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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>&#171; la lumi&#232;re vient de ce qui se laisse d&#233;truire &#187; (Supernova)</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_routes &amp; chemins</dc:subject>
		<dc:subject>_lumi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>_Ren&#233; Char</dc:subject>
		<dc:subject>_perceptions / impressions</dc:subject>
		<dc:subject>_cheveux</dc:subject>
		<dc:subject>_Andr&#233; Du Bouchet</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;vidences &amp; accords</dc:subject>
		<dc:subject>_joie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du ciel ne nous parviennent que des nouvelles anciennes, d&#233;j&#224; effac&#233;es, d'un monde &#233;teint : et moi je marche &#224; travers elles. Les lumi&#232;res qui me permettent de voir et d'avancer dans la nuit noire d'un soir comme celui-l&#224; sont jet&#233;es par une &#233;toile aujourd'hui morte, depuis des milliards d'ann&#233;es, morte et enterr&#233;e dans un noir plus grand encore que celui qui nous entoure. Appris il y a peu : en quoi une supernova nous est pr&#233;cieuse, parce que dans cette mort de l'&#233;toile surgit une lumi&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/supernova.jpg?1339882804' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Du ciel ne nous parviennent que des nouvelles anciennes, d&#233;j&#224; effac&#233;es, d'un monde &#233;teint : et moi je marche &#224; travers elles. Les lumi&#232;res qui me permettent de voir et d'avancer dans la nuit noire d'un soir comme celui-l&#224; sont jet&#233;es par une &#233;toile aujourd'hui morte, depuis des milliards d'ann&#233;es, morte et enterr&#233;e dans un noir plus grand encore que celui qui nous entoure. Appris il y a peu : en quoi une supernova nous est pr&#233;cieuse, parce que dans cette mort de l'&#233;toile surgit une lumi&#232;re telle qu'elle nous rend visible son existence, et donne trace de la vie, oui, c'est la preuve &#8212; elle meurt de la fournir ; non : elle meurt pour cela, je crois : je crois. Alors j'ouvre les yeux sur la vie, depuis cette mort l&#224; ; de cela aussi il faut en prendre mesure.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Une supernova est l'ensemble des ph&#233;nom&#232;nes cons&#233;quents &#224; l'explosion d'une &#233;toile, qui s'accompagne d'une augmentation br&#232;ve mais fantastiquement grande de sa luminosit&#233;. Vue depuis la Terre, une supernova apparait donc souvent comme une &#233;toile nouvelle, alors qu'elle correspond en r&#233;alit&#233; &#224; la disparition d'une &#233;toile.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;La mort d'une &#233;toile dure moins d'un milli&#232;me de seconde, mais apr&#232;s cette mort la lumi&#232;re qui na&#238;t d'elle dure jusqu'&#224; nous, des milliards d'ann&#233;es, et j'avance dans la rue pr&#232;s du boulevard de l'h&#244;pital, je n'ai pas besoin de tendre les mains dans les couloirs de la ville, j'avance, je vois &#224; dix m&#232;tres, le type l&#224;-bas qui m'attend pour me frapper peut-&#234;tre, je peux voir son visage quand je passe &#224; sa hauteur, et comme il a renonc&#233; &#224; me frapper, je le vois aussi : et qu'il s'endort dans le noir de ses yeux, je le vois encore &#224; distance et longtemps apr&#232;s l'avoir crois&#233;, et je l'aime ; la lumi&#232;re a pass&#233; sur nous.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Les supernovas sont des &#233;v&#232;nements rares &#224; l'&#233;chelle humaine : leur taux est estim&#233; &#224; environ une &#224; trois par si&#232;cle dans notre Voie lact&#233;e. Les t&#233;lescopes Hubble et Chandra ont photographi&#233; le reste de la supernova N49, situ&#233;e &#224; 160 000 ann&#233;es-lumi&#232;re, dans la galaxie du grand nuage de Magellan, le 1er juin 2010. Il est &#224; noter qu'&#224; notre &#233;poque aucune supernova n'a &#233;t&#233; observ&#233;e dans notre galaxie, la Voie Lact&#233;e, depuis l'invention du t&#233;lescope. La plus rapproch&#233;e observ&#233;e depuis est SN 1987A, survenue dans une galaxie voisine.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Le deuil, c'est ne pas cesser de recevoir cette lumi&#232;re depuis sa mort : c'est croire que la mort a eu lieu pour donner vie &#224; tout ce qui l'a fait na&#238;tre. Parce qu'on sait qu'elle ne finira pas, qu'elle viendra se confondre avec d'autres, la lumi&#232;re qui commence de ces morts successives en nous est plus pr&#233;cieuse encore que l'espoir de la vie : elle est sa possibilit&#233; f&#233;roce, puisant plus loin que la vie, dans les souvenirs oubli&#233;s. Les morts s'occupent de tout cela : de nous laisser vivants, rien que vivants. Je pense : le pass&#233; n'a pas de temps &#224; perdre avec nous &#8212; je pense : marche, voil&#224; qui est bien. Tout le jour, accumuler de la lumi&#232;re jusqu'au soir &#8212; et quand il faut la rendre, c'est de l'avoir bien &#233;puis&#233;e. On peut mourir &#224; cela aussi, est-ce qu'on dit plut&#244;t de cela ? Il faut laisser la nuit faire le travail. C'est comme les vies pass&#233;es : cet amour accumul&#233; pour le laisser grandir encore au-devant de nous : et le pass&#233; continue, change avec soi, ne cesse pas d'avancer lui aussi : le pass&#233; n'est pas cette chose derri&#232;re soi qui a fini, mais ce qu'on porte tant qu'on dure ici la lumi&#232;re de cette vie &#8212; et on l'am&#232;ne jusqu'o&#249; on le pourra : un morceau de page, au bord d'un lit, dans les draps de sang bus jusqu'&#224; ne plus rien d&#233;sirer, et jusqu'au tombeau o&#249; on se rel&#232;vera, jamais seul.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;La mati&#232;re expuls&#233;e par une supernova s'&#233;tend dans l'espace, formant un type de n&#233;buleuse appel&#233; r&#233;manent de supernova. La dur&#233;e de vie de ce type de n&#233;buleuse est relativement limit&#233;e, la mati&#232;re &#233;tant &#233;ject&#233;e &#224; tr&#232;s grande vitesse (plusieurs milliers de kilom&#232;tres par seconde), le r&#233;manent se dissipe relativement vite &#224; l'&#233;chelle astronomique, en quelques centaines de milliers d'ann&#233;es. La n&#233;buleuse de Gum ou les dentelles du Cygne sont des exemples de r&#233;manents de supernova dans cet &#233;tat tr&#232;s avanc&#233; de dilution dans le milieu interstellaire. &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Du Bouchet : &#171; la lumi&#232;re vient de ce qui se laisse d&#233;truire &#187; . Je r&#234;ve des dentelles du Cygne dont je suis issu, r&#233;manence de ce d&#233;sir &#233;jacul&#233;, puisque je suis une part de sa poussi&#232;re jet&#233;e n&#233;gligeamment de l'autre bout de l'univers pour me faire r&#234;ver &#224; elle, et je m'endors ; je r&#234;ve &#224; ceux qui r&#234;vent de moi, les poussi&#232;res que j'irai r&#233;pandre quand je saurai viser. Oui, la lumi&#232;re vient de ce qui se laisse d&#233;truire, et il faut accepter de s'&#233;teindre inconsolable et d&#233;nu&#233; de foyer dans le froid pour &#224; l'aube &#233;parpill&#233;e, ouvrir les yeux sur nous. Le corps s'ouvrira lentement quand il le voudra, parce que la lumi&#232;re l'aura rejointe, parce que la chaleur qu'il aura accumul&#233; aura fait de son d&#233;sir la force qui l'inaugure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'effacement soit ma mani&#232;re de resplendir (Char). &lt;/i&gt; Non pas ma mani&#232;re, mais le seul recours. Il y a des cheveux qui tombent de mes mains, le temps passe sur cela aussi &#8212; &#224; la blancheur de certains, je reconnais ma vie future, elle est d&#233;j&#224; pass&#233;e. Et entre mes doigts, l'entrelacement de tous ce pr&#233;sent que je d&#233;pose pour m'all&#233;ger en route ; oh, il viendra sur le visage d'autres pass&#233;s, d'autres d&#233;sirs de m'inventer, d'effacer en moi jusqu'&#224; mon corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve d'&#234;tre une craie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;La n&#233;buleuse du Crabe est un exemple de r&#233;manent jeune : l'&#233;clat de l'explosion qui lui a donn&#233; naissance a atteint la Terre, il y a moins de mille ans.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>la dune &#8212; vestiges d'un d&#233;sir</title>
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		<dc:date>2011-05-14T10:19:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_d&#233;sir demeur&#233; d&#233;sir</dc:subject>
		<dc:subject>_foules</dc:subject>
		<dc:subject>_Yann Tiersen</dc:subject>
		<dc:subject>_la mer, toujours recommenc&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>_cheveux</dc:subject>
		<dc:subject>_Andr&#233; Du Bouchet</dc:subject>
		<dc:subject>_morsures</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Plage (Yann Tiersen, 'Les Retrouvailles' 2005) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230; que tu te d&#233;places alors ou non &lt;br class='autobr' /&gt;
sur l'enjamb&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
la hauteur ici &lt;br class='autobr' /&gt;
reprend. &lt;br class='autobr' /&gt;
-- &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230; plage &lt;br class='autobr' /&gt;
du plus haut &lt;br class='autobr' /&gt;
comme &lt;br class='autobr' /&gt;
sans qu'ici le vent ait &#224; reprendre souffle &lt;br class='autobr' /&gt;
moi-m&#234;me arr&#234;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Andr&#233; Du Bouchet, Ici en deux in 'Po&#232;mes et proses' &lt;br class='autobr' /&gt;
Longue plage de temps et d'espace morts &#224; atteindre comme l'endroit le plus recul&#233; du monde : recul&#233;, c'est le mot, puisqu'&#224; chaque pas que l'on fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_yann-tiersen" rel="tag"&gt;_Yann Tiersen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_la-mer-toujours-recommencee" rel="tag"&gt;_la mer, toujours recommenc&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_cheveux" rel="tag"&gt;_cheveux&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_morsures" rel="tag"&gt;_morsures&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/3mai-d4937.jpg?1770074429' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;object type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; data=&#034; http://paris7-doctorants-lsh.net/son/dewplayer.swf?mp3=http://paris7-doctorants-lsh.net/son/La Plage.mp3&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume= 75&#034; height=&#034;20&#034; width=&#034;200&#034;&gt;&lt;param name=&#034;wmode&#034; value=&#034;transparent&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;
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&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt; (Yann Tiersen, 'Les Retrouvailles' 2005)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; que
&lt;br/&gt;tu te d&#233;places
&lt;br/&gt;alors
&lt;br/&gt; ou non&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sur l'enjamb&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la hauteur
&lt;br/&gt;ici&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;reprend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; plage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;du plus haut&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sans qu'ici le vent
&lt;br/&gt;ait &lt;br/&gt;&#224; reprendre
&lt;br/&gt; souffle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;moi-m&#234;me arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Du Bouchet, &lt;i&gt;Ici en deux&lt;/i&gt; in 'Po&#232;mes et proses'&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Longue plage de temps et d'espace morts &#224; atteindre comme l'endroit le plus recul&#233; du monde : recul&#233;, c'est le mot, puisqu'&#224; chaque pas que l'on fait pour monter dans le sable, on descend de quelques centim&#232;tres, de sorte que plus on avance et plus la dune recule sous le corps, et tout ce qui s'offre &#224; nous s'&#233;loigne &#8212; la mer de l'autre c&#244;t&#233; continue d'apporter du sable, encore et encore : et la dune s'&#233;l&#232;ve sous nos pas qui s'enfonce, au loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morts, je dis morts de temps et d'espace les sables : les grandes &#233;tendues de temps et d'espace mortes qui sont l&#224; pour rien, ou peut-&#234;tre pour finir la terre, commencer quelque chose de l'ordre de la lumi&#232;re sans couleur, sans chiffre, de la &lt;i&gt;pure&lt;/i&gt; lumi&#232;re descendue sur la peau sans filtre, et le ciel blanc, et la mer blanche, et toute cette blancheur des peaux sur toi, et qu'ainsi toute puret&#233; bue ne resterait que toi dans les sables enfonc&#233;e comme moi o&#249; la soif encore me fait me jeter sur le sol blanc en toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#233;puisement peut-&#234;tre, et c'est d'avoir trop respir&#233; : la chaleur ici fait trop respirer, et la fatigue de descendre &#224; force de monter fait trop respirer &#8212; d'&#233;puisement ou de soulagement : de la solitude gagn&#233;e &#8212; tapis &#233;trange de hauteur et de profondeur : de hauteur sur le ciel et la mer, de profondeur aussi comme ce promontoire s'avance sur quelque chose de l'ordre de la vie atteinte. Les v&#234;tements sont de trop. La peau est de trop. La morsure du sable sous le pied ; et des l&#232;vres sur la l&#232;vre : peu d'endroit comme ici o&#249; on ne peut demeurer seul &#8212; peu d'endroit comme ici o&#249; malgr&#233; tout, le sentiment de l'&#234;tre l'emporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'envie de se pr&#233;cipiter en bas, de sauter : &#244; cette envie domine tout. Comme au dernier &#233;tage d'un immeuble, on se penche sur la cage d'escalier qu'on vient de grimper, le d&#233;sir irr&#233;pressible (toujours r&#233;prim&#233;) du vide : ici, m&#234;me chose. Mais la mer est &#224; plusieurs kilom&#232;tres. Si on saute, on ne tomberait que sur la souplesse du sable, et non sur la plaque de b&#233;ton de l'eau. Le vertige est l&#224;, impossible &#224; satisfaire. Il est ce creux form&#233; dans le corps o&#249; vient se loger le d&#233;sir &#8212; immense langue de terre que vient recouvrir, chauff&#233; &#224; blanc, le sexe &#233;chou&#233; des vagues qui s'abattent au bas des dunes et que le cri des foules recouvre : il faut aller plus loin, il faut continuer d'avancer, il faut trouver du sable que personne n'aura foul&#233; pour enfin &#8212; &#224; grands pas, trouver un endroit du monde o&#249; la mort serait pass&#233;e comme &lt;i&gt;enjamb&#233;e&lt;/i&gt; par la dune ; o&#249; le d&#233;sir serait sans vestiges : et o&#249; mordre.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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