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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Raymond Radiguet | &#171; La certitude me d&#233;voila mon amour avec tout ce qu'il avait de monstrueux &#187;</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir</dc:subject>
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		<dc:subject>_Raymond Radiguet</dc:subject>
		<dc:subject>_amour</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un onze novembre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_raymond-radiguet" rel="tag"&gt;_Raymond Radiguet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_amour" rel="tag"&gt;_amour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2036.jpg?1510393496' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;Raymond Radiguet, &lt;i&gt;Le diable au corps&lt;/i&gt;, 1923 (derni&#232;res pages)&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Notre maison respirait le calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vrais pressentiments se forment &#224; des profondeurs que notre esprit ne visite pas. Aussi, parfois, nous font-ils accomplir des actes que nous interpr&#233;tons tout de travers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me croyais plus tendre &#224; cause de mon bonheur et je me f&#233;licitais de savoir Marthe dans une maison que mes souvenirs heureux transformaient en f&#233;tiche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme d&#233;sordonn&#233; qui va mourir et ne s'en doute pas met soudain de l'ordre autour de lui. Sa vie change. Il classe des papiers. Il se l&#232;ve t&#244;t, il se couche de bonne heure. Il renonce &#224; ses vices. Son entourage se f&#233;licite. Aussi sa mort brutale semble-t-elle d'autant plus injuste. Il allait vivre heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, le calme nouveau de mon existence &#233;tait ma toilette du condamn&#233;. Je me croyais meilleur fils parce que j'en avais un. Or, ma tendresse me rapprochait de mon p&#232;re, de ma m&#232;re parce que quelque chose savait en moi que j'aurais, sous peu, besoin de la leur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, &#224; midi, mes fr&#232;res revinrent de l'&#233;cole en nous criant que Marthe &#233;tait morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foudre qui tombe sur un homme est si prompte qu'il ne souffre pas. Mais c'est pour celui qui l'accompagne un triste spectacle. Tandis que je ne ressentais rien, le visage de mon p&#232;re se d&#233;composait. Il poussa mes fr&#232;res. &#171; Sortez, b&#233;gaya-t-il. Vous &#234;tes fous, vous &#234;tes fous. &#187; Moi, j'avais la sensation de durcir, de refroidir, de me p&#233;trifier. Ensuite, comme une seconde d&#233;roule aux yeux d'un mourant tous les souvenirs d'une existence, la certitude me d&#233;voila mon amour avec tout ce qu'il avait de monstrueux. Parce que mon p&#232;re pleurait, je sanglotais. Alors, ma m&#232;re me prit en mains. Les yeux secs, elle me soigna froidement, tendrement, comme s'il se f&#251;t agi d'une scarlatine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma syncope expliqua le silence de la maison, les premiers jours, &#224; mes fr&#232;res. Les autres jours, ils ne comprirent plus. On ne leur avait jamais interdit les jeux bruyants. Ils se taisaient. Mais, &#224; midi, leurs pas sur les dalles du vestibule me faisaient perdre connaissance comme s'ils eussent d&#251; chaque fois m'annoncer la mort de Marthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marthe ! Ma jalousie la suivant jusque dans la tombe, je souhaitais qu'il n'y e&#251;t rien, apr&#232;s la mort. Ainsi, est-il insupportable que la personne que nous aimons se trouve en nombreuse compagnie dans une f&#234;te o&#249; nous ne sommes pas. Mon c&#339;ur &#233;tait &#224; l'&#226;ge o&#249; l'on ne pense pas encore &#224; l'avenir. Oui, c'est bien le n&#233;ant que je d&#233;sirais pour Marthe, plut&#244;t qu'un monde nouveau, o&#249; la rejoindre un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule fois que j'aper&#231;us Jacques, ce fut quelques mois apr&#232;s. Sachant que mon p&#232;re poss&#233;dait des aquarelles de Marthe, il d&#233;sirait les conna&#238;tre. Nous sommes toujours avides de surprendre ce qui touche aux &#234;tres que nous aimons. Je voulus voir l'homme auquel Marthe avait accord&#233; sa main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retenant mon souffle et marchant sur la pointe des pieds, je me dirigeais vers la porte entr'ouverte. J'arrivais juste pour entendre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ma femme est morte en l'appelant. Pauvre petit ! N'est-ce pas ma seule raison de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En voyant ce veuf si digne et dominant son d&#233;sespoir, je compris que l'ordre, &#224; la longue, se met de lui-m&#234;me autour des choses. Ne venais-je pas d'apprendre que Marthe &#233;tait morte en m'appelant, et que mon fils aurait une existence raisonnable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#224; quai</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
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		<dc:subject>_Arthur Rimbaud</dc:subject>
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		<dc:subject>_Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac</dc:subject>
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		<dc:subject>_lir&#233;crire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I might float (Syd Matters, 'BrotherOcean', 2010) &lt;br class='autobr' /&gt;
Combien, &#244; voyageur, ce paysage bl&#234;me Te mira bl&#234;me toi-m&#234;me, Et que tristes pleuraient dans les hautes feuill&#233;es Tes esp&#233;rances noy&#233;es ! Paul Verlaine, Romances Sans Paroles (Ariettes oubli&#233;es, IX) (Mai, juin 1872) &lt;br class='autobr' /&gt;
Suis rest&#233; &#224; quai &#8212; impossible de prendre le train ce matin : Paris est s&#233;par&#233; de moi par une longue gr&#232;ve de sable et de ballast fins &#8212; complets, ou annul&#233;s, ou plus accessibles &#224; la r&#233;servation, les trains me sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_raymond-radiguet" rel="tag"&gt;_Raymond Radiguet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lirecrire" rel="tag"&gt;_lir&#233;crire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_629 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/P6193477-5d868.jpg?1770056995' width='500' height='375' alt='' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;object type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; data=&#034; http://paris7-doctorants-lsh.net/son/dewplayer.swf?mp3=http://paris7-doctorants-lsh.net/son/Imightfloat.mp3&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume= 75&#034; height=&#034;20&#034; width=&#034;200&#034;&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;
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&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;&lt;i&gt;I might float&lt;/i&gt; (Syd Matters, 'BrotherOcean', 2010)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien, &#244; voyageur, ce paysage bl&#234;me
&lt;br/&gt;Te mira bl&#234;me toi-m&#234;me,
&lt;br/&gt;Et que tristes pleuraient dans les hautes feuill&#233;es
&lt;br/&gt;Tes esp&#233;rances noy&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Paul Verlaine&lt;i&gt;, Romances Sans Paroles (Ariettes oubli&#233;es, IX)&lt;/i&gt;&lt;br/&gt; (Mai, juin 1872)&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Suis rest&#233; &#224; quai &#8212; impossible de prendre le train ce matin : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://twitter.com/#!/amaisetti/status/27424220187&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paris est s&#233;par&#233; de moi par une longue gr&#232;ve de sable et de ballast fins&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#8212; complets, ou annul&#233;s, ou plus accessibles &#224; la r&#233;servation, les trains me sont d&#233;cid&#233;ment interdits : jour rest&#233; en surface, donc, difficile d'y plonger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les heures qui ne me semblent pas dues, dans lesquelles je me trouve malgr&#233; moi, seule la lecture sauve &#8212; un peu &#8212; et encore ;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Aux heures d'amertume, je m'imagine des boules de saphir, de m&#233;tal. Je suis ma&#238;tre du silence. Pourquoi une apparence de soupirail bl&#234;mirait-elle au coin de la vo&#251;te ?&lt;br/&gt;A. Rimb.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Suffira-t-il de lire pour se lire, et &#233;crire en retour ? Mais trop faible pour sortir : heures de grandes pr&#233;cisions pourtant, o&#249; chaque minute apporte et sa part de vide et sa part de puissance que renouvellent, dehors, la courbe de la lumi&#232;re et la musique que j'&#233;coute ce matin &#8212; des voies baroques, le lamento della ninfa de Monteverdi &#8212;, tout cela que j'arrache comme je le peux, dans le travail pris, oui, arrach&#233; vraiment, &#224; ce qui s'interpose entre moi et le temps.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le culte du vertige&#8230; mais n'oublions pas que le vertige se prend sur les hauteurs. &lt;br/&gt;R. Radiguet&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Alors, je tombe en ricochet une heure apr&#232;s l'autre, sans doute, n'ayant de tout ce temps libre que du temps en trop &#8212; lisant (&#233;crivant ce que je lis : du mal &#224; faire la diff&#233;rence d&#233;sormais), lisant encore, ne sachant ce que je lis du temps dehors ou du pass&#233; derri&#232;re moi d&#233;j&#224; &#233;crit, ou &#224; &#233;crire, du pass&#233; qu'on construirait sans cesse &#8212; et les nouvelles du jour qui tombent elles aussi : on tire sur les yeux maintenant, &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/interventions-communes/article/ou-les-coeurs-s-eprennent' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#224; balles irr&#233;elles, &#224; balles perdues ?&lt;/a&gt;&#8212; et le soleil qui tombe, lui aussi : de plus en plus t&#244;t : tout cela qui tombe et qui revient : et au milieu de la chute, je serai la hauteur entre chaque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ai pas pris de photo depuis deux semaines : c'est la premi&#232;re fois que je laisse tant passer de temps. Ai trouv&#233; deux images de Saint-Eustache : le jour, la nuit, sans doute &#224; deux saisons diff&#233;rentes, deux ann&#233;es diff&#233;rentes, deux angles diff&#233;rents : Saint-Eustache est toujours l&#224;, dans la m&#233;moire d'abord, et dans la ville, Paris qui est si loin ce soir, si loin.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Rossignol, qui du haut d'une branche se regarde dedans, croit &#234;tre tomb&#233; dans la rivi&#232;re. Il est au sommet d'un ch&#234;ne et toutefois il a peur de se noyer. &lt;br/&gt;C. de Bergerac&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Je sais bien que le vertige est un d&#233;sir, celui de tomber, non de toucher terre &#8212; je sais bien que le d&#233;sir lui-m&#234;me ne se formule pas ainsi : mais par la peur, et le vide en soi qu'on &#233;prouve quand le corps l&#226;che. Un d&#233;sir vient, ce soir, seul, je n'ai pas besoin de le provoquer : se noyer dans le temps libre comme on se jetterait &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/interventions-communes/article/ou-les-coeurs-s-eprennent' class=&#034;spip_in&#034;&gt;de la plus haute tour&lt;/a&gt; de la plus haute ville, et ne jamais rejoindre le sol.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_628 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/P6193504-2c2c5.jpg?1770056995' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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