golgotha jail-solitude watch or Birmingham jazz incarnation,&lt;br class='autobr' /&gt;
who drove crosscountry seventytwo hours to find out if I had a vision or you had a vision or he had a vision to find out Eternity,&lt;br class='autobr' /&gt;
who journeyed to Denver, who died in Denver, who came back to Denver &amp; waited in vain, who watched over Denver &amp; brooded &amp; loned in Denver and finally went away to find out the Time, &amp; now Denver is lonesome for her heroes,&lt;br class='autobr' /&gt;
who fell on their knees in hopeless cathedrals praying for each other's salvation and light and breasts, until the soul illuminated its hair for a second,&lt;br class='autobr' /&gt;
who crashed through their minds in jail waiting for impossible criminals with golden heads and the charm of reality in their hearts who sang sweet blues to Alcatraz,&lt;br class='autobr' /&gt;
who retired to Mexico to cultivate a habit, or Rocky Mount to tender Buddha or Tangiers to boys or Southern Pacific to the black locomotive or Harvard to Narcissus to Woodlawn to the daisychain or grave,&lt;br class='autobr' /&gt;
who demanded sanity trials accusing the radio of hypnotism &amp; were left with their insanity &amp; their hands &amp; a hung jury,&lt;br class='autobr' /&gt;
who threw potato salad at CCNY lecturers on Dadaism and subsequently presented themselves on the granite steps of the madhouse with shaven heads and harlequin speech of suicide, demanding instantaneous lobotomy,&lt;br class='autobr' /&gt;
and who were given instead the concrete void of insulin Metrazol electricity hydrotherapy psychotherapy occupational therapy pingpong &amp; amnesia,&lt;br class='autobr' /&gt;
who in humorless protest overturned only one symbolic pingpong table, resting briefly in catatonia,&lt;br class='autobr' /&gt;
returning years later truly bald except for a wig of blood, and tears and fingers, to the visible madman doom of the wards of the madtowns of the East,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pilgrim State's Rockland's and Greystone's foetid halls, bickering with the echoes of the soul, rocking and rolling in the midnight solitude-bench dolmen-realms of love, dream of life a nightmare, bodies turned to stone as heavy as the moon,&lt;br class='autobr' /&gt;
with mother finally ******, and the last fantastic book flung out of the tenement window, and the last door closed at 4 A.M. and the last telephone slammed at the wall in reply and the last furnished room emptied down to the last piece of mental furniture, a yellow paper rose twisted on a wire hanger in the closet, and even that imaginary, nothing but a hopeful little bit of hallucination&#8212;&lt;br class='autobr' /&gt;
ah, Carl, while you are not safe I am not safe, and now you're really in the total animal soup of time&#8212;&lt;br class='autobr' /&gt;
and who therefore ran through the icy streets obsessed with a sudden flash of the alchemy of the use of the ellipsis catalogue a variable measure and the vibrating plane,&lt;br class='autobr' /&gt;
who dreamt and made incarnate gaps in Time &amp; Space through images juxtaposed, and trapped the archangel of the soul between 2 visual images and joined the elemental verbs and set the noun and dash of consciousness together jumping with sensation of Pater Omnipotens Aeterna Deus&lt;br class='autobr' /&gt;
to recreate the syntax and measure of poor human prose and stand before you speechless and intelligent and shaking with shame, rejected yet confessing out the soul to conform to the rhythm of thought in his naked and endless head,&lt;br class='autobr' /&gt;
the madman bum and angel beat in Time, unknown, yet putting down here what might be left to say in time come after death,&lt;br class='autobr' /&gt;
and rose reincarnate in the ghostly clothes of jazz in the goldhorn shadow of the band and blew the suffering of America's naked mind for love into an eli eli lamma lamma sabacthani saxophone cry that shivered the cities down to the last radio&lt;br class='autobr' /&gt;
with the absolute heart of the poem of life butchered out of their own bodies good to eat a thousand years.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;II&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What sphinx of cement and aluminum bashed open their skulls and ate up their brains and imagination ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch ! Solitude ! Filth ! Ugliness ! Ashcans and unobtainable dollars ! Children screaming under the stairways ! Boys sobbing in armies ! Old men weeping in the parks !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch ! Moloch ! Nightmare of Moloch ! Moloch the loveless ! Mental Moloch ! Moloch the heavy judger of men !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch the incomprehensible prison ! Moloch the crossbone soulless jailhouse and Congress of sorrows ! Moloch whose buildings are judgment ! Moloch the vast stone of war ! Moloch the stunned governments !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch whose mind is pure machinery ! Moloch whose blood is running money ! Moloch whose fingers are ten armies ! Moloch whose breast is a cannibal dynamo ! Moloch whose ear is a smoking tomb !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch whose eyes are a thousand blind windows ! Moloch whose skyscrapers stand in the long streets like endless Jehovahs ! Moloch whose factories dream and croak in the fog ! Moloch whose smoke-stacks and antennae crown the cities !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch whose love is endless oil and stone ! Moloch whose soul is electricity and banks ! Moloch whose poverty is the specter of genius ! Moloch whose fate is a cloud of sexless hydrogen ! Moloch whose name is the Mind !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch in whom I sit lonely ! Moloch in whom I dream Angels ! Crazy in Moloch ! Cocksucker in Moloch ! Lacklove and manless in Moloch !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch who entered my soul early ! Moloch in whom I am a consciousness without a body ! Moloch who frightened me out of my natural ecstasy ! Moloch whom I abandon ! Wake up in Moloch ! Light streaming out of the sky !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moloch ! Moloch ! Robot apartments ! invisible suburbs ! skeleton treasuries ! blind capitals ! demonic industries ! spectral nations ! invincible madhouses ! granite cocks ! monstrous bombs !&lt;br class='autobr' /&gt;
They broke their backs lifting Moloch to Heaven ! Pavements, trees, radios, tons ! lifting the city to Heaven which exists and is everywhere about us !&lt;br class='autobr' /&gt;
Visions ! omens ! hallucinations ! miracles ! ecstasies ! gone down the American river !&lt;br class='autobr' /&gt;
Dreams ! adorations ! illuminations ! religions ! the whole boatload of sensitive bullshit !&lt;br class='autobr' /&gt;
Breakthroughs ! over the river ! flips and crucifixions ! gone down the flood ! Highs ! Epiphanies ! Despairs ! Ten years' animal screams and suicides ! Minds ! New loves ! Mad generation ! down on the rocks of Time !&lt;br class='autobr' /&gt;
Real holy laughter in the river ! They saw it all ! the wild eyes ! the holy yells ! They bade farewell ! They jumped off the roof ! to solitude ! waving ! carrying flowers ! Down to the river ! into the street !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;III&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carl Solomon ! I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you're madder than I am&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you must feel very strange&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you imitate the shade of my mother&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you've murdered your twelve secretaries&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you laugh at this invisible humor&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where we are great writers on the same dreadful typewriter&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where your condition has become serious and is reported on the radio&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where the faculties of the skull no longer admit the worms of the senses&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you drink the tea of the breasts of the spinsters of Utica&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you pun on the bodies of your nurses the harpies of the Bronx&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you scream in a straightjacket that you're losing the game of the actual pingpong of the abyss&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you bang on the catatonic piano the soul is innocent and immortal it should never die ungodly in an armed madhouse&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where fifty more shocks will never return your soul to its body again from its pilgrimage to a cross in the void&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you accuse your doctors of insanity and plot the Hebrew socialist revolution against the fascist national Golgotha&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where you will split the heavens of Long Island and resurrect your living human Jesus from the superhuman tomb&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where there are twentyfive thousand mad comrades all together singing the final stanzas of the Internationale&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where we hug and kiss the United States under our bedsheets the United States that coughs all night and won't let us sleep&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; where we wake up electrified out of the coma by our own souls' airplanes roaring over the roof they've come to drop angelic bombs the hospital illuminates itself imaginary walls collapse O skinny legions run outside O starry-spangled shock of mercy the eternal war is here O victory forget your underwear we're free&lt;br class='autobr' /&gt;
I'm with you in Rockland&lt;br class='autobr' /&gt; in my dreams you walk dripping from a sea-journey on the highway across America in tears to the door of my cottage in the Western night&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;San Francisco, 1955&#8212;1956&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tentative de traduction (en cours&#8230;) d'&#224; peu pr&#232;s l'&#233;dition bilingue fran&#231;ais-anglais, traduit par Robert Cordier et Jean-Jacques Lebel, Paris, Christian Bourgois, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Allen Ginsberg | Footnote to Howl</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
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		<dc:subject>_New-York</dc:subject>
		<dc:subject>Allen Ginsberg</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;comme un cri de ralliement&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/allen-ginsberg" rel="tag"&gt;Allen Ginsberg&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1943.jpg?1497703266' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comme un cri de ralliement&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy ! Holy !&lt;br class='autobr' /&gt;
The world is holy ! The soul is holy ! The skin is holy ! The nose is holy ! The tongue and cock and hand and asshole holy !&lt;br class='autobr' /&gt;
Everything is holy ! everybody's holy ! everywhere is holy ! everyday is in eternity ! Everyman's an angel !&lt;br class='autobr' /&gt;
The bum's as holy as the seraphim ! the madman is holy as you my soul are holy !&lt;br class='autobr' /&gt;
The typewriter is holy the poem is holy the voice is holy the hearers are holy the ecstasy is holy !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy Peter holy Allen holy Solomon holy Lucien holy Kerouac holy Huncke holy Burroughs holy Cassady holy the unknown buggered and suffering beggars holy the hideous human angels !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy my mother in the insane asylum ! Holy the cocks of the grandfathers of Kansas !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy the groaning saxophone ! Holy the bop apocalypse ! Holy the jazzbands marijuana hipsters peace peyote pipes &amp; drums !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy the solitudes of skyscrapers and pavements ! Holy the cafeterias filled with the millions ! Holy the mysterious rivers of tears under the streets ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Holy the lone juggernaut ! Holy the vast lamb of the middleclass ! Holy the crazy shepherds of rebellion ! Who digs Los Angeles IS Los Angeles !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy New York Holy San Francisco Holy Peoria &amp; Seattle Holy Paris Holy Tangiers Holy Moscow Holy Istanbul !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy time in eternity holy eternity in time holy the clocks in space holy the fourth dimension holy the fifth International holy the Angel in Moloch ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Holy the sea holy the desert holy the railroad holy the locomotive holy the visions holy the hallucinations holy the miracles holy the eyeball holy the abyss ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Holy forgiveness ! mercy ! charity ! faith ! Holy ! Ours ! bodies ! suffering ! magnanimity !&lt;br class='autobr' /&gt;
Holy the supernatural extra brilliant intelligent kindness of the soul ! &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/big&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Berkeley 1955&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe width=&#034;853&#034; height=&#034;480&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/v0hRSCzUcio?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Henri Michaux | &#171; Contre ! &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Henri Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_commune</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans le noir nous verrons clair, mes fr&#232;res.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_henri-michaux" rel="tag"&gt;_Henri Michaux&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_pages" rel="tag"&gt;_pages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_commune" rel="tag"&gt;_commune&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1919.jpg?1494444504' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Ces jours o&#249; on s'enfonce, on cherche des alli&#233;s, des forces et du courage ; et on trouve parfois tout cela et plus encore sur quelques pages rageuses, terribles et douces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[/&lt;i&gt;(image : ciel au commencement des calanques, hier soir)&lt;/i&gt;/]&lt;/p&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;Henri Michaux, &lt;i&gt;Contre !&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je vous construirai une ville avec des loques, moi !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous construirai sans plan et sans ciment&lt;br class='autobr' /&gt;
Un &#233;difice que vous ne d&#233;truirez pas,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et qu'une esp&#232;ce d'&#233;vidence &#233;cumante&lt;br class='autobr' /&gt;
Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et au nez gel&#233; de tous vos Parth&#233;nons, vos arts arabes, et de vos Mings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec de la fum&#233;e, avec de la dilution de brouillard&lt;br class='autobr' /&gt;
Et du son de peau de tambour,&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous assoirai des forteresses &#233;crasantes et superbes,&lt;br class='autobr' /&gt;
Des forteresses faites exclusivement de remous et de secousses,&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre lesquelles votre ordre multimill&#233;naire et votre g&#233;om&#233;trie&lt;br class='autobr' /&gt;
Tomberont en fadaises et galimatias et poussi&#232;re de sable sans raison.&lt;br class='autobr' /&gt;
Glas ! Glas ! Glas sur vous tous, n&#233;ant sur les vivants !&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui ! Je crois en Dieu ! Certes, il n'en sait rien !&lt;br class='autobr' /&gt;
Foi, semelle inusable pour qui n'avance pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh ! Monde, monde &#233;trangl&#233;, ventre froid !&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me pas symbole, mais n&#233;ant, je contre, je contre,&lt;br class='autobr' /&gt;
Je contre et te gave de chiens crev&#233;s,&lt;br class='autobr' /&gt;
En tonnes, vous m'entendez, en tonnes, je vous arracherai ce que vous m'avez refus&#233; en grammes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le venin du serpent est son fid&#232;le compagnon,&lt;br class='autobr' /&gt;
Fid&#232;le, et il l'estime &#224; sa juste valeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr&#232;res, mes fr&#232;res damn&#233;s, suivez-moi avec confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les dents du loup ne l&#226;chent pas le loup.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la chair du mouton qui l&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le noir nous verrons clair, mes fr&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le labyrinthe nous trouverons la voie droite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Carcasse, o&#249; est ta place ici, g&#234;neuse, pisseuse, pot cass&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Poulie g&#233;missante, comme tu vas sentir les cordages tendus des quatre mondes !&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme je vais t'&#233;carteler !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix | entre les toits, les draps d&#233;faits de la ville</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/photos-videos-images/photographies-fixer-les-vertiges/article/aix-entre-les-toits-les-draps-defaits-de-la-ville</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/photos-videos-images/photographies-fixer-les-vertiges/article/aix-entre-les-toits-les-draps-defaits-de-la-ville</guid>
		<dc:date>2016-08-24T12:56:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_photographies</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>_Andr&#233; Breton</dc:subject>
		<dc:subject>_Ren&#233; Char</dc:subject>
		<dc:subject>_Aix-en-Provence</dc:subject>
		<dc:subject>_amour</dc:subject>
		<dc:subject>_Paul &#201;luard</dc:subject>
		<dc:subject>_toits</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[/Ce toit tranquille, o&#249; marchent des colombes, entre les pins palpite, entre les tombes Paul Val&#233;ry, Le cimeti&#232;re marin /] &lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; vient l'appel quand, de la fen&#234;tre, on a vue sur les toits ? Cette chance qu'on &#233;prouve quand on vit aupr&#232;s de cette vue : d'o&#249; vient qu'on l'&#233;prouve comme un privil&#232;ge secret, un peu comme un sacril&#232;ge arrach&#233; aux foules ? &lt;br class='autobr' /&gt;
On surprend cette chance parfois chez d'autres : depuis Aix par exemple, cette chambre avec vue sur les collines, le ciel : et sur la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/photos-videos-images/photographies-fixer-les-vertiges/" rel="directory"&gt;PHOTOGRAPHIES | fixer les vertiges&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_photographies" rel="tag"&gt;_photographies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_desir-demeure-desir" rel="tag"&gt;_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_andre-breton" rel="tag"&gt;_Andr&#233; Breton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_rene-char" rel="tag"&gt;_Ren&#233; Char&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_aix-en-provence" rel="tag"&gt;_Aix-en-Provence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_amour" rel="tag"&gt;_amour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_paul-eluard" rel="tag"&gt;_Paul &#201;luard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_toits" rel="tag"&gt;_toits&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1804.jpg?1472043511' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1804.jpg?1472043518&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/Ce toit tranquille, o&#249; marchent des colombes, entre les pins palpite, entre les tombes&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Val&#233;ry, &lt;i&gt;Le cimeti&#232;re marin&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;/]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; vient l'appel quand, de la fen&#234;tre, on a vue sur les toits ? Cette chance qu'on &#233;prouve quand on vit aupr&#232;s de cette vue : d'o&#249; vient qu'on l'&#233;prouve comme un privil&#232;ge secret, un peu comme un sacril&#232;ge arrach&#233; aux foules ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On surprend cette chance parfois chez d'autres : depuis Aix par exemple, cette chambre avec vue sur les collines, le ciel : et sur la ville. Ou depuis Paris, immense : mais c'est un r&#234;ve, un d&#233;sir jusqu'&#224; l'horizon du petit jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les toits, l'oc&#233;an de la ville, ces vagues de toits qui ondulent avec le soleil : cette lumi&#232;re jamais la m&#234;me. Et les histoires qu'on devine sous les toits tendus comme des draps : les drames et les amours d&#233;vor&#233;s sous les cris, l'ennui simple des vies ravag&#233;es ou apais&#233;es. Face aux toits, le r&#234;ve puise au r&#233;el sa force de forer plus loin encore dans les vies. Face aux toits, on est comme arrach&#233; au temps et &#224; la ville : on est celui qui &#233;trangement leur donne sens. C'est le contraire du po&#232;me de Baudelaire : l'homme qui marche dans la ville et observe ce qui remue derri&#232;re les fen&#234;tres. Ici, on a vu sur l'homme qui marche et sur les fen&#234;tres : et personne ne nous voit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y a tant de d&#233;sir, face &#224; ces toits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit la neige tomber et l'aube, et la nuit. La pluie tout ensevelir ; et le jour tout soulever. On devine les ombres des corps &#224; travers des rideaux transparents : nus sans doute, comment le savoir ? Alors nus. On scrute sous ces ombres, d'autres ombres qui pourraient les rejoindre. Et les draps flottent : appellent plut&#244;t que s&#233;parent. Rideau entre nous et ce th&#233;&#226;tre : on r&#234;ve, on d&#233;lire. On voit ce que personne ne verra jamais. L'appel est l&#224; : on veille, et c'est semblable aux r&#234;ves. Devant ces toits, comment dormir. Combien de nuits blanches faudrait-il pour apaiser le d&#233;sir ? Elles ne sont pas n&#233;es, ces nuits. On mourra bien avant elles. Le r&#234;ve dans nos veilles continuera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'image d'une vie possible : entre nos mains une tasse de th&#233; br&#251;lant, accoud&#233; devant les toits, d&#233;vorer des yeux la sauvagerie douce de la ville livr&#233;e ainsi la peau nue : et demeur&#233; invisible en ses entrailles. Devant ce seul spectacle valable : rester immobile dans le cr&#233;puscule ou le jour plein de midi, regarder les toits et la lumi&#232;re, boire lentement le th&#233; noir toute la nuit. Ou se r&#233;veiller d&#232;s l'aube pour en surprendre la gr&#226;ce abandonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drap d&#233;fait derri&#232;re moi, et jusque dans l'aurore des choses, &#234;tre &lt;a href=&#034;https://www.maulpoix.net/amour.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; la fois&lt;/a&gt; l'amour et la po&#233;sie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;La po&#233;sie se fait dans un lit comme l'amour / Ses draps d&#233;faits sont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce titre d'un recueil oubli&#233; de Ren&#233; Char : &lt;i&gt;Fen&#234;tres dormantes et porte sur le toit&lt;/i&gt;. Y penser, l'oublier sur le lit, et regarder ces toits comme une autre vie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt; [/Voir le silence, lui donner un baiser sur les l&#232;vres &lt;br class='autobr' /&gt;
et les toits de la ville seront de beaux oiseaux m&#233;lancoliques, &lt;br class='autobr' /&gt;
aux ailes d&#233;charn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Eluard, 'Sans titre', &lt;i&gt;Capital de la douleur&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;/]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4928 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.01.jpg?1472041981' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4930 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.17.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4932 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.21.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_18.44.21.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt; [/J'ai la beaut&#233; facile et c'est heureux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je glisse sur les toits des vents &lt;br class='autobr' /&gt;
Je glisse sur le toit des mers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Eluard, 'La Parole', &lt;i&gt;Capital de la douleur&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;/]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4935 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.50.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.50.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4936 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.52.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.52.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4939 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.59.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-19_20.30.59.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt; [/Quand notre ciel se fermera, Ce soir&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand notre ciel se resoudra, Ce soir&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les cimes de notre ciel, Se rejoindront&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma maison aura un toit, Ce soir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Eluard, 'Notre temps'/] &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4940 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.40.56.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.40.56.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4942 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.41.01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.41.01.jpg?1472041982' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4943 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.41.08.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-20_21.41.08.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;[/Au sud, dans une anse, &lt;br class='autobr' /&gt;
l'amour secoue ses cheveux remplis d'ombre &lt;br class='autobr' /&gt;
et c'est un bateau propice qui circule sur les toits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Breton, &lt;i&gt;Poisson soluble&lt;/i&gt; /]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4944 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.45.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.45.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.48.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.48.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.52.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.33.52.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.34.01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.34.01.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_4951 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.34.02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2016-08-21_10.34.02.jpg?1472041983' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;La po&#233;sie se fait dans un lit comme l'amour / Ses draps d&#233;faits sont l'aurore des choses.&#034; Breton&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Ville &#233;crite | Au-del&#224; des possibilit&#233;s &amp; des joies de mon esprit</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-ville-ecrite/article/la-ville-ecrite-au-dela-des-possibilites-des-joies-de-mon-esprit</link>
		<guid isPermaLink="true">http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-ville-ecrite/article/la-ville-ecrite-au-dela-des-possibilites-des-joies-de-mon-esprit</guid>
		<dc:date>2015-04-30T08:18:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_La ville &#233;crite</dc:subject>
		<dc:subject>_morsures</dc:subject>
		<dc:subject>_ville</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>_lune</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le temps du r&#234;ve&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-ville-ecrite/" rel="directory"&gt;La ville &#233;crite&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_la-ville-ecrite" rel="tag"&gt;_La ville &#233;crite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_morsures" rel="tag"&gt;_morsures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ville" rel="tag"&gt;_ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lune" rel="tag"&gt;_lune&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1543.png?1487060684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='76' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;La ville &#233;crite : r&#233;cit de la ville comme elle s'&#233;crit &#224; la surface de ses murs &lt;br /&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article1246&#034;&gt;le projet&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; et &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique60&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'ensemble des textes&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;Quartier du Panier &#8211; cri aval&#233; par le mur.&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;big&gt;
Au-del&#224; des possibilit&#233;s &amp; des joies de mon esprit, je ne&lt;br/&gt; crains ni l'apparition des 3 lunes ; le temps du r&#234;ve. Elle&lt;br/&gt; s'avan&#231;ait vers les LEOS CLIGNOTANT, sur LES RYTHMES SUAVES &lt;br/&gt;
&amp; ENTREPRENANTS DES CHAMPS DE FLEURS. Happ&#233;e &lt;br/&gt;
par les volutes c&#233;lestes, la pluie d&#233;chargeait &lt;br/&gt;
son amertume &amp; sa coutume. Du BON son dans ses&lt;br/&gt; oreilles, du groove, encore. Let motiv', encore &lt;br/&gt;
et encore, des doigts et des voix, sans foie ni &lt;br/&gt;
loi. Dans la lumi&#232;re, toujours la faille, &lt;br/&gt;&lt;div class='spip_document_3787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH669/2015-04-29_20.07.50-e517f.jpg?1769973964' width='500' height='669' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;la libert&#233;. Puis un lien de soie [&#8230;]&lt;br/&gt;
mains. Ils ne le soulevaient [&#8230;]&lt;br/&gt;
il repense &#224; sa vie, la [&#8230;]&lt;br/&gt;
son p&#232;re lui a jet&#233; [&#8230;]&lt;br/&gt;
tomettes en tomettes, lui [&#8230;]&lt;br/&gt;
pierre. Et c'est ainsi que [&#8230;]&lt;br/&gt;
1er fois, 1 caillou [&#8230;]&lt;br/&gt;
fer. Un pas apr&#232;s [&#8230;]&lt;br/&gt;
cailloux. Pierre. Elle [&#8230;]&lt;br/&gt;
jour, je serai [&#8230;]&lt;br/&gt;
sur le [&#8230;]&lt;br/&gt;
de lui, oui [&#8230;]&lt;br/&gt;
[&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2015-04-29_20.07.55.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2015-04-29_20.07.55.jpg?1430381223' width='500' height='669' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a des impasses qui sont [&#8230;]&lt;br/&gt;
des sorties. Petites souries [&#8230;]&lt;br/&gt;
Pourtant,&lt;br/&gt;
non loin de l&#224;, le [&#8230;]&lt;br/&gt;
le noyau, le noyau du &lt;br/&gt;
centre du rien du tout. [&#8230;]&lt;br/&gt;
de ton quotidien, aussi est [&#8230;] &lt;br/&gt;
cet appel hormonal qui te [&#8230;]&lt;br/&gt;
les ann&#233;es de la maturit&#233;. [&#8230;]&lt;br/&gt;
hormones ! ha ! Et si nous, [&#8230;]&lt;br/&gt;
qu'on na&#238;t, qu'on est ! Tous dans &lt;br/&gt;
un m&#234;me un monde, sur une m&#234;me&lt;br/&gt;
Terre, dans une m&#234;me galaxie !&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/big&gt;
&lt;div class='spip_document_3789 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2015-04-29_20.08.01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2015-04-29_20.08.01.jpg?1430381224' width='500' height='669' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Georges Bataille, entretien 1951 | L'intensit&#233; #4</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/eblouissements-bataille/article/georges-bataille-entretien-1951-l-intensite-4</link>
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		<dc:date>2015-04-27T17:46:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_deuil</dc:subject>
		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_Georges_Bataille</dc:subject>
		<dc:subject>_intensit&#233; &amp; &#233;clats</dc:subject>
		<dc:subject>_contre-jour</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le pire des gribouilles&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/eblouissements-bataille/" rel="directory"&gt;&#201;blouissements Bataille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_deuil" rel="tag"&gt;_deuil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vies" rel="tag"&gt;_vies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_georges_bataille" rel="tag"&gt;_Georges_Bataille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_intensite-eclats" rel="tag"&gt;_intensit&#233; &amp; &#233;clats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_contre-jour" rel="tag"&gt;_contre-jour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1518.jpg?1430156781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;CENTER&gt;&lt;SMALL&gt;Projet &lt;i&gt;&#201;blouissements Bataille&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; page &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique109&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sommaire de la rubrique&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/SMALL&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;i&gt;&#201;mission de l'ORTF lors de laquelle Bataille s'entretient avec diff&#233;rents intellectuels : Emmanuel Berl, Maurice Clavel, Catherine Gris, Jean Guyot, le Dr. Martin et Jean-Pierre Morph&#233;. &#201;mission d'Andr&#233; Gillois (20 mai 1951).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Partie 4 : &#034;l'intensit&#233; des sensations&#034; &#8212; &#034;&#233;crire se rapproche le plus de la suppression du but&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_7528 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-7528 &#034; data-id=&#034;a4366e7e6c3d253a9f6f48da6850dcae&#034; src=&#034;IMG/mp3/bataille05.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript16131131869ddbc8ba3a2c7.96536025&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzcyNzk1ODQwJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NzI3OTU4NDAnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le bonheur pour vous, le bonheur le plus grand, para&#238;t &#234;tre en rapport avec la plus grande intensit&#233; des sensations per&#231;ues. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement. L'intensit&#233; des sensations est pr&#233;cis&#233;ment ce qui d&#233;truit l'ordre. Et je ne crois pas que cela ait d'autre int&#233;r&#234;t. Il est essentiel, pour les hommes d'arriver &#224; d&#233;truire, en somme, cette &lt;i&gt;servilit&#233;&lt;/i&gt; &#224; laquelle ils sont tenus du fait qu'ils ont &#233;difi&#233; &lt;i&gt;leur&lt;/i&gt; monde, le monde humain, monde auquel je &lt;i&gt;tiens&lt;/i&gt;, d'o&#249; je tiens la &lt;i&gt;vie&lt;/i&gt;, mais qui tout de m&#234;me porte avec lui une sorte de charge, quelque chose d'infiniment &lt;i&gt;pesant&lt;/i&gt;, qui se retrouve dans toutes nos angoisses, et qui doit &#234;tre &lt;i&gt;lev&#233;&lt;/i&gt; d'une certaine fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous avez tout de m&#234;me prononc&#233; le mot de sensation. Sensation, cela correspond &#224; quelque chose qui est per&#231;u de mani&#232;re biologique. Qu'il y ait en dernier ressort une perception endo-psychique, d'accord, mais il y a tout de m&#234;me &#224; l'extr&#233;mit&#233; de cette cha&#238;ne, il y a primitivement quelque chose de biologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis souvent port&#233; &#224; croire que cela n'a pas d'importance. Mais l&#224; je simplifie. Je simplifie d'une fa&#231;on dont j'ai peut-&#234;tre le droit, mais dans des conditions lointaines. En fait, je pr&#233;f&#232;re entendre une sonate, que si on me tirait un coup de canon dans l'oreille. L'intensit&#233; est cependant plus grande, si on me fait un bruit &#233;norme dans l'oreille, comme cela, expr&#232;s pour m'emb&#234;ter. Il me semble qu'on peut dire ceci : l'intensit&#233; des sensations vaut &#224; la condition qu'on puisse la supporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi &#233;crivez-vous ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, c'est ce que je sais le mieux, et c'est ce que je puis le plus difficilement dire. Je pourrais r&#233;pondre simplement ceci : c'est ce qui ressemble le plus &#224; l'absence de but. &#201;crire, malgr&#233; tout, bien que lorsque j'aligne des phrases, j'ai un but, j'ai toujours un plan, je sais ce que je vais dire, ou &#224; peu pr&#232;s, mais tout de m&#234;me, je n'&#233;cris jamais que pour supprimer le but, et c'est toujours un plaidoyer, un plaidoyer &lt;i&gt;moral&lt;/i&gt;, pour la suppression du but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est ce que Kant appelle la finalit&#233; sans fin, dans l'&#339;uvre d'art. La suppression expresse du but d&#233;termin&#233;. Le libre jeu des facult&#233;s sans autre but qu'elles m&#234;mes pr&#233;cis&#233;ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela. C'est l'aspect kantien, vous avez raison de le souligner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous disiez que ce qui vous pla&#238;t le plus, c'&#233;tait les sensations les plus intenses, mais il faut peut-&#234;tre que vous fassiez un choix entre ces sensations les plus intenses, exactement comme vous l'avez fait entre la sonate et le coup de canon, que vous raccordiez peut-&#234;tre cela avec ce que vous avez dit sur Sainte Th&#233;r&#232;se et Saint Jean, et est-ce que vous ne finiriez par d&#233;couvrir que dans ces sensations les plus intenses, ce n'est peut-&#234;tre ni le c&#244;t&#233; tellement intense ni le c&#244;t&#233; tellement sensuel qui vous pla&#238;t le plus. Est-ce que vous ne vous trompez pas sur vous m&#234;me ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vrai dire, en ce qui concerne Saint Jean de La Croix, ou Sainte Th&#233;r&#232;se, que j'ai cit&#233; comme exemples, bien qu'il s'agisse d'exp&#233;riences assez lointaines de celles que j'ai pu avoir, je pourrai dire ceci : l'intensit&#233; est plut&#244;t une aide, dans la voie qui m&#232;ne &#224; une sorte de ravissement, dans la mesure pr&#233;cis&#233;ment o&#249; l'intensit&#233; d&#233;truit. Mais ce qui rend les choses difficiles, c'est qu'il faut toujours une intensit&#233; &lt;i&gt;supportable&lt;/i&gt;, et que d'autre part, le travail de l'esprit, et pas seulement le jeu des sensations, a une importance consid&#233;rable &#224; ce moment l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il y a donc quelque chose ici de spirituel&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spirituel dans le sens de la totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Est-ce que vous ne cherchez pas autrement dit une sorte d'absolu concr&#232;tement v&#233;cu ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mais n'est-ce pas un but, cela ?!&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous lisez un jour tels de mes &#233;crits, vous verrez qu'une grande partie de ma r&#233;flexion est consacr&#233; &#224; la critique que vous venez de soulever. C'est pr&#233;cis&#233;ment que, si je me mets dans l'&#233;tat d'esprit de quelqu'un qui recherche un ravissement comme le faisait Saint Jean de La Croix, aussit&#244;t je dois me dire : h&#233; bien mais &#231;a ne va pas, je suis en train de me proposer un but, qu'est-ce que je fais ? mais je suis d&#233;cid&#233;ment le pire des gribouilles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Saint Jean de La Croix ne cherchait pas &#224; ressembler Saint Jean de La Croix.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, mais il suivait une voie que d'autres saints avaient innov&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Non. Il t&#226;chait de trouver sa voie propre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors l&#224; vous abondez dans mon sens, parce que je crois que toujours dans ces cas-l&#224;, il y a d&#233;passement. On peut se proposer des buts, et on peut m&#234;me se propose de d&#233;passer ces buts. Mais c'est un fait qu'on garde la facult&#233; de sauter, et un &#233;lan consid&#233;rable peut &#234;tre r&#233;server &#224; travers ses p&#233;rip&#233;ties, ses obstacles et ses jeux de gribouilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mais c'est cet &#233;lan que vous cherchez quand vous parlez de l'intensit&#233; et de la sensation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, je le cherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Est-ce que vous acceptez ce terme vous qualifiant de mystique constitutionnel ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh !, bien, je fais des r&#233;serves, parce que je suis bien oblig&#233; de dire que ma philosophie est le contraire d'une mystique. Vous auriez raison, tout en me f&#226;chant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nadia Tueni | &#171; Crois-tu que la terre s'habitue &#224; tourner ? &#187;</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/anthologie-personnelle-pages/pages-arrachees/article/nadia-tueni-crois-tu-que-la-terre-s-habitue-a-tourner</link>
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		<dc:date>2013-12-03T09:05:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_Po&#235;sies</dc:subject>
		<dc:subject>_pages</dc:subject>
		<dc:subject>_lumi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>_Nadia Tueni</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;c'est le bruit du jour sur le pav&#233;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/anthologie-personnelle-pages/pages-arrachees/" rel="directory"&gt;Pages | Arrach&#233;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_histoires-histoire" rel="tag"&gt;_histoires &amp; Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_poesies" rel="tag"&gt;_Po&#235;sies&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1282.jpg?1386061476' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;Nadia Tueni, 'Po&#232;mes pour une histoire', in &lt;i&gt;Le Jardinier de la M&#233;moire&lt;/i&gt; (1972)&lt;/center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Po&#233;tesse libanaise d'expression fran&#231;aise, n&#233;e &#224; Batlin en 1935, morte &#224; Beyrouth, en 1983, Nadia Tueni est fille d'un diplomate et &#233;crivain d'origine druze et d'une m&#232;re fran&#231;aise &#8212; bilingue, elle se r&#233;clamait ainsi naturellement de deux cultures. Elle devient en 1967 la r&#233;dactrice litt&#233;raire au journal libanais de langue fran&#231;aise &lt;i&gt;Le Jour&lt;/i&gt; et a collabor&#233; &#224; diverses publications arabes et fran&#231;aises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir l'&#233;mission Pas la peine de crier, de Marie Richeux, sur France Culture, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Ils sont morts &#224; plusieurs&lt;br/&gt;
C'est &#224; dire chacun seul&lt;br/&gt;
Sur une m&#234;me potence qu'on nomme territoire&lt;br/&gt;
Leurs yeux argiles ou cendres emportent la montagne&lt;br/&gt;
En otage de vie.&lt;br/&gt;
Alors la nuit&lt;br/&gt;
La nuit jusqu'au matin&lt;br/&gt;
Puis de nouveau la mort&lt;br/&gt;
Et leur souffle dernier d&#233;pose dans l'espace la fin du mot.&lt;br/&gt;
Quatre soleils montent la garde pour emp&#234;cher&lt;br/&gt;
Le temps d'inventer une histoire.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont morts &#224; plusieurs&lt;br/&gt;
Sans se toucher&lt;br/&gt;
Sans fleur &#224; l'oreille&lt;br/&gt;
Sans faire expr&#232;s&lt;br/&gt;
Une voix tombe : c'est le bruit du jour sur le pav&#233;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crois-tu que la terre s'habitue &#224; tourner ?&lt;br/&gt;
Pour plus de pr&#233;cision ils sont morts &#224; plusieurs&lt;br/&gt;
Par besoin de mourir&lt;br/&gt;
Comme on ferme une porte lorsque le vent se l&#232;ve&lt;br/&gt;
Ou que la mer vous rentre par la bouche.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors&lt;br/&gt;
Ils sont bien morts ensemble&lt;br/&gt;
C'est-&#224;-dire chacun seul comme ils avaient v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;voir l'&#233;mission &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.franceculture.fr/emission-pas-la-peine-de-crier-public-55-le-live-carte-blanche-musicale-a-jean-baptiste-aubonnet-201&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pas la peine de crier&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de Marie Richeux, sur France Culture, du vendredi 30 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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