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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>Janis Otsi&#233;mi | au nom d'une certaine absence</title>
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		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_Interventions</dc:subject>
		<dc:subject>_Violence</dc:subject>
		<dc:subject>_Janis Otsi&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>_Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;un auteur majeur gabonnais invit&#233; au Salon du Livre et interdit de visa, c'est nous-m&#234;me qu'on humilie, aussi&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1033.jpg?1458901597' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;sur l'interdiction de visa impos&#233;e &#224; Janis Otsi&#233;mi, auteur Gabonais interdit de Salon du Livre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;images : en chemin vers la Porte de Versailles&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La vie est un sale boulot ; La bouche qui mange ne parle pas ; Tous les chemins m&#232;nent &#224; l'autre&lt;/i&gt; &#8211; quelques uns des titres du romancier gabonais Janis Otsi&#233;mi. Il y a quelques ann&#233;es, au hasard de rencontres, la litt&#233;rature contemporaine d'Afrique est tomb&#233;e entre mes mains : une langue directement puis&#233;e &#224; une certaine violence, violence d'un monde dont nous portons encore en dette les violences inflig&#233;es en notre nom, violence redoubl&#233;e parce que la langue fran&#231;aise que ces &#233;crivains d'aujourd'hui parlent n'est pas la leur, mais c'est de force qu'on l'a fait apprendre &#224; leurs p&#232;res, une langue pourtant dont ils ne contestent plus l'&#233;vidence en eux. Se joue dans ces textes quelque chose qui traverse cette violence - une esp&#232;ce de grand rire obscur et profond qui rel&#232;ve la r&#233;alit&#233; &#224; cette qualit&#233; de pr&#233;sence qui nous d&#233;sarme, nous secoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne connais pas Janis Otsi&#233;mi, dont je suis seulement lecteur. Ces polars (des &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/01012294706-en-realite-le-polar-est-pour-moi-un-pretexte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;textes&lt;/a&gt;, dit-il dans un entretien fort) poss&#232;dent ce rire et cette force de col&#232;re qui le font h&#233;ritier de Sony Labou Tansi, ou fr&#232;re de Dieudonn&#233; Niangouna. Le polar est pour J. Otsi&#233;mi le langage d'un rapport : avec ce rire terrible, avec le fantastique urbain, avec la mort comme menace d'une survie permanente. Et partout, le souci d'une langue plong&#233;e &#224; ce qu'elle a de plus &#226;pre pour le dire.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La nuit garrottait, de sa horde d'ombres, la plage du Tropicana, au sud de Libreville. Le vent, venu du ventre de l'oc&#233;an, l'&#233;raflait de ses griffes ac&#233;r&#233;es. Toutes les deux secondes, de grosses vagues venaient fracasser leur front contre les bancs de sable comme des t&#234;tes de mule.
&lt;br/&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de la rive droite de l'Estuaire, les lumi&#232;res des habitations de la Pointe Denis scintillaient au loin comme des &#233;toiles piquetant un ciel de d&#233;cembre.
&lt;br/&gt;Ce d&#233;cor f&#233;erique &#233;tait une pierre dans le jardin de Joseph Obiang.
&lt;br/&gt;Une rafale de vent lui sauta au cou comme un chien enrag&#233;. Il frissonna. &lt;br/&gt;&#201;touffa un tas de jurons obsc&#232;nes sur ses l&#232;vres puis releva le col de son blouson. Il flamba une madeleine et en tira plusieurs bouff&#233;es comme pour &#244;ter le go&#251;t du sel d&#233;pos&#233; par les embruns sur ses l&#232;vres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. O. &lt;i&gt;Le Chasseur de Lucioles&lt;/i&gt; (2012)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Janis Otsi&#233;mi a &#233;t&#233; invit&#233; au Salon du Livre de Paris, cette ann&#233;e, comme il l'est souvent ces derni&#232;res ann&#233;es, invit&#233; &#224; des manifestations, fid&#232;le par exemple du festival &#201;crivains Voyageurs &#224; Saint-Malo. Seulement voil&#224;, cette ann&#233;e, &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/societe/2013/03/22/l-ecrivain-gabonais-janis-otsiemi-prive-de-salon-du-livre_890676&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;on lui refuse son visa&lt;/a&gt; pour venir du Gabon, o&#249; il vit et travaille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'explication ? Elle serait seulement honteuse s'il n'y avait pas le m&#233;pris, policier et quasi ordurier, qui &#233;mane des services de l'&#201;tat, aux motifs que sa &#171; volont&#233; de quitter le territoire des Etats membres de Schengen avant l'expiration du visa n'a pas pu &#234;tre &#233;tablie &#187; et que &#171; les informations communiqu&#233;es pour justifier l'objet et les conditions du s&#233;jour ne sont pas fiables &#187;. &#192; pleurer de d&#233;go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de Janis Otsi&#233;mi est &#233;videmment la plus digne, elle met en lumi&#232;re cependant l'arbitraire de cette nouvelle violence qui l'emp&#234;che, et qui nous emp&#234;che de l'entendre, de le voir.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le consulat g&#233;n&#233;ral a refus&#233; de m'accorder un visa de 7 jours afin de me permettre de prendre part au Salon du livre de Paris pour lequel j'&#233;tais invit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a &#233;t&#233; une grosse d&#233;ception pour moi. Car pour un jeune auteur comme moi, ce salon aurait &#233;t&#233; une opportunit&#233; pour moi de faire conna&#238;tre mes oeuvres, surtout le polar africain qui est un genre peu connu, mais aussi de rencontrer des auteurs. Il est regrettable que les autorit&#233;s consulaires fran&#231;aises pensent que tous les jeunes africains n'ont qu'une id&#233;e d&#232;s qu'ils se r&#233;veillent : aller s'installer en France alors qu'il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visa de court s&#233;jour m'a &#233;t&#233; refus&#233; pour trois raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re : d'apr&#232;s le consulat, je ne dispose pas de moyens de subsistance suffisants pour la dur&#233;e du s&#233;jour. Or, mon &#233;diteur m'a fait parvenir une attestation de prise en charge (h&#233;bergement, restauration, transport) et j'ai produit un document prouvant que j'ai en ma possession 300 euros qui me permettront de me prendre en charge pour des besoins usuels. &#199;a n'a pas suffi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me : l'invitation au Salon du Livre qui m'a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;e par &#034;Livres et Auteurs du bassin du Congo&#034; et l'Attestation de prise en charge de mon &#233;diteur ne sont pas fiables aux yeux du Consulat g&#233;n&#233;ral de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me : je n'ai pas assez manifest&#233; ma volont&#233; de quitter le territoire fran&#231;ais une fois que mon visa serait expir&#233;. Alors que pour ma demande de visa, j'ai produit un billet d'avion aller-retour, mes trois derniers bulletins de salaire, une attestation d'emploi qui prouve que je suis employ&#233; comme assistant des ressources humaines depuis 2007. Mieux encore, j'ai produit les copies de mes visas schengen nagu&#232;re obtenus pour avoir particip&#233; au festival Etonnants voyageurs &#224; Saint-Malo en 2011 et au Salon du livre de Gen&#232;ve en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Pour avoir son visa, il faut donc promettre de quitter la France, explique justement et cruellement &lt;a href=&#034;http://www.actualitte.com/international/pour-avoir-son-visa-il-faut-promettre-de-quitter-la-france-41161.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Actualitt&#233;&lt;/a&gt;, qui a largement permis que soit connu cette &lt;a href=&#034;http://www.actualitte.com/international/janis-otsiemi-prive-de-visa-pour-le-salon-du-livre-de-paris-41156.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;scandaleuse d&#233;cision&lt;/a&gt; &#8211; et comment c'est nous-m&#234;me qu'on humilie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, je suis invit&#233; au Salon du Livre pour parler des &#233;critures num&#233;riques, et de &lt;i&gt;l'avenir de la cr&#233;ation&lt;/i&gt;, c'est le titre. Bien s&#251;r, on est oblig&#233; d'h&#233;siter &#224; s'y rendre, parce que pour aller Porte de Versailles, je n'ai qu'un tram &#224; prendre, c'est &#224; vingt minutes de la chambre que j'habite, et je recevrai trois jours avant le salon une invitation pour le Salon &#8211; que je n'ai jamais demand&#233;, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose que je demande, aux organisateurs de la table ronde, c'est un temps de lecture : trop souvent dans ces discussions on fait semblant d'oublier que le principal, c'est les &#233;critures qu'on essaie de pousser au devant de nous, et comme on le peut, au plus loin de soi, et les territoires qu'on voudrait rejoindre, ce qu'on t&#226;che de rendre pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me l'accorde, ce temps (bien s&#251;r, je n'aurai ni connexion internet ni &#233;cran pour lire un p&#233;cha kucha : l'avenir de la cr&#233;ation n'est pas pour aujourd'hui) &#8211; alors, &#224; ma mesure, et d'o&#249; je parle, c'est-&#224;-dire modestement de cet endroit o&#249; j'habite qui n'est pas Libreville, qui n'est pas kinshasa ni Lagos, qui n'est pas dans la langue ce qui alt&#232;re la langue, mais seulement ma langue et les violences de n'&#234;tre que soi-m&#234;me, oui &#224; ma mesure j'&#233;cris un texte &lt;a href=&#034;http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article1030&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;autour de ce que nous sommes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est &#224; Janis Otsi&#233;mi que je pense pour &#233;crire, &#224; ce qui me s&#233;pare de lui aussi, et &#224; son absence &#8211; car je sais bien que sa pr&#233;sence ici o&#249; je suis quand je lis ce texte est une violence &#224; ce que je suis : que son absence fait violence au simple fait que je lise les mots &#233;crits en notre pr&#233;sence m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris ce texte pour cela, et pour toutes les autres raisons qui int&#233;rieurement rendent mon texte de peu de mot face &#224; son absence &#224; lui, aux mots qu'il aurait pu prononcer. Seulement, je ne poss&#232;de que cela, et la voix et la pr&#233;sence pour prononcer son nom &#224; lui, Janis Otsi&#233;mi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement (est-ce que ce n'est pas cela, le plus m&#233;prisant, le plus m&#233;prisable), on conc&#232;de un &lt;a href=&#034;http://www.actualitte.com/international/visa-d-un-an-pour-janis-otsiemi-desole-pour-le-facheux-contretemps-41394.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;contretemps f&#226;cheux&lt;/a&gt; : on est d&#233;sol&#233; et on autorise l'auteur &#224; venir en France, et m&#234;me on lui accorde un an, comme une gr&#226;ce (et c'est toujours en notre nom &#224; nous qu'on utilise cette langue et ces proc&#233;dures indignes ?). Vraiment c'est &#224; cracher par terre, de d&#233;pit, de honte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janis Otsi&#233;mi sera sans doute l&#224; pour le prochain festival des &#201;crivains Voyageurs, son &#233;diteur le confirme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'attendant, le suivre en ligne, sur &lt;a href=&#034;http://www.calibrenoir.blogspot.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;calibre noir&lt;/a&gt;, ou sur &lt;a href=&#034;http://noirgabon.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;noir gabon&lt;/a&gt;, ou lire ses livres parus en France aux &#233;ditions Jigal, c'est peut-&#234;tre la meilleure mani&#232;re de r&#233;pondre &#224; cette violence, ce m&#233;pris colonialiste et indigne, pour le retourner, autant que possible. Et lire aussi la violence que portent ces livres, et leur tendresse, qui disent tous deux le nom de Janis Otsi&#233;mi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;Il ouvrit la bagnole, s'accrocha &#224; la porti&#232;re et regarda &#224; nouveau l'heure sur le tableau de bord.
&lt;br/&gt;1 h 30. Voil&#224; plus d'une demi-heure qu'il se frigorifiait les couilles sur cette plage d&#233;serte. Il se demanda si son client allait encore arriver. &#171; Les Africains ont tous des montres, mais ils sont toujours en retard. &#187; Cette tirade que lui martelait souvent son chef hi&#233;rarchique, le g&#233;n&#233;ral Okana, ne parut gu&#232;re le rassurer. Car s'il &#233;tait l&#224;, c'&#233;tait en partie &#224; cause de lui. Toute la haine et la rancoeur qu'il portait &#224; ce type lui mont&#232;rent aux l&#232;vres. Il poussa un soupir et se coula dans la bagnole pour se refroidir le coeur.
&lt;br/&gt;Deux minutes s'&#233;coul&#232;rent. Comme deux si&#232;cles. Sous la clameur bruyante des vagues, Joseph Obiang crut entendre le bruit d'un moteur. Il se baissa et effeuilla la nuit de ses yeux globuleux de canneur. Il ne vit rien. Soudain deux faisceaux de lumi&#232;re &#233;caill&#232;rent la nuit et &#233;clabouss&#232;rent l'habitacle de la bagnole. Joseph Obiang ouvrit les feux. L'autre v&#233;hicule tua les siens.
&lt;br/&gt;C'est lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. O.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_2029 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L450xH600/janis2-555e8.jpg?1769977951' width='450' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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