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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Julien Coupat et Matthieu Burnel | &#171; Le monde est fini. Le voyage commence. &#187;</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Interventions</dc:subject>
		<dc:subject>_Julien Coupat</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;R&#233;armer nos perceptions et notre imagination politiques&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1908.jpg?1492680778' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques jours du premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#8211; et de la parution de l'ouvrage du Comit&#233; invisible, &lt;i&gt;Maintenant&lt;/i&gt; &#8211; &lt;a href=&#034;http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/mathieu-burnel-et-julien-coupat-se-rendre-ingouvernable-est-une-necessite-vitale_5114010_3232.html?h=11&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cet entretien essentiel dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;de Julien Coupat et Matthieu Burnel, membres du groupe de Tarnac. L'occasion aussi de relire ces lignes de Cervant&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sans gouvernement vous &#234;tes sorti du ventre de votre m&#232;re, sans gouvernement vous avez v&#233;cu jusqu'&#224; cette heure, et sans gouvernement vous irez ou bien l'on vous m&#232;nera &#224; la s&#233;pulture, quand il plaira &#224; Dieu. Il y en a bien d'autres dans le monde qui vivent sans gouvernement, et pourtant ils ne laissent pas de vivre et d'&#234;tre compt&#233;s dans le nombre des gens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Nicolas Truong&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Julien Coupat et Mathieu Burnel sont poursuivis depuis plus de huit ans dans ce que l'on appelle &#171; l'affaire de Tarnac &#187;, dont la Cour de cassation a consid&#233;r&#233;, le 10 janvier, qu'elle ne relevait pas du terrorisme. Souvent consid&#233;r&#233;s comme membres du Comit&#233; Invisible, dont le premier opus,&lt;/i&gt; L'insurrection qui vient&lt;i&gt; (La Fabrique, 2007), avait connu un succ&#232;s retentissant, ils portent leur regard critique et ironique sur la campagne pr&#233;sidentielle, alors que sort en librairie, apr&#232;s&lt;/i&gt; A nos amis &lt;i&gt;(La Fabrique, 2014), le nouveau texte de ce m&#234;me groupe anonyme et r&#233;volutionnaire, &lt;/i&gt;Maintenant &lt;/i&gt;(La Fabrique, 155 pages, 9 euros).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Quel jugement portez-vous sur la campagne pr&#233;sidentielle ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle campagne ? Il n'y a pas eu de campagne. Il n'y a eu qu'un feuilleton, assez haletant &#224; vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit &#224; m&#234;me de percer le mur de la perplexit&#233; g&#233;n&#233;rale. Non qu'il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatis&#233;s tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme m&#234;me ne fait qu'ajouter au sentiment d'irr&#233;alit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un graffiti, laiss&#233; aux abords de la place de la Nation par la manifestation du 1er Mai 2016, disait : &#171; Il n'y aura pas de pr&#233;sidentielle. &#187; Il suffit de se projeter au lendemain du second tour pour s'aviser de ce que ce tag contenait de proph&#233;tique : quel qu'il soit, le nouveau pr&#233;sident sera tout aussi fantoche que l'actuel, sa l&#233;gitimit&#233; &#224; gouverner sera tout aussi introuvable, il sera tout aussi minoritaire et impotent. Cela ne tient pas seulement &#224; l'extr&#234;me usure de la politique, au fait qu'il est devenu impossible de croire honn&#234;tement &#224; ce qui s'y fait et &#224; ce qui s'y dit, mais au fait que les moyens de la politique sont d&#233;risoires au regard de la profondeur de la catastrophe en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s'effondrent concomitamment les &#233;cosyst&#232;mes et les subjectivit&#233;s, la soci&#233;t&#233; salariale et l'ordre g&#233;opolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu'ajouter au d&#233;sastre. Il n'y a pas de &#171; solution &#187; au d&#233;sastre que nous traversons. Penser en termes de probl&#232;mes et de solutions fait pr&#233;cis&#233;ment partie de ce d&#233;sastre : ce n'est qu'une mani&#232;re de nous pr&#233;server de toute remise en question s&#233;rieuse. Or ce que l'&#233;tat du monde met en cause, ce n'est pas seulement un syst&#232;me politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c'est-&#224;-dire nous-m&#234;mes, nos fa&#231;ons de vivre, d'&#234;tre, de se lier et de penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bateleurs qui montent sur des estrades pour vanter les &#171; solutions &#187; qu'ils se font fort de mettre en &#339;uvre une fois &#233;lus, ne parlent qu'&#224; notre besoin d'illusion. A notre besoin de croire qu'il existerait une sorte de changement d&#233;cisif qui nous &#233;pargnerait, qui nous &#233;pargnerait notamment d'avoir &#224; combattre. Toutes les &#171; r&#233;volutions &#187; qu'ils promettent ne sont l&#224; que pour nous permettre de ne rien changer &#224; ce que nous sommes, de ne prendre aucun risque, ni physique ni existentiel. Ils ne sont candidats qu'&#224; l'approfondissement de la catastrophe. De ce point de vue, il semble que chez certains le besoin d'illusion soit impossible &#224; rassasier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vous dites cela, mais jamais dans une &#233;lection il n'y a eu autant de candidats jurant de &#171; renverser la table &#187; ? Et comment pouvez-vous tenir pour rien l'enthousiasme soulev&#233; ces derni&#232;res semaines par la candidature de Jean-Luc M&#233;lenchon ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon n'est rien, ayant tout &#233;t&#233;, y compris lambertiste. Il n'est que la surface de projection d'une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le ph&#233;nom&#232;ne M&#233;lenchon rel&#232;ve d'un acc&#232;s de cr&#233;dulit&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;. Nous avons les exp&#233;riences de Syriza en Gr&#232;ce ou d'Ada Colau &#224; la mairie de Barcelone pour savoir que la &#171; gauche radicale &#187;, une fois install&#233;e au pouvoir, ne peut rien. Il n'y a pas de r&#233;volution qui puisse &#234;tre impuls&#233;e depuis le sommet de l'Etat. Moins encore dans cette &#233;poque, o&#249; les Etats sont submerg&#233;s, que dans aucune autre avant nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les espoirs plac&#233;s en M&#233;lenchon ont vocation &#224; &#234;tre d&#233;&#231;us. Les gouvernements de &#171; gauche radicale &#187;, qui pr&#233;tendent s'appuyer sur des &#171; mouvements populaires &#187;, finissent plut&#244;t par en venir &#224; bout, non &#224; coups de r&#233;pression, mais de d&#233;pression. La virulence m&#234;me des m&#233;lenchonistes atteste suffisamment de leur besoin de se convaincre de ce qu'ils savent &#234;tre un mensonge. On ne cherche tant &#224; convertir que de ce &#224; quoi l'on n'est pas s&#251;r de croire. Et en effet, nul n'a jamais renvers&#233; un syst&#232;me en en respectant les proc&#233;dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au reste, les &#233;lections n'ont jamais eu pour fonction de permettre &#224; chacun de s'exprimer politiquement, mais de renouveler l'adh&#233;sion de la population &#224; l'appareil de gouvernement, de la faire consentir &#224; sa propre d&#233;possession. Elles ne sont plus d&#233;sormais qu'un gigantesque m&#233;canisme de procrastination. Elles nous &#233;vitent d'avoir &#224; penser les moyens et les formes d'une r&#233;volution depuis ce que nous sommes, depuis l&#224; o&#249; nous sommes, depuis l&#224; o&#249; nous avons prise sur le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ajoute &#224; cela, comme &#224; chaque pr&#233;sidentielle dans ce pays, une sorte de r&#233;surgence maladive du mythe national, d'autisme collectif qui se figure une France qui n'a jamais exist&#233;. Le plan national est devenu celui de l'impuissance et de la n&#233;vrose. Notre puissance d'agir se situe en de&#231;&#224; et au-del&#224; de cet &#233;chelon d&#233;bord&#233; de toute part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen acc&#233;der au pouvoir ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est patent que Marine Le Pen a une fonction pr&#233;cise au sein du syst&#232;me politique fran&#231;ais : forcer par la menace qu'elle repr&#233;sente la participation &#224; des proc&#233;dures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres &#171; en se bouchant le nez &#187;, droitiser jusqu'&#224; l'absurde les termes du d&#233;bat public et figurer au sein du syst&#232;me politique une fausse sortie de celui-ci &#8211; alors m&#234;me qu'elle en forme la clef de vo&#251;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment que la question n'est pas de sortir de l'euro, mais de sortie de l'&#233;conomie, qui fait de nous des rats. Evidemment que le probl&#232;me n'est pas l'envahissement par les &#171; &#233;trangers &#187;, mais de vivre dans une soci&#233;t&#233; o&#249; nous sommes &#233;trangers les uns aux autres et &#224; nous-m&#234;mes. Evidemment que la question n'est pas de restaurer le plein-emploi, mais d'en finir avec la n&#233;cessit&#233; de faire tout, et surtout n'importe quoi, pour &#171; gagner sa vie &#187;. Evidemment qu'il ne s'agit pas de &#171; faire de la politique autrement &#187;, mais de faire autre chose que de la politique &#8211; tant il est devenu &#233;vident que la politique n'est, &#224; tous les niveaux, que le r&#232;gne de la feinte et de la manigance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune r&#233;volution ne peut &#234;tre plus folle que le temps que nous vivons &#8211; le temps de Trump et de Bachar, celui d'Uber et de l'Etat Islamique, de la chasse aux Pok&#233;mon et de l'extinction des abeilles. Se rendre ingouvernable n'est plus une lubie d'anarchiste, c'est devenu une n&#233;cessit&#233; vitale, dans la mesure o&#249; ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute &#233;vidence, la barre d'un navire qui va au gouffre. Les observateurs les plus mesur&#233;s admettent que la politique se d&#233;compose, qualifient cette campagne d'&#171; insaisissable &#187; pour ne pas dire inexistante. Nous n'avons aucune raison de subir un rituel devenu si &#233;videmment nocif. Nous sommes lass&#233;s de comprendre pourquoi tout va mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vous pensez donc qu'il n'y a rien &#224; attendre de ces &#233;lections ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, bien s&#251;r : leur d&#233;bordement. Il y a un an, il a suffi de quelques youtubeurs et d'une poign&#233;e de lyc&#233;ens pour lancer un intense conflit de plusieurs mois au motif de la loi travail. Ce qui s'est alors traduit par des affrontements de rue r&#233;guliers n'&#233;tait que l'extr&#234;me discr&#233;dit de l'appareil politique, et par contrecoup le refus de se laisser gouverner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croyez-vous qu'au lendemain d'&#233;lections qui prennent cette fois d&#232;s le premier tour la forme du chantage &#224; la d&#233;mocratie, le d&#233;go&#251;t de la politique sera moindre qu'alors ? Croyez-vous que chacun va sagement continuer de constater devant son &#233;cran la d&#233;mence du spectacle de la politique ? Qu'il ne viendra &#224; personne l'id&#233;e d'investir la rue de nos corps plut&#244;t que les candidats de nos espoirs ? Croyez-vous que ces &#233;lections aient quelque chance d'apaiser l'inqui&#233;tude des &#226;mes ? Il faut &#234;tre na&#239;f pour penser que la g&#233;n&#233;ration qui s'est form&#233;e politiquement dans le conflit du printemps dernier, et n'a pas cess&#233; depuis lors de se former encore, va avaler cette supercherie parce qu'on leur propose d&#233;sormais du bio &#224; la cantine et une assembl&#233;e constituante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, il ne s'est pas pass&#233; deux semaines sans que des affrontements n'&#233;clatent aux quatre coins du pays, pour Th&#233;o, contre la police ou tel ou tel meeting du FN. Evidemment, cela reste minoritaire et les &#233;lections, en tant que non-&#233;v&#233;nement, vont bien avoir lieu. La question est donc la suivante : comment faire pour que le vide intersid&#233;ral qui &#233;clatera au lendemain des &#233;lections, quel que soit le vainqueur, ne soit pas le seul fait des &#171; jeunes &#187;, imm&#233;diatement r&#233;duits par un d&#233;ploiement policier d&#233;mesur&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, il nous faut d'urgence r&#233;armer nos perceptions et notre imagination politiques. Parvenir &#224; d&#233;chiffrer cette &#233;poque et &#224; d&#233;celer les possibles qu'elle contient, les chemins praticables. Et tenir qu'il n'y a pas eu de pr&#233;sidentielle, que tout ce cirque a assez dur&#233;, que ce monde doit &#234;tre mis &#224; l'arr&#234;t au plus vite partout o&#249; nous sommes, sans attendre l'ab&#238;me. Cesser d'attendre, donc. Reprendre confiance en nous-m&#234;mes. On pourra alors dire, comme Benjamin Fondane (1898-1944) : &#171; Le monde est fini. Le voyage commence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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