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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Babylone | Le livre</title>
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		<dc:date>2025-12-16T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Aux &#233;ditions de l'Arbre Vengeur, septembre 2025&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/v1-maisetti-babylone-couverture-maq012.jpg?1748359322' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Ce 12 septembre, para&#238;t aux &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt; un r&#233;cit autour de la ville de Babylone, ses rues, ses r&#234;ves, son nom et sa mal&#233;diction. La biographie d'une cit&#233; monstrueuse et de son ombre port&#233;e jusqu'&#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces pages ici, je d&#233;poserai le carnet de feuilles volantes qui m'a conduit &#224; raconter cette histoire. Ici, une premi&#232;re fa&#231;on de m'expliquer avec cette vie.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#201;CRIRE LA BIOGRAPHIE D'UNE VILLE &#187;&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;crit une vie du dramaturge Bernard-Marie Kolt&#232;s, puis celle de Saint-Just, l'Archange de la R&#233;volution, et d'Etienne Br&#251;l&#233;, premier coureur de bois des Am&#233;riques &#8212; chacun d'eux en qu&#234;te du lieu et de la formule capables de rendre habitable ce monde dans le d&#233;sir d'abord de le nommer autrement &#8212;, il fallait fatalement que ce monde lui-m&#234;me se dresse et se ramasse dans le nom d'une ville : une ville-monde o&#249; se serait jou&#233;e l'Histoire en entier, ville qui fut pour cela glorieuse et maudite, avant d'&#234;tre oubli&#233;e, et dont il ne reste plus rien que son nom, Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire une biographie de Babylone donc, et l'&#233;crire dans l'oubli que cette ville a laiss&#233;, oubli dans quoi ses l&#233;gendes ont pris forme. Car avec ce nom, Babylone, se l&#232;ve bien autre chose que la ville historique, mais des images et des histoires, ce qui exc&#232;de le r&#233;el : l'id&#233;e de splendeur et de d&#233;cadence, la puissance, la gloire et le chaos, l'ordre atroce et la confusion, la volont&#233; de mettre le monde sous sa coupe et le m&#233;lange des langues, la putain biblique et le pur d&#233;sir d'Orient. Une ville absolue dans la mesure o&#249; Babylone est un mythe absolu. Alexandre la choisit pour capitale du monde ; c'est l&#224; qu'il trouva la mort. De la Ziggurat de Babylone, centre rituel et politique, est na&#238;t une image, la Tour de Babel, fable sacr&#233;e d&#233;positaire d'une th&#233;orie du langage. Quant aux fameux Jardins suspendus, elles sont la seule merveille du monde qui est fictive. Pourquoi ? D&#233;cid&#233;ment, Babylone est autant une ville qu'un texte satur&#233; d'images, et c'est seulement en l'&#233;crivant tel qu'on pourrait s'en saisir et mieux voir que nous marchons encore dans ces maudites rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la cit&#233; imp&#233;riale de la Basse-M&#233;sopotamie, l'une des premi&#232;res m&#233;galopoles du monde, a largement disparu non pas seulement recouverte par le d&#233;sert d'Irak, mais par sa l&#233;gende, celle d'une ville abominable et abomin&#233;e. Et sous cette abomination se dit celle que l'on voue &#224; l'&#233;gard de toute domination : Babylone comme insulte jet&#233;e sur toute puissance r&#233;gissant l'ordre du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se r&#234;ver arch&#233;ologue donc, des mythes et des histoires, mais &#224; mesure que s'&#233;poussettent ces images en ruines, apparaissent d'autres ruines, plus friables peut-&#234;tre, mais plus tangibles, m&#234;me si largement illisibles, &#233;crites dans la langue de Sumer et d'Akkad et le cun&#233;iforme brutal, inscrivant le nom des rois et leurs r&#234;ves dont certains prirent corps dans de v&#233;ridiques massacres, et sous les vo&#251;tes de r&#233;els palais donnant sur des ruelles v&#233;ritables o&#249; vivaient et mourraient des foules semblablement r&#233;elles que nous. Qu'en reste-t-il ? Nous, quelque chose de nous que nous ne savons pas nommer, cet oubli dont nous sommes faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette biographie voudrait tenir ensemble le r&#233;cit de la ville historique avec son mythe qui l'a effac&#233;, le second proc&#233;dant du premier comme l'&#233;criture de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone. Par cette ville et ce nom furent invent&#233;s, comme d'un seul et m&#234;me geste, la ville, l'&#233;criture et les dieux. Comme si la ville, l'&#233;criture et les dieux &#233;taient une seule et m&#234;me chose d'argile et qu'elle s'appelait Babylone. On inventa donc la ville et l'&#233;criture et les dieux pour une m&#234;me raison peut-&#234;tre, qu'on ignore &#8212; &#233;tait-ce pour conjurer l'oubli ? Sauf que l'Histoire qui na&#238;t aussi dans cette encoche que fut l'art d'&#233;crire ne racontera plus que des histoires de destruction, de rois renvers&#233;s, de peuples disparus ou de langues perdues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la dire d&#232;s lors ? Aller &#224; sa source, bien s&#251;r, entre Tigre et Euphrate, t&#226;cher de voir comment Babylone fut &#233;rig&#233;e, suivre les intrigues de cour et les mises au pas des soul&#232;vements, suivre la chronique des conqu&#234;tes et des d&#233;sastres, lever les noms de Sargon d'Akkad le Grand, d'Hammurabi et d'Alexandre qui ne l'&#233;taient pas moins, et entre ces noms, faire courir celui de Gilgamesh &#8212; et raconter l'ahurissante aventure de l'&#233;criture, son invention plus de trois mille av. J.-C., et son oubli pendant des si&#232;cles, avant son d&#233;chiffrage au milieu du XIXe s. Voir comment Babylone est devenue autre chose qu'elle, une injure donc, autant qu'une hantise. Moins une ville qu'un texte o&#249; se lisent en miroir tous les textes dans toutes les langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi elle porte toutes les villes dans son ventre : et c'est pourquoi elle fut tant maudite d&#232;s sa naissance et jusqu'apr&#232;s sa mort, aujourd'hui : il suffit de regarder autour de nous. C'est que Babylone, bien apr&#232;s la mort de la ville, n'est pas morte : la preuve. On en esp&#232;re encore la chute et elle tient d&#233;sesp&#233;r&#233;ment debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette biographie n'&#233;crirait donc pas la ville de sa naissance &#224; sa mort, mais l'histoire de la fa&#231;on dont cette vie est parvenue jusqu'&#224; nous et n'en finit pas de ne pas mourir. Loin d'&#234;tre un livre d'Histoire, il est un r&#233;cit d&#233;sirant lire dans cette ville qui n'a pas cess&#233; de tomber, sous les armes ou dans les insultes, le texte de notre appartenance. Ce serait donc l'impossible biographie d'une ville qui n'existe que dans la prolif&#233;ration de ses histoires et l'&#233;clatement des l&#233;gendes qui ont donn&#233; naissance &#224; notre monde. Ce livre raconte ainsi surtout la ville qui n'est plus, et dont l'absence a rendu possible sa r&#233;&#233;criture infinie dans les marges du savoir et de l'imaginaire. Babylone, n&#233;e de l'&#233;criture, est ainsi vou&#233;e &#224; &#234;tre livr&#233;e apr&#232;s sa mort &#224; l'&#233;criture, autant dire au d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps apr&#232;s l'abandon de son site, on continuait toujours de recourir &#224; ce nom, Babylone, pour d&#233;signer bien autre chose, mais quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais voulu r&#233;pondre &#224; cette question, depuis le r&#233;cit de sa naissance, traquant les soubresauts v&#233;ritables de cette ville qui se trouve quelque part encore sous les dunes d'Irak dans lesquelles l'ont tant cherch&#233; en vain les explorateurs qui n'y ont trouv&#233; que des fragments de tablettes, des ruines, du sable et leur mort, jusqu'&#224; ses chutes innombrables, mais en partant aussi &#224; la recherche des images qu'elle nous a laiss&#233;es, pour arracher &#224; ces dunes et &#224; nos propres r&#234;ves ce nom qui demeure encore, Babylone, o&#249; vivent les histoires qu'elle poss&#232;de encore, dans l'espoir que, si le pass&#233; nous donne de nos nouvelles, Babylone soit notre messag&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque chaque &#233;poque r&#234;ve la suivante, suivant le mot de Michelet, sans doute est-il utile aujourd'hui de mieux percevoir de quel cauchemar nous sommes issus pour mieux voir celui qui nous enveloppe et mieux s'armer de patience pour conjurer ses mal&#233;dictions &#8212; et que tombe Babylone pour que se l&#232;vent d'autres mondes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_15496 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/pdf/de_pliant-babylone.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 650.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-05-27_a_22.29_08.png?1748399373' width='500' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Document de pr&#233;sentation &#8226; PDF
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Babylone | Une rencontre &#224; Ombres Blanches</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Enregistrement du 26 novembre 2025&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/img_8413.jpg?1765787914' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/img_8415.jpg?1765787920&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/ps:/www.ombres-blanches.fr/post/7759/arnaud-maisetti' class=&#034;spip_out&#034;&gt;mercredi 26 novembre, &#224; 18h&lt;/a&gt;, &#224; la librairie Ombres Blanches de Toulouse, une heure pour revenir sur le livre, ce qu'il explore : la ville, ses vertiges, ses gestes de m&#233;moire et d'oubli &#8212; lieu d'invention des dieux et de l'&#233;criture, de leurs ombres aussi, ce geste ancien par lequel le monde, pour la premi&#232;re fois, s'est cherch&#233; une m&#233;moire sur l'argile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque livre na&#238;t peut-&#234;tre encore dans l'ombre port&#233;e des tablettes de Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureux, et reconnaissant, de pouvoir en parler &#224; Ombres Blanches, qui nous est &#224; beaucoup si pr&#233;cieux, o&#249; ces ombres parfois se rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s la rencontre, la librairie a mis en ligne l'enregistrement audio de cet &#233;change. Merci renouvel&#233; &#224; Nicolas Viv&#232;s pour l'invitation et l'&#233;change, et &#224; celles et ceux qui &#233;taient pr&#233;sents, pour l'attention partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fichier est disponible ici, dans le cadre des &lt;a href=&#034;https://www.ombres-blanches.fr/post/7928/arnaud-maisetti&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;podcasts d'Ombres Blanches&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe name=&#034;Ausha Podcast Player&#034; frameborder=&#034;0&#034; loading=&#034;lazy&#034; id=&#034;ausha-7APD&#034; height=&#034;220&#034; style=&#034;border: none; width:100%; height:220px&#034; src=&#034;https://player.ausha.co/?podcastId=OmePNHW41lmM&amp;v=3&amp;playerId=ausha-7APD&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script src=&#034;https://player.ausha.co/ausha-player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_16601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8411-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_8411-2.jpg?1765787871' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Une lecture de Fran&#231;ois Bon</title>
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		<dc:date>2025-10-05T19:12:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Babylone Biographie&lt;/i&gt;, dans les carnets YT du Tiers Livre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-10-05_a_21.11_52.png?1759691570' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-10-05_a_21_12.00.png?1759691574&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/1FX8YzLCnM4?si=hjvaHGHvddJW-_Zo&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Une rencontre &#224; MiMa</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-une-rencontre-a-la-librairie-mima-de-marseille</link>
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		<dc:date>2025-09-24T20:16:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le vendredi 26 septembre &#224; 19h&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/photo-mima-4-librairie-mima-scaled.jpg?1758745012' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/photo-mima-5-librairie-mima-scaled.jpg?1758745016&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La jeune librairie MiMa, qui surmonte la mer &#224; la Madrague de Montredon, m'accueille, ce vendredi 26 septembre, pour pr&#233;senter &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt; &#8212; l'autre nom de Marseille, peut-&#234;tre (ou est-ce l'inverse ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera &#224; 19h, et grand merci &#224; Pauline, Cl&#233;ment et H&#233;lo&#239;se, pour la proposition, et l'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la page IG de la &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/librairiemima/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;librairie&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'adresse : 52 Av. de la Madrague de Montredon, 13008 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_5571-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_5571-2.jpg?1758744949' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Babylone | Une constellation </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ce qui reste : dette &#224; quelques livres lus et le&#231;ons&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/les-carnets-de-babylone/" rel="directory"&gt;Les Carnets de Babylone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/img_5076.jpg?1757793482' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/img_5074.jpg?1757793488&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Carnets de &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Parution le 12 septembre 2025 &#8211; &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce qui reste &#8212; des livres &#233;pars sur le sol comme ils l'ont &#233;t&#233;, ces ann&#233;es, en moi. Ce qui est le plus pr&#233;cieux apr&#232;s l'&#233;criture d'un livre tient peut-&#234;tre &#224; ce qui nous a conduits vers lui : en partie, les livres alli&#233;s de ces temps dans quoi chercher des forces, ou le chemin du livre. S'agissant de cette &#171; biographie &#187; de &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;, avoir fait fl&#232;che de tout bois : dictionnaires, &#233;pop&#233;es, trait&#233;s d'arch&#233;ologie, essais sur l'invention de l'&#233;criture &#8212; ce soir, tout ce qui avait nourri pendant ces ann&#233;es l'&#233;criture de &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt; g&#238;t donc l&#224;, dans ce d&#233;sordre qui raconte mieux que je ne pourrai le faire ce trajet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire, c'&#233;tait une nouvelle fois accepter de se perdre : le labyrinthe &#233;tait ici redoutable, monstrueux, et j'ai &#224; bien des reprises failli &#234;tre d&#233;vor&#233;. Le monstre n'&#233;tait pas fait que de briques et de murs d'enceintes, mais de milliers de signes qu'il a laiss&#233;s, et de bien plus encore qu'il en a fait &#233;crire. Les tablettes cun&#233;iformes c&#244;toient les r&#233;cits bibliques, H&#233;rodote dialogue avec les arch&#233;ologues contemporains et Echenoz, l'&#233;pop&#233;e de Gilgamesh &#8212; ses mille traductions &#8212; r&#233;sonne avec les fantasmes d'Hollywood. Chaque livre ouvert en appelait trois autres. Chaque certitude historique, ces b&#234;tises provisoires, r&#233;v&#233;lait ses failles et ses zones d'ombre o&#249; ont prolif&#233;r&#233; les l&#233;gendes et dans lesquelles je me suis jet&#233; &#224; corps perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chaque lecture d&#233;pla&#231;ait les lignes et modifiait la perspective, elle ouvrait le portrait de la ville en terrible visage toujours mouvant. Il fallait comprendre que c'&#233;tait cela qu'il s'agissait d'&#233;crire peut-&#234;tre : moins ce visage, que ce d&#233;placement vers nous d'une masse de d&#233;sir et de peur comme une ombre derri&#232;re nous qui fond sur nos pas sous la lune immobile et dont on voit la forme se multiplier sur le sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les livres raconteraient peut-&#234;tre tous la m&#234;me histoire : que Babylone n'existe pas en dehors de ce que ces livres en disent, en font. Alors, il a fallu les refermer pour se livrer aux images impossibles : et se laisser hanter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y a ces livres et tout ce qui entre eux et les jours, les nuits, et qui tramait d'autres complots. Ils ne furent pas tant des sources qu'une constellation. Et ce qu'ils m'ont enseign&#233; finalement &#8212; bien plus que la chronique des rois et de l'art de la divination, des mythes de la cr&#233;ation ou de l'organisation des pouvoirs, le r&#232;glement des cultes et de la justice, la sid&#233;rante aventure du cun&#233;iforme, de son oubli et de sa red&#233;couverte, la mani&#232;re de s'embraser au XVIIIe si&#232;cle avant notre &#232;re ou de mourir &#8212; aura &#233;t&#233; l'art de dompter le vertige, et de s'en r&#234;ver l'illusoire dompteur, quand je n'en &#233;tais que l'instrument de son prolongement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y eut autre chose encore, ce travail parano&#239;aque qui est l'art d'&#233;crire et de se mettre &#224; traquer les signes : et d&#232;s lors que la traque commence, tout conspire. Il y a eu tant de livres lus qui sans le savoir ne faisaient que parler de Babylone. Et je compris, assez vite, je crois, que tous les livres que j'ai lus de toute ma vie ne faisaient que cela, parler de Babylone. Que cette ville &#233;tait le nom secret de ce que cherche tout livre : pas seulement la tour impossible, le langage universel, ou l'effondrement et la renaissance perp&#233;tuelle, mais enclore le monde entre des murs et en d&#233;signer le centre et le vouer &#224; la destruction pour qu'elle puisse vivre dans le langage qui en est la mal&#233;diction, le savoir, et le v&#233;ritable empire o&#249; elle ne cesse de s'&#233;tendre encore.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Premi&#232;res pages</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-premieres-pages</link>
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		<dc:date>2025-09-10T19:21:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Pour feuilleter&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/birs-nimrood.jpg?1757532082' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques jours para&#238;t &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;, un r&#233;cit, &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#224; l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;pose ici les premi&#232;res pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Et en l&#233;gende, ce tableau de Robert Ker Porter dont l'image longtemps fut accroch&#233;e &#224; la table de travail, et en fond d'&#233;cran de l'ordinateur sur quoi je m'acharnais &#8212; R. K. Porter fut l'un des premiers peintres, au d&#233;but du XIX&#7497; si&#232;cle, &#224; rapporter du Levant des vues de quelques cit&#233;es disparues dont les ruines laissaient voir ce qu'elles &#233;taient, ce qu'elles auraient pu &#234;tre et ce que nous serons. La Ziggourat foudroy&#233;e de Borsippa, sur le site de l'actuel Birs Nimrud, ne pouvait &#234;tre que la tour de Babel puisque dans les r&#234;ves, elle avait cette forme : et qu'elle &#233;tait foudroy&#233;e aussi. Mais Babylone est &#224; une journ&#233;e de marche au nord-est. On ne savait pas que la foudre vient du r&#234;ve lui-m&#234;me. J'ai longtemps regard&#233; cette image comme Porter a regard&#233; les ruines de Babylone, qui les a pris pour d'autres. Mais il avait raison, le peintre : la preuve : il nous a peints en bas de l'image, de dos, mal assis sur un cheval &#233;puis&#233;, et regardant ce qu'on ne verra jamais.)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;C&#232;de, assieds-toi dans la poussi&#232;re&lt;br&gt;
Fille vierge de Babel,&lt;br&gt;
Sans ton tr&#244;ne, &#224; m&#234;me la terre,&lt;br&gt;
Babylone, fille des Chald&#233;ens,&lt;br&gt;
On ne t'appellera plus longtemps&lt;br&gt;
&#171; Ma douce, ma tendre &#187; &#8212;&lt;br&gt;
Prends ta meule &#224; bras, mouds le grain,&lt;br&gt;
D&#233;voile-toi&lt;br&gt;
Trousse ta robe, d&#233;voile tes jambes,&lt;br&gt;
Passe les fleuves &#8212;&lt;br&gt;
Ton sexe, il sera d&#233;voil&#233;&lt;br&gt;
Et ta honte exhib&#233;e &#8212;&lt;br&gt;
Je me venge et nul ne m'arr&#234;te.&lt;br&gt;
&lt;br/&gt;
Isa&#239;e, 47 : 1&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Histoire commence &#224; Babylone&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire commence &#224; Babylone o&#249; tout s'est achev&#233;. Souviens-toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici. Mais ici o&#249; Babylone s'est &#233;tendue de tout son long rue apr&#232;s rue, temple apr&#232;s temple pour r&#233;pandre la splendeur de ses faubourgs et son ombre sur toutes choses jusqu'&#224; nous, il n'y eut longtemps rien sous le ciel que de la terre vide attendant ce qui allait l'accomplir : tout commence ici et nous sommes avant. Nous sommes au premier jour, face &#224; la terre lorsqu'elle n'&#233;tait que ce d&#233;sert qu'elle redeviendra aux derniers jours, oui, avant. Car s'il faut lire le monde, consid&#233;rons d'abord la page blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le soleil s'est lev&#233; pour la premi&#232;re fois, il s'est dress&#233; sur un paysage sans ombre et sans fin. Babylone n'avait pas encore de nom, d'histoire ni de m&#233;moire, seulement devant elle un peu de temps pour devenir Babylone, du temps et un lieu o&#249; ici elle endossera son nom, ce nom qui prend appui sur le vide premier qui la fonde aussi, Babylone de tous les temps et pour toutes les fins, Babylone &#8212; ville qui les contient toutes dans laquelle aujourd'hui nous allons du matin au soir cern&#233;s, &#233;puis&#233;s et vaincus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;tions pas encore vaincus. Rien n'avait de nom. Au centre exact de la terre frapp&#233; par le vent, pur monde d&#233;coup&#233; dans les premiers jours, se dressait seulement l'horizon &#8212; et si l'horizon est la rencontre du ciel et de la terre, ce point qu'on ne touche jamais, oui, nous sommes ici. Ici na&#238;tra Babylone, Pays d'Entre les Fleuves destin&#233; &#224; gouverner les nations, mais patience encore, nous n'en sommes pas encore l&#224; : nous sommes dans les premi&#232;res pages que feuillette le vent ; ici, aucun pays ni peuple d'abord, seulement l'horizon et la solitude de deux fleuves impassibles et sans nom qui descendaient infiniment des bords du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car bien avant la ville, bien avant les jardins suspendus depuis le ciel et la tour d'orgueil qui le caresse presque, avant les Rois, les po&#232;tes qui les chantent et ceux qui les insultent, avant les massacres et les soul&#232;vements des peuples, avant les rues embellies de bitume et de briques cuites puis perc&#233;es de canaux le long des &#233;choppes et des temples, les murailles hautes d'arrogance et d'azur par&#233;es du dragon d'or terrass&#233; par Marduk et des taureaux sacr&#233;s vou&#233;s au dieu de l'orage r&#233;gnait la terre seule &#224; perte de vue. Un simple terrain vague lanc&#233; &#224; la poursuite des si&#232;cles. Des pierres, du sable, du ciel jet&#233; par-dessus l'immense et parfois de l'eau qui tombait, mais si peu et c'&#233;tait tout. Le vent ne faisait que passer. L'orage s'effondrait sur lui-m&#234;me dans l'&#233;cho assourdi du tonnerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes ici avant et il faut prendre le temps d'en mesurer la port&#233;e comme celle de l'ombre que fait l'arbre seul dans un d&#233;sert sans cri. Voici. Ce vide est l'horizon de l'Histoire, il est la condition de l'Histoire et son vertige par quoi proc&#232;de le vide, mais pas encore l'Histoire. Il aura dur&#233; bien davantage que le temps qui allait lui succ&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aurait m&#234;me pu continuer pour toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non ; du vide, le temps prenait des forces &#224; tout ce qui venait, vent, ciel, et apprenait lui aussi la patience avant le d&#233;sastre. Le d&#233;sastre viendrait bien assez t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fini par venir. Par colonnes et par grappes, par de timides incursions et par ces hurlements jet&#233;s dans le vide pour voir s'il r&#233;sistait et si l'on pouvait vivre ici, et mourir. Le vide n'aura pas r&#233;sist&#233; longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas quand ni d'o&#249;. De la mer, pense-t-on, ou d'au-del&#224; des montagnes, d'un lieu sans m&#233;moire ni origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ou peut-&#234;tre, et je veux le croire plut&#244;t, qu'on a toujours &#233;t&#233; ici, cach&#233;s l&#224; dans les ventres de la terre, au-dedans des choses o&#249; hurler contre les crevasses des grottes pour faire sortir de soi toute la peur des premiers jours, celles que les b&#234;tes sauvages, les froids ou les r&#234;ves faisaient na&#238;tre en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les profondeurs, on enterrait nos morts &#224; m&#234;me la terre o&#249; on &#233;tait d&#233;j&#224;, enfonc&#233;s dans nos terreurs parmi les ombres que faisaient nos corps dans l'ombre &#224; la lueur des torches de feu qu'on apprenait &#224; dompter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &#224; force de cadavres et de ne pas voir le jour, d'entendre le tonnerre frapper l&#224;-haut dans la solitude, on est parvenu &#224; vaincre la peur et les b&#234;tes, avec un peu de feu et beaucoup de courage ou parce qu'on ne passera pas toute sa vie &#224; se cacher dans sa peur. On est donc sorti, par colonnes. Par grappes, on est venu. On a trouv&#233; l&#224; de la terre enserr&#233;e entre deux fleuves, du vent. La nuit, les &#233;toiles dessinaient des formes d&#233;coup&#233;es dans l'&#233;tendue : on levait les yeux, on voulait savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour, on s'assemblait ; on chassait la peur en chassant les b&#234;tes dompt&#233;es comme le feu par le feu &#8212; on apprenait &#224; dormir en paix ; on s'allongeait sous les &#233;toiles et quand on ne dormait pas, on s'approchait l'un de l'autre sans craindre d'&#234;tre d&#233;vor&#233;s par autre chose que son d&#233;sir et le d&#233;sir faisait d&#233;sirer davantage. On est alors devenus innombrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'on a lev&#233; la ville. L'horizon s'effondrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la ville naissait brutalement l'Histoire fabriqu&#233;e &#224; mains nues dans la forme de cette ville sous quelques signes nets d&#233;pos&#233;s dans la mati&#232;re comme une blessure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cela, on se souvient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commen&#231;ait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#233;tait-ce pour d&#233;signer simplement ce pur moment de bascule, marquer d'une encoche le passage entre l'avant rejet&#233; dans le silence et ce qui s'ouvrait &#8212; ou plut&#244;t est-ce parce que trop en soi d&#233;bordait du d&#233;sir non pas seulement de mordre dans la chair livr&#233;e &#224; soi de l'autre, mais de nommer ce qui dehors s'offrait nu, enti&#232;rement, et nu, la peau du monde intact ? On l'ignore et toutes les raisons qu'on trouvera seront fausses, je le sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, on dira qu'il fallait compter les b&#234;tes et qu'elles &#233;taient plus innombrables que nous ; qu'il fallait d&#233;nombrer les terres et le vin, ou les cuves d'argile qui contenaient le vin, non, on ne sait pas. On sait qu'on disposait de l'argile ici et en quantit&#233; consid&#233;rable : qu'il suffisait de se baisser pour la saisir, de la faire cuire pour fa&#231;onner des briques qui serviront &#224; former la ville ou de la faire s&#233;cher et de lancer sur elle un peu d'eau, puis d'arracher ce qu'on trouve, une branche de roseau qu'on taillerait pour l'enfoncer ici et l&#224; : et c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a &#233;videmment pas de premier jour, pas de moment pr&#233;cis o&#249; l'un d'entre nous, regardant ses mains, jeta devant lui le premier mot ; c'&#233;tait peut-&#234;tre un chiffre. C'&#233;tait &#224; coup s&#251;r des formes vagues dans le vague de la terre. Peut-&#234;tre le geste prolongeait-il une ligne dans l'argile, peut-&#234;tre tremblait-il alors et du tremblement serait n&#233;e la trace hasardeuse d'un symbole qui disait autre chose que lui. Peut-&#234;tre. Vraiment, on ne sait rien. On ne saura d&#233;cid&#233;ment jamais rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a pr&#232;s de cinq mille ans : c'&#233;tait ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui commence ici, qu'on lit dans les tablettes d'argile de Babylone est ce geste qui dresse la ville et l'&#233;criture d'un seul mouvement comme s'il s'agissait de la m&#234;me chose arrach&#233;e dans la m&#234;me mati&#232;re, et cela aussi, je veux le croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde qui devenait de la ville n'existait que parce qu'on pouvait inscrire &#224; la surface des choses son nom fabriqu&#233; dans quelques lignes capricieuses capables de d&#233;signer autre chose que des lignes. Les signes faisaient signe vers la chose m&#234;me : c'est cela qu'&#233;tait la ville, l'existence saisie dans l'&#233;criture &#8212; cela qu'on fait, inlassablement encore quand on trace les lettres avec la main pour dire les choses muettes des signes : loger le monde quelque part o&#249; l'on pourrait vivre et mourir si c'&#233;tait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant ? Avant l'&#233;criture, le silence est sans m&#233;moire, sans ville, sans mot pour en d&#233;tourer la forme ou le r&#234;ve. Il n'est pas sans histoire, au contraire : les histoires travers&#233;es avant l'&#233;criture inventent l'Histoire sans &#233;prouver aucune nostalgie, font exp&#233;rience de la moindre des attitudes partag&#233;es sans cr&#233;er la m&#233;lancolie de l'exp&#233;rience &#8212; on meurt d&#233;pourvu de crainte d'&#234;tre oubli&#233;, mais s&#251;r de l'&#234;tre sauf dans les yeux de ceux auxquels on ne survivra pas. Avant l'&#233;criture, l'Histoire est un d&#233;sastre tranquille, implacable. Avant on marche dans l'obscurit&#233; des grottes, on adore les pierres en hurlant sur elle ce qu'on ne comprend pas et on s'&#233;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, voil&#224; quelques signes dans l'argile ; on d&#233;cide que ce sont des mots. On se les passe, on apprend &#224; s'en servir comme des puissances capables de venger l'oubli, la mort et soi-m&#234;me. Et soudain quelque chose de terrible commence, qui s'appelle peut-&#234;tre le regret, ou l'&#233;ternit&#233;, quelle diff&#233;rence ? D&#232;s lors, avant n'a plus d'importance, on ne se souvient pas de ce qui aurait pu avoir lieu et il faut l'inventer &#8212; comme on ne peut le faire qu'avec des mots, on d&#233;lire, on est renvoy&#233; &#224; la terreur pure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inventons, puisqu'on n'est d&#233;sormais ici sous le ciel que pour inventer. Nous sommes donc avant. Dans ce temps mort qui dura des mill&#233;naires, cette lev&#233;e avant le premier temps, tandis que dans nos grottes on se cachait, on dessinait aussi, on n'avait fait que dessiner &#8212; et c'&#233;tait une autre mani&#232;re de se cacher ou d'exorciser sa peur : des traits sur le sol, le sable, &#224; m&#234;me les parois obscures o&#249; l'on faisait danser des flammes sur quoi on crachait, la bouche pleine de charbon pour fabriquer ces chevaux effarants, ces b&#234;tes noires de suie et de terreur, ces sexes de femmes ouverts comme le monde qui l&#224;-haut attendait, ces cris. On posait les mains sur les murs dans ce dedans de la terre o&#249; l'on t&#226;chait d'exister m&#234;me si cela voulait seulement dire poursuivre les commencements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi que le feu est devenu le prolongement des bras. On a su crier plus fort que les b&#234;tes et mordre davantage. La morsure &#233;tait devenue un cri et le cri lentement apprivois&#233; sur les b&#234;tes prenait corps sous des mots qu'on articulait lentement pour transmettre aux enfants comme le secret du feu qu'on finirait par faire sans y penser, en frottant des branches comme on claquerait la langue entre ses l&#232;vres. Les mots non plus n'&#233;taient pas destin&#233;s &#224; rester enferm&#233;s au-dedans de soi, dans la bouche et entre les dents marmonn&#233;s. Eux aussi exigeraient de sortir pour voir comment le monde &#233;tait fait, o&#249; s'allonger avant de se r&#233;pandre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-haut, le ciel n'&#233;tait pas plus vaste que soi. On d&#233;sirait tout dire ; on inventa la ville pour cela &#8212; et Babylone s'est dress&#233;e non pas dans la rupture fatale d'avec le temps d'avant, mais comme la forme prise dans la mati&#232;re du d&#233;sastre, comme cette conjuration faite monde, un cri quand on veut le nommer pour se d&#233;faire du cri, c'est Babylone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, c'est l&#224; o&#249; nous sommes : non plus avant, dans la confusion des cris, mais ici, dans l'&#233;tablissement patient de la ville et des signes ramass&#233;s dans le geste d'&#233;crire et de vivre. Dans Babylone d&#232;s lors et pour les si&#232;cles des si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone, c'&#233;tait fatalement les mots couch&#233;s sur les tablettes d'argile qui s'alignaient comme si c'&#233;tait des choses et c'&#233;tait bien des choses ces traits qu'on faisait dans la mati&#232;re : les maisons et les b&#234;tes s'alignaient sur l'argile comme elles s'alignaient dans la r&#233;alit&#233;, sauf qu'on pouvait mieux les saisir ainsi couch&#233;s l&#224;, entre nos mains &#8212; on installait le monde sous un pouvoir &#233;trange, t&#234;tu, qui r&#233;sidait dans le chiffre. On fixait le vertige de l'innombrable : la nuit, &#224; la lueur de la lune, on notait l'inexprimable d&#233;sir &#8212; l'autre &#8212;, celui de compter ce qu'on poss&#233;dait ou qu'on allait tuer pour survivre &#224; sa mort. C'est cela aussi qui s'&#233;crivait : l'&#233;gorgement des b&#234;tes et du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tablettes ne se contentaient pas de porter le d&#233;compte des choses et elles ne tarderaient pas &#224; servir &#224; d&#233;signer les b&#234;tes elles-m&#234;mes, bient&#244;t leurs noms, et tirant le fil du langage &#233;crit, serviront &#224; dire ce qui existe autant que ce qui n'existe pas envelopp&#233;s dans un m&#234;me drap&#233; de r&#233;alit&#233; : ainsi, au lieu m&#234;me qui fut comptable des b&#234;tes et des choses, on dira le r&#233;cit de leur venue jusqu'&#224; nous, les histoires fabuleuses de notre terreur face &#224; elles qu'avaient su vaincre le feu, la morsure et le cri &#8212; et tout cela faisait cercle sur la ronde du temps ; brutalement, oui, on &#233;crivait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque aussit&#244;t, l'&#233;criture insidieusement allait dire autre chose que le compte infini des b&#234;tes qui domptait la terreur, autre chose que l'origine des b&#234;tes et celle de l'origine, autre chose que le nom de tout ce qui se dressait dans l'existence et qui n'existait peut-&#234;tre que dans la terreur, les r&#234;ves et les tablettes d'argile. Elle racontait le drame de l'&#233;criture m&#234;me et que l'&#233;criture &#233;tait ce drame : que tout s'achevait en elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; peine les premiers signes trac&#233;s dans l'argile &#224; main lev&#233;e qui formaient les premiers mots, &#224; peine les tous premiers mots qui tramaient dans la boue les toutes premi&#232;res phrases des tout premiers r&#233;cits, le sentiment d&#233;j&#224;, oui, que tout est perdu, d&#233;j&#224; le souffle court, d&#233;j&#224; le regard plong&#233; &#224; travers le d&#233;sert de l'&#233;poque, la certitude : d&#233;j&#224; ce qu'on ne deviendra plus &#8212; l'&#233;vidence qu'on ne poss&#233;dait entre les doigts que ces mots pour dire ce qui tombe de nous et dans la chute, sous ce qui s'&#233;chappait, ce qu'on ne saura plus dire que dans la forme d'un crachat, du corps hors de lui jet&#233; dans quelques signes lisibles : l'histoire qui commence ici, sous l'Histoire qui date le premier jour par son &#233;criture, ach&#232;ve avec elle quelque chose qui n'a pas de nom puisqu'il meurt quand on l'&#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se souvenir de tout cela et l'&#233;crire en retour, avec d'autres mots et dans d'autres mati&#232;res que la glaise, pages plus friables et mortelles que l'argile invincible m&#234;me par le feu, rejoue le m&#234;me d&#233;sir de vengeance d'autrefois et danse autour des m&#234;mes lunes, vieilles lunes immortelles aussi sous lesquelles tombent les m&#234;mes chutes de l'Histoire. Pour le dire, on ne poss&#232;de que cela : un nom, Babylone &#8212; dire ce que disaient les mots quand on les forgea dans la glaise pour y inscrire la certitude que tout &#233;tait fini, dire que nous autres sommes sur la pointe la plus avanc&#233;e du pr&#233;sent, d&#233;chir&#233;s irr&#233;vocablement de l'autre c&#244;t&#233; du temps et des tablettes, que nous savons que l'Histoire s'est poursuivie jusqu'&#224; nous qui lisons la fin du monde dans les tout premiers textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foudre ne tombe jamais deux fois au m&#234;me endroit, mais elle frappe toujours la terre avec le m&#234;me fracas. Prononcer le nom de Babylone ne fait pas revenir Babylone, elle fait peut-&#234;tre le contraire de cela, qui n'a pas de nom. Rappeler ce nom fait venir &#224; lui tout ce qui d&#233;sira la d&#233;truire parce qu'&#224; ce nom reste attach&#233;e la f&#233;rocit&#233; de tous les d&#233;buts qui voudraient conjurer toutes les fins qu'on sait encloses l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raconter l'histoire de Babylone revient &#224; raconter inlassablement la m&#234;me histoire toujours recommenc&#233;e : celle du d&#233;sir de la voir tomber pour que se l&#232;ve dans cette contre-histoire des ruines, les forces qui rendraient possibles d'autres mondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Babylone, quoi que disent les savants, on ne sait pas o&#249; elle est. On devine dans le sable d'Irak sous Bagdad des traces qui valent les dessins qu'on ex&#233;cuta, comme un otage, sur les premiers d&#233;serts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, on ne cesse d'arracher &#224; la terre quelques morceaux &#233;pars de murailles et on s'empresse d'emporter le fruit de ce larcin loin d'ici, &#233;parpill&#233;s dans la vieille Europe ou de l'autre c&#244;t&#233; de l'Oc&#233;an qui n'existait pourtant pas encore quand Babylone r&#233;gnait sur le monde. Il faut aller &#224; Paris, &#224; Berlin ou Chicago pour la voir maintenant, sous les n&#233;ons et dans le bruit des appareils photo des touristes. Babylone n'y est pas pourtant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'est pas dans les mus&#233;es, pas plus qu'entre ses enceintes disparues au fond de la terre ou quelque part enfouies sous le bras secondaire du fleuve qui s'est d&#233;port&#233; sur ses ruines. Le nom de Babylone qu'on voit sur les tablettes encore, qu'on l&#232;ve dans l'air, ou qu'on fait entendre silencieusement en soi &#224; sa lecture d&#233;borde la ville, ses boulevards et son Histoire perdue, la liste de ses Rois, le chant des po&#232;tes dont on ignore les noms : elle est dans chaque mot d&#233;sormais puisque chaque mot lui revient, et dans chaque ville encore qui voudrait triompher des autres et du destin, dans chaque d&#233;sir de puissance d'un monde dress&#233; par-dessus la terreur des b&#234;tes et des signes, des origines tiss&#233;es dans la fin de toute histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone chaque fois qu'on l'appelle fait entendre dans l'&#233;cho son existence v&#233;ritable forg&#233;e dans ce silence o&#249; nous sommes quand le soir nous rentrons sans savoir o&#249;. L'Histoire de Babylone raconte cette histoire : d'un monde &#233;chou&#233; sur son d&#233;sir d'&#234;tre jet&#233; sous quelques mots et saisi dans l'&#233;criture, et d'une ville tomb&#233;e mille et une fois que rel&#232;ve le seul d&#233;sir d'achever l'Histoire une fois pour toutes.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Le Louvre, images derni&#232;res</title>
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		<dc:date>2025-09-07T20:20:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le lion passant&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/les-carnets-de-babylone/" rel="directory"&gt;Les Carnets de Babylone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/logo-9.jpg?1757276404' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/logo1-2.jpg?1757276411&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Carnets de &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Parution le 12 septembre 2025 &#8211; &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;C'est quelques semaines apr&#232;s avoir achev&#233;, d&#233;cembre 2023&#8212; &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt; &#233;tait devenu ce livre mots &#224; mots arrach&#233; &#224; quelques images int&#233;rieures, de quels fonds venus, je ne sais pas, le d&#233;sir peut-&#234;tre de donner contour &#224; la ville qui les porte toutes, ou &#224; ce que le nom de la ville en retour appelle, d'insultes et de vengeances, de renversements &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Louvre, quelque chose se trouverait bien l&#224;, mais quoi ? D'autres images, si vraies qu'elles se gorgeraient de l&#233;gendes, ravageuses et indiscutables : l'envers du tableau des &lt;i&gt;Onze&lt;/i&gt;, oui, et l'exact emplacement de l'absence de Babylone &#8212; c'est ce que je me disais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16420 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3340.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3340.jpg?1757276075' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il pleut. Je salue le Pavillon de Flore, la salle du Grand Comit&#233; de l'An II est bien s&#251;r l&#224;, par-dessus le fleuve qui ne sait faire que passer. Je passe moi aussi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16435 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3341.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3341.jpg?1757276091' width='500' height='416' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re est presque souterraine. Couloir apr&#232;s couloir, l'air qui se charge, lourd d'un silence qui n'est pas seulement celui du mus&#233;e. Non, ce ne sont pas des salles, des portes plut&#244;t, qui s'ouvrent comme des tombeaux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16421 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3343.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3343.jpg?1757276076' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16424 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3346.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3346.jpg?1757276077' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16425 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3348.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3348.jpg?1757276077' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16423 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3345.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3345.jpg?1757276077' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16426 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3349.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3349.jpg?1757276077' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'abord, l'Assyrie. Les colosses de Khorsabad. Lamassus dress&#233;s, taureaux ail&#233;s, gardiens muets. Ma taille d'homme qui me condamne &#224; me courber presque tant la pierre &#233;crase. Glisser entre leurs ailes : il n'y a personne. &#192; les contourner, l'impression d'approcher la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivre : Naram-Sin grav&#233; dans la pierre de Suse ruisselante de la gloire violente du &lt;i&gt;roi qui grimpe la montagne&lt;/i&gt;, foule &#233;cras&#233;e sous ses pieds et sa victoire inclin&#233;e vers le ciel. Cette st&#232;le, diagonale de violence, sous l'&#233;clair dans la pierre. Puis vient Ebih-Il, agenouill&#233;, yeux immenses de lapis qui n'ont jamais cess&#233; de br&#251;ler, mains jointes parlent plus fort que mon souffle. Le temps se resserre, chaque pierre p&#232;se son &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16422 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3344.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3344.jpg?1757276076' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Procession invers&#233;e : eux, dress&#233;s pour toujours et moi passant en h&#226;te, vite, trop vite &#8212; devant Hammurabi. Sa st&#232;le noire dresse encore la loi. Je la fr&#244;le sans m'arr&#234;ter ; devant, une masse de touristes fait &#233;cran &#8212; je ne vois la pierre que sur leur t&#233;l&#233;phone ; je reviendrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle des tablettes. Briques de terre minuscules et fendues qui portent l'immense &#8211; tiennent dans la paume d'une main cependant. Annales des r&#232;gnes, listes s&#232;ches, qui bouleversent plus que les colosses. La fragilit&#233; du monde inscrite dans la terre. Signes qui disent : ann&#233;e o&#249; Hammurabi creusa un canal, ann&#233;e o&#249; il prit une ville. Des mill&#233;naires r&#233;duits &#224; quelques gestes qui r&#233;sonnent l&#224; comme s'ils venaient de s'&#233;crire. Et c'est le cas. Et dans la vitrine d'&#224; c&#244;t&#233;, d'autres gestes encore, plus anciens et foudroyants : tablettes qui rapportent l'En&#363;ma eli&#353;, r&#233;cit babylonien des premiers temps &#8211; quand le ciel n'&#233;tait pas encore s&#233;par&#233; de la terre, quand l'eau douce et l'eau sal&#233;e s'entrem&#234;laient dans le chaos premier. Sur des fragments d'argile tach&#233;s, le combat de Marduk contre Tiamat s'inscrit, la fin des temps aux premiers mots, la naissance des dieux, et l'arrachement du monde &#224; la nuit &#8212; et la nuit qui se dit dans les mots du jour. Premier r&#233;cit des commencements du r&#233;cit. Dans ce silence de verre, le frottement du roseau sur l'argile humide. Le monde qui s'invente chaque seconde &#224; nouveau devant soi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3352-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3352-2.jpg?1757276078' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3354-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3354-2.jpg?1757276078' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3351.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3351.jpg?1757276077' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16430 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3355_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3355_2.jpg?1757276078' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_16431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3357.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3357.jpg?1757276078' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis soudain, Gilgamesh. Non l'&#233;pop&#233;e, non l'infini des tablettes. Mais minuscule statuette : Gilgamesh debout sur la t&#234;te de Humbaba. Le h&#233;ros des songes, le roi surhumain, le voyageur des enfers &#8212; r&#233;duit &#224; vingt centim&#232;tres de terre cuite, l&#224;, sous la vitre blind&#233;e &#224; l'abri des balles sur quoi mon reflet se d&#233;pose. La force sans mesure surgit depuis ce corps fragile, ce geste fig&#233;. Grandeur dans sa petitesse m&#234;me qui porte, en miniature, l'infini de son mythe. Et comme il semble doux, aussi, le h&#233;ros terrible, le visage gentil, la piti&#233; qu'il inspire &#8212; quand c'est peut-&#234;tre de nous qu'il prend piti&#233;, ce demi-dieu qui sait d&#233;j&#224; ce que nous ne savons pas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3360.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3360.jpg?1757276079' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Repartir, comme ivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au moment de quitter la salle : sur des briques rouges, la b&#234;te de Babylone qui avance, profil tendu, gueule ouverte. Sa marche arr&#234;t&#233;e, mais son mouvement intact. Comprendre alors : voil&#224; ce que j'avais &#233;crit et que j'ignorais peut-&#234;tre. Non, pas le fauve de la Voie processionnelle qui gardait la cit&#233; de Nabuchodonosor, pas seulement Babylone, sa gloire, son cri, sa m&#233;moire : mais en posant le regard sur lui, &#234;tre frapp&#233; de cela &#8212; que d'autres, combien de millions, ont pos&#233; le m&#234;me regard avant moi, et que ce regard se poursuit, de si&#232;cle en si&#232;cle, &#224; travers lui.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16433 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3362.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3362.jpg?1757276079' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lion dress&#233; dans la patience du temps, profil tendu comme une parole maintenue depuis vingt-six si&#232;cles. J'avais &#233;crit Babylone &#224; force d'absence, r&#234;v&#233; ses murailles d'&#233;mail, les avenues d&#233;sert&#233;es, processions de poussi&#232;re et de cris. Tout &#233;tait conjecture et fragments de textes, ombres port&#233;es par les tablettes bris&#233;es. Et voici &#8212; dans le mus&#233;e o&#249; la lumi&#232;re tombe comme l'eau froide dehors &#8212; la brique d'azur encore ti&#232;de de sa propre m&#233;moire, et sur elle le fauve, fig&#233; dans un mouvement qui ne cesse pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lion avance encore, et je suis arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reconnais ce pas, ce souffle et cette gueule entrouverte : plus seulement l'histoire mais la pr&#233;sence qui s'avance. Babylone absorb&#233;e toute dans ce regard absent, et comprendre soudain que je n'avais &#233;crit que pour en arriver l&#224;, cette stupeur, ce bord du rien. Le lion marche toujours m&#234;me si la ville s'est effondr&#233;e dans les sables et Nabuchodonosor n'est plus qu'un nom. Il marche et avec lui toute la foule des anonymes qui suivaient la voie processionnelle, priant, tremblant, s'inclinant. Le lion &#233;tait leur t&#233;moin, il est leur survivance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ce n'est plus une &#339;uvre expos&#233;e, ce cri fig&#233;, la gloire et la terreur du pouvoir, le peuple an&#233;anti et rendu &#224; nous dans l'&#233;clat des &#233;maux. Devant lui, &#234;tre travers&#233; de si&#232;cles : le vertige de toucher du regard la m&#234;me couleur que ceux qui passaient l&#224;-bas, dans la chaleur d'un jour ancien. Tout ce que j'ai &#233;crit sur Babylone s'effondre et recommence : ici, Babylone elle-m&#234;me &#233;crit, encore, par la bouche muette de ce lion rugsissant son silence, le leur et le mien. Et je m'&#233;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3365-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/img_3365-2.jpg?1757276079' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Marseille, image premi&#232;re</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/les-carnets-de-babylone/article/babylone-marseille-image-premiere</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que tombe Babylone&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/les-carnets-de-babylone/" rel="directory"&gt;Les Carnets de Babylone&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/quetombebabylone_marseille.jpg?1756756425' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://www.arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Carnets de &lt;i&gt;Babylone&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Parution le 12 septembre 2025 &#8211; &lt;a href=&#034;https://www.arbre-vengeur.fr/?p=12273&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La terre tremble et danse, parce qu'il s'accomplit, le projet de Yhwh contre Babylone : &lt;br&gt; Faire de Babylone une ruine o&#249; personne n'habite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Livre de J&#233;r&#233;mie,&lt;/i&gt; 51:29.&lt;br&gt;
Traduction Fran&#231;ois Bon et L&#233;o Laberge&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La Place du March&#233; des Capucins se dresse au centre imaginaire de la ville &#8211; autour &#233;toile le monde : s'&#233;tend ce qui n'a de fin qu'ici o&#249; Marseille &#233;choue &#224; mes pieds. Voici donc ce point exact o&#249; tout converge, pens&#233;-je, tandis que devant moi l'ancienne grande Hall devenue une bouche de m&#233;tro vomissait sa foule. Les inscriptions sur la fa&#231;ade jetait sur toute la r&#233;alit&#233; sa beaut&#233;, atroce et lente, le temps qu'il fallait pour tout lire &#233;tait consid&#233;rable. L'image ne rend pas l'impression d&#233;finitive de cette biblioth&#232;que inachevable et de l'appel terrible que lan&#231;ait la vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'image premi&#232;re. Septembre 2022, j'achevais la vie d'Etienne Br&#251;l&#233; &#233;crite dans le d&#233;sir de raconter celle de la mort du Nouveau Monde &#8211; et inversement bien s&#251;r, secr&#232;tement. Raconter une vie, lue &#224; travers quelques minces textes qui la r&#233;inventent, ou aper&#231;ue derri&#232;re le monde qu'elle ouvrait furieusement, dans les silences perdues derri&#232;re les for&#234;ts primordiales : Kolt&#232;s, Saint-Just, et Etienne Br&#251;l&#233; avaient dessin&#233; en moi la constellation fraternelle de ces vies qui soul&#232;vent et donnent terriblement le d&#233;sir d'autres vies, d'autres mani&#232;res de les vivre dans des mondes renvers&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour, c'est justement ce monde qui faisait obstacle &#8211; pas seulement &#224; ces vies, mais &#224; ce qu'elles avaient pu rendre possibles. Oui, ce qu'il fallait abattre cernait o&#249; que le regard porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, la grande Hall du March&#233; des Capucins joyeusement d&#233;vast&#233; apr&#232;s une manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les graffitis, la folie furieuse, l'&#233;criture &#224; m&#234;me la paroi ha&#239;ssable du monde, &lt;i&gt;affresco&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme en l&#233;gende de la splendeur, l'inscription l&#224;-dessous, qui donnait la cl&#233;. &#171; Que tombe Babylone &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16412 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/jpg/quetombebabylone_marseille_copie.jpg?1756756469' width='500' height='452' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comment ! Toi, parmi les nations devenue d&#233;vastation, Babylone !
&lt;br&gt;La mer est mont&#233;e contre Babylone, la noy&#233;e dans ses flots en tumulte,&lt;br&gt;
Terre o&#249; n'habite personne, o&#249; quiconque ne passe.&lt;br&gt;
Je vais visiter Bel &#224; Babel, &lt;br&gt;
Je lui ferai sortir de la bouche ce qu'il aval&#233;, &lt;br&gt;
Et les nations n'afflueront plus vers lui, &lt;br&gt;
M&#234;me les murs de Babylone tomberont !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J., 51:41.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, les premi&#232;res lignes. Et puis, des pages plus loin, tout arr&#234;ter pour lire &#8212; des histoires de la M&#233;sopotamie ancienne et des oracles rasta, des po&#232;mes surr&#233;alistes et des trait&#233;s sur l'&#233;criture, des hypoth&#232;ses sur les cavernes et le feu, des drames antiques, des relations de voyages et des lettres d'amour : tout y &#233;tait, dans le d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone, premi&#232;re ville du monde, o&#249; s'invent&#232;rent l'&#233;criture et le culte des dieux &#8212; puisque c'est tout un &#8211; n'est pas distinct du monde qui s'y joue et prolif&#232;re entre ces murs. Elle n'est pas s&#233;par&#233;e non plus du discours que l'on porte sur cette ville et des fantasmes qu'on lui jette au visage, de la haine qu'on lui voue, de l'oubli. Raconter la vie de Babylone aura donc &#233;t&#233; cela : &#233;crire aussi tout ce par quoi on passe quand devant soi quelqu'un l&#226;che ce mot, Babylone, et que soudain des images naissent et disparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais j'aurais voulu dire aussi la largeur des enceintes et le nombre d'esclaves morts pour la restaurer sous Nabuchodonosor II, dire le son des voyelles et le claquement de langue quand on crie Marduk, l'accent des faubourgs ouest, la silhouette de Shamash, et comment on enterre ses morts. Ce que vit Alexandre quand il passa la Porte. Tout ce qu'on ne peut pas dire, mais qu'on sait, l&#224; ; parce que quelque chose se dit aussi de nous et qui nous &#233;chappe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construire Babylone avait &#233;t&#233; ce geste de commencer le monde. Ha&#239;r Babylone &#8212; vouloir qu'elle tombe &#8212; d&#233;sire conjurer ce commencement, tout clore afin que tout advienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babylone est la ville o&#249; se d&#233;roule &lt;i&gt;Prologue&lt;/i&gt;, le roman inachev&#233; de Bernard-Marie Kolt&#232;s &#8212; ceci dit comme un sceau.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Elle aussi va tomber, Babylone, &#244; transperc&#233;s d'Isra&#235;l, &lt;br&gt;
Comme sont tomb&#233;s pour Babylone, tous les transperc&#233;s de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. 51:49.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L'autre sceau est le livre ouvert devant moi quand j'&#233;cris ces lignes, la Bible dans la traduction Bayard &#8212; dont j'arrache presqu'au hasard sous l'orage ce soir des fragments dans &lt;i&gt;la parole de J&#233;r&#233;mie&lt;/i&gt; : basse continue de tous ces mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que tombe Babylone&lt;/i&gt; a longtemps &#233;t&#233; le titre du livre, tandis qu'il s'&#233;crivait, ligne &#224; ligne, s'arrachait &#224; cette poussi&#232;re vou&#233;e au livre. Je d&#233;pose ici l'image.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;small&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si Babylone s'&#233;levait jusqu'au cieux, &lt;br&gt;
M&#234;me si elle consolidait jusqu'au firmament sa forteresse, &lt;br&gt;
Ils viendraint de ma part, les ravageurs &#8212; sentence de Yhwh.&lt;br&gt;
Cri d'appel depuis Babylone ! &lt;br&gt;
Grande destruction au pays de Chald&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J., 51:53.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain de la manifestation, la fa&#231;ade avait &#233;t&#233; soigneusement nettoy&#233;e bien s&#251;r et tout avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-09-01_a_22.04_02.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/png/capture_d_e_cran_2025-09-01_a_22.04_02.png?1756757053' width='500' height='292' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Recensions &amp; lectures</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-recensions-lectures</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-recensions-lectures</guid>
		<dc:date>2025-09-01T19:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#8212; Sur le site Les Pas perdus, de J&#233;r&#233;my Liron, note du 4 ao&#251;t 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
-- Sur le site Main tenant, note du 4 septembre 2025&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Sur le site &lt;i&gt;Les Pas perdus&lt;/i&gt;, de J&#233;r&#233;my Liron, &lt;a href=&#034;https://www.lironjeremy.com/lespasperdus/babylone-par-arnaud-maisetti/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;note du 4 ao&#251;t 2025&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Sur le site &lt;i&gt;Main tenant&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;https://ecrireiciaussi.canalblog.com/2025/09/babylone.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;note du 4 septembre 2025&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Babylone | Une vid&#233;o</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-une-video</link>
		<guid isPermaLink="true">https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/article/babylone-une-video</guid>
		<dc:date>2025-08-02T11:06:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ao&#251;t 2025&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/babylone-2025-le-livre/2025-babylone-o-eds-l-arbre-vengeur/" rel="directory"&gt; 2025 | Babylone &#8226; &#233;ds L'Arbre Vengeur&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://arnaudmaisetti.net/spip/IMG/logo/capture_d_e_cran_2025-08-02_a_13.04_21.png?1754132754' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Une vid&#233;o de Babylone &#8211; rares images d'archives qui ont travers&#233; quatre mill&#233;naires (on comprendra l'importance de r&#233;gler la hauteur de son si&#232;ge pour mesurer la distance qui nous en s&#233;pare et mieux la rejoindre ). Vers la fin, une r&#233;compense attend les oreilles attentives : un &lt;i&gt;rythme&lt;/i&gt; venu bien plus pr&#232;s que la M&#233;sopotamie, et le dernier mot pour Pusha T (si vous savez, vous savez), pour rappeler que Babylone n'est jamais tout &#224; fait tomb&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;center&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/q0l2maa9h0Q?si=0zqTIHfgNoBzXFJK&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/center&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
