<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
	<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?id_mot=601&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
		<url>https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/banniere_site.jpg?1748268196</url>
		<link>https://www.arnaudmaisetti.net/spip/</link>
		<height>81</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Thomas Ostermeier | L'illusion d'un th&#233;&#226;tre &#224; pr&#233;tention politique</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/article/thomas-ostermeier-l-illusion-d-un-theatre-a-pretention-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/article/thomas-ostermeier-l-illusion-d-un-theatre-a-pretention-politique</guid>
		<dc:date>2019-11-25T09:57:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Thomas Ostermeier</dc:subject>
		<dc:subject>_Chantier critique</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Retour &#224; Reims&lt;/i&gt;, de Didier &#201;ribon, mise en sc&#232;ne par Thomas Ostermeier [Marseille, La Cri&#233;e] &#8211; octobre 2019&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/critiques-theatre/" rel="directory"&gt;CRITIQUES | TH&#201;&#194;TRE&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thomas-ostermeier" rel="tag"&gt;_Thomas Ostermeier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_chantier-critique" rel="tag"&gt;_Chantier critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton2494.jpg?1574675907' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;em&gt;Retour &#224; Reims&lt;/em&gt;, Mise en sc&#232;ne Thomas Ostermeier
d'apr&#232;s l'ouvrage de Didier Eribon&lt;br/&gt;
Avec C&#233;dric Eeckhout, Ir&#232;ne Jacob, Blade Mc Alimbaye.&lt;br&gt;
Th&#233;&#226;tre de la Cri&#233;e, Marseille&lt;/small&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soumis &#224; l'imp&#233;ratif &lt;em&gt;culturel&lt;/em&gt; de parler de la politique, tout un th&#233;&#226;tre se vautre souvent dans la complaisance, celle qui dans la bonne conscience de s'&#234;tre souci&#233; du monde, neutralise tout ce qu'un th&#233;&#226;tre politique peut arracher &#224; la politique, ou lui faire subir. La plupart du temps, coul&#233; dans le moule du discours politique, il ne fait que s'avachir dans le conformisme, qui finit par produire les effets inverses de ce qu'il cherche : s&#251;r de se situer du bon c&#244;t&#233; du manche, il ne prend plus la peine de l'empoigner. Et dans l'alliance de la sociologie critique et du th&#233;&#226;tre &#224; pr&#233;tention politique, on ne produit plus que de l'&#233;vidence creuse, la platitude qui paralyse, et la l&#226;chet&#233; de renoncer aux luttes, puisqu'on s'est content&#233; &lt;i&gt;de dire ce qu'il en &#233;tait &#8212; &lt;/i&gt;du point de vue des dominants. Ostermeier, ou la sociale-d&#233;mocratie en acte. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src=&#034;https://www.youtube.com/embed/rPHiHqFP0sY&#034; width=&#034;840&#034; height=&#034;472&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen=&#034;allowfullscreen&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Didier Eribon, &lt;i&gt;Retour &#224; Reims&lt;/i&gt;, retrace le parcours d'un intellectuel qui revient dans la ville de province o&#249; il a grandi et qu'il a quitt&#233;e pour faire ses &#233;tudes sup&#233;rieures avant de s'imposer dans le champ intellectuel comme un h&#233;ritier de Bourdieu et de Foucault, ses ma&#238;tres. Son p&#232;re mort, le deuil est l'occasion d'un autre chant fun&#232;bre : celui de la classe ouvri&#232;re confus&#233;ment associ&#233;e &#224; la m&#233;moire de ce p&#232;re. Mais pour Eribon, dont les travaux sur la domination l'avait conduit &#224; penser la &lt;em&gt;question gay&lt;/em&gt; dans des processus complexes d'&#233;mancipation, o&#249; prenaient place l'injure, les m&#233;canismes de la honte autant que la morale du minoritaire, surgissait soudain le fait &#233;crasant de son identit&#233; prol&#233;taire qu'il avait longtemps masqu&#233;e derri&#232;re son identit&#233; sexuelle. Et c'est une autre honte &#224; laquelle il fait face : celle d'une appartenance qu'il avait d&#233;sappris, &#224; Paris et dans ses &#233;tudes. Transfuge de classe, oublieux d'une m&#233;moire collective, traitre en partie &#224; sa famille, il se r&#233;v&#233;lait &#224; ses propres yeux comme l'agent malgr&#233; lui d'une domination sociale qui pouvait expliquer comment la classe ouvri&#232;re a &#233;t&#233; abandonn&#233;e par des intellectuels qui pr&#233;tendaient autrefois parler pour eux et n'avaient finalement fait que parler &#224; sa place. La gauche et ses alli&#233;s n'avaient donc pas seulement renonc&#233; &#224; d&#233;fendre le prol&#233;tariat, ils l'avaient sciemment laiss&#233; &#224; son sort, et, en occultant la question de la domination sociale, l'avaient pr&#233;cipiter dans les bras des nationalistes, pourtant ennemis de classe &#8212; mais porteur d'un discours ravageur sur la domination, ethnique plut&#244;t que sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte puisant dans la force litt&#233;raire l'&#233;nergie intime et collective pour penser la bascule propre aux ann&#233;es 80 issues des trahisons de 68, le propos d'Eribon d&#233;monte le poids de la responsabilit&#233; de la dite gauche de gouvernement dans la mont&#233;e des populismes n&#233;o-fascistes : autrement dit, dans le vote ouvrier de l'extr&#234;me droite. Pour Eribon, la gauche est moins un mouvement qu'un &#233;thos, celui qui vise &#224; questionner les processus de domination, et c'est en renon&#231;ant &#224; ce discours qu'elle a acc&#233;d&#233; au pouvoir en pr&#233;cipitant son effondrement id&#233;ologique, avant son effacement, et sa dilution dans le capitalisme de gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class='aligncenter wp-image-3915 size-large' src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/distant/jpg/Vidy_Ostermeier_-8c66a15f.jpg?1654046990' alt=&#034;&#034; width='500' height='333' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#233;solant de constater que ces m&#233;canismes, Ostermeier les dispose pour int&#233;grer pleinement le jeu social qu'il pr&#233;tend platement d&#233;noncer. Parce que la sociologie politique, si pr&#233;cieuse pour d&#233;crire le monde, ne porte pas le langage de l'art, cette forme singuli&#232;re d'intervention dans l'histoire par le biais d'une forme au croisement de l'imaginaire et de la pens&#233;e &#8212; et qu'une &#339;uvre ne saurait &#234;tre le d&#233;ploiement d'un propos sociologique sans &#234;tre aval&#233; par lui et produire l'inverse de ce dont il se d&#233;fend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est par un cruel d&#233;tour que le spectacle d'Ostermeier ne fait qu'annuler les perspectives : en choisissant de poser une fiction sur le propos du sociologue, il se laisse &#233;craser par lui ; en se contentant de lire le texte, il emp&#234;che toute possibilit&#233; d'en proposer une lecture ; en neutralisant la th&#233;&#226;tralit&#233; de ce propos au profit d'une pauvre illustration cin&#233;matographique, il retrouve l'effroyable b&#234;tise (direction d'acteurs compris) des mauvaises s&#233;ries t&#233;l&#233; ; en exhibant des images de l'actualit&#233; &lt;em&gt;chaude&lt;/em&gt;, il se d&#233;barrasse du souci de la penser en fonction d'une action sur elle, ou contre elle&#8230; On pourrait ainsi multiplier les endroits o&#249; le &lt;i&gt;scrupule&lt;/i&gt; politique neutralise la n&#233;cessit&#233; politique, celle qui au lieu de se contenter de superposer la pratique du th&#233;&#226;tre sur les discours du monde, questionne les articulations entre l'art et le monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ostermeier choisit ainsi de poser une fiction sur le r&#233;cit d'Eribon. C'est donc l'histoire d'un cin&#233;aste qui a r&#233;alis&#233; un film adapt&#233; de l'&#339;uvre (avec le sociologue lui-m&#234;me comme protagoniste), et qui travaille au montage et &#224; la voix off. Le plateau de th&#233;&#226;tre sera justement cette salle d'enregistrement o&#249; une actrice, Ir&#232;ne Jacob va poser sa voix &#8212; lisant le texte d'Eribon &#8212; sur les images projet&#233;es en direct. Le r&#233;alisateur du film C&#233;dric Eeckhout, assist&#233; du preneur de son Blade Mc Alimbaye, est en cabine. Th&#233;&#226;tralit&#233; &#224; l'&#233;pure, o&#249; la pauvret&#233; s'exhibe en choix esth&#233;tique &#8212; qui se heurte pourtant &#224; l'extr&#234;me affectation de la voix de la com&#233;dienne, &#224; la joliesse de seconde main du film, &#224; l'artificialit&#233; d&#233;su&#232;te d'une sc&#233;nographie qui n'est qu'un d&#233;cor (&#171; attention &#224; la moquette &#187; sera le running-gag cens&#233; jouer avec/sur la fausset&#233; de la sc&#233;nographie, mais qui ne fait qu'ench&#233;rir sur sa pr&#233;ciosit&#233;, la vanit&#233; th&#233;&#226;trale &#224; pr&#233;server). Le film d&#233;roule le r&#233;cit d'Eribon, jouant la surimpression scolaire avec lui : chaque plan illustre ce qu'on entend, et chaque parole appuie ce que l'on voit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en serait l&#224;, d'une sc&#232;ne mise au service d'un texte, soumis &#224; lui et le donnant &#224; entendre : on reconna&#238;trait l&#224; cette volont&#233; p&#233;dagogique propre au metteur en sc&#232;ne allemand d'expliquer au spectateur chaque seconde ce qu'il voit, ce qu'il comprend (ce qu'il doit saisir de ce qui se fabrique) &#8212; et ce serait seulement insignifiant (Ranci&#232;re dirait &#171; abrutissant &#187;, avec Joseph Jacotot). Mais la lecture est soudain interrompue par la lectrice : et le th&#233;&#226;tre revient en sc&#232;ne &#8212; ce n'est plus alors insignifiant, c'est le contraire ; et c'est d'autant plus consternant. Au mot de &#171; guerre sociale &#187;, l'actrice sursaute : s'interrompt. Elle constate que la partie du texte qui suit est coup&#233;e, et qu'on risque de ne pas comprendre. Toujours ce scrupule de &lt;em&gt;bien faire entendre&lt;/em&gt; &#224; qui &#233;coute ce qu'il faut entendre et &#233;couter. Le r&#233;alisateur du documentaire quitte la salle d'enregistrement pour se d&#233;fendre, et le d&#233;bat s'engage : il refuse, lui, de d&#233;fendre avec Eribon cette question de &lt;em&gt;la guerre sociale&lt;/em&gt; notamment parce que le sociologue sous-entend la responsabilit&#233; structurelle de l'&#201;tat dans les m&#233;canismes de domination. On dresse l'oreille. Pourrait s'engager enfin un peu de m&#233;sentente : sur le terrain de l'art d'abord, un artiste d&#233;fendrait un point de vue contre l'auteur dont il pr&#233;tend pourtant pr&#233;senter la pens&#233;e ; sur le terrain politique ensuite, c'est la controverse qui a pu structurer en partie le camp de la gauche, choisissant de lire Lyotard dans une perspective soit r&#233;formatrice soit r&#233;volutionnaire. Mais le dissensus tourne court : le r&#233;alisateur press&#233; d'en finir cherche l'accord et l'obtient sans raison. Les logiques lib&#233;rales de production et d'efficacit&#233; &#8211; la pression impos&#233;e par la rentabilit&#233; &#8211; ont eu raison de l'&#233;change dissensuel : autant dire de la politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class='aligncenter wp-image-3919 size-large' src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/distant/jpg/Vidy_Ostermeier_-507822d6.jpg?1654046990' alt=&#034;&#034; width='500' height='333' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie &#8212; &#171; quelques jours plus tard &#187; : faiblesse des transitions qui singent la r&#233;alit&#233; du temps qui passe en se bornant &#224; l'&#233;crire &#8212; s'ouvre sur le proc&#233;d&#233; d&#233;sormais bien connu des spectateurs d'Ostermeier d'adresse directe au public. On lit l'&#233;vidente volont&#233; d'ouvrir le plateau au pr&#233;sent et aux pr&#233;sents : mais ces adresses sont de nouveau le contraire du politique, puisqu'en fait d'adresses et d'&#233;changes, on nous invite &#224; crier qu'on est l&#224; (cri vide et purement contractuel, simplement ali&#233;nant : celui qu'appelle le mauvais chanteur pour donner l'illusion d'un rapport avec &#171; son &#187; public). &#171; Marseille, vous &#234;tes l&#224; ? &#187; Et on se surprend &#224; regarder autour de nous, ce public de la Cri&#233;e, compos&#233; d'abonn&#233;s consommateurs de spectacles de CDN et de &#171; scolaires &#187; conduits ici par la bonne volont&#233; de quelques enseignants militants. Marseille, &#224; l'&#233;vidence, &lt;em&gt;n'est pas l&#224;&lt;/em&gt; : seulement sa classe moyenne &#233;duqu&#233;e et des adolescents captifs qu'on souhaite &#171; &#233;manciper &#187;, m&#234;me malgr&#233; eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette seconde partie prendra acte de la premi&#232;re, en essayant de mettre en avant le dialogue que proposerait le spectacle avec le texte d'&#201;ribon, &#224; travers les pseudos-conflits qui opposent, mais pour de faux, et vite ramen&#233;s &#224; des accords arrach&#233;s comme entre la CFDT et le MEDEF, sur les bases les plus minimales. On ne dira rien de la pauvret&#233; sid&#233;rante des dialogues eux-m&#234;mes, des &#233;changes de s&#233;rie B., du r&#233;alisme terrifiant de b&#234;tise de chaque microconflit. &lt;em&gt;Plus belle la sociale-d&#233;mocratie&lt;/em&gt; ? Ce pourrait &#234;tre un titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film projet&#233; d&#233;sormais a pris le large du r&#233;cit d'Eribon, et voici &#8212; audace supr&#234;me &#8212; le propos qui voudrait s'en d&#233;gager. La gauche est responsable de la mont&#233;e des extr&#234;mes : la preuve, Cohen-Bendit est proche de Macron, lui-m&#234;me ancien ministre de Hollande. L'analyse politique, si peu &#233;mouvante par sa nouveaut&#233; (et si partielle) d&#233;sole, avant qu'on comprenne qu'il s'agit peut-&#234;tre l&#224; pour le metteur en sc&#232;ne d'ancrer son travail de &lt;em&gt;contestation&lt;/em&gt;. De nouveau, le manque de radicalit&#233; confine &#224; la l&#226;chet&#233; en regard de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7572 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/vidy_ostermeier_retourareims_photomathildaolmi_theatre_vidy-lausanne13_hd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/vidy_ostermeier_retourareims_photomathildaolmi_theatre_vidy-lausanne13_hd.jpg?1574675539' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;poque, justement, la voil&#224; entr&#233;e de plains pieds dans le th&#233;&#226;tre : quelques images de Gilets Jaunes surgissent, et on lira, dans la presse nationale, qu'il s'agit l&#224; d'un autre de ce geste d'envergure dont s'est rendu capable le metteur en sc&#232;ne berlinois. Certes. Mais qu'en dit-il ? Car tandis que les images et les cort&#232;ges d&#233;filent, Eribon d&#233;crit la lente et inexorable mont&#233;e des fascismes en France. Le scandale (sa grossi&#232;re erreur d'analyse) est &#233;videmment produit sciemment : l'actrice/lectrice s'interrompt, ne peut laisser passer un tel contresens. Le r&#233;alisateur de se justifier : c'est pour montrer la complexit&#233; du mouvement et sugg&#233;rer que, bien s&#251;r, le mouvement des Gilets Jaunes n'est pas fasciste puisqu'il a &#233;t&#233; rejoint par des collectifs antiracistes. Ce n'est plus la consternation qui domine, mais la col&#232;re, ou ce vague sentiment qu'on &#233;prouve d&#233;sormais &#224; l'&#233;coute distraite des &#233;ditorialistes, le comique boursoufl&#233; qui s'en d&#233;gage. Le mouvement contre la vie ch&#232;re, de fasciste qu'il &#233;tait (!), serait donc &lt;em&gt;rentr&#233; dans le rang&lt;/em&gt; gr&#226;ce aux protestations des &lt;em&gt;associations de gauche&lt;/em&gt;. Ce n'est qu'un d&#233;tail, dans le flot du spectacle, peut-&#234;tre un lapsus : il est &#233;difiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, il t&#233;moigne d'une volont&#233; de se tenir ici et l&#224;, de poser un propos sur une image, et imm&#233;diatement de s'en soustraire, d'utiliser la dialectique comme m&#233;thode de fuite. De se laver les mains avec l'eau sale : et inversement. Quand deux tendances s'affrontent au sein de la sociale-d&#233;mocratie, l'une qui dirait &lt;em&gt;il est cinq heures du soir&lt;/em&gt;, l'autre qui soutiendrait qu'i&lt;em&gt;l est cinq heures du matin&lt;/em&gt;, le pouvoir tranche en accordant les positions sur le fait qu'&lt;em&gt;il est cinq heures&lt;/em&gt;. On en est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle s'ach&#232;ve sur une ultime piste convenue et emprunt&#233;e avec l'illusion du dissensus, mais dans le d&#233;sir de &#171; mettre tout le monde d'accord &#187;. Le preneur de son, Blade Mc Alimbaye, raconte l'histoire de son grand-p&#232;re (le spectacle a depuis un certain temps renonc&#233; &#224; travailler &#224; la n&#233;cessit&#233; de ses prises de parole). Tirailleur s&#233;n&#233;galais, combattant de la France Libre, il a fait partie de ces soldats qui, au moment de r&#233;clamer leur paie, se sont vus opposer pour solde de tout compte la mitraille de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Survivant des massacres, le grand-p&#232;re l&#232;gue &#224; ses enfants une histoire : celle qui fait dire au petit-fils qu'il est ici chez lui. On devine la volont&#233; du metteur en sc&#232;ne de d&#233;ployer plus amplement le geste th&#233;orique et intime d'Eribon : comme la domination sexuelle avait fait &#233;cran pour appr&#233;hender la domination sociale, celle-ci ferait &#233;cran pour appr&#233;hender les dominations et les in&#233;galit&#233;s ethniques. Que derri&#232;re la lutte des classes la lutte des races fait rage aussi ? Ou est-ce pour montrer que ces dominations, ench&#226;ss&#233;es les unes dans les autres, faussement rivales les unes des autres, travaillant &#224; la lutte de tous contre tous, emp&#234;chent une perception plus g&#233;n&#233;rale des m&#233;canismes de la domination ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, ce dernier moment, film&#233; en direct, dans le d&#233;passement dialectique du film et du th&#233;&#226;tre, se pr&#233;sente comme la volont&#233; finale de d&#233;passer les oppositions : &#171; nous sommes chez nous ici &#187;, mani&#232;re d'&#233;vidence d'op&#233;rer un ultime consensus, de passer par-dessus la question sociale, et d'afficher une volont&#233; de panser les plaies historiques sous pr&#233;texte de les raviver. Dans un article r&#233;cent qui saluait le spectacle,&lt;a href=&#034;https://www.telerama.fr/sortir/avec-retour-a-reims,-thomas-ostermeier-reinvente-le-theatre-politique,n6090186.php&#034;&gt; la journaliste de T&#233;l&#233;rama&lt;/a&gt; &#8212; dont le lectorat semble &#234;tre sociologiquement la cible de ce &lt;em&gt;Retour &#224; Reims&lt;/em&gt; &#8212; concluait en disant qu'on sortait de ce spectacle (qui &#171; r&#233;inventait le th&#233;&#226;tre politique &#187;) &#171; plus fraternel &#187;. &#201;difiant que pour beaucoup est &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; un th&#233;&#226;tre qui travaille &#224; la &lt;em&gt;fraternit&#233;&lt;/em&gt;, plut&#244;t qu'&#224; la mise en jeu d'oppositions permettant de voir ce que ce slogan recouvre : les guerres sociales qui restent &#224; mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ne t'inqui&#232;te pas, on n'est pas au th&#233;&#226;tre ici &#187;, lance l'un des personnages : &#171; tant mieux &#187;, s'entend-il r&#233;pondre par la com&#233;dienne. La lucidit&#233; sauvera peut-&#234;tre Ostermeier de lui-m&#234;me, qui affirmait dans un entretien r&#233;cent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;Depuis longtemps je dis que je fais du th&#233;&#226;tre pour un public bourgeois, parce qu'on n'est pas encore &#224; une &#233;poque o&#249; la classe populaire souhaite aller au th&#233;&#226;tre.&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La lucidit&#233; n'emp&#234;che pas la l&#226;chet&#233;. Au th&#233;&#226;tre reviendrait pourtant encore la t&#226;che de poser les &#233;mancipations depuis les forces d'opposition qui les entra&#238;nent. Ici, quand manque le th&#233;&#226;tre, reste une volont&#233; de faire du politique un discours qui &#233;vide le politique de sa puissance vengeresse et conflictuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sortant de la Cri&#233;e, on fait face &#224; l'H&#244;tel de Ville de Marseille s&#233;par&#233; de nous par cette avanc&#233;e de la mer comme un doigt enfonc&#233; dans la chair de la ville qu'on rejoint en tournant le dos au th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class='aligncenter wp-image-3911 size-large' src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/distant/jpg/Vidy_Ostermeier_-3d1961bf.jpg?1654046990' alt=&#034;&#034; width='500' height='750' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avant-Sc&#232;ne | Autour de La Mouette, de T. Ostermeier (La Cri&#233;e, Marseille)</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/avant-scene-autour-de-la-mouette-de-t-ostermeier-la-criee-marseille</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/avant-scene-autour-de-la-mouette-de-t-ostermeier-la-criee-marseille</guid>
		<dc:date>2016-10-10T16:38:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_liens, br&#232;ves, annonces</dc:subject>
		<dc:subject>_Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>_Thomas Ostermeier</dc:subject>
		<dc:subject>_Anton Tchekhov</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;TREPLEV &#8211; Des formes nouvelles, voil&#224; ce qu'il nous faut, et s'il n'y en a pas, alors mieux vaut rien du tout. (Il consulte sa montre.) La Mouette, de Tch&#233;khov, mis en sc&#232;ne par Thomas Ostermeier, &#224; Marseille du 12 au 14 octobre &#8211; belle occasion d'engager le dialogue avec un travail qui s'impose, depuis plus de dix ans, comme un geste d'envergure pour penser le pr&#233;sent et s'y frotter. &lt;br class='autobr' /&gt;
TREPLEV, sans chapeau, portant un fusil et une mouette morte. &#8211; Vous &#234;tes seule ? NINA &#8211; Oui. (Treplev (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/" rel="directory"&gt;LIENS, BR&#200;VES, ANNONCES | DAZIBAO&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_liens-breves-annonces" rel="tag"&gt;_liens, br&#232;ves, annonces&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_marseille" rel="tag"&gt;_Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thomas-ostermeier" rel="tag"&gt;_Thomas Ostermeier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_anton-tchekhov" rel="tag"&gt;_Anton Tchekhov&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1822.png?1476117438' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;TREPLEV&lt;/i&gt; &#8211; Des formes nouvelles, voil&#224; ce qu'il nous faut, et s'il n'y en a pas, alors mieux vaut rien du tout. (&lt;i&gt;Il consulte sa montre&lt;/i&gt;.)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Mouette&lt;/i&gt;, de Tch&#233;khov, mis en sc&#232;ne par Thomas Ostermeier, &#224; Marseille du 12 au 14 octobre &#8211; belle occasion d'engager le dialogue avec un travail qui s'impose, depuis plus de dix ans, comme un geste d'envergure pour penser le pr&#233;sent et s'y frotter.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;TREPLEV, sans chapeau, portant un fusil et une mouette morte. &#8211; Vous &#234;tes seule ?&lt;br class='autobr' /&gt;
NINA &#8211; Oui. (Treplev d&#233;pose la mouette &#224; ses pieds.) Qu'est-ce que &#231;a veut dire ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.theatre-lacriee.com/programmation/spectacle/la-mouette.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Cri&#233;e, th&#233;&#226;tre national de Marseille&lt;/a&gt;, m'invite &#224; pr&#233;senter ce travail, et la pi&#232;ce, avant le spectacle &lt;strong&gt;ce jeudi 13 octobre.&lt;/strong&gt; Oui, occasion de revenir sur une pi&#232;ce et un metteur en sc&#232;ne en dialogue depuis de nombreuses ann&#233;es &#8211; de r&#233;pondre &#224; cette urgence du pr&#233;sent dont parle Ostermeier, et ce besoin de le &lt;a href=&#034;http://www.tagesspiegel.de/kultur/gespraech-mit-thomas-ostermeier-wir-brauchen-die-provokation/14593882.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;provoquer&lt;/a&gt; sur une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entr&#233;e libre pour cet &#233;change, qui commencera &#224; 19h15 &#224; la Cri&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;ARKADINA &#8211; Vous voyez bien ? Et pourquoi ? Parce que je travaille ; je r&#233;agis, je suis toujours en mouvement, et vous, vous restez toujours plant&#233;e l&#224;, vous ne vivez pas... Et puis, j'ai pour principe de ne pas interroger l'avenir. Je ne pense jamais ni &#224; la vieillesse ni &#224; la mort. On n'&#233;chappe pas &#224; l'in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_5026 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_ecran_2016-10-10_a_18.36.41.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_ecran_2016-10-10_a_18.36.41.png?1476117421' width='500' height='330' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Colloque | Entre monologue et dialogue</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/colloque-entre-monologue-et-dialogue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/colloque-entre-monologue-et-dialogue</guid>
		<dc:date>2016-05-01T14:26:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_Chantier critique</dc:subject>
		<dc:subject>_adresses &amp; monologues</dc:subject>
		<dc:subject>_Paris</dc:subject>
		<dc:subject>_Krzysztof Warlikowski</dc:subject>
		<dc:subject>_Dieudonn&#233; Niangouna</dc:subject>
		<dc:subject>_Thomas Ostermeier</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;colloque &#224; Paris VII et Paris 3 &#8211; 2 au 4 mai 2016&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/" rel="directory"&gt;LIENS, BR&#200;VES, ANNONCES | DAZIBAO&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_chantier-critique" rel="tag"&gt;_Chantier critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_adresses-monologues" rel="tag"&gt;_adresses &amp; monologues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_paris" rel="tag"&gt;_Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_krzysztof-warlikowski" rel="tag"&gt;_Krzysztof Warlikowski&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_dieudonne-niangouna" rel="tag"&gt;_Dieudonn&#233; Niangouna&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thomas-ostermeier" rel="tag"&gt;_Thomas Ostermeier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1714.jpg?1462112847' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Pour trois jours, du lundi 2 au mercredi 4 mai, colloque &#171; Entre monologue et dialogue &#187; organis&#233; &#224; l'universit&#233; Paris 7 et Paris 3 par l'&#233;quipe de Sorbonne Paris Cit&#233;, en cl&#244;ture de leur projet conduit ces derni&#232;res ann&#233;es : &#171; Monologuer : situations, formes et pratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Occasion de prolonger mes recherches sur l'enjeu politique des sc&#232;nes contemporaines. J'avais d&#233;j&#224; &#233;crit sur ces questions, pour un premier colloque &#224; Paris 7 sur ce programme de recherche (l'esquisse d'une &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/notes-questions-lirecrire/chantier-ecritures-litterature/article/pierre-michon-monologues-pour-temps-present' class=&#034;spip_in&#034;&gt;approche th&#233;&#226;trale des &lt;i&gt;Onze&lt;/i&gt; de Pierre Michon&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler sur le monologue, c'est surtout occasion d'&#234;tre au travail ailleurs : parler du th&#233;&#226;tre, pour parler de ce qui soul&#232;ve dans le th&#233;&#226;tre et nous conduit &#224; sortir du th&#233;&#226;tre. Parler du monologue pour parler de tout autre chose : comme par exemple, d'une certaine sc&#232;ne de la solitude rapport&#233;e dans le livre 3 du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt; par Marx, ou de la solitude comme force d'&#233;mancipation collective. Ou de ce qui se joue sur une barricade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;pose ici simplement le projet de ma communication &#8211; version longue &#224; venir (apr&#232;s mardi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus bas, le &lt;a href=&#034;#programme&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;programme dense du colloque&lt;/a&gt; (ou directement sur le site de &lt;a href=&#034;https://www.fabula.org/actualites/colloque-international-entre-monologue-et-dialogue_73795.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fabula&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; St&#233;phanie Smadja (Universit&#233; Paris Diderot), Fran&#231;oise Dubor (Universit&#233; de Poitiers), Aliyah Morgenstern &amp; Pierre-Louis Patoine (Universit&#233; Paris 3).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;small&gt;Image : Dieudonn&#233; Niangouna&lt;/i&gt;, Sh&#233;da.&lt;/small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Projet de communication &lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Entre&lt;/i&gt; la solitude et la communaut&#233;, le th&#233;&#226;tre dresse l'espace d&#233;chir&#233; d'une appartenance toujours fragile, toujours recompos&#233; : sur le plateau ou &#224; travers la salle, sur la page comme dans la m&#233;moire, le proc&#232;s verbal th&#233;&#226;tral pourrait bien se jouer ici, dans cet &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; de soi et de l'autre plut&#244;t que dans la fable ou sur l'espace figur&#233; du drame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ce franchissement du monologue au dialogue, ce saut entre la parole solitaire et l'&#233;change, s'il peut d&#233;signer l'histoire m&#234;me du genre &#8211; la lev&#233;e d&#233;cisive du deut&#233;ragoniste introduit par Eschyle &#8211;, pourrait surtout nommer le geste politique toujours renouvel&#233; du th&#233;&#226;tre : une travers&#233;e de la solitude par la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;mancipateur, le th&#233;&#226;tre ne l'est pas par n&#233;cessit&#233; (combien de sc&#232;nes qui sont aussi ali&#233;nantes ?), et politiques, les sc&#232;nes d'aujourd'hui ne sauraient le devenir seulement en revendiquant de l'&#234;tre, soit parce qu'il leur suffirait de mettre sur le plateau des th&#232;mes ou des propos politiques, soit parce qu'ils chercheraient &#224; &#233;duquer politiquement leur public. Contre un th&#233;&#226;tre p&#233;dagogique qui pr&#233;tendrait donner la le&#231;on, et contre un th&#233;&#226;tre purement cl&#244;t sur lui-m&#234;me, qui chanterait dans la glorification d'une langue pure et pr&#233;serv&#233;e du monde, un langage &#224; l'oppos&#233;e des discours majoritaires qui nous gouvernent, il y aurait une voie puissante ailleurs : un th&#233;&#226;tre qui produirait par lui-m&#234;me des forces et des connaissances, qui dialoguerait avec le monde dans la coupure qu'il op&#232;re avec lui, et qui nous mettrait &#224; la t&#226;che de le traduire pour mieux nous gouverner et affronter le monde en retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penser l'&lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; du monologue et du dialogue, ce serait d'une part cesser d'opposer ces formes et d'autre part rompre avec l'essentialisme de leur approche &#8211; non, il n'y a plus de d&#233;finition une fois pour toute du dialogue ni du monologue : et combien de monologues sont tiss&#233;s de voix autres, et de dialogues qui sont des monologues coup&#233;s&#8230; &#8211;, pour mieux cerner les dynamiques et les relations qui les sous-tendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une perspective politique &#8211; celle de &lt;i&gt;l'&#233;mancipation&lt;/i&gt; individuelle par et dans le collectif &#8211;, la distinction entre monologue et dialogue n'est pertinente que dans la mesure de cet &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt;, ce saut de l'un &#224; l'autre, bascule qui poss&#232;de pour elle l'intensit&#233; qui lui est propre et qui nous soul&#232;ve : franchissement que chaque &#233;poque et chaque culture a interrog&#233;. Non, d&#233;cid&#233;ment, il n'est pas d'essence du monologue ou du dialogue, plut&#244;t (et au contraire) un usage propre &#224; nommer un rapport entre une &#233;poque et ceux qui voudraient l'&#233;crire quand il s'agit d'inventer de nouvelles mani&#232;res de fabriquer des communaut&#233;s et des solitudes en partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nommer notre pr&#233;sent, il faut s'interroger sur ce travail que les &#233;critures contemporaines du plateau op&#232;rent sur le monologue et le dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car aujourd'hui, parmi les nombreux assauts que les &#233;critures dramatiques ont lanc&#233;s sur les constituants du th&#233;&#226;tre &#8211; de la fable au personnage, du temps, de l'espace et du langage &#8211;, rien ne semble plus consid&#233;rable que celui port&#233; sur l'entre-deux de la parole, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'il n'est pas un constituant comme un autre, mais situe l'enjeu m&#234;me de cet art. Oui, c'est l&#224; que se l&#232;ve &lt;i&gt;l'ag&#244;n&lt;/i&gt;, &#224; l'endroit m&#234;me de la d&#233;chirure entre soi et l'autre, entre nous et le monde : dans l'espace commun, de part et d'autre des solitudes, qui fabriquent le projet politique d'une communaut&#233;. &lt;i&gt;Entre&lt;/i&gt; le monologue et le dialogue se joue le th&#233;&#226;tre en tant qu'il fait de la solitude ou de l'adresse le drame de sa possibilit&#233; tout autant qu'il joue le politique comme une hypoth&#232;se toujours interrog&#233;e d'un projet commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En suivant certaines sc&#232;nes contemporaines &#8211; principalement ici celle d'Alexandra Bad&#233;a, de Kryzstof Wartlikowski, de Thomas Ostermeier ou de Dieudonn&#233; Niangouna &#8211; cet enjeu de l'&#233;change pourrait &#234;tre le levier politique d'un questionnement que l'on se propose ici de conduire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces sc&#232;nes, on ne peut que constater un usage largement revendiqu&#233; du monologue. Mais cette pr&#233;dominance n'est pas le signe d'une convergence : plut&#244;t trace d'une singuli&#232;re pluralit&#233; pour engager un dialogue avec notre pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atomisation des individus broy&#233;s par le syst&#232;me marchand n&#233;o-capitaliste chez Bad&#233;a ; confidence int&#233;rieure comme masque d'une dialectique identitaire chez Warlikowski ; appel &#224; reprendre la parole chez Thomas Ostermeier ; qu&#234;te d'une pr&#233;sence du corps &#224; soi-m&#234;me chez Garcia ; rage de l'adresse et d&#233;fi au monde chez Niangouna ; dialogue mental pour Lupa ; puissance d'arrachement onirique chez Tanguy : ces usages du monologue sont autant de franchissements vers un dialogue avec le dehors. C'est en cela qu'ils sont, &#224; des degr&#233;s divers, un seuil politique. Non pas une r&#233;ponse, doctrinaire et th&#233;orique, mais une lanc&#233;e vers des territoires du monde &#224; conqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monologue n'est pas ce qui pr&#233;c&#232;de un dialogue ni le dialogue ce qui r&#233;pond &#224; un monologue, mais dans les &#233;critures (textuelles ou sc&#233;niques) parmi les plus consid&#233;rables de notre temps, le travail exploratoire d'une relation des solitudes &#224; la communaut&#233; &#233;labor&#233; pour d&#233;signer l'inscription d'un territoire &#8211; int&#233;rieur ou commun &#8211; dans lequel la solitude pourrait choisir, voire inventer, les communaut&#233;s de son appartenance.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;programme&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Colloque International
&lt;br/&gt;&#034;Entre monologue et dialogue&#034; &lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Pour Derrida, le monologue est un dialogue rompu, ou signifie l'impossibilit&#233; m&#234;me du dialogue. Les liens entre monologue et dialogue se situent en r&#233;alit&#233; &#224; plusieurs niveaux, et varient en fonction des repr&#233;sentations et des pratiques langagi&#232;res. Un dialogue peut tendre vers le monologue, de la m&#234;me fa&#231;on qu'un monologue est toujours travers&#233; par les voix d'autrui. Bien plus, le monologue lui-m&#234;me peut &#234;tre d&#233;fini de deux fa&#231;ons : soit il est consid&#233;r&#233; comme une pratique langagi&#232;re &#224; part, dont il faut &#233;tudier la sp&#233;cificit&#233;, soit il est cat&#233;goris&#233; comme une forme de dialogue. Ainsi, selon Benveniste qui participe de cette seconde tendance, &#171; le &#8220;monologue&#8221; est un dialogue int&#233;rioris&#233;, formul&#233; en un &#8220;langage int&#233;rieur&#8221;, entre un moi locuteur et un moi &#233;couteur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;mile Benveniste, &#171; L'appareil formel de l'&#233;nonciation &#187;, Probl&#232;mes de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Si toute pratique du monologue se fonde sur une parole int&#233;rieure ext&#233;rioris&#233;e, la question sous-jacente fondamentale est celle de la structuration de ce discours int&#233;rieur et la repr&#233;sentation de la vie psychique, entre monologue et dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Colloque de cl&#244;ture du projet Idex Sorbonne Paris Cit&#233; &#171; Monologuer : situations, formes et pratiques &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des interventions d'artistes invit&#233;s ponctueront les interventions scientifiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Entr&#233;e libre, y compris pour les performances artistiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;servation conseill&#233;e : sophie.lespinasse@univ-paris-diderot.fr&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;Programme
&lt;p&gt;Lundi 2 mai 2016, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Salle prestige de la Maison de la recherche :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Linguistique, Psychanalyse, Philosophie et Musique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Pr&#233;sidences de s&#233;ance : Christelle Dodane et Fran&#231;oise Dubor)&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 9h-9h15 Ouverture : Carle Bonafous-Murat, Pr&#233;sident de l'Universit&#233; Paris 3 Sorbonne nouvelle &lt;br /&gt;&#8212; 9h15-9h25 St&#233;phanie Smadja, Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale du programme Monologuer (Universit&#233; Paris Diderot).
&lt;br /&gt;&#8212; 9h25-9h30 Aliyah Morgenstern (Universit&#233; Paris 3), Pr&#233;sentation du travail sur les monologues d'enfants.
&lt;br /&gt;&#8212; 9h30-10h30 Conf&#233;rence : Christelle Dodane (Universit&#233; Paul Val&#233;ry, Montpellier), Le monologue chez l'enfant : du jeu solitaire au soliloque.
&lt;br /&gt;&#8212; 10h30-11h Aliyah Morgenstern (Universit&#233; Paris 3), Fran&#231;oise Bourdoux, Entre monologue et dialogue : le langage &#233;gocentrique de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h-11h30 Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 11h-11h30 Victoria Bartlitz &amp; Milena Kuehnast (Zentrum f&#252;r Allgemeine Sprachwissenschaft, Berlin), In search of attachment &#8211; German children's strategies of understanding and using the discourse connectives but and and.
&lt;br /&gt;&#8212; 11h30-12h Badreddine Hamma (Universit&#233; d'Orl&#233;ans), &#201;tude de quelques quiproquos d&#233;jou&#233;s dans les entretiens orl&#233;anais.
&lt;br /&gt;&#8212; 12h-12h30 Charles Bonnot (Universit&#233; Paris Diderot), Du pseudo-monologue au pseudo-dialogue : l'exploitation du trope interactionnel dans les documentaires rock.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 12h30-14h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 14h-14h30 Gis&#232;le Venet (Universit&#233; Paris 3), Le maniement militant du dialogue par Giordano Bruno et quelques autres (Dialogues de Galil&#233;e entre autres).
&lt;br /&gt;&#8212; 14h30-15h Andr&#233; Lacaux (Universit&#233; Paris Diderot), La parole analytique entre monologue et dialogue.
&lt;br /&gt;&#8212; 15h-15h30 Emmanuel Martin (Universit&#233; Rennes II &amp; &#201;tablissement Public de Sant&#233; Mentale de l'Aube), L'entre du monologue et du dialogue &#8211; la question du rapport et son impossibilit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15h30-16h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 16h-16h30 Lolita B&#233;rard (Atilf), L'articulation monologue-dialogue dans les chansons de Dor&#233;mus.
&lt;br /&gt;&#8212; 16h30-17h Wendy Prin-Conti (Universit&#233; Paris 3), Crise po&#233;tique et d&#233;doublement de soi dans les premiers po&#232;mes de Maurice Rostand.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h-17h30 B&#233;atrice Alonso (Universit&#233; de Perpignan Via Domitia), Du dialogue th&#233;&#226;tral humaniste au monologue de la persona lyrique, les Euvres de Louise Lab&#233;.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h30-18h30 St&#233;phanie B&#233;rard (Universit&#233; Paris 3), D&#233;doublement, scission, diffraction de soi : aux confins de la solitude et de la folie dans le monologue Cette guerre que nous n'avons pas faite (Ga&#235;l Octavia) &amp; Lecture (performance artistique).&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Mardi 3 mai 2016, &lt;i&gt;Grand Amphith&#233;&#226;tre, Institut du monde anglophone :&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;(Pr&#233;sidences : Joseph Danan et Thierry Revol)&lt;/i&gt;
&lt;center&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 9h-10h Conf&#233;rence : Joseph Danan (Universit&#233; Paris 3), Pour en finir avec le monologue.
&lt;br /&gt;&#8212; 10h-10h30 Fran&#231;oise Dubor (Universit&#233; de Poitiers), Entre monologue et dialogue : une question d'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h30-11h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 11h-11h30 Thierry Revol (Universit&#233; de Strasbourg), Monologues du xve si&#232;cle : dramaturgies et pratiques.
&lt;br /&gt;&#8212; 11h30-12h Mil&#232;ne Tournier (Universit&#233; Paris 3), Le dispositif-monologue chez Ang&#233;lica Liddell : l'adresse exc&#233;d&#233;e et la sollicitation.
&lt;br /&gt;&#8212; 12h-12h30 Virginie Lupo (Lyc&#233;e Saint-Exup&#233;ry de Lyon), L'utilisation du miroir dans Caligula ou le passage du monologue au dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12h30-14h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 14h-14h30 Arnaud Ma&#239;setti (Universit&#233; d'Aix-Marseille), Entre monologue et dialogue : les seuils politiques des &#233;critures contemporaines.
&lt;br /&gt;&#8212; 14h30-15h Michelle Cheyne (University of Massachusetts Dartmouth), Faire parler les corps disparus : l'efficacit&#233; discursive, performative et esth&#233;tique du monologue dans la mise en sc&#232;ne des naufrag&#233;s de Lampedusa chez Lina Prosa et Marco Martinelli.
&lt;br /&gt;&#8212; 15h-15h30 Pauline Donizeau (Universit&#233; Paris Ouest Nanterre-La D&#233;fense), De la parole confisqu&#233;e au monologue national : mise en sc&#232;ne de l'impossible &#233;mergence du dialogue dans le th&#233;&#226;tre du metteur en sc&#232;ne &#233;gyptien Ahmed el-Attar.
&lt;br /&gt;&#8212; 15h30-16h Federica Spinella et Bruna Monaco (Universit&#233; de Rome), Les voix fant&#244;mes : endophasie et &#233;sophasie dans le th&#233;&#226;tre d'Eduardo De Filippo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16h-16h30 Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 16h30-17h Fran&#231;ois Jardon-Gomez &amp; Nicholas Cotton (Universit&#233; de Montr&#233;al), Entre monologue et dialogue, le polylogue : limites et relance d'un concept.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h-17h30 Julien Daill&#232;re (Universit&#233; des Arts de T&#226;rgu Mure&#351;, Roumanie), Monologue et dialogue, du vomissement &#224; la digestion.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h30-18h Charlotte Richard (Universit&#233; Aix Marseille), Entre monologue et dialogue, la r&#233;sonance des voix mortes dans le second th&#233;&#226;tre beckettien.
&lt;br /&gt;&#8212; 18h-18h30 Adeline Arniac (Universit&#233; Paul Val&#233;ry, Montpellier 3), &#171; The thing I like [&#8230;], is this kind of conversation &#187; : Le monologue comme m&#233;tonymie de dialogue dans Monologue de Harold Pinter.
&lt;br /&gt;&#8212; 18h30 St&#233;phane Poliakov (Universit&#233; Paris 8), Du dialogue platonicien au monologue tchekhovien, pratiques et th&#233;ories du jeu (performance artistique).&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Mercredi 4 mai 2016, &lt;i&gt;Grand Amphith&#233;&#226;tre, Institut du monde anglophone :&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;Litt&#233;rature, Linguistique et Th&#233;&#226;tre &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Pr&#233;sidences de s&#233;ance : R&#233;gis Salado et Pierre-Louis Patoine)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 9h Ouverture : Sylvie Rousset, Vice-Pr&#233;sidente de la CR de l'Universit&#233; Paris Diderot &amp; Laurent Creton, Vice-Pr&#233;sident de la CR, Pr&#233;sident du CAC de l'Universit&#233; Paris 3.
&lt;br /&gt;&#8212; 9h30-10h30 Conf&#233;rence : C&#233;cile de Bary (Universit&#233; Paris Diderot) et Andr&#233;e Chauvin-Vileno (Universit&#233; de Franche-Comt&#233;), Un texte, une voix, des images : Un homme qui dort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h30-11h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 11h-11h30 Evelyne Lignon (Universit&#233; Paris Diderot), Monologue et polyphonie.
&lt;br /&gt;&#8212; 11h30-12h Fr&#233;d&#233;ric Martin-Achard (Universit&#233; Paris Diderot), Les variations pronominales chez Larbaud et Butor : entre monologue et dialogue.
&lt;br /&gt;&#8212; 12h-12h30 Anna Isabella Squarzina (Universit&#233; LUMSA de Rome), Microfictions de R&#233;gis Jauffret : entre monologue et dialogue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12h30-14h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 14h-14h30 Despoina Nikiforaki (Universit&#233; Paul Val&#233;ry-Montpellier 3 &amp; Universit&#233; Ouverte de Chypre), La parole monologuiste d'Ulysse chez Gabily. &#201;tude d'un cas.
&lt;br /&gt;&#8212; 14h30-15h Violaine Chavanne (Universit&#233; Paris Ouest Nanterre &#8211; La D&#233;fense), Dialoguer avec une &#339;uvre ou le monologue &#233;mancipateur.
&lt;br /&gt;&#8212; 15h-15h30 Floriane Toussaint (Universit&#233; Paris 3 / Universit&#233; Paris Diderot), Polyphonie, dialogisme, monologue et dialogue en jeu dans Crime et ch&#226;timent de Dosto&#239;evski et Proc&#232;s ivre de Kolt&#232;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15h30-16h Pause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; 16h30-17h Leili Anvar (Inalco), Le statut des r&#233;cits de vie des mystiques o&#249; les monologues int&#233;rieurs sont rapport&#233;s par des tiers.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h-17h30 St&#233;phanie Smadja (Universit&#233; Paris Diderot), Un &#171; monologue-dialogue &#187; au f&#233;minin, de Cocteau &#224; Simone de Beauvoir.
&lt;br /&gt;&#8212; 17h30 Fr&#233;d&#233;ric Andrau (Metteur en sc&#232;ne, com&#233;dien), Quelques conseils utiles aux &#233;l&#232;ves huissiers, une satire par Lydie Salvayre.
&lt;br /&gt;&#8212; 18h45 Cl&#244;ture : R&#233;gis Salado (Univ. Paris Diderot) et Pierre-Louis Patoine (Universit&#233; Paris 3). Jacqueline Nacache, Directrice du CERILAC, Universit&#233; Paris Diderot.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;mile Benveniste, &#171; L'appareil formel de l'&#233;nonciation &#187;, &lt;i&gt;Probl&#232;mes de linguistique g&#233;n&#233;rale 2&lt;/i&gt; (1970), Paris, Gallimard, Tel, 1998, p. 85.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>nous sommes &#224; l'occident (Londres)</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/nous-sommes-a-l-occident-londres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/article/nous-sommes-a-l-occident-londres</guid>
		<dc:date>2014-09-27T20:27:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_Journal | contretemps</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_Andr&#233; Breton</dc:subject>
		<dc:subject>_Arthur Rimbaud</dc:subject>
		<dc:subject>_ville</dc:subject>
		<dc:subject>_Thomas Ostermeier</dc:subject>
		<dc:subject>_Londres</dc:subject>
		<dc:subject>_Georges Perec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;je vois que mes malaises viennent de ne m'&#234;tre pas figur&#233; assez t&#244;t que nous sommes &#224; l'Occident. Les marais occidentaux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Rimb. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune ville comme Londres ne me donne davantage cette impression d'Occident &#8212; le sentiment d'&#234;tre comme sur la pointe la plus avanc&#233;e d'une civilisation qui se pense telle, conna&#238;t son histoire et travaille &#224; lui ressembler, jusqu'&#224; dresser &#224; chaque rue une ville qui serait conforme &#224; l'image qu'on a d'elle. Le ciel aussi, blanc, qui touche les toits, &#233;pouse (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/journal-contretemps-un-weblog/" rel="directory"&gt;JOURNAL | CONTRETEMPS (un weblog)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_histoires-histoire" rel="tag"&gt;_histoires &amp; Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_journal-contretemps" rel="tag"&gt;_Journal | contretemps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_andre-breton" rel="tag"&gt;_Andr&#233; Breton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_arthur-rimbaud" rel="tag"&gt;_Arthur Rimbaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ville" rel="tag"&gt;_ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thomas-ostermeier" rel="tag"&gt;_Thomas Ostermeier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_londres" rel="tag"&gt;_Londres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_georges-perec" rel="tag"&gt;_Georges Perec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3524 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2014-09-27_07.17.55.jpg?1411848179' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;je vois que mes malaises viennent de ne m'&#234;tre pas figur&#233; assez t&#244;t que nous sommes &#224; l'Occident. Les marais occidentaux !&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Rimb. &lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aucune ville comme Londres ne me donne davantage cette impression d'Occident &#8212; le sentiment d'&#234;tre comme sur la pointe la plus avanc&#233;e d'une civilisation qui se pense telle, conna&#238;t son histoire et travaille &#224; lui ressembler, jusqu'&#224; dresser &#224; chaque rue une ville qui serait conforme &#224; l'image qu'on a d'elle. Le ciel aussi, blanc, qui touche les toits, &#233;pouse parfaitement l'id&#233;e qu'on poss&#232;de d'un ciel anglais &#8212; ou peut-&#234;tre est-ce cette id&#233;e alors qui nous poss&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3525 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2014-09-27_07.18.01.jpg?1411848185' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;... Mes deux sous de raison sont finis ! &#8212; L'esprit est autorit&#233;, il veut que je sois en Occident. Il faudrait le faire taire pour conclure comme je voulais.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Rimb. &lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans ce monde luxueux, insens&#233;ment riche et pauvre, o&#249; l'&lt;i&gt;aust&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; &#233;conomique r&#233;pond &#224; la d&#233;mesure morale (quant &#224; l'aust&#233;rit&#233; morale, et la mesure &#233;conomique : ces mots sont perdus) &#8212; dans cet ouest qui se termine &#224; mesure qu'il nous faut le commencer, ce sentiment partout que quelque chose va advenir et se tait, dans les hurlements des ambulances et des voitures de flics qui toute la journ&#233;e, indistinctement, passent. Je suis all&#233; jusqu'&#224; Camden Town sans rien trouver qu'une longue rue identique &#224; toutes. On m'a racont&#233; pourquoi cette ville paraissait ainsi, une et parfois contraire, neuve, mais b&#226;tie de tous temps, dans le temps neutre que l'architecture sait parfois donner &#224; la modernit&#233; quand elle veut lui donner l'allure de ville habit&#233;e pour usage de vivants. C'est que la guerre la d&#233;truite, par morceaux : a pr&#233;lev&#233; sur elle des quartiers entiers, laissant d'autres intacts. On a lev&#233; des tours dans les espaces morts &#8212; cela ressemble &#224; un r&#234;ve de George Perec : l'espace vide de la chambre &#224; l'&#233;chelle d'une ville. Cela ressemble surtout &#224; une ville magnifique et impossible &#8212; quelque chose comme de l'Occident qui dispara&#238;t &#224; mesure qu'il souhaite devenir l'Occident qu'il est d&#233;j&#224;. On ne s'&#233;loigne pas dans ces villes ; on s'&#233;carte d'un centre qui n'existe plus maintenant que dans les p&#233;riph&#233;ries on dresse les quartiers d'affaires comme des Babels minuscules. Puis, une ville, on ne marche pas sur elle seul ; seul, dans cette ville, on ne fait rien d'autre que pr&#233;parer sa venue en soi, plus tard, ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3526 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2014-09-27_07.18.42.jpg?1411848192' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#8212; C'est vrai ; c'est &#224; l'Eden que je songeais ! Qu'est-ce que c'est pour mon r&#234;ve, cette puret&#233; des races antiques !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les philosophes : le monde n'a pas d'&#226;ge. L'humanit&#233; se d&#233;place, simplement. Vous &#234;tes en Occident, mais libre d'habiter dans votre Orient, quelque ancien qu'il vous le faille, &#8212; et d'y habiter bien. Ne soyez pas un vaincu. Philosophes, vous &#234;tes de votre Occident.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;Rimb. &lt;/center&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au &lt;a href=&#034;http://www.barbican.org.uk/theatre/event-detail.asp?ID=16228&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt; le soir, et le lendemain, &lt;a href=&#034;http://www.kent.ac.uk/arts/news-summary.html?view=503&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;parler et entendre parler de th&#233;&#226;tre,&lt;/a&gt; et dans la voix d'&lt;a href=&#034;http://www.schaubuehne.de/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ostermeier&lt;/a&gt;, les mots de Shakespeare &#224; l'ouverture d'&lt;i&gt;Hamlet&lt;/i&gt; : &#171; Who's there ? &#187; &#8212; mots que j'aime voir traduire par : &#034;qui vive ?&#034; (&#224; cause de Breton), mais qui plus simplement lancent un &lt;i&gt;qui est l&#224; ?,&lt;/i&gt; &#8212; sans doute la question la plus politique qu'on puisse poser, &lt;a href=&#034;http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=216&amp;idMot=8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la seule qui vaille.&lt;/a&gt; &#8212; Ostermeier. (Et ces pens&#233;es. Le d&#233;sir de n'&#234;tre pas un vaincu, et l'&#233;vidence de l'&#234;tre ; la volont&#233; de n'&#234;tre surtout pas un vainqueur &#8212; d'&#234;tre vaincu par le monde pour mieux pouvoir lui r&#233;sister : savoir o&#249; sont les batailles qui peuvent &#234;tre men&#233;es : guerre civile &#224; soi-m&#234;me. Puis, cette pens&#233;e : Ne pas &#234;tre de leur Occident). Dans ces pens&#233;es, j'&#233;coutais ce &lt;i&gt;qui est l&#224;,&lt;/i&gt; tandis que dehors la ville battait, appelait, vibrait int&#233;rieurement &#8212; comme ce qui d&#233;chire et qu'il faudra bien joindre pour saisir ce qu'ensemble les mots courants d'une page &#224; l'autre voulaient dire, et quelle adresse &#233;tait l&#224;, d&#233;pos&#233;e. Sur le chemin du retour, &#233;crites contre le sol, ces inscriptions (utiles pour ne pas se &lt;i&gt;perdre&lt;/i&gt;) : fin d'occident &#8212; la ville est tout pr&#232;s, il suffit de bifurquer ; un journal d'hier repose l&#224;, que le vent d&#233;chire un peu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2014-09-27_07.18.54.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/2014-09-27_07.18.54.jpg?1411848198' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Colloque | Thomas Ostermeier : Reinventing Directors' Theatre at the Schaub&#252;hne Berlin, &#224; Londres</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/colloque-thomas-ostermeier-reinventing-directors-theatre-at-the-schaubuhne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/article/colloque-thomas-ostermeier-reinventing-directors-theatre-at-the-schaubuhne</guid>
		<dc:date>2014-07-22T14:29:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_lectures critiques</dc:subject>
		<dc:subject>_th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>_Thomas Ostermeier</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;proposition de communication
&lt;br/&gt;&lt;i&gt;Ostermeier et la r&#233;invention de la mise en sc&#232;ne&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/liens-breves-annonces-dazibao/" rel="directory"&gt;LIENS, BR&#200;VES, ANNONCES | DAZIBAO&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_histoires-histoire" rel="tag"&gt;_histoires &amp; Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lectures-critiques" rel="tag"&gt;_lectures critiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_theatre" rel="tag"&gt;_th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_thomas-ostermeier" rel="tag"&gt;_Thomas Ostermeier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L455xH667/le-metteur-en-scene-thomas-ostermeierm1008301-15a65.jpg?1770001029' width='455' height='667' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'occasion de la repr&#233;sentation d'&lt;i&gt;Un Ennemi du Peuple&lt;/i&gt;, au Barbican de Londres, se tient un colloque autour de l'&#339;uvre de Thomas Ostermeier, et de son travail &#224; la Schaub&#252;hne, organis&#233; par The Royal Central School of Speech and Drama, &#224; l'Universit&#233; de Londres : &lt;i&gt;Thomas Ostermeier : la r&#233;invention de la mise en sc&#232;ne&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 25 au 26 septembre, cette rencontre autour de l'&#339;uvre de Thomas Ostermeier est l'occasion pour moi de poursuivre mes recherches autour de la question du th&#233;&#226;tre et de l'histoire au pr&#233;sent : ou comment inventer une sc&#232;ne du pr&#233;sent ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;small&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Pr&#233;sentation de ces journ&#233;es sur le site du &lt;a href=&#034;http://www.cssd.ac.uk/events/research-events/thomas-ostermeier-reinventing-directors-theatre-schaubuhne-berlin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Royal Central School of Speech and Drama&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; R&#233;servations du &lt;a href=&#034;https://www.eventbrite.co.uk/e/thomas-ostermeier-reinventing-directors-theatre-at-the-schaubuhne-berlin-tickets-11880630285&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;symposium&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Site de la &lt;a href=&#034;http://www.schaubuehne.de/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Schaub&#252;hne&lt;/a&gt; &#224; Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3466 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/pdf/cfp_ostermeier_london_sept_2014.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 261 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1773500871' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Programme du Symposium
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_3467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/photo-de-mario-del-curto-avec-lautorisation-du-thc3a9c3a2tre-nanterre-amandiers.jpg?1406039283' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Ostermeier
Le d&#233;pli politique de l'histoire&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mass f&#252;r Mass &#8212; Les Revenants&lt;/i&gt; : de Shakespeare &#224; Ibsen, rien de commun hormis le souci d'une sc&#232;ne exp&#233;rimentale, ou plut&#244;t laboratoire. Pour Thomas Ostermeier, dont on sait la double inclination pour ces deux auteurs, &#224; bien des &#233;gards privil&#233;gi&#233;s dans son travail, ces dramaturgies exp&#233;rimentales (non pas seulement en regard du th&#233;&#226;tre lui-m&#234;me, mais jouant, &#224; l'int&#233;rieur de leur fable, l'essai comme principe moteur qui cherche ainsi &#224; mettre &#224; l'&#233;preuve les personnages, &#233;laborant la crise comme un r&#233;v&#233;lateur) semblent elles-m&#234;mes l'occasion de lib&#233;rer l'exp&#233;rimentation de sa nature quasi-th&#233;orique &#8212; l'une sur la r&#232;gle morale du pouvoir &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat ; l'autre sur le pouvoir moral de la r&#232;gle &#224; l'&#233;gard de la famille &#8212; pour y exercer un th&#233;&#226;tre du d&#233;pli. C'est qu'en effet ces sc&#232;nes sont moins des appuis pour d&#233;ployer un art (de la mise en sc&#232;ne) que des espaces o&#249; d&#233;plier des questions (politiques). Singuli&#232;rement, Shakespeare et Ibsen, qui n'offrent &#233;videmment pas du tout les m&#234;mes formulations et les m&#234;mes r&#233;ponses, sont l'occasion pour le metteur en sc&#232;ne allemand d'une m&#234;me travers&#233;e o&#249;, de part et d'autre, se r&#233;v&#232;lent les enjeux d'une blessure : celle d'une impossible remise &#224; plat de l'Histoire. Pour le drame politique shakespearien, le k&#228;rcher qui voudrait nettoyer les refoul&#233;s de la fable ne fait qu'appeler davantage aux retours d'un pass&#233; qui d&#233;cid&#233;ment ne passera pas ; pour le drame intime d'Ibsen, la vid&#233;o de l'artiste fouille dans les visages le passage d'un temps auquel il ne participe plus &#8212; au terme des deux fables, la revenance agit comme si rien ne s'&#233;tait vraiment pass&#233;. Et pourtant, ce qui a lieu, au lieu du th&#233;&#226;tre, affecte le dehors de la sc&#232;ne : les spectateurs rendus &#224; leur histoire / Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en choisissant d'approcher deux spectacles parmi les plus r&#233;cents de Thomas Ostermeier, vus &#224; Paris (l'un au th&#233;&#226;tre de l'Od&#233;on en 2011 ; l'autre &#224; Nanterre-Amandiers en 2013), on proposera moins un parcours historique de sa r&#233;ception, que la saisie d'un geste singulier de mise en sc&#232;ne : d&#233;plier l'histoire, c'est exposer la fable (et dans chacun des spectacles, on notera la primaut&#233; du rythme sur le temps ; la facult&#233; &#224; ouvrir le r&#233;cit et &#224; en rendre compte par surexposition d&#233;termin&#233;e), c'est aussi et surtout d&#233;signer les plis de l'histoire l&#224; o&#249; notre Histoire fait d&#233;faut. De l&#224; le choix de ces deux exp&#233;rimentations dramaturgiques et philosophiques, qui localisent l'un des points sensibles les plus consid&#233;rables du travail de Ostermeier : les tensions de l'individu anachronique &#224; sa propre histoire, la surface d'inad&#233;quation entre une superstructure et les corps qui ploient sous elle. Pour d&#233;jouer les fatalit&#233;s de l'histoire, l'art d'Ostermeier est une force de proposition : le dialogue comme face-&#224;-face ; le d&#233;pli du temps comme maintient des tensions ; la revenance de l'art comme mise en regard de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/timthumb-2.jpg?1406189168' width='500' height='198' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
