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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
	<language>fr</language>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Deleuze | Quelque chose de trop grand</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Gilles Deleuze</dc:subject>
		<dc:subject>_vies</dc:subject>
		<dc:subject>_Chantier critique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;la fabulation cr&#233;atrice&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#171; La fabulation cr&#233;atrice n'a rien &#224; voir avec un souvenir m&#234;me amplifi&#233;, ni un fantasme. En fait, l'artiste, y compris le romancier, d&#233;borde les &#233;tats perceptifs et les passages affectifs du v&#233;cu. C'est un voyant, un devenant. Comment raconterait-il ce qui lui est arriv&#233;, ou ce qu'il imagine, puisqu'il est une ombre ? Il a vu dans la vie quelque chose de trop grand, de trop intol&#233;rable aussi, et les &#233;treintes de la vie avec ce qui la menace, de telle mani&#232;re que le coin de nature qu'il per&#231;oit, ou les quartiers de la ville, et leurs personnages, acc&#232;dent &#224; une vision qui compose &#224; travers eux les percepts de cette vie-l&#224;, de ce moment-l&#224;, faisant &#233;clater les perceptions v&#233;cues dans une sorte de cubisme, de simultan&#233;isme, de lumi&#232;re crue ou de cr&#233;puscule, de pourpre ou de bleu, qui n'ont plus d'autre objet ni sujet qu'eux-m&#234;mes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Deleuze, &lt;i&gt;Qu'est-ce que la philosophie ?&lt;/i&gt;, Minuit, p. 161.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Barthes | pouvoir, contre-pouvoir, fascisme de la langue</title>
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		<dc:date>2012-03-17T16:19:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Roland Barthes</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;tricher la langue&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Roland Barthes : le&#231;on inaugurale de la chaire de s&#233;miologie litt&#233;raire du Coll&#232;ge de France, prononc&#233;e le 7 janvier 1977&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le langage est une l&#233;gislation, la langue en est le code. Nous ne voyons pas le pouvoir qui est dans la langue, parce que nous oublions que toute langue est un classement, et que tout classement est oppressif : &lt;i&gt;ordo&lt;/i&gt; veut dire &#224; la fois r&#233;partition et commination. Jakobson l'a montr&#233;, un idiome se d&#233;finit moins par ce qu'il permet de dire, que par ce qu'il oblige &#224; dire. Dans notre langue fran&#231;aise (ce sont l&#224; des exemples grossiers), je suis astreint &#224; me poser d'abord en sujet, avant d'&#233;noncer l'action qui ne sera plus d&#232;s lors que mon attribut : ce que je fais n'est que la cons&#233;quence et la cons&#233;cution de ce que je suis ; de la m&#234;me mani&#232;re, je suis oblig&#233; de toujours choisir entre le masculin et le f&#233;minin, le neutre ou le complexe me sont interdits ; de m&#234;me encore, je suis oblig&#233; de marquer mon rapport &#224; l'autre en recourant soit au &lt;i&gt;tu&lt;/i&gt;, soit au &lt;i&gt;vous&lt;/i&gt; : le suspend affectif ou social m'est refus&#233;. Ainsi, par sa structure m&#234;me, la langue implique une relation fatale d'ali&#233;nation. Parler, et &#224; plus forte raison discourir, ce n'est pas communiquer, comme on le r&#233;p&#232;te trop souvent, c'est assujettir : toute la langue est une rection g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue, comme performance de tout langage, n'est ni r&#233;actionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n'est pas d'emp&#234;cher de dire, c'est d'obliger &#224; dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'elle est prof&#233;r&#233;e, f&#251;t-ce dans l'intimit&#233; la plus profonde du sujet, la langue entre au service d'un pouvoir. En elle, immanquablement, deux rubriques se dessinent : l'autorit&#233; de l'assertion, la gr&#233;garit&#233; de la r&#233;p&#233;tition. D'une part la langue est imm&#233;diatement assertive : la n&#233;gation, le doute, la possibilit&#233;, la suspension de jugement requi&#232;rent des op&#233;rateurs particuliers qui sont eux-m&#234;mes repris dans un jeu de masques langagiers ; ce que les linguistes appellent la modalit&#233; n'est jamais que le suppl&#233;ment de la langue, ou ce par quoi, telle une supplique, j'essaye de fl&#233;chir son pouvoir implacable de constatation. D'autre part, les signes dont la langue est faite, les signes n'existent que pour autant qu'ils sont reconnus, c'est &#224; dire pour autant qu'ils se r&#233;p&#232;tent ; le signe est suiviste, gr&#233;gaire ; en chaque signe dort ce monstre : un st&#233;r&#233;otype : je ne puis jamais parler qu'en ramassant ce qui &lt;i&gt;tra&#238;ne&lt;/i&gt; dans la langue. D&#232;s lors que j'&#233;nonce, ces deux rubriques se rejoignent en moi, je suis &#224; la fois ma&#238;tre et esclave : je ne me contente pas de r&#233;p&#233;ter ce qui a &#233;t&#233; dit, de me loger confortablement dans la servitude des signes : je dis, j'affirme, j'ass&#232;ne ce que je r&#233;p&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la langue, donc, servilit&#233; et pouvoir se confondent in&#233;luctablement. Si l'on appelle libert&#233;, non seulement la puissance de se soustraire au pouvoir, mais aussi et surtout celle de ne soumettre personne, il ne peut donc y avoir de libert&#233; que hors du langage. Malheureusement, le langage humain est sans ext&#233;rieur : c'est un huis clos. On ne peut en sortir qu'au prix de l'impossible : par la singularit&#233; mystique, telle que la d&#233;crit Kierkegaard, lorqu'il d&#233;finit le sacrifice d'Abraham, comme un acte inou&#239;, vide de toute parole, m&#234;me int&#233;rieure, dress&#233; contre la g&#233;n&#233;ralit&#233;, la gr&#233;garit&#233;, la moralit&#233; du langage ; ou encore par l'&lt;i&gt;amen&lt;/i&gt; nieztsch&#233;en, ce qui est comme une secousse jubilatoire donn&#233;e &#224; la servilit&#233; de la langue, &#224; ce que Deleuze appelle son manteau r&#233;actif. Mais &#224; nous, qui ne sommes ni des chevaliers de la foi ni des surhommes, il ne reste, si je puis dire, qu'&#224; tricher avec la langue, qu'&#224; tricher la langue. Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une r&#233;volution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : &lt;i&gt;litt&#233;rature&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Politiques des cin&#233;astes | dialogue</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>_lectures </dc:subject>
		<dc:subject>_Chantier critique</dc:subject>
		<dc:subject>_J&#233;r&#233;mie Scheidler</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suite au texte de J&#233;r&#233;mie Scheilder sur Bas-Fonds d'Isild Le Besco, je reproduis ici notre &#233;change mail de ces derniers jours (qui se poursuit : j'augmenterai alors ce billet) : les questions qui nous animent &#8212; la possibilit&#233; d'un discours critique ; celle du cin&#233;ma aussi, aujourd'hui, dans un contexte marchand qui est la condition m&#234;me de cet art ; celle du cin&#233;aste enfin, en prise avec un objet travers&#233; de formes qui lui ont pr&#233;exist&#233; et pour un peu d&#233;fini (la litt&#233;rature, le th&#233;&#226;tre&#8230; on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_jeremie-scheidler" rel="tag"&gt;_J&#233;r&#233;mie Scheidler&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton582.jpg?1298370007' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Suite &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/lectures-livres-pieces-films/cinema/article/i-le-besco-bas-fonds-par-j-scheidler' class=&#034;spip_in&#034;&gt;au texte de J&#233;r&#233;mie Scheilder sur &lt;i&gt;Bas-Fonds&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; d'Isild Le Besco, je reproduis ici notre &#233;change mail de ces derniers jours (qui se poursuit : j'augmenterai alors ce billet) : les questions qui nous animent &#8212; la possibilit&#233; d'un discours critique ; celle du cin&#233;ma aussi, aujourd'hui, dans un contexte marchand qui est la condition m&#234;me de cet art ; celle du cin&#233;aste enfin, en prise avec un objet travers&#233; de formes qui lui ont pr&#233;exist&#233; et pour un peu d&#233;fini (la litt&#233;rature, le th&#233;&#226;tre&#8230; on pourrait ajouter la photographie&#8230;) : d&#232;s lors, qu'est-ce qui pourrait rendre possible le cin&#233;ma, MAINTENANT, et ses cr&#233;ateurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dialogue ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(image : &lt;i&gt;La Jet&#233;e&lt;/i&gt;, de Chris Marker, )&lt;/small&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;AM &#8212; Ne sais pas du tout &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/lectures-livres-pieces-films/cinema/article/i-le-besco-bas-fonds-par-j-scheidler' class=&#034;spip_in&#034;&gt;apr&#232;s t'avoir lu&lt;/a&gt;, le sujet et l'intrigue de ce film que je n'ai pas vu : mais je te lis sans en avoir besoin parce que ton texte n'est pas second par rapport au film, ou subordonn&#233; &#224; une efficacit&#233; seconde (prescriptive, ou simplement de jugement), mais s'en d&#233;gage pour trouver en quoi il dit quelque chose du cin&#233;ma, non par essence, mais dans son usage, usage d'artiste et de spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors le film comme &lt;i&gt;prise&lt;/i&gt; pour parler du cin&#233;ma et de sa port&#233;e, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui est n&#233;cessaire aujourd'hui si on fait le pari qu'on peut encore parler du cin&#233;ma en dehors du cin&#233;ma (ce que je crois.) &#8212; de trouver des espaces critiques pour en parler, et mieux le voir.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;r&#233;mie Scheidler. &#8212; Oui : je suis bien content de te l'entendre dire&#8230; la critique est aujourd'hui r&#233;duite &#224; un pauvre jugement qui, au mieux, s'adresse &#224; ou cherche &#224; cr&#233;er un &#034;consommateur intelligent&#034;, ou &#034;consomacteur&#034;, et de lui dire : vas, ou ne vas pas, voir ce film&#8230; Donc, cette critique-l&#224;, on l'emmerde, elle ne sert &#192; RIEN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;AM. &#8212; Je comprends par ailleurs qu'au cours de ton article tu aies envie de rapprocher les pratiques cin&#233;ma/th&#233;&#226;tre, et je vois aussi en quoi cela peut &#234;tre essentiel aujourd'hui de d&#233;cloisonner tout &#231;a : mais quand tu cherches &#224; les unifier, c'est avec le mot postmoderne, et cela me g&#232;ne un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, parce que ce mot n'a pas &#233;t&#233; forg&#233; vraiment pour l'esth&#233;tique, et c'est ainsi surtout qu'on l'emploie, sans renouer avec ce que Lyotard avait travailler : une condition, un &#234;tre au monde. (Dans les textes de Lyotard, il y a des r&#233;f&#233;rences &#224; l'art, mais chose curieuse, aucune au th&#233;&#226;tre&#8230;). Ceci pour le dire (trop) vite &#8212; mais on y reviendra peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, est-ce qu'il ne faudrait pas aussi chercher pour chaque forme un usage pr&#233;cis et sp&#233;cifique du mot post-moderne, qui se vide peu &#224; peu de son sens (sauf &#224; dire une modernit&#233; un peu absconse) ? Sinon, on tomberait peut-&#234;tre dans ce que tu laisses entendre, une g&#233;n&#233;ralisation un peu banale des pratiques selon les &#034;auteurs&#034; (et on rabat tout &#224; ce que tu dis justement, sur de la &#034;litt&#233;rature&#034;, pauvrement, et pauvre, par essence.) &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JS. &#8212; En fait, je pointe du doigt l'id&#233;e que le cin&#233;ma est v&#233;ritablement en train de devenir, dans sa composante majeure, REACTIONNAIRE, c'est-&#224;-dire d'abord refusant toute dimension de risque et de recherches, et &#231;a &#233;videmment, c'est li&#233; au co&#251;t de production d'un film ! Mais on peut se demander si &#231;a co&#251;te vraiment minimum 4 millions de faire un film, ou bien si justement ces sommes faramineuses ne sont pas l&#224; pour masquer une r&#233;alit&#233; : le cin&#233;ma est entrain de se faire sans les artistes, dans un coin de l'industrie du spectacle, et cet argent, c'est pour exclure de son champ d'action des artistes qui ne peuvent jamais, en aucun moment de l'histoire, devenir des gestionnaires, ou des chefs d'entreprise, il faut le dire&#8230; Mais r&#233;actionnaire aussi, c'est ce que je voulais dire, parce qu'il s'obstine &#224; faire COMME SI le concept de post-modernisme n'existait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, je suis d'accord avec toi, qu'il faut trouver &#224; chaque discipline un &#034;usage&#034; comme tu dirais de ce concept, mais je voulais juste remarquer que cet usage existe partout ailleurs, en litt&#233;rature, au th&#233;&#226;tre, dans l'art vid&#233;o, mais &#231;a reste une question absolument &#233;trang&#232;re au cin&#233;ma et &#224; la critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, c'est li&#233; &#224; &#224; ce que j'ai dit juste avant sur la critique de jugement consom-actrice, c'est-&#224;-dire que ces gens-l&#224; ne font pas l'effort th&#233;orique de r&#233;fl&#233;chir &#224; LA R&#201;ALIT&#201; effective des pratiques de cin&#233;ma, ils s'enferment dans des niches journalistiques, tordant le bras &#224; la plupart des films lamentables qu'ils vont voir, pour nous nous faire croire qu'ils disent un &#233;tat du cin&#233;ma actuel. Si on voulait un &#233;tat du cin&#233;ma actuel, justement quelque chose qui se constitue comme UN &#233;tat, singulier, construit, on ira voir &lt;a href=&#034;http://www.derives.tv/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;rives.tv&lt;/a&gt;, plut&#244;t que de lire la 100&#232;me critique de &lt;i&gt;Black Swan&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;AM. &#8212; Question qui me vient en te relisant : je ne comprends pas trop le saut que tu fais ici :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;la notion m&#234;me d'auteur, qui est en fait tr&#232;s mauvaise, qui renvoie trop &#224; la litt&#233;rature, &#224; l'id&#233;e d'un &#171; message &#187;, et &#224; la religion du sc&#233;nario&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le saut entre auteur, litt&#233;rature et message : est-ce que ce sont trois choses impliqu&#233;es l'une dans l'autre ? la notion d'auteur serait mauvaise parce que renvoyant &#224; l'id&#233;e de message ? je ne vois pas en quoi la litt&#233;rature serait forc&#233;ment d&#233;positaire d'un message (&#231;a a &#233;t&#233; le cas, mais il y a beaucoup de litt&#233;ratures aujourd'hui, tu le sais bien, avec des auteurs, qui se passent heureusement de message et de religion de l'intrigue&#8230; Enfin, j'ai peut-&#234;tre mal compris la phrase&#8230;)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JS. &#8212; L&#224; dessus, je comprends ton id&#233;e, et je la partage &#233;videmment. Mais en fait, ce n'&#233;tait peut-&#234;tre pas tr&#232;s clair dans mon texte, je m'attache seulement &#224; remettre en chantier la notion d'auteur telle qu'elle s'est historiquement construite DANS LE CIN&#201;MA. (D'ailleurs, Godard a dit souvent qu'il y avait &#224; ce sujet un malentendu historique : quand il parlait de &#034;politique des auteurs&#034;, il fallait retenir &#034;politique&#034;, pas &#034;auteur&#034;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu le sais comme moi, la notion d'auteur au cin&#233;ma s'est construite contre les producteurs, pour d&#233;fendre les metteurs en sc&#232;ne, et justement les &#233;manciper du paradigme th&#233;&#226;tral. Ce que je dis, tout le monde le sait, c'est que cette id&#233;e de &#034;cin&#233;ma d'auteur&#034; en est revenue exactement &#224; l'endroit d'o&#249; la politique des auteurs voulait le tirer, c'est-&#224;-dire &#224; l'endroit d'une &#034;qualit&#233; cin&#233;matographique&#034;, li&#233;e au label &#034;art &amp; essai&#034;, mais qui en fait ne pose pas du tout les questions de notre temps, et m&#234;me qui se charge de les dissimuler. En l'occurrence, le fait, dans la fiction, que TOUS les films que l'on voit, y compris et surtout les films d'auteurs, soient financ&#233;s sur sc&#233;nario, est un vrai probl&#232;me qu'il faut poser aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;AM. &#8212; Oui, tu fais allusion ici aux structures de financement. Je pense au CNC, entre autre, qui a pratiquement droit de vie et de mort sur le film en d&#233;cidant ou non de subventionner le film sur la base d'un sc&#233;nario &#233;crit &lt;i&gt;&#224; r&#233;aliser.&lt;/i&gt; Alors qu'en effet, beaucoup de cin&#233;astes ne con&#231;oivent pas le cin&#233;ma comme une mise en image d'un texte, mais comme la construction par et dans l'image d'un projet qui na&#238;t &#224; l'int&#233;rieur de lui-m&#234;me. Ces pratiques de financement (assez opaques en plus&#8230;) excluent du champ du&lt;/i&gt; film r&#233;el &lt;i&gt;tout une part vive du cin&#233;ma, celle qui est construite au montage, ou les films-documentaires, par exemple&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JS. &#8212; Ce n'est pas, comme on me l'a dit r&#233;cemment, qu'un probl&#232;me de politique culturelle, mais une question artistique fondamentale, qui m&#233;rite tout au moins qu'on la pose. Du coup, un &#034;auteur&#034; de cin&#233;ma d'auteur, &#231;a devient juste le mec qui &#233;crit lui-m&#234;me son sc&#233;nario, au lieu de faire appel &#224; un professionnel. Ce qui tend &#224; devenir faux, par exemple dans le cas ultra-embl&#233;matique de Jacques Audiard. C'est donc la preuve qu'&#234;tre &#034;l'auteur&#034; de son film renvoie &#224; quelque chose, une pratique, un geste si on veut, qui n'est pas litt&#233;raire. Donc le mot &#034;auteur&#034; nous induit en erreur, il op&#232;re une confusion (&#224; mon avis bien pratique pour le coup pour les acteurs de la &#034;politique culturelle&#034;) qu'il faut donc remettre &#224; plat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait aussi le sens de mon &#034;Ici, pas d'auteur, mais une cin&#233;aste&#034;, j'esp&#232;re que c'est plus clair maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la lecture comme flux </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_lectures critiques</dc:subject>
		<dc:subject>_corps</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures num&#233;riques</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;ce qui passe dans la lecture, les &#233;nergies et les circulations que cela op&#232;re&lt;/p&gt;

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;&lt;small&gt;Notes jet&#233;es rapidement en revenant d'un d&#233;bat &#171; litt&#233;rature et num&#233;rique &#187;, &#224; l'Entrep&#244;t.&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;On se pose devant le texte comme devant une machine &#8212; et ce qui passe entre, le corps et le langage, cette d&#233;flagration ou cette &#233;nergie, c'est seul ce qui importe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le texte, on se branche &#224; tout ce &#224; quoi le texte est branch&#233; d'une part, et a &#233;t&#233; branch&#233; d'autre part : ce que l'&#233;criture a op&#233;r&#233; sur le monde, c'est &#224; notre tour de l'&#233;prouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens n'est pas d&#233;pos&#233; par le texte, mais il est travers&#233; par l'&#233;criture ; ce qu'on retrouve, &#224; la lire (cette &#233;criture), c'est ce mouvement qui s'est arrach&#233; du monde pour s'en saisir. Et quand on la traverse, c'est alors qu'on le lit (le texte) seulement justifi&#233; par le moment o&#249; on s'en empare et &lt;i&gt;qui&lt;/i&gt; s'en empare : et le fait exister &#8212; de la vie qui passe, rien d'autre que de la vie qui franchit par nous le seuil de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flux n'est pas arbitraire, al&#233;atoire, programm&#233;, d&#233;poss&#233;d&#233; du corps (le flux n'est pas l'agencement du net) [pour moi], il existe au moment de la lecture, seulement : on se branche au texte, et au monde, comme l'&#233;criture s'&#233;tait branch&#233;e, dans son moment, &#224; la pulsion du corps d'une part, &#224; celle du monde d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on saisit, entre : la vie circulant d'un c&#244;t&#233; par l'autre, quand on la lit, qu'on l'&#233;prouve par diff&#233;rence de potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on va chercher : pas une explication du monde donn&#233;e, mais une force qui fait violence &#224; l'appr&#233;hension du r&#233;el &#8212; qui redistribue les cartes du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'une lecture n'a de sens qu'&#233;crite : que le geste de lire n'est pas s&#233;parable de celui d'&#233;crire (d'&#233;crire la lecture : et que cela ne passe pas forc&#233;ment par un texte &#233;crit : mais par la d&#233;charge qu'en retour le texte nous impose d'infliger au r&#233;el) : voil&#224; qui d&#233;finirait les seuls textes l&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte fonctionne ou non : et ce qui fonctionne, c'est l'&#233;lan qui pousse &#224; affronter neuf les territoires qu'on pensait conquis ; on est de nouveau vivant, justifi&#233; par la vie que le texte nous a confi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Deleuze | l'autre mani&#232;re de lire </title>
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		<dc:date>2007-11-21T16:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>_Gilles Deleuze</dc:subject>
		<dc:subject>_lectures critiques</dc:subject>
		<dc:subject>_corps</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment &#231;a fonctionne pour vous ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_corps" rel="tag"&gt;_corps&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton9.jpg?1453135746' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff9.jpg?1453135757&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Gilles Deleuze, 'Lettre &#224; un critique s&#233;v&#232;re', &lt;i&gt;Pourparlers&lt;/i&gt;, p. 17-18&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'il y a deux mani&#232;res de lire un livre : ou bien on le consid&#232;re comme une bo&#238;te qui renvoie &#224; un dedans, et alors on va chercher ses signifi&#233;s, et puis, si l'on est encore plus pervers ou corrompu, on part en qu&#234;te du signifiant, et le livre suivant, on le traitera comme une boite contenue dans la pr&#233;c&#233;dente ou la contenant &#224; son tour. Et l'on commentera, l'on interpr&#233;tera, on demandera des explications, on &#233;crira le livre du livre &#224; l'infini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou l'autre mani&#232;re : on consid&#232;re un livre comme une petite machine a-sinifiante ; le seul probl&#232;me est : &#8220;est-ce que &#231;a fonctionne, et comment &#231;a fonctionne ?&#8221; Comment &#231;a fonctionne pour vous ? Si &#231;a ne fonctionne pas, si rien ne passe, prenez dont un autre livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autre lecture, c'est une lecture en intensit&#233; : quelque chose passe ou ne passe pas. Il n'y a rien &#224; expliquer, rien &#224; comprendre, rien &#224; interpr&#233;ter. C'est du type branchement &#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Corps sans organes, je connais des gens sans culture qui ont tout de suite compris, gr&#226;ce &#224; leurs &#171; habitudes &#187; &#224; eux, gr&#226;ce &#224; leur mani&#232;re de s'en faire un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autre mani&#232;re de lire s'oppose &#224; la pr&#233;c&#233;dente, parce qu'elle rapporte imm&#233;diatement un livre au Dehors. Un livre, c'est un petit rouage dans une machinerie beaucoup plus complexe, ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire, c'est un flux parmi d'autres, et qui n'a aucun privil&#232;ge par rapport aux autres et qui entre dans des rapports de courant, de contre courant, de remous avec d'autres flux, flux de merde, de sperme, de parole, d'action, d'&#233;rotisme, de monnaie, de politique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Bloom, &#233;crire sur le sable avec une main en se masturbant de l'autre &#8211; deux flux dans quel rapport ? (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mani&#232;re de lire en intensit&#233;, en rapport avec le dehors flux contre flux, machine avec machines, exp&#233;rimentations, &#233;v&#233;nements pour chacun qui n'ont rien &#224; voir avec un livre, mis en lambeaux du livre, mise en fonctionnement avec d'autres choses, n'importe quoi&#8230; etc., c'est une mani&#232;re amoureuse.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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