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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Imaginer (HLA DR4)_Olivier Gu&#233;ry</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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&lt;p&gt;Je sais, beaucoup oubli&#233;, ossification des jours, articulation des &#233;v&#233;nements timides, br&#251;lant au creux des paumes, poids des draps d'alors, coton gr&#232;ge du vieux lin sur peau, couleurs aux murs, mains qui agrippaient la mienne, leur taille, leur poids. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai aussi oubli&#233; la mienne d'alors, accroch&#233;e de-m&#234;me, taille et poids d'alors, de m&#234;me oubli&#233;s , mais il m'en reste assez &#8212; ce devrait &#234;tre ainsi &#8212; pour la reconna&#238;tre aujourd'hui, pos&#233;e en face de moi, tremblante ou qu'importe &#8212; elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_olivier-guery" rel="tag"&gt;_Olivier Gu&#233;ry&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_peurs" rel="tag"&gt;_peurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_vases-communicants-139" rel="tag"&gt;_vases communicants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je sais, beaucoup oubli&#233;, ossification des jours, articulation des &#233;v&#233;nements timides, br&#251;lant au creux des paumes, poids des draps d'alors, coton gr&#232;ge du vieux lin sur peau, couleurs aux murs, mains qui agrippaient la mienne, leur taille, leur poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai aussi oubli&#233; la mienne d'alors, accroch&#233;e de-m&#234;me, taille et poids d'alors, de m&#234;me oubli&#233;s , mais il m'en reste assez &#8212; ce devrait &#234;tre ainsi &#8212; pour la reconna&#238;tre aujourd'hui, pos&#233;e en face de moi, tremblante ou qu'importe &#8212; elle tremble un peu parfois &#224; pr&#233;sent &#8212;, sagement malgr&#233; tout sur table. Je sais comme elle devrait r&#233;agir, bien que jamais n'en ai vraiment explor&#233; chaque segment mais simplement us&#233; comme d'une globalit&#233; qui suffisait aux fonction n&#233;cessaires, apprises et affin&#233;es par le temps. Jamais non plus eu cette id&#233;e l&#224; de l'outil avant. Elle &#233;tait simplement ma main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par peur soudain, je t'ai pos&#233;e, petite surface r&#233;fl&#233;chissante, sur la table, devant elle, devant moi. Te vois, l'y vois et m'y vois. Ce devrait donc &#234;tre elle au bout du bras. Elle me reste inconnue. Je ne parviens pas &#224; l'accepter comme mienne. Sans doute oubli&#233;s d'autres crit&#232;res n&#233;cessaires que cette unique unit&#233; au corps. Elle a ces reliefs globuleux &#224; chaque articulation, sur l'index surtout, entre m&#233;tacarpe et phalange, que je n'imaginais m&#234;me pas possibles et, &#224; ces sommets particuli&#232;rement, des couleurs dont je ne peux me souvenir comme &#233;tant celles d'un main. Doigts &#233;pais, paume creus&#233;e, le petit doigt, raidi, la touche presque, ne sers plus &#224; rien. &#199;a n'en est pas moins une main, elle en garde quelques grandes lignes : doigts dont le pouce devrait &#234;tre opposable (il semble plut&#244;t comme attir&#233; vers la paume, coll&#233; &#224; elle, seule l'extr&#233;mit&#233; et son ongle feuillet&#233; &#233;mergent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment), paume et plis, dos aux parcours bleut&#233;s. Voil&#224; pour ce que vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne bouge pas. Ne tremble pas mais ne bouge pas non plus. Ou peu. Comme si les ordres ne lui parvenaient que par bribes incompr&#233;hensibles. En r&#233;sulte quelques lents mouvements maladroits, tout juste bon pour la canne et son pommeau poli. Je la sens. Plus ou moins la sens. Ou plut&#244;t per&#231;ois ce qu'elle sent, touche, derri&#232;re le voile ind&#233;fini d'une &#233;paisse douleur. La seule table pour le moment. Pas plus chaude que froide, une cotonneuse neutralit&#233; qui semble bien la d&#233;finir en ce moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai fini par orienter au dessus de mon &#233;paule une lampe qui n'&#233;claire qu'elle, pos&#233;e sur table, miroir en face. Par le bras la l&#232;ve. La d&#233;formation sur table de l'ombre port&#233;e n'est plus alors due qu'&#224; la projection elle-m&#234;me, l'id&#233;e de main en devient alors plus nette, j'en suis les contours troubles et le peu que bougent les doigts est retourn&#233; par l'ombre. Bleu pour miroir, dans le reflet de l'ombre me revient ma main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Gu&#233;ry&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sous l'incitation de J&#233;r&#244;me Denis (de Scriptopolis) et Fran&#231;ois Bon (de Tiers livre), le premier vendredi du mois est l'occasion d'un Grand D&#233;rangement : id&#233;e d'&#233;crire chez un blog ami, non pas pour lui, mais dans l'espace qui lui est propre. Autre mani&#232;re, comme l'&#233;crit Scriptopolis, d'&#233;tablir les liens qui ne soient pas seulement des directions pointant vers, mais de v&#233;ritables textes &#233;mergeant depuis. Voir ainsi l'&#233;change entre Liminaire et Fen&#234;tre open space...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Grand D&#233;rangement #1, Olivier Gu&#233;ry occupe l'espace ici, et ce jour, je suis chez lui.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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