2016 (Hiver) | Du lieu (un atelier Tiers-Livre)

Cycle des ateliers d’écriture proposé par le Tiers Livre de François Bon – 
autour du lieu (et au dedans).


Écrire : répondre à un mandat qui n’a pas été donné – la phrase de Kafka, on la porte tous comme un secret, comme une joie. Mais on sait que le mandat parfois trouve des voies pour frayer. Soit donc l’atelier d’écriture proposé par le Tiers Livre de François Bon, son cycle d’hiver : je lis toujours ces propositions d’atelier et j’y viens souvent puiser matière et pensée, pour des ateliers que je conduirai moi-même, ou pour moi, parce que ce sont autant de leviers qui excèdent toujours de beaucoup l’exercice, ou exercice au plus haut : exercer la langue au sens où on la conduit à venir plier le réel ou le langage lui-même. Soit donc ce cycle d’hiver, autour du lieu.
Et soudain pour moi la proposition devient un appel, ou une incitation. J’y réponds, à ma petite mesure, pour rejoindre ces questions qui sont pour moi brûlantes ces jours : habiter un nouveau lieu affecte évidemment la vie dans son ensemble telle qu’on l’éprouve, et l’écriture puisqu’elle a charge d’en traverser les formes, les gestes, les rêves. Alors se lancer.
Proposition disponible sur le Tiers Livre : et merci évidemment à François pour ces coups de sonde qu’il propose et qui frappent en soi ce qu’on ignorait et qui cependant est le lieu même d’où écrire rejoint un possible devenir


Les textes

L’escalier n’est jamais un monde isolé, il est passage d’un point à un autre. Mais il est le temps de la projection intérieure sur ce point qu’on veut atteindre.

C’est un texte de coulisses. Un texte sur le sas que représente chacun de ces lieux, et le très bref chemin, avec ses stations, qu’on accomplit dans l’intérieur de ce sas.

C’est le lieu de la ville : le lieu de la rencontre et de l’écoute des signes arbitrairement laissés par les autres.

comment un récit peut-il donner l’impression qu’on se déplace dans le réel qu’il représente ?

une suite de recharges d’énergie qui, combinées à la diversité des attaques et contenus, rendent l’avancée hypnotisante.

arnaud maïsetti | carnets