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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Saint-Just, Pour en finir avec la terreur</title>
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		<dc:date>2016-03-20T17:17:44Z</dc:date>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_Saint Just</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le Bonheur possible&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_histoires-histoire" rel="tag"&gt;_histoires &amp; Histoire&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1689.jpg?1458494167' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff1689.jpg?1458494178&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me fragments d'un &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique116&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;projet autour de Saint-Just&lt;/a&gt;, son devenir r&#233;volutionnaire aujourd'hui et le Bonheur possible (apr&#232;s &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique117&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un premier texte&lt;/a&gt; autour de la jeunesse de Saint-Just, et un &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique97&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;deuxi&#232;me&lt;/a&gt; sur sa Chute)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte lu &#224; l'invitation du th&#233;&#226;tre Antoine-Vitez d'Aix-en-Provence, &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?rubrique118&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dans le cadre de la soir&#233;e consacr&#233;e aux lectures contemporaines&lt;/a&gt;, le 16 mars&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Merci &#224; Agn&#232;s Loudes et Danielle Br&#233; pour l'invitation, et &#224; Louis Dieuzayde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Nous avons de l'histoire une id&#233;e vague &amp; d&#233;faite. Nous savons qu'elle a eu lieu. Nous supposons les hommes &amp; les dates. Nous supposons les mots, nous imaginons les foules en armes, le sang crach&#233; &amp; tomb&#233; &#224; cause des mots. Nous pensons en &#234;tre issus. Nous regardons les murs des villes, les rues qui portent les noms de ceux qui autrefois ont dit les mots &amp; crach&#233; le sang. Les hommes qui ont dit les mots &amp; crach&#233; le sang, nous r&#234;vons apr&#232;s eux. Nous poss&#233;dons pour cela des gravures de leurs visages. Nous regardons longuement, dans les livres o&#249; sont ces visages, les boucles des cheveux ; nous observons les regards sans percevoir ce qu'ils regardaient &amp; nous tournons les pages en songeant : l'histoire &#233;tait alors au soir ce que ces hommes disaient le matin &amp; chaque jour pendant ces ann&#233;es o&#249; l'histoire a eu lieu, un soir succ&#233;dait au matin. Nous savons que l'histoire a eu lieu &#224; cause du matin o&#249; nous sommes, mais nous, nous savons que ce soir, &amp; demain, le soir sera le m&#234;me &#8211; oui, nous avons de l'histoire une id&#233;e vague &amp; d&#233;faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous lisons les livres. Nous apprenons les dates. Les r&#233;volutions ont chang&#233; pour toujours ce qui ne changera jamais. Nous regardons les bustes des hommes qui sont morts &amp; nous leur reconnaissons une certaine &#233;l&#233;gance, nous pr&#233;f&#233;rons oublier qu'ils crachaient du sang sur l'&#233;chafaud, un sang qui parfois n'&#233;tait pas le leur. Nous avons perdu la nostalgie du sang &amp; des crachats. De l'histoire, nous savons ce que disent les plaques sur les rues : des noms &amp; des dates, oui d&#233;cid&#233;ment, quelque chose a eu lieu. Il aurait fallu retenir ce que disaient les livres. Mais si nous regardons de nouveau dans les livres, nous lisons des phrases qui ne remuent rien. Les villes dans lesquelles nous allons ob&#233;issaient sans doute au projet qui nous a fait na&#238;tre. Le r&#234;ve n'&#233;tait qu'un plan, il n'est fait aujourd'hui que pour perdre les touristes. &amp; nous au milieu nous allons. Mais oui pourtant, l'histoire a eu lieu, qui &#233;tait ce projet, quelque chose qui nous a r&#234;v&#233;. Peut-&#234;tre quelque chose nous r&#234;ve-t-il encore, nous l'ignorons. Ce r&#234;ve quand il a pris corps n'&#233;tait que nos corps &amp; le soir, on s'endormait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'histoire, nous avons l'image des corps tranch&#233;s sur une sc&#232;ne lev&#233;e derri&#232;re un rideau invisible de velours rouge, des tr&#233;teaux de planches sur lesquels se dresse la guillotine ; tout autour, le public se masse pour mieux entendre les premiers mots qui sont aussi les derniers, se presse jusqu'&#224; l'&#233;touffement pour mieux voir le sang couler ; le bourreau tient par les cheveux un visage dont les yeux ouverts nous regardent sans nous voir. Nous sommes ce qu'ils ont &#233;t&#233;, les fils. Nous sommes des fils. Partout, les biblioth&#232;ques sont remplis de testaments mais nous sommes sans h&#233;ritage. Nous cherchons l'origine, comme si elle &#233;tait derri&#232;re nous. Si nous avons de l'histoire l'id&#233;e vague des conqu&#234;tes, des arm&#233;es assembl&#233;es, des trait&#233;s, des discours qui renversent le matin en soir &amp; des lanternes qu'&#233;clairent les visages tranch&#233;s &amp; lanc&#233;s d'une rue &#224; l'autre, c'est que nous savons que l'histoire est pass&#233;e. Nous marchons entre des bureaux dans lesquels s'&#233;crivent les chiffres incompr&#233;hensibles de notre appartenance. Ces chiffres pourraient &#234;tre des ann&#233;es, ils ne diraient que ce qui file entre les doigts, ou comme on crache dans la mer. Cela pourrait nous sauver, nous rendre fous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas fous. Nous savons que nous ne sommes pas fous &amp; cette id&#233;e suffit &#224; nous maintenir dans l'illusion que nous sommes ici, ceux qui enferment les fous. Peu &#224; peu, nous devenons fous &#8211; sans parvenir &#224; l'&#234;tre jamais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes ici pour toujours &amp; ce qui nous terrifie, c'est que nous n'y sommes pour rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne nous souvenons de rien. Les dates &amp; les lieux se r&#233;p&#232;tent, &amp; sur les murs de nos villes parfois nous les voyons qui nomment les rues, les places, les avenues larges &amp; vides. Nous cherchons dans les livres qui r&#233;p&#232;tent les dates, les noms &amp; les lieux comme une histoire vague &amp; d&#233;faite. Nous tournons encore les pages, &amp; page apr&#232;s page jusqu'&#224; la derni&#232;re, rien que des noms, des dates &amp; des lieux, qui raconteraient l'histoire d'une histoire pass&#233;e. Nous savons le prix des ruines, le sang qu'il a fallu. L'id&#233;e qu'un jour elle a pu &#234;tre un r&#234;ve, un projet, un plan d'organisation des forces, nous est &#233;trang&#232;re. L'id&#233;e du r&#234;ve nous est &#233;trang&#232;re. L'id&#233;e surtout que l'histoire avait pu &#234;tre cette chose qui nous avait r&#234;v&#233; nous est impensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les rues font circuler ceux qui circulent, les journaux disent que le temps passe &amp; son scandale. L'organisation du monde a &#233;chou&#233; &#224; organiser le monde, &amp; le temps passe sur cela aussi, c'est sa nature. Aujourd'hui, nous vivons &amp; nous sommes des vivants dans l'ordre fatal de l'histoire, puisque nous sommes apr&#232;s, puisque nous sommes ceux qui vivent ici apr&#232;s ceux qui ont v&#233;cu. Ceux qui ont v&#233;cu poss&#233;daient ce privil&#232;ge : qu'ils vivaient avant nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nous habitons les ruines qu'ils ont lev&#233;es pour nous dans la gloire du monde &amp; le salut des hommes. Dans ces villes, les ruines ont remplac&#233; peu &#224; peu d'autres ruines &amp; peu &#224; peu nous croyons que ces ruines sont les murs que nous habitons. Nous cherchons &#224; savoir quand tout cela a commenc&#233;, cette fin interminable des choses pour les si&#232;cles des si&#232;cles. Nous lisons les livres consid&#233;rables de notre temps &amp; les mots sont les m&#234;mes pour &#233;crire tous les autres livres, alors nous les repoussons dans un bruit de poussi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu des moments historiques : oui, nous avons connu la gr&#226;ce &amp; l'&#233;clat des moments historiques qui font date. Nous avons v&#233;cu de part &amp; d'autre des dates, nous sommes l&#224; pour en t&#233;moigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait des murs qui tombaient, c'&#233;tait des statues de tyrans qui tombaient, c'&#233;taient des immeubles hauts comme plusieurs immeubles qui tombaient. C'&#233;tait en g&#233;n&#233;ral toujours des chutes. Nous habitons dans les chutes de l'histoire. Nous sommes les restes d'une histoire qui tombent infiniment, qui n'en finit pas de tomber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons oubli&#233;. Le bruit des t&#234;tes tranch&#233;es qui tombaient, elles aussi, dans le panier du Peuple, nous l'avons oubli&#233;. Nous avons oubli&#233; aussi, avec le craquement des os sous la nuque, les cris qu'ils jetaient au passage froid de la lame. Nous avons oubli&#233; la chute de tous ces visages, tranch&#233;s &#233;galement, dans les paniers d'osier tress&#233;s par les femmes qui hurlaient sous l'&#233;chafaud de joie &amp; de terreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'angle de la rue Pierre-Rebi&#232;re au num&#233;ro quatre vingt-huit, s'ouvre une rue large &amp; peu longue qui longe le cimeti&#232;re des Batignolles o&#249; s'entassent Verlaine, Breton, Cendrars, des russes, des enfants, des morts, je l'emprunte. C'est elle qui d&#233;bouche sur la Porte du cimeti&#232;re &#8211; avant de s'achever en impasse, &#233;videmment. Je pense : c'est l&#224;. La rue n'&#233;tait autrefois qu'une parcelle amput&#233;e de la rue Rouget-de-Lisle, &#224; Clichy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Paris l'a aval&#233;, on avala aussi les rues alentour &amp; il fallait tracer une nouvelle route vers les tombes. L'impasse, on lui donna bien s&#251;r le seul nom qu'elle pouvait avoir, &amp; Saint-Just baptisa ce lieu pour un temps qui est le mien o&#249; j'appuie de mes deux pieds mon corps sur cette ville, &amp; baptisa aussi ce temps qui passe entre moi &amp; les tombes, celui qui fait de moi un vivant parmi les murs &amp; les tombes &amp; les vivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense : ce qui fait tenir le monde debout est tout autour de moi la masse des corps tomb&#233;s sur lesquels je marche, lentement ; je pense ensuite : ici pourrait br&#251;ler, rien ne changera &#224; l'ordre du monde &amp; on aura pourtant tout perdu, &amp; c'est enfin d&#233;lest&#233; qu'on ira &#8211; je pense enfin : comme il fait froid, comme tout autour de moi est le froid des cendres, alors dans mars le corps, serr&#233; contre moi, les yeux qui lisent les lettres des noms sur les pierres comme on lirait le seul texte qui vaille, les yeux qui suivent le nom des morts pour les oublier, &#224; cette seconde pr&#233;cis&#233;ment, ici, entre les tombes, dans le corps j'allume un feu, lentement, lentement qui monte en moi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme un feu,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un feu ample rouge &amp; noir, qui monterait jusqu'&#224; moi o&#249; je l'ai fait na&#238;tre face &#224; toutes ces tombes tandis que de plus en plus vite je passe entre elles, j'aurais pu fermer les yeux je serais passer entre elles en les fr&#244;lant sans en renverser une seule jamais, &amp; le soir je rentrerai ainsi dans l'allure du feu, &amp; longtemps je lui chercherai un nom que je ne trouverai pas d'abord, un nom &#224; ce feu qui pourrait nommer aussi son allure &amp; le passage entre les tombes, nommer la ville aussi comme elle se dresse dans l'effacement de l'histoire, &amp; nommer les hommes autour qui rentrent chez eux parce que la nuit tombe &amp; qu'il n'y a rien entre le ciel &amp; la ville que des hommes incapables de rester debout quand la nuit tombe sur eux, nommer le d&#233;sir surtout de tout ce qui pourrait tomber que le d&#233;sir rel&#232;ve en nommant tout cela d'un nom, d'un seul nom, &amp; c'est longtemps apr&#232;s que ce feu je lui trouverai un nom, &amp; c'est Saint-Just.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'un nom dont le corps est en poussi&#232;re. Dans le cimeti&#232;re qu'est la ville b&#226;tie autour du cimeti&#232;re, la poussi&#232;re de Saint-Just s'est m&#234;l&#233; &#224; la terre &amp; le vent l'emporte &amp; je la respire, peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'un nom dont la poussi&#232;re me recouvre tant que je respire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'un nom tomb&#233; en poussi&#232;re dans la m&#233;moire des hommes sans testament,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce n'est qu'un nom mais c'est le nom de celui qui a dit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je m&#233;prise la poussi&#232;re qui me compose &amp; qui vous parle. On pourra pers&#233;cuter &amp; faire mourir cette poussi&#232;re ! Mais je d&#233;fie qu'on m'arrache cette vie ind&#233;pendante que je me suis donn&#233;e dans les si&#232;cles &amp; dans les cieux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Ce soir, il faudrait parler dans le m&#233;pris de la poussi&#232;re &amp; sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut remonter avant la poussi&#232;re pour rendre justice &#224; la mort : il faut remonter avant Thermidor, avant l'aube du 10, avant la nuit pass&#233;e &#224; attendre la mort dans l'&#226;me les troupes hurlantes de la Convention, il faut remonter avant les journ&#233;es de Septembre, d'Ao&#251;t, de Juillet, avant les secrets de Vent&#244;se qui ne sont que des dates oubli&#233;es &#8211; puisque l'Histoire n'est plus qu'un jour apr&#232;s l'autre la fabrique de son oubli &#8211; il faut remonter avant que l'Histoire ne commence vraiment &amp; avec elle le bonheur possible : il faut d'abord marcher dans la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix-neuf ans, c'est l'&#226;ge qu'il faut pour marcher dans la col&#232;re &amp; fuir la maison, chercher dans le ciel ce qui justifie la terre &amp; trouver dans la langue ce qui pourrait soulever la vie : c'est cela qui s'appellera &lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix neuf ans sur le visage. L'amour n'est pas seulement une hypoth&#232;se. C'est une jeune fille, Th&#233;r&#232;se G&#233;ll&#233;. Saint-Just l'&#233;prouve jusqu'&#224; la possibilit&#233; du Bonheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
On n'a pas dix-neuf ans impun&#233;ment quand on &#233;prouve le Bonheur possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, la m&#232;re de Saint-Just &#8211; lointaine anc&#234;tre de Vitale Cuif, &#244; s&#339;ur de Charit&#233; &amp; Bouches d'Ombres &#8211; marche aussi dans la col&#232;re &#224; la recherche d'un fils qu'elle a d&#233;sormais pour toujours perdu : la m&#232;re de Saint-Just r&#233;clame au nom de toutes les m&#232;res qui ont perdu leur fils dans les tavernes, les bras d'une jeune fille &amp; la col&#232;re, une lettre de cachet qu'elle obtient ; Saint-Just a dix neuf ans : en prison &amp; seul devant une cellule sans fen&#234;tre, il songe au gout du Bonheur s'il &#233;tait possible &amp; &#224; l'amour qui n'aura finalement &#233;t&#233; qu'une hypoth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le mur, il trace peut-&#234;tre au couteau les jours. 1788 interminablement passe, sans lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; le ciel manque, il trouve du papier &amp; voudrait inventer sa langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux ans, il &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vers plus lourds que sa jeunesse s'&#233;chappent de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il appellera cela &lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il sortira de prison il aura presque vingt-deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vingt-sept, l'Histoire passera sur lui, &amp; sa t&#234;te roul&#233;e avec le sang des camarades dans le panier d'osier sous les cris de joie &amp; de terreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, vingt-sept ans, ce jour de sa t&#234;te brandie par le bourreau, il pensera peut-&#234;tre &#224; l'Histoire vaincue, il pensera &#224; la trahison du cadavre de Danton ou il pensera &#224; la couleur du ciel, ils pensera au Peuple traitre &#224; sa propre cause, ou il pensera &#224; sa poussi&#232;re qu'il m&#233;prise d&#233;j&#224;, il pensera aux thermidoriens qui l'ont fait tomber &#8211; &amp; qui nous gouverne encore aujorud'hui &#8211;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;il pensera &#224; sa col&#232;re &amp; &#224; la rage qu'il faut pour la porter enti&#232;re, il pensera &#224; ce jour o&#249; sur le front de l'est pr&#234;t &#224; se rompre, le premier jour de sa Mission, il demande &#224; fusiller tous les g&#233;n&#233;raux qu'il remplace presque au hasard ; il pensera aux mots qu'il avait &#233;crit, le 9 Thermidor, les mots qui aurait arr&#234;t&#233; la Terreur &amp; qu'il ne pronon&#231;a pas, alors qu'on lui donnait la Parole &#224; la Tribune, pourquoi ? myst&#232;re qu'il emporte, il pensera &#224; toutes ces choses qu'il emporte &amp; qui s'ach&#232;ve avec la mort, il pensera au Bonheur, &amp; aux id&#233;es neuves emport&#233;es avec son corps, il pensera &#224; Dieu &amp; combien il lui aura surv&#233;cu, mais est-ce qu'il pensera &#224; la col&#232;re d'&lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;face d'Organ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai vingt ans ; j'ai mal fait ; je pourrai faire mieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt; Lucidit&#233; du po&#232;te Saint-Just.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#226;che de la R&#233;volution : traverser la col&#232;re, renverser l'ordre du monde, inventer la possibilit&#233; du Bonheur, porter en soi Organ, po&#232;me &#233;rotique, sur le front de l'Est ou dans les d&#233;crets de Vent&#244;se, oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique, on trouve des vers comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur humain est n&#233; pour la faiblesse,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'h&#233;ro&#239;sme est un joug qui l'oppresse&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Et d'autres comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Oh ! qu'il est doux, dans le feu du bel &#226;ge,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour un tendron, &#224; son penchant livr&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
De recevoir sur ses l&#232;vres br&#251;lantes&lt;br class='autobr' /&gt;
Mille baisers d'un amant ador&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
De le presser en des mains caressantes,&lt;br class='autobr' /&gt;
De se livrer et se laisser charmer !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais qu'il est triste, h&#233;las ! de se confondre&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec quelqu'un qu'on ne saurait aimer,&lt;br class='autobr' /&gt;
De se sentir &#224; regret enflammer,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et malgr&#233; soi br&#251;ler et lui r&#233;pondre !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Vingt-deux ans, &amp; quelques mois seulement apr&#232;s pour se gu&#233;rir de soi : mais porter ce feu sur l'Europe et vouloir l'inventer contre elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt-deux ans : quand il sort de Prison, au printemps 1789, on lui promet la Bastille, mais la Bastille est une autre promesse, elle br&#251;le : quoi faire de ce feu, aussi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;ler &#224; &lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les rues de Marseille, des bus portent les destinations singuli&#232;res : Saint-Just, Malpass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noms se confondent dans la m&#233;moire : les terroristes &amp; les faiseurs de bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noms sont des terminus, pr&#233;ludes &#224; leur oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la f&#233;rocit&#233; des sourires, les cheveux port&#233;s longs pour insulter les m&#232;res ou se souvenir des jeunes filles, les &#233;l&#233;gances d'Archange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les rues de Marseille, de Paris, on nous dit que l'ordre du monde est comme l'air qu'on respire ; sur l'&#233;cran, la r&#233;alit&#233; est le moteur de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent des phrases &#233;crites dans la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La R&#233;volution est glac&#233;e ; tous les principes sont affaiblis ; il ne reste que des bonnets rouges port&#233;s par l'intrigue. L'exercice de la terreur a blas&#233; le crime, comme les liqueurs fortes blasent le palais.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Restent des sentences comme des m&#233;lancolies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinqui&#232;me fragments sur les &lt;i&gt;Instiutions R&#233;publicaines&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sans doute, il n'est pas encore temps de faire le bien. Le bien particulier que l'on fait est un palliatif. Il faut attendre un mal g&#233;n&#233;ral assez grand pour que l'opinion g&#233;n&#233;rale &#233;prouve le besoin de mesures propres &#224; faire le bien. Ce qui produit le bien g&#233;n&#233;ral est toujours terrible, ou para&#238;t bizarre lorsqu'on commence trop t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Reste le bonheur comme projet politique infiniment appel&#233; dans son ex&#233;cution, lyrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixi&#232;me fragment :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La R&#233;volution doit s'arr&#234;ter &#224; la perfection du bonheur et de la libert&#233; publique par les lois. Ses &#233;lancements n'ont point d'autre objet, et doivent renverser tout ce qui s'y oppose ; et chaque p&#233;riode, chaque victoire [&#8230;] doit amener et consacrer une institution r&#233;publicaine.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Reste la Terreur comme &#8211; comme la poussi&#232;re qu'on respire dans le vent de Mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septi&#232;me fragment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; On parle de la hauteur de la R&#233;volution : qui la fixera, cette hauteur ? Elle est mobile. Il fut des peuples libres qui tomb&#232;rent de plus haut. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Pour en finir avec la Terreur, il fallait la commencer, &#234;tre terrible avec elle : par exemple, dans l'&#233;criture d'&lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique : porter le fer au langage, danser sur le fil suspendu dans le vide, attaquer le corps puisque l&#224; s'&#233;prouvent &amp; s'incarnent les derni&#232;res limites d'une libert&#233; impossible comme le Bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en finir avec la Terreur, il fallait que le Bonheur f&#251;t impossible, &amp; d&#233;sirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en finir avec la Terreur, il fallait que vingt-deux ans ne suffisent pas, et qu'&#224; vingt sept ans le corps s'&#233;croule ; &amp; l'effacement soit ma fa&#231;on de resplendir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint-Just op&#232;re vivant le corps de la R&#233;volution, de toute celle qui voudrait le Bonheur possible &amp; inachevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les murs de Marseille, cette inscription : &lt;i&gt;Notre seule patrie : l'enfance. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfance de la Terreur : le visage de Saint-Just, dont on ne poss&#232;de que des portraits posthumes couverts de poussi&#232;res, celle qu'on respire, celle qu'on disperse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette poussi&#232;re, on pourrait tout aussi bien porter les doigts, &amp; dessiner &#224; la surface de cette m&#233;moire oubli&#233;e, les phrases qui disaient par exemple dans ces assembl&#233;es incandescentes, &lt;i&gt;les malheureux sont les puissances de la terre&lt;/i&gt;, et puis porter ces doigts aux l&#232;vres &#8211; porter les yeux sur un monde immobile, songer &#224; l'hypoth&#232;se du Bonheur, de l'amour possible, aux violences qu'il suppose, &#224; la col&#232;re qui appelle, &amp; veiller les soirs qui pr&#233;c&#232;dent l'aube o&#249; l'Histoire ne sera pas seulement l'id&#233;e vague et d&#233;faite, mais le d&#233;sir d'une br&#251;lure qui soul&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix-neuf ans, Saint-Just &#233;crit dans sa cellule &lt;i&gt;Organ&lt;/i&gt;, po&#232;me &#233;rotique, &amp; ces vers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le h&#233;ros dort sous sa tombe fl&#233;trie&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les amours viennent danser dessus.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Merci &#224; Agn&#232;s Loudes et Danielle Br&#233; pour l'invitation, et &#224; Louis Dieuzayde pour l'incitation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint-Just, une performance | Vid&#233;o de la lecture</title>
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		<dc:date>2015-03-06T16:03:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;corps debout&lt;/p&gt;

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/ 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_commune" rel="tag"&gt;_commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_paris" rel="tag"&gt;_Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_saint-just" rel="tag"&gt;_Saint Just&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1691.jpg?1458576273' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Enregistrement vid&#233;o du 28 mars &#224; la M&#233;diath&#232;que de Suresnes &#8211; lecture du projet Saint-Just, sur une sc&#233;nographie vid&#233;o de J&#233;r&#233;mie Scheidler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=e_OP7ekpuJE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Julien Pauthe pour l'invitation.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;480&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/e_OP7ekpuJE?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint-Just, une performance | retour de lecture</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/saint-just-des-poussieres-le-livre/saint-just-versions-pour-la-scene/2014-saint-just-une-performance-a-suresnes-avec-jeremie-scheidler/article/saint-just-une-performance-retour-de-lecture</link>
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		<dc:date>2014-03-29T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
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		<dc:subject>_Saint Just</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;sauter dans le vide&lt;/p&gt;

-
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/ 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lectures" rel="tag"&gt;_lectures &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_corps" rel="tag"&gt;_corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_paris" rel="tag"&gt;_Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_saint-just" rel="tag"&gt;_Saint Just&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1692.jpg?1458576380' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hier, vendredi 28 mars 2014, &#224; l'invitation de Julien Pauthe, directeur de la m&#233;diath&#232;que de Suresnes, une heure de lecture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;merci infiniment &#224; lui et &#224; toute l'&#233;quipe de la m&#233;diath&#232;que pour l'accueil, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dans le cadre des &lt;a href=&#034;http://lecturesenscene.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Lectures en sc&#232;ne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (quatri&#232;me lecture apr&#232;s l'automne 2012, &lt;a href=&#034;http://lecturesenscene.wordpress.com/2013/09/19/video-lectures-en-scene-1/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Laurent Grisel et L.L. de Mars&lt;/a&gt; ; au printemps 2013 &lt;a href=&#034;http://lecturesenscene.wordpress.com/2014/02/14/video-lectures-en-scene-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon, Philippe de Jonckheere, et Dominique Pifar&#233;ly&lt;/a&gt; ; et &#224; l'automne dernier &lt;a href=&#034;http://lecturesenscene.wordpress.com/2013/11/11/lectures-en-scene-3-gilles-amalvi-one-lick-less-les-poemes-de-clint-eastwood/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gilles Amalvi &amp; One Lick Less&lt;/a&gt;) - avec sc&#233;nographie vid&#233;o et sonore de &lt;a href=&#034;http://jeremiescheidler.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;J&#233;r&#233;mie Scheidler&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une heure de travers&#233;e, avec cette question : quelle histoire nous portons, dans quelle histoire nous allons ? Et comment l'inventer ? Avec qui partager le ciel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se amoureuse &#8212; c'est justement pour faire de cette hypoth&#232;se une croyance, et de cette croyance une part de la vie, que j'ai &#233;crit, que j'&#233;crirai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint-Just, c'est le nom que j'aurai trouv&#233; en r&#233;ponse &#8212; ces derniers mois, &#233;crivant ce texte, le visage de Saint-Just s'est impos&#233;. Toutes ces notes que j'ai amass&#233;es ces ann&#233;es sur lui, autour de lui, se sont concentr&#233;es l&#224;, sous l'incitation de la lecture. Je continue de les rassembler, peut-&#234;tre finirai-je par &#233;crire cette vie imaginaire, plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette lecture, forme prise dans ce visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se amoureuse : de la figure de Saint-Just, l'histoire en h&#233;ritage : et comment appartenir, et comment &#234;tre de nouveau ensemble. Quelle communaut&#233; pour quel pr&#233;sent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;pose le texte ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bient&#244;t, l'enregistrement de la lecture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;d&#233;sormais disponible ici.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br/&gt;Merci aux amis pr&#233;sents hier soir &#8212; dans ces moments, toujours cette impression de sauter dans le vide.&lt;/quote&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;merci infiniment &#224; lui et &#224; toute l'&#233;quipe de la m&#233;diath&#232;que pour l'accueil, l'accompagnement, la pr&#233;sence et le partage&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;d&#233;sormais &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article1691&amp;var_mode=calcul&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;disponible ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pecha Kucha | Saint-Just, Vingt fois la terreur (la vid&#233;o)</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/saint-just-des-poussieres-le-livre/saint-just-versions-pour-la-scene/2012-vingt-fois-la-terreur/article/pecha-kucha-saint-just-vingt-fois-la-terreur-la-video</link>
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		<dc:date>2013-03-20T13:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_Saint Just</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;paroles et sons&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/saint-just-des-poussieres-le-livre/saint-just-versions-pour-la-scene/2012-vingt-fois-la-terreur/" rel="directory"&gt;2012 | Vingt fois la terreur&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_saint-just" rel="tag"&gt;_Saint Just&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1688.jpg?1458575866' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;600&#034; height=&#034;300&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/EzvC6p5-mso&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pecha Kucha | Saint-Just, Vingt fois la terreur (le texte)</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/saint-just-des-poussieres-le-livre/saint-just-versions-pour-la-scene/2012-vingt-fois-la-terreur/article/pecha-kucha-saint-just-vingt-fois-la-terreur-le-texte</link>
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		<dc:date>2012-11-20T13:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_histoires &amp; Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>_r&#234;ves et terreurs</dc:subject>
		<dc:subject>_politiques &amp; commune</dc:subject>
		<dc:subject>_&#233;critures &amp; r&#233;sistances</dc:subject>
		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;texte et images&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/saint-just-des-poussieres-le-livre/saint-just-versions-pour-la-scene/2012-vingt-fois-la-terreur/" rel="directory"&gt;2012 | Vingt fois la terreur&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_reves-et-terreurs" rel="tag"&gt;_r&#234;ves et terreurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_politiques-commune" rel="tag"&gt;_politiques &amp; commune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_ecritures-resistances" rel="tag"&gt;_&#233;critures &amp; r&#233;sistances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/arton1687.jpg?1458479018' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Texte &#233;crit sous la forme d'un Pecha Kucha (vingt images, un texte par image, vingt secondes par image) &#8211; pour &lt;a href=&#034;http://arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article946&amp;var_mode=calcul&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une lecture publique, &#224; la BNF&lt;/a&gt;, le 20 novembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier essai d'&#233;criture autour de la figure de Saint-Just&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce premier texte sera suivi en mars 2014, d'un deuxi&#232;me : Saint-Just et des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;a href=&#034;#texte&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Texte du Pecha Kucha&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;texte&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;big&gt;&lt;center&gt;Vingt fois la Terreur&lt;/center&gt;&lt;/big&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;center&gt;1. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1790 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_1.jpg?1353360548' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br/&gt;Que la terreur est partout, &lt;br/&gt;Et qu'elle est son rem&#232;de
&lt;br/&gt;Qu'&#224; l'image &lt;br/&gt;Savoir si le jour &lt;br/&gt;Se l&#232;ve
&lt;br/&gt;Ou s'effondre,
&lt;br/&gt;Le lire dans le sang
&lt;br/&gt;Que la terreur est dans le sang &lt;br/&gt;Coul&#233;
&lt;br/&gt;Du soleil jusqu'&#224; nous et les journaux
&lt;br/&gt;Tomb&#233;s
&lt;br/&gt;Et qu'on les ramasserait
&lt;br/&gt;Comme des larmes
&lt;br/&gt;Et qu'on dirait : la terreur est partout
&lt;br/&gt;Et son rem&#232;de&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;2. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_2.jpg?1353360296' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On dit qu'il avait vingt-et-deux ans, &lt;br/&gt;Que le soleil &#233;tait le m&#234;me sur lui &lt;br/&gt;Qu'aujourd'hui
&lt;br/&gt;On dit : Qu'il avait cette beaut&#233; d'ange que l'on pr&#234;te malgr&#233; soi
&lt;br/&gt;Qu'il s'appelait Louis-Antoine L&#233;on
&lt;br/&gt;Qu'il avait &#233;crit des po&#232;mes &#233;rotiques
&lt;br/&gt;Sur les murs des prisons
&lt;br/&gt;Et qu'on se souviendrait de son nom
&lt;br/&gt;Parce qu'il &#233;tait le n&#244;tre
&lt;br/&gt;On dit cela et on ne sait rien&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;3. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1772 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_3.jpg?1353360300' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On se souvient
&lt;br/&gt;Qu'il avait vingt-six ans
&lt;br/&gt;Quand sa t&#234;te tomba &#224; nos pieds
&lt;br/&gt;Et les murs illisibles de la terreur
&lt;br/&gt;Dans nos corps
&lt;br/&gt;Qui frappait
&lt;br/&gt;Et comme je me souviens de lui
&lt;br/&gt;Et comme le peuple manque
&lt;br/&gt;Au plus fort des combats
&lt;br/&gt;Oh comme les combats manquent
&lt;br/&gt;Et jamais les d&#233;faites
&lt;br/&gt;Non jamais&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;4. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1773 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_4.jpg?1353360307' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est sur chacun de nos murs
&lt;br/&gt;Tu peux les voir
&lt;br/&gt;Tu peux les toucher
&lt;br/&gt;C'est sur les murs son nom et le tien li&#233;s
&lt;br/&gt;Tu peux les caresser pour jouir
&lt;br/&gt;Tu n'auras pas son corps
&lt;br/&gt;Tu peux en te penchant y croire
&lt;br/&gt;Tu peux croire que c'est ton corps
&lt;br/&gt;Et tu peux t'y livrer
&lt;br/&gt;Tu peux de tous tes ongles
&lt;br/&gt;Caresser l'espace d'un instant
&lt;br/&gt;Le mot qui dira
&lt;br/&gt;Je suis ici l'endroit qui me fait na&#238;tre
&lt;br/&gt;Je suis d'ici &lt;br/&gt;Trente-six place de la Nation&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;5. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_5.jpg?1353360320' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est plein de poussi&#232;re
&lt;br/&gt;Ce si&#232;cle
&lt;br/&gt;C'est plein de cheveux tomb&#233;s
&lt;br/&gt;C'est plein d'ongles et d'os &lt;br/&gt;C'est plein de ces cadavres en soi
&lt;br/&gt;D&#233;j&#224; mille fois morts
&lt;br/&gt;C'est dieu mort et son corps chaud
&lt;br/&gt;Et les pleureuses
&lt;br/&gt;C'est la langue morte
&lt;br/&gt;Mais &lt;br/&gt;C'est un doigt, l&#233;ch&#233;, &lt;br/&gt;Qui vient dessiner sur la poussi&#232;re
&lt;br/&gt;Mon ombre encore en vie et je la vois&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;6. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1775 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_6.jpg?1353360326' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que derri&#232;re les lignes
&lt;br/&gt;Il y a des pays
&lt;br/&gt;De l'autre c&#244;t&#233; des mers
&lt;br/&gt;Des montagnes comme pour dire
&lt;br/&gt;Je suis de l'autre c&#244;t&#233;
&lt;br/&gt;Et des lacs, des cristaux de sels qui d&#233;vorent
&lt;br/&gt;Et des for&#234;ts dont le c&#339;ur bat sous les arbres
&lt;br/&gt;(Je suis de l'autre c&#244;t&#233;)
&lt;br/&gt;Des fleuves larges comme des villes
&lt;br/&gt;Qu'il suffirait de l'imaginer
&lt;br/&gt;Que les images sont insuffisantes &lt;br/&gt;Pour la vie qui l'emporte
&lt;br/&gt;(je suis de l'autre c&#244;t&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;7. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1776 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_7.jpg?1353360331' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de ceux qui savent qu'il n'y a pas de c&#244;t&#233;
&lt;br/&gt;Seulement comme sous les fen&#234;tres
&lt;br/&gt;Habiter la lumi&#232;re qui ne vient pas
&lt;br/&gt;Seulement comme sous les r&#233;volutions
&lt;br/&gt;La chute de l'histoire en armes
&lt;br/&gt;Ce qui ne tombe ne sera jamais que &lt;br/&gt;Des tours
&lt;br/&gt;Ou des statues de rois
&lt;br/&gt;Ou des corps au champ d'honneur
&lt;br/&gt;Ces chutes de l'histoires dont il ne reste
&lt;br/&gt;Que des chutes
&lt;br/&gt;Et quelques mots barr&#233;s &lt;br/&gt;En guise de m&#233;moire&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;8. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1777 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_8.jpg?1353360336' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle est retrouv&#233;e ! &lt;br/&gt;Quoi ? l'&#233;ternit&#233;.
&lt;br/&gt;&#8232;C'est la mer m&#234;l&#233;e &lt;br/&gt;Au soleil. &#187;
&lt;br/&gt;Oh, regard de ta d&#233;mesure.
&lt;br/&gt;Puis :
&lt;br/&gt;&#171; Des humains suffrages,
&lt;br/&gt;Des communs &#233;lans
&lt;br/&gt;L&#224; tu te d&#233;gages
&lt;br/&gt;Et voles selon. &#187; &lt;br/&gt;Des communs &#233;lans
&lt;br/&gt;Oh ville &lt;br/&gt;Commune&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;9. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1778 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_9.jpg?1353360341' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'adresse est partout
&lt;br/&gt;Et toi, qu'as-tu fait de la Commune ?
&lt;br/&gt;C'est une vieille histoire
&lt;br/&gt;Qu'as tu fait de la Terreur
&lt;br/&gt;C'est un mot qu'on lance comme &lt;br/&gt;Des grenades
&lt;br/&gt;Mais c'est un fruit, on le dit dans le Cantique, que la grenade est un fruit
&lt;br/&gt;Et vous, qu'avez vous fait
&lt;br/&gt;Dites
&lt;br/&gt;Du Cantique
&lt;br/&gt;Et de l'Arbre commun ?&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;10. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1779 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_10.jpg?1353360346' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est un ordre
&lt;br/&gt;Dans la bataille, l'ordre appelle &lt;br/&gt;La d&#233;sob&#233;issance
&lt;br/&gt;&#171; Le bonheur est une id&#233;e &lt;br/&gt;Neuve &lt;br/&gt;En Europe &#187;
&lt;br/&gt;Plus tard, ce sera un spectre qui hante
&lt;br/&gt;Comme le p&#232;re d'Hamlet
&lt;br/&gt;Les consciences d&#233;chir&#233;es
&lt;br/&gt;Des peuples vaincus
&lt;br/&gt;Soyez heureux
&lt;br/&gt;Le mot &lt;br/&gt;S'efface &lt;br/&gt;Depuis &lt;br/&gt;Mille ans
&lt;br/&gt;Et demeure&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;11. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1780 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_11.jpg?1353360352' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il n'y en a pas
&lt;br/&gt;Il n'y a rien d'autre que toi
&lt;br/&gt;Tes mains griff&#233;es sur les murs
&lt;br/&gt;Griff&#233;s
&lt;br/&gt;Il n'y a pas de refuge
&lt;br/&gt;Il y a des villes
&lt;br/&gt;Il y a des continents cach&#233;s sous les villes
&lt;br/&gt;Et il y a deux corps qui viennent l'un vers l'autre
&lt;br/&gt;Recommencer l'histoire (repeupler l'histoire)
&lt;br/&gt;Il y a la peur aussi
&lt;br/&gt;Il y a la peur qui dit
&lt;br/&gt;N'aie pas peur
&lt;br/&gt;Tout va bien
&lt;br/&gt;Tout va bien&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;12. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1781 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_12.jpg?1353360357' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est une mauvaise passe
&lt;br/&gt;Que la crise soit l'&#233;tat normal du monde
&lt;br/&gt;On l'accepte
&lt;br/&gt;Que la crise soit l'ordre moral des choses
&lt;br/&gt;On l'accepte
&lt;br/&gt;Que le monde ne fonctionne pas
&lt;br/&gt;On l'accepte
&lt;br/&gt;Mais &lt;br/&gt;Il y a certains passages
&lt;br/&gt;On n'aurait qu'&#224; passer nos corps
&lt;br/&gt;C'est l&#224;
&lt;br/&gt;On n'aurait qu'&#224; dire
&lt;br/&gt;Suis moi, je passe d'abord
&lt;br/&gt;Eurydice aussi
&lt;br/&gt;Narcisse aussi
&lt;br/&gt;Disaient, non, toi, toi
&lt;br/&gt;D'abord&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;13. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1782 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_13.jpg?1353360362' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait pour expier les crimes de &lt;br/&gt;La Commune
&lt;br/&gt;Les types avaient dit
&lt;br/&gt;On construira &#231;a pour se faire &lt;br/&gt;Pardonner
&lt;br/&gt;Les types ont construit &#231;a
&lt;br/&gt;Quand je monte l&#224;-haut
&lt;br/&gt;Pas un regard, je me retourne vers la ville
&lt;br/&gt;Il y a tout le ciel qui ressemble &#224; celui
&lt;br/&gt;De Jules Vall&#232;s : &#171; une grande blouse &lt;br/&gt;Inond&#233;e de sang &#187;
&lt;br/&gt;&#192; la folie du jour&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;14. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1783 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_14.jpg?1353360367' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est bient&#244;t fini
&lt;br/&gt;On rentre, tous ensemble
&lt;br/&gt;Dans les souterrains creus&#233;s pour cela,
&lt;br/&gt;Pour nous
&lt;br/&gt;Qu'on se tienne chaud
&lt;br/&gt;Car si le peuple manque
&lt;br/&gt;Son corps, on le touche aux heures de pointe le soir
&lt;br/&gt;Quand l'histoire du jour est fini
&lt;br/&gt;Lumi&#232;res artificielles
&lt;br/&gt;Corps inond&#233;s de fatigue
&lt;br/&gt;La terreur est son rem&#232;de&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;15. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_15.jpg?1353360374' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais, aux moments de grands hasards
&lt;br/&gt;De f&#233;roces n&#233;cessit&#233;s
&lt;br/&gt;On bascule
&lt;br/&gt;On se penche dans le noir
&lt;br/&gt;On trouve un corps qui est semblable
&lt;br/&gt;Au n&#244;tre
&lt;br/&gt;La vie s'&#233;coule lentement le long &lt;br/&gt;De nous
&lt;br/&gt;Les Pyramides sont aveugles &lt;br/&gt;Du haut de leurs si&#232;cles
&lt;br/&gt;Nous &#233;changeons les serments
&lt;br/&gt;Aux reflets de nos ombres&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;16. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1785 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_16.jpg?1353360383' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'histoire n'est plus ce que l'on croit
&lt;br/&gt;Les ann&#233;es compt&#233;es depuis la naissance &lt;br/&gt;D'un parmi nous de moins mort que nous
&lt;br/&gt;Non
&lt;br/&gt;C'est un d&#233;compte
&lt;br/&gt;C'est commenc&#233; &lt;br/&gt;Et cela n'aura pas de fin
&lt;br/&gt;Que nous
&lt;br/&gt;La terreur, c'&#233;tait ce chiffre
&lt;br/&gt;Et ce chiffre, &lt;br/&gt;C'&#233;tait chacun de nos visages
&lt;br/&gt;C'&#233;tait &lt;br/&gt;Dans le noir &lt;br/&gt;Ce qui per&#231;ait&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;17. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_17.jpg?1353360387' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aucun des sophismes de la folie, &#8212; la folie qu'on enferme, &#8212; n'a &#233;t&#233; oubli&#233; par moi : je pourrais les redire tous, je tiens le syst&#232;me. Ma sant&#233; fut menac&#233;e. La terreur venait. &#187;
&lt;br/&gt;Ces pages arrach&#233;es
&lt;br/&gt;Sur lesquels j'&#233;cris
&lt;br/&gt;Ces images qui diraient
&lt;br/&gt;L'&#233;cran est une page arrach&#233;e &#224; l'&#233;cran
&lt;br/&gt;Et la page, un &#233;cran &#224; traverser&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;18. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_18.jpg?1353360393' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La nuit
&lt;br/&gt;&#212; revers du jour
&lt;br/&gt;S'agit de claquer les portes
&lt;br/&gt;De faire entrer le vent
&lt;br/&gt;S'agit de dire : la nuit est un moment
&lt;br/&gt;Du jour
&lt;br/&gt;Et l'histoire atroce
&lt;br/&gt;&#212; doucement conquise
&lt;br/&gt;Et sous les draps rouges d&#233;faits
&lt;br/&gt;Secou&#233;s de ses spasmes
&lt;br/&gt;De plaisir
&lt;br/&gt;Et de joie intermin&#233;e
&lt;br/&gt;La n&#244;tre enfin, la n&#244;tre de nouveau&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;19. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_19.jpg?1353360397' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il avait vingt-sept ans
&lt;br/&gt;Quand sa t&#234;te roula
&lt;br/&gt;Il fut silencieux tout le jour de
&lt;br/&gt;Thermidor
&lt;br/&gt;Il aurait pu dire : pas moi ; mais non
&lt;br/&gt;La veille son discours commen&#231;ait ainsi :
&lt;br/&gt;&#171; Quelqu'un cette nuit a fl&#233;tri mon c&#339;ur &#187;
&lt;br/&gt;&#212; Saint-Just, mortel de vingt-sept ans
&lt;br/&gt;Pour toujours
&lt;br/&gt;Au nom de quelle terreur &lt;br/&gt;Ta jeunesse emport&#233;e
&lt;br/&gt;Est la n&#244;tre&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;20. &lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_1789 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/AM_Pk_20.jpg?1353360402' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que la terreur est partout &lt;br/&gt;Et quelle est son rem&#232;de
&lt;br/&gt;&#171; &#194;me sentinelle,
&lt;br/&gt;Murmurons l'aveu
&lt;br/&gt;De la nuit si nulle
&lt;br/&gt;Et du jour en feu. &#187;
&lt;br/&gt;Si l'histoire est pass&#233;e
&lt;br/&gt;Elle n'&#233;tait pas un r&#234;ve
&lt;br/&gt;L'arbre dans la ville
&lt;br/&gt;Cherche le ciel
&lt;br/&gt;Et nous, qui disons la vie possible
&lt;br/&gt;Et l'amour et la beaut&#233;
&lt;br/&gt;Nous disons : la terreur est notre enfant
&lt;br/&gt;Inconsolable, et en nous
&lt;br/&gt;Vivant d'esp&#233;rance commune.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_4506 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/arton946.png?1458475864' width='500' height='502' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;image ci-dessus &lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;fran&#231;ois bon&lt;/a&gt;
&lt;br/&gt;(les autres images ci-dessous miennes, prises entre juin et novembre 2012)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce premier texte sera suivi en mars 2014, d'un deuxi&#232;me : Saint-Just et des Poussi&#232;res (lecture publique &#224; la m&#233;diath&#232;que de Suresnes), et d'un troisi&#232;me, en mars 2016 : Saint-Just, pour en finir avec la Terreur).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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