Accueil > ANTHOLOGIE PERSONNELLE | PAGES > Pages | Arrachées
Pages | Arrachées
Des fragments qui soulèvent la poussière
-
Kafka | Faire feu de l’étincelle
D’une lettre à Max Brod, juillet 1922
-
Malcolm Lowry | « Tisser l’effrayante vision » (du 2 novembre)
Le jour des Morts
-
Francis Ponge | « À Chat Perché »
Par le désespoir
-
Jean Genet | Je peux sans pitié considérer toutes les fleurs.
Journal du voleur
-
Gilles Deleuze | Page blanche et monde infini de la connerie
Sur le thème ruineux de la prétendue page blanche
-
Walter Benjamin | Thèses « Sur le concept d’histoire »
1940
-
Simone Weil | La personne et le sacré
La vérité et la beauté sont impersonnelles.
-
Pier Paolo Pasolini | Dal Diario (1945-1947)
Journal
-
Franz Kafka | « Assaut contre les limites »
Journal du 16 janvier 1922
-
Marie-José Mondzain | Face au regard
Homo spectator
-
Charles Baudelaire | « Le monde va finir »
Je veux dater ma colère
-
Mahmoud Darwich | « خطبة الهندي الأحمر »
Il y a des morts qui
-
Bertolt Brecht | « Aux hésitants »
N’attends pas d’autres réponse
-
Gaston Miron | « La marche à l’amour »
mon amour d’éclairs lapidée / morte
-
Jacques Roubaud |« Le silence de la mathématique jusqu’au fond de la langue, poésie »
Une conférence
-
Tiqqun, « Eh bien, la guerre ! »
Exercices de Métaphysique Critique
-
Rosa Luxemburg | « Dans l’asile de nuit »
« dans cette nouvelle année de lutte »
-
Blaise Cendrars | J’ai tué
D’un 11 novembre l’autre
-
Francis Ponge | « Les écuries d’Augias »
Passe encore…
-
Annie Ernaux | « Je n’invente pas, je retrouve »
Entretien en 2008
-
Léon Trotsky | Céline et Poincarré
Un désespoir sincère qui se débat dans son propre cynisme
-
Antonin Artaud | « Corps sans organe »
tu seras un vagabond
-
Walter Benjamin | Le Conteur
Le cours de l’expérience a chuté
-
Henri Michaux | « Mettre du chameau »
Autrefois, j’avais trop le respect de la nature.
-
T.S. Eliot | La Terre Vague (traduit par Michel Vinaver)
The Waste Land
-
Roland Barthes | La Mort de l’Auteur
Naissance du lecteur
-
Viktoria Ostach | « Ça sent l’histoire »
Ainsi disparaissent les époques
-
Paul Valéry | La Conquête de l’ubiquité
changer une heure vide en prestiges
-
Michèle Lalonde | « Speak White »
Nuit de la Poésie, Québec, 27 mars 1970
-
James Joyce | Bloom’sday
« Eh bien qui a été la première personne dans l’univers »
-
Antonio Gramsci | « Je hais le nouvel an »
Chaque heure de ma vie, je la voudrais neuve
-
Gilles Deleuze | « De l’événement »
Ne pas être indigne de ce qui arrive.
-
Walter Benjamin | Expérience et pauvreté
Le cours de l’expérience a chuté
-
Henri Michaux | « L’Étang »
Lui demeure
-
Marguerite Duras | « Comme l’histoire du futur »
Enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir
-
Walter Benjamin | « Le caractère destructeur »
Voir partout des chemins
-
André Benedetto | « Plus raisonnable de se taire »
Avec toutes ces blessures par où s’échappent tous ces cris
-
Deleuze / Parnet | « S’affecter de joie »
Dialogues, 1977
-
Henri Michaux | « Je vous écris d’un pays lointain »
Soleil n’arrive qu’en son heure
-
Maître Eckhart : « Je prie Dieu de me libérer de Dieu ! »
Et c’est pourquoi je suis cause de moi-même
-
Pierre Michon | « Relation heureuse » (sur Jean-Pierre Richard)
On a besoin des grands aînés
-
André Breton | « il faut que ce soit un peu le nom du feu »
La pensée sur le bain dans la pièce sans glaces
-
Henri Michaux | « Un homme perdu »
Je me trouvais au milieu d’une plaine
-
Victor Hugo (et la Table) | « Et le ciel a des larmes plein ses étoiles »
Séance de spiritisme
-
André Breton | « Je vous souhaite d’être follement aimée »
follement
-
Peter Handke | « Accorde-toi le soleil »
Joue le jeu. Menace le travail encore plus.
-
Ingeborg Bachmann | « Mon Oiseau »
quoi qu’il advienne
-
Samuel Beckett | trois voiles
Trois occurrences de voile, dans L’Innommable
-
Anna Akhmatova | « Cette merveille de notre rencontre »
Que les passions étouffent les amants, / Qu’elles exigent des réponses !
-
Julien Gracq | Fragments révolutionnaires
réécrire au bien
-
Jean Genet | « Violence et brutalité »
violence et vie sont à peu près synonymes
-
Jean-Claude Izzo | « Larmes, et pierres sur pierres, les ruines s’érigent »
Braises de la mémoire, IV
-
La Révolution surréaliste | LA RÉVOLUTION D’ABORD ET TOUJOURS !
et toujours
-
Mariana Enríquez | « le monde se meurt »
brûlées
-
Henri Michaux | « Comme un mur devant la race des hommes »
Épreuves, Exorcisme
-
Kate Tempest | Europe is lost
perdue
-
Raymond Radiguet | « La certitude me dévoila mon amour avec tout ce qu’il avait de monstrueux »
un onze novembre
-
Michel Foucault | L’Ordre du discours
Leçon inaugurale au Collège de France, 2 décembre 1970
-
Jeanne Moreau | « L’ensemble de mes films ne dessine pas un autoportrait »
1928 - 2017
-
Allen Ginsberg | Howl
cri de guerre
-
Allen Ginsberg | Footnote to Howl
comme un cri de ralliement
-
Henri Michaux | « Contre ! »
Dans le noir nous verrons clair, mes frères.
-
André Breton | Plutôt la vie
ses draps conjuratoires
-
André Breton | « C’est l’heure des meetings politiques »
en lettres grasses l’inscription « Rien ne va plus »
-
Pierre Michon | Trois noms de bêtes pour W.B.
J’ai rencontré un papillon, il y a longtemps.
-
Philippe Jaccottet | « La nuit n’est pas ce que l’on croit »
au petit jour
-
Paul Celan | Psalm
Niemand knetet uns wieder aus Erde und Lehm
-
Bertolt Brecht | Cinq difficultés pour écrire la vérité
le courage
-
Bob Dylan | « La vie n’est rien sinon une fenêtre vers l’ailleurs »
(et je dois y retourner maintenant)
-
Michel Butor | « Du pain sur la planche pour bien plus de cent ans »
au moins
-
Rabelais | « Après ma mort »
Ce qu’ils ont fait de lui
-
Aragon | J’arrive où je suis étranger
Rien n’est précaire comme vivre
-
André Breton | « Sacrée ce que tu es »
Une main de femme
-
Henri Michaux | Moments
éclats
-
André Breton | Plutôt la vie
au lendemain de
-
Henri Michaux | Et la vie est précieuse à qui a déjà perdu 26 ans
L’époque des illuminés
-
Gilles Deleuze | « Ramener à la surface ce qui restait des monstres du fond et des figures du ciel. »
La danse de Nietzsche (les causes de la folie)
-
Rilke | « La beauté commence comme la terreur »
à peine supportable
-
Franz Kafka | « La hache pour la mer gelée en nous »
Lettre à Oskar Pollak
-
Ossip Mandelstam | « Acquérir une langue »
le bégaiement de la naissance
-
Samuel Beckett | « mon épitaphe »
Personnellement, je n’ai rien contre les cimetières,
-
Friedrich von Schiller | Colomb, « toujours au couchant »
Steure, mutiger Segler !
-
Nijinski | « vers une étoile qui ne m’a pas dit bonsoir »
parti un soir
-
Michel Houellebecq | « Une révolution froide »
Il suffit de faire un pas de côté
-
Aragon | « Ce printemps des cimetières qu’on appelle l’avenir »
Et surtout de ce qui va naître de nous
-
Walter Benjamin | « Autant d’aura dans le monde qu’il y a de rêve en lui. »
Qu’est-ce que l’aura ?
-
Antonin Artaud | « et que ma Vie puisse ressusciter »
Lettre à André Breton
-
Nadia Tueni | « Crois-tu que la terre s’habitue à tourner ? »
c’est le bruit du jour sur le pavé
-
Pierre Michon | « Le miracle »
le verbe pur et la lumière
-
Musset | « Alors il s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse »
D’un enfant du siècle
-
Jean de Sponde | « Mais si faut-il mourir »
et la vie orgueilleuse
-
Maurice Blanchot | « Et éternellement elle est là »
Qui peut dire : ceci est arrivé
-
Germain Nouveau | Fin d’automne
Déjà le cœur se serre, et, comme pour s’ouvrir,
-
DADA | « et doré de corps d’archanges, de son âme »
dégoût dadaïste
-
William Shakespeare | « La reine Mab vous a fait visite »
Juliette Capulet ou le feu du désir
-
Aragon | « arbre qui domine / Son ombre, et qui voit en avant »
page cornée
-
Rimbaud | « Plus que tous les enfants du monde »
Cette fois, c’est la Femme que j’ai vue dans la ville
-
Van Gogh | « Des portraits comme des apparitions »
le portrait le portait moderne
-
Nerval | « Si vous savez interpréter l’hymne à la Nuit, d’Orphée »
le propre de l’être vivant est de se dresser
-
André Breton | « Magique-circonstancielle »
la beauté convulsive
-
Michel Houellebecq | « Jacques Prévert est un con »
Tout cela fait beaucoup de bonnes raisons pour détester Jacques Prévert
-
George Bataille | « Le monde des amants »
ce que la politique ne peut pas faire.
-
Lautréamont | « Cette chevelure est sacrée »
ô voyageur égaré
-
Paul Claudel | « La forêt où chante le vent qui chasse »
Il n’y a personne que moi ici
-
Ronsard | « j’ai l’esprit tout ennuyé »
D’avoir trop étudié
-
Kafka | « Et tu rêves du message »
quand la nuit vient
-
Jean Rochefort | « Avez-vous lu Shakespeare ? »
lorsque je pense à vous
-
Proust | « À ces croyances qui la plupart du temps remplissent notre âme à notre insu »
Certains jours, mince, le teint gris, l’air maussade
-
Arthur Rimbaud | « le Grand Cygne rêveur »
Et tout croît, et tout monte !
-
Aragon | « comme un voleur »
Aragon, « Gazel au fond de la nuit », Le Fou d’Elsa
-
Jean Giono | « Le geste de votre main vers mes cheveux »
Jean Giono, Que ma Joie demeure
-
Émile Verhaeren | « Vers quels n’importe où »
Émile Verhaeren, Œuvres, 1883-1896
-
Job | « Où étais-tu quand je fondais la terre ? »
Là où sont des cadavres, l’aigle se trouve
-
Henri Michaux | « Et maintenant dehors »
Il essaye de se distraire
-
Jacques Dupin | « Comme si nous étions sur terre pour endurer la chaleur »
Jacques Dupin est mort
-
André Breton | « À cette question que je ne vous pose pas »
C’est bientôt juin
-
Reiner Maria Rilke | « La Grande Solitude intérieure »
Être seul comme l’enfant est seul
-
Chris Marker | « Aux deux pôles extrêmes de la survie »
29 juillet 1921 - 29 juillet 2012
-
René Char | « Une échelle de plus en plus nue »
À l’âge d’homme
-
La Bible | Les chiffres de la sagesse
Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée
-
Joyce | « O and the sea the sea crimson sometimes like fire »
« Yes because he never did a thing »
-
Antonio Machado | « le chemin se fait en marchant »
Jamais je n’ai cherché la gloire
-
Saint-Jean-de-La-Croix | « Pendant une nuit obscure »
En una noche oscura
-
Mœbius | L’Incal
Mœbius est mort
-
Gottfried Wilhelm Leibniz | « Il n’y a rien de mort dans l’univers »
« Chaque portion de la matière peut être conçue comme un jardin »
-
André Breton | « tout le secret de la vie »
Je n’ai jamais cessé de croire que l’amour
-
André Breton | « Il faut aller voir de bon matin »
À la folie du jour
-
Clive Staples Lewis | « Quel visage ont les choses pour une souris ou pour une abeille »
La littérature élargit notre être
-
Franz Kafka | « Entre le public et le ciel »
Quiconque vit abandonné et voudrait cependant, çà ou là,
-
Julien Gracq | « Habiter une forêt perdue »
Ils fumèrent un moment en silence
-
Fiodor Dostoïevski | « La vie existe et la mort n’existe pas »
Nicolas Vsévolodovitch se tut pendant trois minutes.
-
Arthur Rimbaud | « Sur les passerelles de l’abîme »
Ce sont des villes !
-
Serge Pey | « Ni que j’ai construit une pyramide dans ma chambre »
Ni qu’un oui tombe du ciel comme un oeuf s’écrase
-
Robert Desnos | « De la splendeur du jour »
neuf est le matin, neuf est le soir
-
Louis Aragon | « Voilà ma vie »
Il ne pleut pas Le vent s’est tu La nuit profonde
-
André Breton | « ce toujours est la grande clé »
Il fallait qu’au moins de l’une à l’autre une corde magique fût tendue
-
Semprún | « Une espèce de fatigue de mort »
Au lieu même du partage des eaux
-
Arthur Rimbaud | « Ce furent des pays noirs »
Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises
-
Céline | « Tout, qu’on en parle plus »
Le zinc du canal ouvrait juste avant le petit jour à cause des bateliers
-
Trotsky | « Céline écrit comme s’il était le premier à se colleter avec le langage »
Comme d’autres pénètrent dans leur propre maison
-
Paul Claudel | « Sur le chemin du difficile avenir »
Me voici, Imbécile, ignorant, / Et je tourne la face vers l’Année
-
Aloysisus Bertrand | « Ainsi j’ai vu, ainsi je raconte »
Il était nuit
-
Fiodor Dostoïevski | « Le poème du Grand Inquisiteur »
Un jour, j’ai composé un poème
-
Lautréamont | « quand le vent balance »
Pour construire mécaniquement la cervelle d’un conte somnifère
-
Emile Zola | « au sommeil de la ville »
Oui, il s’y rendait tout droit
