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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>La Ville &#233;crite | il faut se plaindre</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Est-ce contre un homme que se porte ma plainte ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille-la-plaine" rel="tag"&gt;_Marseille, La Plaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2407.jpg?1559547929' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2407.jpg?1559547938&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Alors Job prit la parole et dit / Ecoutez, &#233;coutez mes paroles, que j'aie, du moins, cette consolation de vous. / Permettez-moi de parler &#224; mon tour, et, quand j'aurai parl&#233;, vous pourrez vous moquer. / Est-ce contre un homme que se porte ma plainte ? Comment donc la patience ne m'&#233;chapperait elle pas ? / Regardez-moi et soyez dans la stuppeur, et mettez la main sur votre bouche. / Quand j'y pense, je fr&#233;mis ; et un frissonnement saisit ma chair. / Pourquoi les m&#233;chants vivent-ils, et vieillissent-ils, accroissant leur force ? / Leur post&#233;rit&#233; s'affermit autour d'eux, leurs rejetons fleurissent &#224; leurs yeux. / Leur maison est en paix, &#224; l'abri de la crainte ; la verge de Dieu ne les touche pas. / Leur taureau est toujours f&#233;cond, leur g&#233;nisse enfante et n'avorte pas. / Ils laissent courir leurs enfants comme un troupeau, leurs nouveaux-n&#233;s bondissent autour d'eux. / Ils chantent au son du tambourin et de la cithare, ils se divertissent au son du chalumeau. / Ils passent leurs jours dans le bonheur, et ils descendent en un instant au sch&#233;ol. / Pourtant ils disaient &#224; Dieu : &#171; Retire-toi de nous ; nous ne d&#233;sirons pas conna&#238;tre tes voies. / Qu'est-ce que le Tout-Puissant, pour que nous le servions ? Que gagnerions-nous &#224; le prier ? &#187; / Leur prosp&#233;rit&#233; n'est-elle pas dans leur main ? - Toutefois, loin de moi le conseil de l'impie ! - Voit-on souvent s'&#233;teindre la lampe des impies, la ruine fondre sur eux, et Dieu leur assigner un lot dans sa col&#232;re ? / Les voit-on comme la paille emport&#233;e par le vent, comme la glume enlev&#233;e par le tourbillon ? / &#171; Dieu, dites-vous, r&#233;serve &#224; ses enfants son ch&#226;timent !... &#187; Mais que Dieu le punisse lui-m&#234;me pour qu'il le sente, / qu'il voie de ses yeux sa ruine, qu'il boive lui-m&#234;me la col&#232;re du Tout-Puissant ! / Que lui importe, en effet, sa maison apr&#232;s lui, une fois que le nombre de ses mois est tranch&#233; ? / Est-ce &#224; Dieu qu'on apprendra la sagesse, &#224; lui qui juge les &#234;tres les plus &#233;lev&#233;s ? / L'un meurt au sein de sa prosp&#233;rit&#233;, parfaitement heureux et tranquille, / les flancs charg&#233;s de graisse, et la moelle des os remplie de s&#232;ve. / L'autre meurt, l'amertume dans l'&#226;me, sans avoir go&#251;t&#233; le bonheur. / Tous deux se couchent &#233;galement dans la poussi&#232;re, et les vers les couvrent tous deux. / Ah ! Je sais bien quelles sont vos pens&#233;es, quels jugements iniques vous portez sur moi. / Vous dites : &#171; O&#249; est la maison de l'oppresseur ! Qu'est devenue la tente qu'habitaient les impies ? &#187; / N'avez-vous donc jamais interrog&#233; les voyageurs, et ignorez-vous leurs remarques ? / Au jour du malheur, le m&#233;chant est &#233;pargn&#233; ; au jour de la col&#232;re, il &#233;chappe au ch&#226;timent. / Qui bl&#226;me devant lui sa conduite ? Qui lui demande compte de ce qu'il a fait ? / On le porte honorablement au tombeau ; et on veille sur son mausol&#233;e. / les gl&#232;bes de la vall&#233;e lui sont l&#233;g&#232;res, et tous les hommes y vont &#224; sa suite, comme des g&#233;n&#233;rations sans nombre l'y ont pr&#233;c&#233;d&#233;. / Que signifient donc vos vaines consolations ? De vos r&#233;ponses il ne reste que perfidie.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Plaintes qui disent au moins que &#231;a suffit ; qu'on refuse cette fois, et qu'on ne laisse pas passer : ce qui fait honte, autant la cruaut&#233; de ce monde que le rire de ceux qui en tirent profit au nom de la honte, et la honte augmente ; alors qu'on jette les mots en retour des humiliations, et que face aux violences au moins on laisse entendre qu'elles sont des violences : sur les murs de La Plaine, la plainte est le contraire de la r&#233;signation &#8212; on porte plainte comme on prend la parole : pour ne pas &#234;tre humili&#233; par notre propre silence. Plaintes qui disent des larmes ce qu'elles f&#233;condent : la dignit&#233; de refuser ce monde s'il est celui-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8679-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8679-2.jpg?1559547883' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#233;crire (dans) les entrailles de la vall&#233;e de Saint-Pons</title>
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		<dc:date>2017-07-30T13:24:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_terre</dc:subject>
		<dc:subject>_mer</dc:subject>
		<dc:subject>_Job</dc:subject>
		<dc:subject>_ville</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;30 juillet 2017&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_job" rel="tag"&gt;_Job&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4469.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4469.jpg?1501420009' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;La terre&#8230; d'elle sort le pain ; et au-dessous, elle est boulevers&#233;e comme par le feu. / Ses pierres sont le lieu du saphir, et la poussi&#232;re d'or s'y trouve. / C'est un sentier que l'oiseau de proie ne conna&#238;t pas, et que l'&#339;il du vautour n'a pas aper&#231;u ; / la b&#234;te fauve ne l'a pas foul&#233;, le lion ne l'a pas travers&#233;. / L'homme porte sa main sur le roc dur, il renverse les montagnes depuis la racine ; / il creuse des canaux dans les rochers ; et son &#339;il voit tout ce qui est pr&#233;cieux ; / Il enserre les fleuves pour qu'ils ne suintent pas ; et il produit &#224; la lumi&#232;re les choses cach&#233;es. / Mais la sagesse, o&#249; la trouvera-t-on ? Et o&#249; est le lieu de l'intelligence ? / Aucun humain n'en conna&#238;t le prix, et elle ne se trouve pas sur la terre des vivants. / L'ab&#238;me dit : Elle n'est pas en moi ; et la mer dit : Elle n'est pas chez moi. / [&#8230;] Mais la sagesse, d'o&#249; vient-elle ? Et o&#249; est le lieu de l'intelligence ? / Elle est voil&#233;e aux yeux de tous les vivants, et elle est cach&#233;e aux oiseaux des cieux. / La destruction et la mort disent : De nos oreilles nous en avons entendu la rumeur.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Livre de Job (28, 5-23)&lt;/center&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class=&#034;spip_document_5488 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center&#034;&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-5488 &#034; data-id=&#034;0d1faf8579f7eaaa27d7dc629143f98c&#034; src=&#034;IMG/mp3/02_dust_lane.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;Yann Tiersen, &lt;i&gt;Dust Lane&lt;/i&gt; (2010)&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est tout pr&#232;s d'ici, il suffit de prendre la route d'Aubagne, contourner le Garlaban qui n'est plus couronn&#233;e que de Canadair, passer G&#233;m&#233;nos et &#224; la sortie du village (en pleine &lt;i&gt;F&#234;tes des Cavalcades&lt;/i&gt; : pr&#232;s de la place du village d&#233;serte, cinq jeunes types jouaient de la fl&#251;te et frappaient sur des tambourins pour eux seuls) : laisser la voiture sous un arbre au hasard, s'enfoncer. La vall&#233;e de Saint-Pons est une longue coul&#233;e de terre qui va tout pr&#232;s du Massif de la Sainte-Baume au pied duquel la route s'ach&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, la ville est un souvenir, comme une autre vie. En face d&#233;sormais, il y a la mer et les massifs ; pour rejoindre la fac ou les th&#233;&#226;tres, j'enjambe la ville par la passerelle qui relie l'autoroute d'Aix au centre de Marseille, et par-dessus l'&#233;paule je verrai Saint-Loup, et derri&#232;re moi, Noailles, les R&#233;form&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4477.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4477.jpg?1501420009' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La for&#234;t de Fond Blanche : c'est son nom. Est-ce qu'on pourrait &#234;tre plus loin ? C'est tout pr&#232;s pourtant. C'est ici. &#201;crire, cela voulait dire : la ville. La vivre pour la nommer et avec elle, sa violence, l'impossible des rencontres. De l'autre c&#244;t&#233; d'elle, il y a ici les pins d'Alep &#8211; qui n'est plus une ville &#8211;, et la garrigue (qui n'est rien). Aller &lt;i&gt;d&#233;sormais&lt;/i&gt; l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce journal aura surtout port&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es les images la nuit des rues pr&#232;s de Sentier, et des Halles, des nuits de Bordeaux ou de Castellane. Mon ancien studio minuscule de Paris co&#251;te le triple d&#233;sormais en loyer, je l'ai appris il y a peu &#8211; c'&#233;tait il y a moins de dix ans que de la fen&#234;tre je notais au passages ceux qui passaient. &#201;crire, maintenant, ce serait rejoindre les noms de la terre ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4449-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4449-2.jpg?1501420268' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fond de la vall&#233;e, cette abbaye cistercienne en forme de ville : abandonn&#233;e en 1407, transform&#233;e en relais de chasse ; mur&#233;e. Mobilier br&#251;l&#233; ou vendu aux quatre vents, et le clo&#238;tre laiss&#233; aux b&#234;tes ? Tout est ferm&#233;, je ne verrai rien. Ce n'est qu'une image : je le sais bien. Mais une image qui les dit toutes : la pierre qui t&#233;moigne pour la vie et pour son abandon, aval&#233;e par les arbres, les poussi&#232;res, les insectes qui hurlent autour de moi. Et sous mes pieds, les cadavres des moines qui pensaient trouver refuge et repos et &#233;ternit&#233; : tous oubli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4468.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4468.jpg?1501419819' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de la derni&#232;re clairi&#232;re, un immense arbre br&#251;l&#233; sur pied : foudroy&#233; sans doute, mais rest&#233; blanc, pur abandon aussi. &#201;crire, ce serait cela aussi ? La foudre et rien, et la solitude au milieu de la br&#251;lure ? Un type passera d&#233;poser une veste mouill&#233;e sur la branche, et partira. Tout pr&#232;s, il y avait une source, que je n'aurai pas vue. C'&#233;tait aussi &#233;crire ? Ou vivre depuis l'autre c&#244;t&#233; d'&#233;crire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pli de l'ann&#233;e est toujours l'occasion d'un retrait, de prendre appui : l'ouverture d'autres chantiers aussi, maintenant que l'un d'eux a pris fin. Dans la terre puiser les forces d'aller dire ce que la ville n'est pas, et o&#249; la vie s'en est all&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re image : train&#233;e de ciel qui creuse dans la canop&#233;e une route o&#249; frayer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4476.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_4476.jpg?1501420009' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>ces enfants qui n'ont pas vu la lumi&#232;re</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; &#8230;alors j'aurais du repos, avec les rois et les conseillers de la terre qui se b&#226;tissent des solitudes, ou avec les princes qui ont de l'or, qui ont rempli d'argent leurs maisons, ou bien, comme l'avorton ignor&#233;, je n'existerais pas, comme ces enfants qui n'ont pas vu la lumi&#232;re ; l&#224;, les m&#233;chants ont cess&#233; leur tumulte, et l&#224; ceux dont les forces sont &#233;puis&#233;es par la fatigue sont en repos ; les prisonniers demeurent ensemble tranquilles, ils n'entendent pas la voix de l'exacteur ; l&#224; sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1029 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/19_juin-010c2.jpg?1770085042' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8230;alors j'aurais du repos, avec les rois et les conseillers de la terre qui se b&#226;tissent des solitudes, ou avec les princes qui ont de l'or, qui ont rempli d'argent leurs maisons, ou bien, comme l'avorton ignor&#233;, je n'existerais pas, comme ces enfants qui n'ont pas vu la lumi&#232;re ; l&#224;, les m&#233;chants ont cess&#233; leur tumulte, et l&#224; ceux dont les forces sont &#233;puis&#233;es par la fatigue sont en repos ; les prisonniers demeurent ensemble tranquilles, ils n'entendent pas la voix de l'exacteur ; l&#224; sont le petit et le grand, et le serviteur lib&#233;r&#233; de son ma&#238;tre &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;center&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Livre de Job (3:17-19).&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Du repos, impossible. Impossible de s'arr&#234;ter, d'envisager la situation, de mesurer les distances. J'imagine que c'est pourtant n&#233;cessaire. J'imagine que ce serait salutaire. Mais impossible, &#233;videmment. Ces derniers jours, impression que ce n'est tant moi qui change de villes, mais les villes qui d&#233;filent ; et le vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du nord au sud, puis au nord de nouveau. Alors cela devait arriver : la jambe droite aujourd'hui, qui l&#226;che (un peu). Mani&#232;re qu'a le corps de dire &#8212; assez. (&lt;i&gt;Et c'est assez pour le po&#232;te d'&#234;tre la mauvaise conscience de son temps &lt;/i&gt; ?). Mani&#232;re qu'a le corps pour immobiliser l'esprit : le maintenir &#224; sa merci &#8212; je voudrais bien demander gr&#226;ce, mais gr&#226;ce de quelle douleur ? Je ne sais m&#234;me pas o&#249; la douleur commence (dans le genou, plus bas, plus haut ?). Elle termine dans le cr&#226;ne, cela est s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix jours que je ne suis pas rentr&#233; &lt;i&gt;chez moi&lt;/i&gt; &#8212;il y a bien quelque part, pour chacun, un chez-soi inhabit&#233;. Le mien est peut-&#234;tre &#8212; quelque part &#8212; ce dehors sec et froid. J'aimerais tant dire &lt;i&gt;je suis parti avec le vent, je suis le vent.&lt;/i&gt; Mais le vent int&#233;rieur me souffle au visage : je ne pars pas ; sur le c&#244;t&#233;, la ville change, et moi, au milieu, suis l'instrument qui permet au vent de les &#233;parpiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes semaines sont comme une for&#234;t sans issue, hors la lumi&#232;re que laissent passer les branches l&#224;-haut. Quand le vent est fort, la lumi&#232;re perce davantage, mais l'ombre s'agite aussi plus rapidement. La for&#234;t est dense, le chemin a disparu. Ce doit &#234;tre par l&#224;. Comment savoir ? Je me fie &#224; la lumi&#232;re, et la lumi&#232;re traverse le ciel plus vite que le jour. Ce doit &#234;tre par l&#224; cependant. Oui, ce doit &#234;tre par l&#224;, dit la voix en moi qui lance, le genou br&#251;le, la jambe tra&#238;ne, mais la voix continue, ce doit &#234;tre par l&#224;, alors je marche droit devant moi : ce doit &#234;tre par l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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