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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Babylone | Le livre</title>
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		<dc:date>2025-12-16T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Aux &#233;ditions de l'Arbre Vengeur, septembre 2025&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/v1-maisetti-babylone-couverture-maq012.jpg?1748359322' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Ce 12 septembre, para&#238;t aux &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt; un r&#233;cit autour de la ville de Babylone, ses rues, ses r&#234;ves, son nom et sa mal&#233;diction. La biographie d'une cit&#233; monstrueuse et de son ombre port&#233;e jusqu'&#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces pages ici, je d&#233;poserai le carnet de feuilles volantes qui m'a conduit &#224; raconter cette histoire. Ici, une premi&#232;re fa&#231;on de m'expliquer avec cette vie.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#201;CRIRE LA BIOGRAPHIE D'UNE VILLE &#187;&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;crit une vie du dramaturge Bernard-Marie Kolt&#232;s, puis celle de Saint-Just, l'Archange de la R&#233;volution, et d'Etienne Br&#251;l&#233;, premier coureur de bois des Am&#233;riques &#8212; chacun d'eux en qu&#234;te du lieu et de la formule capables de rendre habitable ce monde dans le d&#233;sir d'abord de le nommer autrement &#8212;, il fallait fatalement que ce monde lui-m&#234;me se dresse et se ramasse dans le nom d'une ville : une ville-monde o&#249; se serait jou&#233;e l'Histoire en entier, ville qui fut pour cela glorieuse et maudite, avant d'&#234;tre oubli&#233;e, et dont il ne reste plus rien que son nom, Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire une biographie de Babylone donc, et l'&#233;crire dans l'oubli que cette ville a laiss&#233;, oubli dans quoi ses l&#233;gendes ont pris forme. Car avec ce nom, Babylone, se l&#232;ve bien autre chose que la ville historique, mais des images et des histoires, ce qui exc&#232;de le r&#233;el : l'id&#233;e de splendeur et de d&#233;cadence, la puissance, la gloire et le chaos, l'ordre atroce et la confusion, la volont&#233; de mettre le monde sous sa coupe et le m&#233;lange des langues, la putain biblique et le pur d&#233;sir d'Orient. Une ville absolue dans la mesure o&#249; Babylone est un mythe absolu. Alexandre la choisit pour capitale du monde ; c'est l&#224; qu'il trouva la mort. De la Ziggurat de Babylone, centre rituel et politique, est na&#238;t une image, la Tour de Babel, fable sacr&#233;e d&#233;positaire d'une th&#233;orie du langage. Quant aux fameux Jardins suspendus, elles sont la seule merveille du monde qui est fictive. Pourquoi ? D&#233;cid&#233;ment, Babylone est autant une ville qu'un texte satur&#233; d'images, et c'est seulement en l'&#233;crivant tel qu'on pourrait s'en saisir et mieux voir que nous marchons encore dans ces maudites rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la cit&#233; imp&#233;riale de la Basse-M&#233;sopotamie, l'une des premi&#232;res m&#233;galopoles du monde, a largement disparu non pas seulement recouverte par le d&#233;sert d'Irak, mais par sa l&#233;gende, celle d'une ville abominable et abomin&#233;e. Et sous cette abomination se dit celle que l'on voue &#224; l'&#233;gard de toute domination : Babylone comme insulte jet&#233;e sur toute puissance r&#233;gissant l'ordre du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#234;ver arch&#233;ologue donc, des mythes et des histoires, mais &#224; mesure que s'&#233;poussettent ces images en ruines, apparaissent d'autres ruines, plus friables peut-&#234;tre, mais plus tangibles, m&#234;me si largement illisibles, &#233;crites dans la langue de Sumer et d'Akkad et le cun&#233;iforme brutal, inscrivant le nom des rois et leurs r&#234;ves dont certains prirent corps dans de v&#233;ridiques massacres, et sous les vo&#251;tes de r&#233;els palais donnant sur des ruelles v&#233;ritables o&#249; vivaient et mourraient des foules semblablement r&#233;elles que nous. Qu'en reste-t-il ? Nous, quelque chose de nous que nous ne savons pas nommer, cet oubli dont nous sommes faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette biographie voudrait tenir ensemble le r&#233;cit de la ville historique avec son mythe qui l'a effac&#233;, le second proc&#233;dant du premier comme l'&#233;criture de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone. Par cette ville et ce nom furent invent&#233;s, comme d'un seul et m&#234;me geste, la ville, l'&#233;criture et les dieux. Comme si la ville, l'&#233;criture et les dieux &#233;taient une seule et m&#234;me chose d'argile et qu'elle s'appelait Babylone. On inventa donc la ville et l'&#233;criture et les dieux pour une m&#234;me raison peut-&#234;tre, qu'on ignore &#8212; &#233;tait-ce pour conjurer l'oubli ? Sauf que l'Histoire qui na&#238;t aussi dans cette encoche que fut l'art d'&#233;crire ne racontera plus que des histoires de destruction, de rois renvers&#233;s, de peuples disparus ou de langues perdues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la dire d&#232;s lors ? Aller &#224; sa source, bien s&#251;r, entre Tigre et Euphrate, t&#226;cher de voir comment Babylone fut &#233;rig&#233;e, suivre les intrigues de cour et les mises au pas des soul&#232;vements, suivre la chronique des conqu&#234;tes et des d&#233;sastres, lever les noms de Sargon d'Akkad le Grand, d'Hammurabi et d'Alexandre qui ne l'&#233;taient pas moins, et entre ces noms, faire courir celui de Gilgamesh &#8212; et raconter l'ahurissante aventure de l'&#233;criture, son invention plus de trois mille av. J.-C., et son oubli pendant des si&#232;cles, avant son d&#233;chiffrage au milieu du XIXe s. Voir comment Babylone est devenue autre chose qu'elle, une injure donc, autant qu'une hantise. Moins une ville qu'un texte o&#249; se lisent en miroir tous les textes dans toutes les langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi elle porte toutes les villes dans son ventre : et c'est pourquoi elle fut tant maudite d&#232;s sa naissance et jusqu'apr&#232;s sa mort, aujourd'hui : il suffit de regarder autour de nous. C'est que Babylone, bien apr&#232;s la mort de la ville, n'est pas morte : la preuve. On en esp&#232;re encore la chute et elle tient d&#233;sesp&#233;r&#233;ment debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette biographie n'&#233;crirait donc pas la ville de sa naissance &#224; sa mort, mais l'histoire de la fa&#231;on dont cette vie est parvenue jusqu'&#224; nous et n'en finit pas de ne pas mourir. Loin d'&#234;tre un livre d'Histoire, il est un r&#233;cit d&#233;sirant lire dans cette ville qui n'a pas cess&#233; de tomber, sous les armes ou dans les insultes, le texte de notre appartenance. Ce serait donc l'impossible biographie d'une ville qui n'existe que dans la prolif&#233;ration de ses histoires et l'&#233;clatement des l&#233;gendes qui ont donn&#233; naissance &#224; notre monde. Ce livre raconte ainsi surtout la ville qui n'est plus, et dont l'absence a rendu possible sa r&#233;&#233;criture infinie dans les marges du savoir et de l'imaginaire. Babylone, n&#233;e de l'&#233;criture, est ainsi vou&#233;e &#224; &#234;tre livr&#233;e apr&#232;s sa mort &#224; l'&#233;criture, autant dire au d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps apr&#232;s l'abandon de son site, on continuait toujours de recourir &#224; ce nom, Babylone, pour d&#233;signer bien autre chose, mais quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais voulu r&#233;pondre &#224; cette question, depuis le r&#233;cit de sa naissance, traquant les soubresauts v&#233;ritables de cette ville qui se trouve quelque part encore sous les dunes d'Irak dans lesquelles l'ont tant cherch&#233; en vain les explorateurs qui n'y ont trouv&#233; que des fragments de tablettes, des ruines, du sable et leur mort, jusqu'&#224; ses chutes innombrables, mais en partant aussi &#224; la recherche des images qu'elle nous a laiss&#233;es, pour arracher &#224; ces dunes et &#224; nos propres r&#234;ves ce nom qui demeure encore, Babylone, o&#249; vivent les histoires qu'elle poss&#232;de encore, dans l'espoir que, si le pass&#233; nous donne de nos nouvelles, Babylone soit notre messag&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque chaque &#233;poque r&#234;ve la suivante, suivant le mot de Michelet, sans doute est-il utile aujourd'hui de mieux percevoir de quel cauchemar nous sommes issus pour mieux voir celui qui nous enveloppe et mieux s'armer de patience pour conjurer ses mal&#233;dictions &#8212; et que tombe Babylone pour que se l&#232;vent d'autres mondes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15496 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/pdf/de_pliant-babylone.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 650.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-05-27_a_22.29_08.png?1748399373' width='500' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Document de pr&#233;sentation &#8226; PDF
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Babylone | Une rencontre &#224; Ombres Blanches</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Enregistrement du 26 novembre 2025&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/img_8413.jpg?1765787914' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/img_8415.jpg?1765787920&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/ps:/www.ombres-blanches.fr/post/7759/arnaud-maisetti' class=&#034;spip_out&#034;&gt;mercredi 26 novembre, &#224; 18h&lt;/a&gt;, &#224; la librairie Ombres Blanches de Toulouse, une heure pour revenir sur le livre, ce qu'il explore : la ville, ses vertiges, ses gestes de m&#233;moire et d'oubli &#8212; lieu d'invention des dieux et de l'&#233;criture, de leurs ombres aussi, ce geste ancien par lequel le monde, pour la premi&#232;re fois, s'est cherch&#233; une m&#233;moire sur l'argile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque livre na&#238;t peut-&#234;tre encore dans l'ombre port&#233;e des tablettes de Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureux, et reconnaissant, de pouvoir en parler &#224; Ombres Blanches, qui nous est &#224; beaucoup si pr&#233;cieux, o&#249; ces ombres parfois se rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s la rencontre, la librairie a mis en ligne l'enregistrement audio de cet &#233;change. Merci renouvel&#233; &#224; Nicolas Viv&#232;s pour l'invitation et l'&#233;change, et &#224; celles et ceux qui &#233;taient pr&#233;sents, pour l'attention partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fichier est disponible ici, dans le cadre des &lt;a href=&#034;https://www.ombres-blanches.fr/post/7928/arnaud-maisetti&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;podcasts d'Ombres Blanches&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe name=&#034;Ausha Podcast Player&#034; frameborder=&#034;0&#034; loading=&#034;lazy&#034; id=&#034;ausha-7APD&#034; height=&#034;220&#034; style=&#034;border: none; width:100%; height:220px&#034; src=&#034;https://player.ausha.co/?podcastId=OmePNHW41lmM&amp;v=3&amp;playerId=ausha-7APD&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script src=&#034;https://player.ausha.co/ausha-player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_16601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8411-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8411-2.jpg?1765787871' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Babylone | Une lecture de Fran&#231;ois Bon</title>
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		<dc:date>2025-10-05T19:12:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Babylone Biographie&lt;/i&gt;, dans les carnets YT du Tiers Livre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-10-05_a_21.11_52.png?1759691570' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-10-05_a_21_12.00.png?1759691574&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/1FX8YzLCnM4?si=hjvaHGHvddJW-_Zo&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Une rencontre &#224; MiMa</title>
		<link>http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-une-rencontre-a-la-librairie-mima-de-marseille</link>
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		<dc:date>2025-09-24T20:16:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le vendredi 26 septembre &#224; 19h&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/photo-mima-4-librairie-mima-scaled.jpg?1758745012' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/photo-mima-5-librairie-mima-scaled.jpg?1758745016&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La jeune librairie MiMa, qui surmonte la mer &#224; la Madrague de Montredon, m'accueille, ce vendredi 26 septembre, pour pr&#233;senter &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt; &#8212; l'autre nom de Marseille, peut-&#234;tre (ou est-ce l'inverse ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera &#224; 19h, et grand merci &#224; Pauline, Cl&#233;ment et H&#233;lo&#239;se, pour la proposition, et l'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la page IG de la &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/librairiemima/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;librairie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'adresse : 52 Av. de la Madrague de Montredon, 13008 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_5571-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_5571-2.jpg?1758744949' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Babylone | Premi&#232;res pages</title>
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		<dc:date>2025-09-10T19:21:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Pour feuilleter&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/birs-nimrood.jpg?1757532082' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques jours para&#238;t &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;, un r&#233;cit, &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;pose ici les premi&#232;res pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Et en l&#233;gende, ce tableau de Robert Ker Porter dont l'image longtemps fut accroch&#233;e &#224; la table de travail, et en fond d'&#233;cran de l'ordinateur sur quoi je m'acharnais &#8212; R. K. Porter fut l'un des premiers peintres, au d&#233;but du XIX&#7497; si&#232;cle, &#224; rapporter du Levant des vues de quelques cit&#233;es disparues dont les ruines laissaient voir ce qu'elles &#233;taient, ce qu'elles auraient pu &#234;tre et ce que nous serons. La Ziggourat foudroy&#233;e de Borsippa, sur le site de l'actuel Birs Nimrud, ne pouvait &#234;tre que la tour de Babel puisque dans les r&#234;ves, elle avait cette forme : et qu'elle &#233;tait foudroy&#233;e aussi. Mais Babylone est &#224; une journ&#233;e de marche au nord-est. On ne savait pas que la foudre vient du r&#234;ve lui-m&#234;me. J'ai longtemps regard&#233; cette image comme Porter a regard&#233; les ruines de Babylone, qui les a pris pour d'autres. Mais il avait raison, le peintre : la preuve : il nous a peints en bas de l'image, de dos, mal assis sur un cheval &#233;puis&#233;, et regardant ce qu'on ne verra jamais.)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;C&#232;de, assieds-toi dans la poussi&#232;re&lt;br&gt;
Fille vierge de Babel,&lt;br&gt;
Sans ton tr&#244;ne, &#224; m&#234;me la terre,&lt;br&gt;
Babylone, fille des Chald&#233;ens,&lt;br&gt;
On ne t'appellera plus longtemps&lt;br&gt;
&#171; Ma douce, ma tendre &#187; &#8212;&lt;br&gt;
Prends ta meule &#224; bras, mouds le grain,&lt;br&gt;
D&#233;voile-toi&lt;br&gt;
Trousse ta robe, d&#233;voile tes jambes,&lt;br&gt;
Passe les fleuves &#8212;&lt;br&gt;
Ton sexe, il sera d&#233;voil&#233;&lt;br&gt;
Et ta honte exhib&#233;e &#8212;&lt;br&gt;
Je me venge et nul ne m'arr&#234;te.&lt;br&gt;
&lt;br/&gt;
Isa&#239;e, 47 : 1&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Histoire commence &#224; Babylone&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire commence &#224; Babylone o&#249; tout s'est achev&#233;. Souviens-toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici. Mais ici o&#249; Babylone s'est &#233;tendue de tout son long rue apr&#232;s rue, temple apr&#232;s temple pour r&#233;pandre la splendeur de ses faubourgs et son ombre sur toutes choses jusqu'&#224; nous, il n'y eut longtemps rien sous le ciel que de la terre vide attendant ce qui allait l'accomplir : tout commence ici et nous sommes avant. Nous sommes au premier jour, face &#224; la terre lorsqu'elle n'&#233;tait que ce d&#233;sert qu'elle redeviendra aux derniers jours, oui, avant. Car s'il faut lire le monde, consid&#233;rons d'abord la page blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le soleil s'est lev&#233; pour la premi&#232;re fois, il s'est dress&#233; sur un paysage sans ombre et sans fin. Babylone n'avait pas encore de nom, d'histoire ni de m&#233;moire, seulement devant elle un peu de temps pour devenir Babylone, du temps et un lieu o&#249; ici elle endossera son nom, ce nom qui prend appui sur le vide premier qui la fonde aussi, Babylone de tous les temps et pour toutes les fins, Babylone &#8212; ville qui les contient toutes dans laquelle aujourd'hui nous allons du matin au soir cern&#233;s, &#233;puis&#233;s et vaincus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions pas encore vaincus. Rien n'avait de nom. Au centre exact de la terre frapp&#233; par le vent, pur monde d&#233;coup&#233; dans les premiers jours, se dressait seulement l'horizon &#8212; et si l'horizon est la rencontre du ciel et de la terre, ce point qu'on ne touche jamais, oui, nous sommes ici. Ici na&#238;tra Babylone, Pays d'Entre les Fleuves destin&#233; &#224; gouverner les nations, mais patience encore, nous n'en sommes pas encore l&#224; : nous sommes dans les premi&#232;res pages que feuillette le vent ; ici, aucun pays ni peuple d'abord, seulement l'horizon et la solitude de deux fleuves impassibles et sans nom qui descendaient infiniment des bords du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car bien avant la ville, bien avant les jardins suspendus depuis le ciel et la tour d'orgueil qui le caresse presque, avant les Rois, les po&#232;tes qui les chantent et ceux qui les insultent, avant les massacres et les soul&#232;vements des peuples, avant les rues embellies de bitume et de briques cuites puis perc&#233;es de canaux le long des &#233;choppes et des temples, les murailles hautes d'arrogance et d'azur par&#233;es du dragon d'or terrass&#233; par Marduk et des taureaux sacr&#233;s vou&#233;s au dieu de l'orage r&#233;gnait la terre seule &#224; perte de vue. Un simple terrain vague lanc&#233; &#224; la poursuite des si&#232;cles. Des pierres, du sable, du ciel jet&#233; par-dessus l'immense et parfois de l'eau qui tombait, mais si peu et c'&#233;tait tout. Le vent ne faisait que passer. L'orage s'effondrait sur lui-m&#234;me dans l'&#233;cho assourdi du tonnerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes ici avant et il faut prendre le temps d'en mesurer la port&#233;e comme celle de l'ombre que fait l'arbre seul dans un d&#233;sert sans cri. Voici. Ce vide est l'horizon de l'Histoire, il est la condition de l'Histoire et son vertige par quoi proc&#232;de le vide, mais pas encore l'Histoire. Il aura dur&#233; bien davantage que le temps qui allait lui succ&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aurait m&#234;me pu continuer pour toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non ; du vide, le temps prenait des forces &#224; tout ce qui venait, vent, ciel, et apprenait lui aussi la patience avant le d&#233;sastre. Le d&#233;sastre viendrait bien assez t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fini par venir. Par colonnes et par grappes, par de timides incursions et par ces hurlements jet&#233;s dans le vide pour voir s'il r&#233;sistait et si l'on pouvait vivre ici, et mourir. Le vide n'aura pas r&#233;sist&#233; longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas quand ni d'o&#249;. De la mer, pense-t-on, ou d'au-del&#224; des montagnes, d'un lieu sans m&#233;moire ni origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ou peut-&#234;tre, et je veux le croire plut&#244;t, qu'on a toujours &#233;t&#233; ici, cach&#233;s l&#224; dans les ventres de la terre, au-dedans des choses o&#249; hurler contre les crevasses des grottes pour faire sortir de soi toute la peur des premiers jours, celles que les b&#234;tes sauvages, les froids ou les r&#234;ves faisaient na&#238;tre en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les profondeurs, on enterrait nos morts &#224; m&#234;me la terre o&#249; on &#233;tait d&#233;j&#224;, enfonc&#233;s dans nos terreurs parmi les ombres que faisaient nos corps dans l'ombre &#224; la lueur des torches de feu qu'on apprenait &#224; dompter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &#224; force de cadavres et de ne pas voir le jour, d'entendre le tonnerre frapper l&#224;-haut dans la solitude, on est parvenu &#224; vaincre la peur et les b&#234;tes, avec un peu de feu et beaucoup de courage ou parce qu'on ne passera pas toute sa vie &#224; se cacher dans sa peur. On est donc sorti, par colonnes. Par grappes, on est venu. On a trouv&#233; l&#224; de la terre enserr&#233;e entre deux fleuves, du vent. La nuit, les &#233;toiles dessinaient des formes d&#233;coup&#233;es dans l'&#233;tendue : on levait les yeux, on voulait savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour, on s'assemblait ; on chassait la peur en chassant les b&#234;tes dompt&#233;es comme le feu par le feu &#8212; on apprenait &#224; dormir en paix ; on s'allongeait sous les &#233;toiles et quand on ne dormait pas, on s'approchait l'un de l'autre sans craindre d'&#234;tre d&#233;vor&#233;s par autre chose que son d&#233;sir et le d&#233;sir faisait d&#233;sirer davantage. On est alors devenus innombrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'on a lev&#233; la ville. L'horizon s'effondrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la ville naissait brutalement l'Histoire fabriqu&#233;e &#224; mains nues dans la forme de cette ville sous quelques signes nets d&#233;pos&#233;s dans la mati&#232;re comme une blessure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cela, on se souvient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commen&#231;ait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#233;tait-ce pour d&#233;signer simplement ce pur moment de bascule, marquer d'une encoche le passage entre l'avant rejet&#233; dans le silence et ce qui s'ouvrait &#8212; ou plut&#244;t est-ce parce que trop en soi d&#233;bordait du d&#233;sir non pas seulement de mordre dans la chair livr&#233;e &#224; soi de l'autre, mais de nommer ce qui dehors s'offrait nu, enti&#232;rement, et nu, la peau du monde intact ? On l'ignore et toutes les raisons qu'on trouvera seront fausses, je le sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, on dira qu'il fallait compter les b&#234;tes et qu'elles &#233;taient plus innombrables que nous ; qu'il fallait d&#233;nombrer les terres et le vin, ou les cuves d'argile qui contenaient le vin, non, on ne sait pas. On sait qu'on disposait de l'argile ici et en quantit&#233; consid&#233;rable : qu'il suffisait de se baisser pour la saisir, de la faire cuire pour fa&#231;onner des briques qui serviront &#224; former la ville ou de la faire s&#233;cher et de lancer sur elle un peu d'eau, puis d'arracher ce qu'on trouve, une branche de roseau qu'on taillerait pour l'enfoncer ici et l&#224; : et c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a &#233;videmment pas de premier jour, pas de moment pr&#233;cis o&#249; l'un d'entre nous, regardant ses mains, jeta devant lui le premier mot ; c'&#233;tait peut-&#234;tre un chiffre. C'&#233;tait &#224; coup s&#251;r des formes vagues dans le vague de la terre. Peut-&#234;tre le geste prolongeait-il une ligne dans l'argile, peut-&#234;tre tremblait-il alors et du tremblement serait n&#233;e la trace hasardeuse d'un symbole qui disait autre chose que lui. Peut-&#234;tre. Vraiment, on ne sait rien. On ne saura d&#233;cid&#233;ment jamais rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a pr&#232;s de cinq mille ans : c'&#233;tait ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui commence ici, qu'on lit dans les tablettes d'argile de Babylone est ce geste qui dresse la ville et l'&#233;criture d'un seul mouvement comme s'il s'agissait de la m&#234;me chose arrach&#233;e dans la m&#234;me mati&#232;re, et cela aussi, je veux le croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde qui devenait de la ville n'existait que parce qu'on pouvait inscrire &#224; la surface des choses son nom fabriqu&#233; dans quelques lignes capricieuses capables de d&#233;signer autre chose que des lignes. Les signes faisaient signe vers la chose m&#234;me : c'est cela qu'&#233;tait la ville, l'existence saisie dans l'&#233;criture &#8212; cela qu'on fait, inlassablement encore quand on trace les lettres avec la main pour dire les choses muettes des signes : loger le monde quelque part o&#249; l'on pourrait vivre et mourir si c'&#233;tait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant ? Avant l'&#233;criture, le silence est sans m&#233;moire, sans ville, sans mot pour en d&#233;tourer la forme ou le r&#234;ve. Il n'est pas sans histoire, au contraire : les histoires travers&#233;es avant l'&#233;criture inventent l'Histoire sans &#233;prouver aucune nostalgie, font exp&#233;rience de la moindre des attitudes partag&#233;es sans cr&#233;er la m&#233;lancolie de l'exp&#233;rience &#8212; on meurt d&#233;pourvu de crainte d'&#234;tre oubli&#233;, mais s&#251;r de l'&#234;tre sauf dans les yeux de ceux auxquels on ne survivra pas. Avant l'&#233;criture, l'Histoire est un d&#233;sastre tranquille, implacable. Avant on marche dans l'obscurit&#233; des grottes, on adore les pierres en hurlant sur elle ce qu'on ne comprend pas et on s'&#233;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, voil&#224; quelques signes dans l'argile ; on d&#233;cide que ce sont des mots. On se les passe, on apprend &#224; s'en servir comme des puissances capables de venger l'oubli, la mort et soi-m&#234;me. Et soudain quelque chose de terrible commence, qui s'appelle peut-&#234;tre le regret, ou l'&#233;ternit&#233;, quelle diff&#233;rence ? D&#232;s lors, avant n'a plus d'importance, on ne se souvient pas de ce qui aurait pu avoir lieu et il faut l'inventer &#8212; comme on ne peut le faire qu'avec des mots, on d&#233;lire, on est renvoy&#233; &#224; la terreur pure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inventons, puisqu'on n'est d&#233;sormais ici sous le ciel que pour inventer. Nous sommes donc avant. Dans ce temps mort qui dura des mill&#233;naires, cette lev&#233;e avant le premier temps, tandis que dans nos grottes on se cachait, on dessinait aussi, on n'avait fait que dessiner &#8212; et c'&#233;tait une autre mani&#232;re de se cacher ou d'exorciser sa peur : des traits sur le sol, le sable, &#224; m&#234;me les parois obscures o&#249; l'on faisait danser des flammes sur quoi on crachait, la bouche pleine de charbon pour fabriquer ces chevaux effarants, ces b&#234;tes noires de suie et de terreur, ces sexes de femmes ouverts comme le monde qui l&#224;-haut attendait, ces cris. On posait les mains sur les murs dans ce dedans de la terre o&#249; l'on t&#226;chait d'exister m&#234;me si cela voulait seulement dire poursuivre les commencements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi que le feu est devenu le prolongement des bras. On a su crier plus fort que les b&#234;tes et mordre davantage. La morsure &#233;tait devenue un cri et le cri lentement apprivois&#233; sur les b&#234;tes prenait corps sous des mots qu'on articulait lentement pour transmettre aux enfants comme le secret du feu qu'on finirait par faire sans y penser, en frottant des branches comme on claquerait la langue entre ses l&#232;vres. Les mots non plus n'&#233;taient pas destin&#233;s &#224; rester enferm&#233;s au-dedans de soi, dans la bouche et entre les dents marmonn&#233;s. Eux aussi exigeraient de sortir pour voir comment le monde &#233;tait fait, o&#249; s'allonger avant de se r&#233;pandre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-haut, le ciel n'&#233;tait pas plus vaste que soi. On d&#233;sirait tout dire ; on inventa la ville pour cela &#8212; et Babylone s'est dress&#233;e non pas dans la rupture fatale d'avec le temps d'avant, mais comme la forme prise dans la mati&#232;re du d&#233;sastre, comme cette conjuration faite monde, un cri quand on veut le nommer pour se d&#233;faire du cri, c'est Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, c'est l&#224; o&#249; nous sommes : non plus avant, dans la confusion des cris, mais ici, dans l'&#233;tablissement patient de la ville et des signes ramass&#233;s dans le geste d'&#233;crire et de vivre. Dans Babylone d&#232;s lors et pour les si&#232;cles des si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone, c'&#233;tait fatalement les mots couch&#233;s sur les tablettes d'argile qui s'alignaient comme si c'&#233;tait des choses et c'&#233;tait bien des choses ces traits qu'on faisait dans la mati&#232;re : les maisons et les b&#234;tes s'alignaient sur l'argile comme elles s'alignaient dans la r&#233;alit&#233;, sauf qu'on pouvait mieux les saisir ainsi couch&#233;s l&#224;, entre nos mains &#8212; on installait le monde sous un pouvoir &#233;trange, t&#234;tu, qui r&#233;sidait dans le chiffre. On fixait le vertige de l'innombrable : la nuit, &#224; la lueur de la lune, on notait l'inexprimable d&#233;sir &#8212; l'autre &#8212;, celui de compter ce qu'on poss&#233;dait ou qu'on allait tuer pour survivre &#224; sa mort. C'est cela aussi qui s'&#233;crivait : l'&#233;gorgement des b&#234;tes et du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tablettes ne se contentaient pas de porter le d&#233;compte des choses et elles ne tarderaient pas &#224; servir &#224; d&#233;signer les b&#234;tes elles-m&#234;mes, bient&#244;t leurs noms, et tirant le fil du langage &#233;crit, serviront &#224; dire ce qui existe autant que ce qui n'existe pas envelopp&#233;s dans un m&#234;me drap&#233; de r&#233;alit&#233; : ainsi, au lieu m&#234;me qui fut comptable des b&#234;tes et des choses, on dira le r&#233;cit de leur venue jusqu'&#224; nous, les histoires fabuleuses de notre terreur face &#224; elles qu'avaient su vaincre le feu, la morsure et le cri &#8212; et tout cela faisait cercle sur la ronde du temps ; brutalement, oui, on &#233;crivait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque aussit&#244;t, l'&#233;criture insidieusement allait dire autre chose que le compte infini des b&#234;tes qui domptait la terreur, autre chose que l'origine des b&#234;tes et celle de l'origine, autre chose que le nom de tout ce qui se dressait dans l'existence et qui n'existait peut-&#234;tre que dans la terreur, les r&#234;ves et les tablettes d'argile. Elle racontait le drame de l'&#233;criture m&#234;me et que l'&#233;criture &#233;tait ce drame : que tout s'achevait en elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; peine les premiers signes trac&#233;s dans l'argile &#224; main lev&#233;e qui formaient les premiers mots, &#224; peine les tous premiers mots qui tramaient dans la boue les toutes premi&#232;res phrases des tout premiers r&#233;cits, le sentiment d&#233;j&#224;, oui, que tout est perdu, d&#233;j&#224; le souffle court, d&#233;j&#224; le regard plong&#233; &#224; travers le d&#233;sert de l'&#233;poque, la certitude : d&#233;j&#224; ce qu'on ne deviendra plus &#8212; l'&#233;vidence qu'on ne poss&#233;dait entre les doigts que ces mots pour dire ce qui tombe de nous et dans la chute, sous ce qui s'&#233;chappait, ce qu'on ne saura plus dire que dans la forme d'un crachat, du corps hors de lui jet&#233; dans quelques signes lisibles : l'histoire qui commence ici, sous l'Histoire qui date le premier jour par son &#233;criture, ach&#232;ve avec elle quelque chose qui n'a pas de nom puisqu'il meurt quand on l'&#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se souvenir de tout cela et l'&#233;crire en retour, avec d'autres mots et dans d'autres mati&#232;res que la glaise, pages plus friables et mortelles que l'argile invincible m&#234;me par le feu, rejoue le m&#234;me d&#233;sir de vengeance d'autrefois et danse autour des m&#234;mes lunes, vieilles lunes immortelles aussi sous lesquelles tombent les m&#234;mes chutes de l'Histoire. Pour le dire, on ne poss&#232;de que cela : un nom, Babylone &#8212; dire ce que disaient les mots quand on les forgea dans la glaise pour y inscrire la certitude que tout &#233;tait fini, dire que nous autres sommes sur la pointe la plus avanc&#233;e du pr&#233;sent, d&#233;chir&#233;s irr&#233;vocablement de l'autre c&#244;t&#233; du temps et des tablettes, que nous savons que l'Histoire s'est poursuivie jusqu'&#224; nous qui lisons la fin du monde dans les tout premiers textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foudre ne tombe jamais deux fois au m&#234;me endroit, mais elle frappe toujours la terre avec le m&#234;me fracas. Prononcer le nom de Babylone ne fait pas revenir Babylone, elle fait peut-&#234;tre le contraire de cela, qui n'a pas de nom. Rappeler ce nom fait venir &#224; lui tout ce qui d&#233;sira la d&#233;truire parce qu'&#224; ce nom reste attach&#233;e la f&#233;rocit&#233; de tous les d&#233;buts qui voudraient conjurer toutes les fins qu'on sait encloses l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raconter l'histoire de Babylone revient &#224; raconter inlassablement la m&#234;me histoire toujours recommenc&#233;e : celle du d&#233;sir de la voir tomber pour que se l&#232;ve dans cette contre-histoire des ruines, les forces qui rendraient possibles d'autres mondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Babylone, quoi que disent les savants, on ne sait pas o&#249; elle est. On devine dans le sable d'Irak sous Bagdad des traces qui valent les dessins qu'on ex&#233;cuta, comme un otage, sur les premiers d&#233;serts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, on ne cesse d'arracher &#224; la terre quelques morceaux &#233;pars de murailles et on s'empresse d'emporter le fruit de ce larcin loin d'ici, &#233;parpill&#233;s dans la vieille Europe ou de l'autre c&#244;t&#233; de l'Oc&#233;an qui n'existait pourtant pas encore quand Babylone r&#233;gnait sur le monde. Il faut aller &#224; Paris, &#224; Berlin ou Chicago pour la voir maintenant, sous les n&#233;ons et dans le bruit des appareils photo des touristes. Babylone n'y est pas pourtant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'est pas dans les mus&#233;es, pas plus qu'entre ses enceintes disparues au fond de la terre ou quelque part enfouies sous le bras secondaire du fleuve qui s'est d&#233;port&#233; sur ses ruines. Le nom de Babylone qu'on voit sur les tablettes encore, qu'on l&#232;ve dans l'air, ou qu'on fait entendre silencieusement en soi &#224; sa lecture d&#233;borde la ville, ses boulevards et son Histoire perdue, la liste de ses Rois, le chant des po&#232;tes dont on ignore les noms : elle est dans chaque mot d&#233;sormais puisque chaque mot lui revient, et dans chaque ville encore qui voudrait triompher des autres et du destin, dans chaque d&#233;sir de puissance d'un monde dress&#233; par-dessus la terreur des b&#234;tes et des signes, des origines tiss&#233;es dans la fin de toute histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone chaque fois qu'on l'appelle fait entendre dans l'&#233;cho son existence v&#233;ritable forg&#233;e dans ce silence o&#249; nous sommes quand le soir nous rentrons sans savoir o&#249;. L'Histoire de Babylone raconte cette histoire : d'un monde &#233;chou&#233; sur son d&#233;sir d'&#234;tre jet&#233; sous quelques mots et saisi dans l'&#233;criture, et d'une ville tomb&#233;e mille et une fois que rel&#232;ve le seul d&#233;sir d'achever l'Histoire une fois pour toutes.&lt;/p&gt;
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		<title>Babylone | Recensions &amp; lectures</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#8212; Sur le site Les Pas perdus, de J&#233;r&#233;my Liron, note du 4 ao&#251;t 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
-- Sur le site Main tenant, note du 4 septembre 2025&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Sur le site &lt;i&gt;Les Pas perdus&lt;/i&gt;, de J&#233;r&#233;my Liron, &lt;a href=&#034;https://www.lironjeremy.com/lespasperdus/babylone-par-arnaud-maisetti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;note du 4 ao&#251;t 2025&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Sur le site &lt;i&gt;Main tenant&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;https://ecrireiciaussi.canalblog.com/2025/09/babylone.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;note du 4 septembre 2025&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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		<title>Babylone | Une vid&#233;o</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ao&#251;t 2025&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-08-02_a_13.04_21.png?1754132754' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Une vid&#233;o de Babylone &#8211; rares images d'archives qui ont travers&#233; quatre mill&#233;naires (on comprendra l'importance de r&#233;gler la hauteur de son si&#232;ge pour mesurer la distance qui nous en s&#233;pare et mieux la rejoindre ). Vers la fin, une r&#233;compense attend les oreilles attentives : un &lt;i&gt;rythme&lt;/i&gt; venu bien plus pr&#232;s que la M&#233;sopotamie, et le dernier mot pour Pusha T (si vous savez, vous savez), pour rappeler que Babylone n'est jamais tout &#224; fait tomb&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/q0l2maa9h0Q?si=0zqTIHfgNoBzXFJK&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Babylone | &#171; &#201;crire la biographie d'une ville &#187;</title>
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		<dc:date>2025-05-27T02:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sentation du livre &#224; para&#238;tre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-05-27_a_22.29_08.png?1748399669' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='42' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15499 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/pdf/de_pliant-babylone-2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 650.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1773500871' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D&#233;pliant &#8226; Une pr&#233;sentation
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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