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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>arcane majeure</title>
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		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>_cheveux</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;lire dans les cartes&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L283xH543/l_etoile-a617a.jpg?1770002322' width='283' height='543' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait d'abord la douleur, oui, de s'avancer, de s'agenouiller au bord du ruisseau, de son d&#233;sir, dans le d&#233;clin du jour que soul&#232;vent huit &#233;toiles, jamais sept, comme au commencement le chapeau en lemniscate couronnait le bateleur, son chaos raisonn&#233;, et fut jet&#233; dans le ciel pour former une constellation, et le ciel de ce pas se serait abaiss&#233; &#224; terre par la gr&#226;ce du reflet &#8212; il faudrait se situer l&#224;, pench&#233; au bord du berceau, les mains alourdies par deux cruches alourdies par l'eau douce et l&#233;g&#232;re, qui occupe tout l'espace qui l'accepte, et qui refuse de tenir dans des mains trop serr&#233;es, alors, oui, s'appr&#234;ter &#224; d&#233;verser, juste, l'id&#233;e m&#234;me suffit au geste : elle lui offre son nom, d&#233;finitif, primitif, r&#233;pandre : l'&#233;toile, la neuvi&#232;me, a d&#233;j&#224; commenc&#233; d'abandonner l'eau au courant de l'eau,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la folie des cheveux qui portent sa couleur, sa saison, avec ce qu'il faut de saccades pour reprendre la clart&#233; d'un souffle, la douleur se serait alors convertie en joie pour toujours, tandis que l'onde tisse sa toile dans ce qui va, et la peine est grande, au bord des lames qui assaillent d'&#233;vidence il faudrait, oui, r&#233;pondre &#224; l'instance d'une mouvance, prendre racine en elle que cristalise &#224; jamais cette image condamn&#233;e mais sauv&#233;e d'avoir &#233;t&#233; nomm&#233;e &#8212; l'&#233;toile est le seul geste pour dire le geste libre, solitaire et heureux d'aller &#8212; ce serait un d&#233;veloppement toujours renouvel&#233; de marcher et reculer le monde, un mot apr&#232;s l'autre, flux et reflux, en l'habitant, en &#233;tant habit&#233; par lui, en le quittant pour entrer en lui, avec cette ivresse vague de mar&#233;e, son d&#233;sir courb&#233; au bord de la page comme d'un soleil couchant qu'on assiste dans sa t&#226;che &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c'est un recueillement au bord de la mobilit&#233; enti&#232;re des choses ; le d&#233;sespoir joyeux d'ajuster le mouvement d'une vie qui s'&#233;puise &#224; celui d'une vie dans la vie qui nous d&#233;borde, le miracle de l'&#233;criture pos&#233;e au-del&#224; de l'&#233;criture, quand prononcer le mouvement est la fin du mouvement, le reflet s'avance et dit le reflet qui s'avance, il y aurait la douleur, disait-il, il y aurait la joie, de deux vases vers&#233;s de deux mains, &#224; demain ce pont de chair qui permet &#224; l'eau de rejoindre l'eau, son commencement dans la faim de toute connaissance, qui s'avance l&#224; o&#249; elle s'arr&#234;te, en &#233;pouse la courbe, amoureusement inclin&#233; devant l'ailleurs et l'alt&#233;rit&#233; de deux vases communiant &#8212; l'oeuf &#233;tait un cygne, et le cygne &#233;tait &#339;uf (personne ne saura jamais qui, quoi, &#244;, se noyer dans cette parenth&#232;se, la bouche grand ouverte) ; il faudrait recueillir ce qu'il reste d'images dans l'image, l'oiseau nocturne dans la nuit p&#226;le veille &#224; l'ombre du cadran stellaire, les herbes folles battent le rappel de la vie, de son amour r&#233;alis&#233;, et l'eau est fig&#233;e &#224; jamais de s'&#234;tre offerte &#224; l'eau. Et voil&#224; pour le serment.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>crire</title>
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		<dc:subject>_vases communicants</dc:subject>
		<dc:subject>_Voix nue</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;oracle, harmonie, silence v&#233;g&#233;tal
&lt;br/&gt;en tombant&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_voix-nue" rel="tag"&gt;_Voix nue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton780.jpg?1323131092' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;quand il a allong&#233; le corps dans le silence v&#233;g&#233;tal, il n'avait pas cess&#233; de marcher, il &#233;tait le corps dans le corps du chemin dormant, il avait le chemin dans la peau et le souffle, le chemin &#233;tait de peau, tout le long, le long chemin de sa peau s'&#233;tirait sur toute la surface du monde, les pulsations &#224; la dict&#233;e des pas qui l'habitaient, &#231;a ne pouvait pas &#234;tre l'inverse, pas autrement, il &#233;tait l'&#234;tre et l'avoir, lavoir et lettre qui s'&#233;crivent et se noient, et quand je suis entr&#233;e dans la chambre, je n'avais pas quitt&#233; la chambre, depuis quatre si&#232;cles son corps &#233;tait en moi tremblant et je me posai en lui tremblante sur une pierre blanche qui ne me dit pas son nom, et quand j'&#233;crivis ce que me racontait le ciel, je n'avais pas cess&#233; de ne pas &#233;crire, je lisais encore comme on ne peut pas le dire, dans l'air, les coutures du vent, les lignes de la main, je r&#233;cup&#233;rai le vers des autres aux pieds des cloches des cath&#233;drales &#8212; je commen&#231;ai d'apprendre &#224; &#233;crire pour la premi&#232;re fois dans la qu&#234;te du sens &#224; jamais perdu du tout premier vers, du tout premier chemin et de la mer, il fallait que je r&#233;fl&#233;chisse en lui et que je fasse r&#233;fl&#233;chir le monde en lui, que je le r&#233;fl&#233;chisse en moi, et que le monde se r&#233;fl&#233;chisse en nous pour revenir &#224; son point d'origine en forme d'orgue, qui nous attendait depuis le d&#233;but et s'&#233;tait d&#233;port&#233; loin dans la spirale de tant nous attendre, le chemin de peau, nous grandissions tellement au contact de la terre que la terre enti&#232;re se faisait corps de nous, sur la pierre blanche au moins avais-je pens&#233; cela, que la parole bascule dans l'oracle quand elle se fait miroir ; qu'est-ce qu'un miroir sinon l'objet qui rend l'&#233;v&#233;nement possible, dans le silence v&#233;g&#233;tal d'une chambre o&#249; veille depuis quatre si&#232;cles un vassal qu'un valet viendra r&#233;veiller sous un jour plus vert encore, et plus vieux, et plus vuln&#233;rable, l'oracle n'est que cela : des racines enroul&#233;es autour d'un roseau que le chant de la vie d&#233;m&#234;le petit &#224; petit, et moi, je ne dis que cela : je dis qu'il faut aider les oracles, car ils ne sont oracles que par la parole, et l'&#233;coute, et que si je viens l'entendre c'est que je l'ai toujours su en moi, et que je dois l'accompagner pour me rejoindre, ainsi l'ai-je laiss&#233; se pencher sur moi un an apr&#232;s la nuit de ma naissance parce qu'il fallait que cela soit en ce jour et en cette heure, et cela fut, il y avait pourtant moyen de temporiser, de se pencher un jour plus t&#244;t, un jour plus tard, mais voil&#224;, il fallait, et cela fut, j'ai aid&#233; l'&#233;criture &#224; se r&#233;aliser pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle s'&#233;tait pr&#233;sent&#233;e &#224; moi sous la forme d'une image : je passai des mois de peine &#224; la retrouver, et quand je l'ai retrouv&#233;e, je l'avais toujours poss&#233;d&#233;e, alors, ce qui a tint&#233; en moi, c'&#233;tait l'&#233;cho d'une po&#233;sie envol&#233;e, la po&#233;sie que tous avaient r&#233;p&#233;t&#233; dans la folie du jour, le retour d'une appartenance &#224; toi &#224; toi &#224; toi &#224; toi dans tous les puits et sur tous les ponts, car si la po&#233;sie est l'art du son et que le son est la couleur d'un &#233;v&#233;nement, la po&#233;sie dit l'&#233;v&#233;nement qui pr&#233;c&#232;de l'&#233;v&#233;nement, et nous sommes le pont n&#233;cessaire de l'&#233;v&#233;nement &#224; l'&#233;v&#233;nement, le d&#233;sir de la fl&#251;te d'&#234;tre roseau, ses racines mouvantes, sa douceur et sa perte quand enfin elle allonge le corps dans le silence v&#233;g&#233;tal&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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