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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>Devant toi (debout)</title>
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		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_lectures </dc:subject>
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		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_Claude Favre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Texte &#233;crit avec Claude Favre
&lt;br/&gt;&#171; Et je me tiens debout &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/2010-devant-toi-debout-la-nuit-remue-4/" rel="directory"&gt;35. Devant toi (debout)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_lectures" rel="tag"&gt;_lectures &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_solitudes" rel="tag"&gt;_solitudes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_claude-favre" rel="tag"&gt;_Claude Favre&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Texte &#233;crit avec &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?mot439&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Favre&lt;/a&gt; &#8212; et &#224; son invitation &#8212; ; lu lors de la &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article3681&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nuit Remue (4),&lt;/a&gt; le 19 juin 2010.
&lt;br/&gt;Merci encore &#224; elle, pour le partage et la pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/small&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;mise &#224; jour du 16 juillet : &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;small&gt;Enregistrement de la lecture&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Et je me tiens debout, je n'ai pas besoin d'autres armes que mes jambes bien plant&#233;es sur le sol droit et horizontal ; sol qui nous relie, toi de l'autre c&#244;t&#233; de moi, &#224; bout portant ; sol d&#233;pli&#233; sous la distance qui nous s&#233;pare, horizontalit&#233; d&#233;finitive du sol : sol qui nous relie aussi comme un fil tendu aussi fermement que possible -mais pourtant je sens bien que &#231;a ne suffira pas longtemps : je me tiens debout devant toi qui debout aussi ne tiendras pas plus longtemps que moi ici, mais pourtant -et il faut que je te dise :si je me tiens debout, ce n'est pas parce que je suis lev&#233;, non ; depuis le matin dress&#233; de la nuit, et marchant jusqu'au soir, debout, devant toi qui l'a cherch&#233; : non ; si je suis debout, c'est de t'avoir cherch&#233; - et que droit maintenant la parole, aussi droit que la main quand elle tombe, quand elle va tomber (mais pas tout de suite), je suis, ici, pour n'avoir pas &#224; me taire, et te dire, comme je le peux, combien debout je suis, combien encore debout je suis ; et toi.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;affront&#233;e &#224; ta voix, sur le fil m&#234;me funambule, biff&#233;e, meurtrie de mille gloses, membre fant&#244;me d'une langue dont les mots ne peuvent garder leurs noms, dont les mots se d&#233;fient de nous d'exigence effarouch&#233;e des gifles des si&#232;cles en menace pr&#233;sente, &#224; terre rendue, souvent morte, d&#233;glingu&#233;e d'injures, balbutiant des poings pressant poitrine, &#233;touffant du sang en bouche son go&#251;t navrant, curieuse mort coule du sexe coule,&#224; terre suffoquant &#224; force coups t&#234;te, bleus tourments, foul&#233;e terrass&#233;e, &#224; terre tenue travailler poussi&#232;res, ne peux, devant toi qui me parle debout, me dit debout, pas me taire, c'est quelque, comme, qui me rend, me traque et me rend, &#224; l'homme, malgr&#233;, intempestive, hospitali&#232;re presque me rend au monde, aux choses douces, vacillante, m&#234;me &#224; tomber souvent, me donne id&#233;e de forces, de la confiance donne, m&#234;me &#224; tomber encore, me rend debout&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et comment je me tiens, dans ma voix, debout, aupr&#232;s d'elle l'assistant -je me disais combien la mort debout est belle &#224; la parler dans la bouche quand elle s'en empare, et je ne parvenais pas &#224; l'imaginer vraiment, alors je me tiendrai juste avant de mourir, comme on se tient juste avant la mort : et comme on est debout, je le sais, m&#234;me dans le lit le plus moelleux et le plus allong&#233; : comme on est dans sa bouche &#224; ce moment qui pr&#233;c&#232;de, oui, on est encore debout - alors je me tiens aupr&#232;s de ma voix l'accompagnant pour la parler : et toi d'abord, toi, l'histoire de sa folie, cherchant un chemin aussi droit et debout que possible pour te trouver et te dire : je suis debout, tu sais, je parle et suis debout l&#224; encore qui te dit, ne t'en fais pas, je peux m&#234;me marcher.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;il faut que je te dise, comment ne peux, parfois si peu humaine, pas vraiment plus, pas le choix, sinon par dette et ce n'est jeu ni fifrelin, n'&#234;tre que, pour dire, dire les autres, tous les autres, toutes, dont on parle comme on raconte une histoire, mais ce n'est, ni d&#233;sir ni jeu, et parfois, &#224; larguer fourbures aux orties qui se croit tout permis vieille carne de fatigues, alors &#224; bout portant, trach&#233;e droite, c&#339;ur bringueballant, ne plus parler juste, &#224; peines n' entendre, quand tombe chagrin sans savoir rien les mots prenant le souffle, fl&#233;chie &#224; terre fourbue, &#224; ronger, &#224; enfouir alors un &#224; un les mots, il faut que je te dise combien la mort perd, combien la mort est peaux en d&#233;composition, et le sol labour enfonce, combien en bouche ne reste que bourbier o&#249; sangliers se vautrent mais comment la mort perd&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a ne suffit pas, je le sais bien : il faudrait encore dire tout le reste ; non : pas les dictionnaires, pas les discours les proph&#232;tes et les rois, pas le sens de la marche les r&#233;clames et le reste ; je sens bien qu'on va me reprocher encore de ne pas aller d'un endroit pr&#233;cis &#224; un autre endroit pr&#233;cis ; et pourtant, non, je ne danse pas. Je suis debout. Je ne danse ni ne marche pas encore (je peux le faire, oui, mais je ne le fais pas encore parce qu'il n'a pas encore eu lieu, le moment o&#249; j'irai) : pour le moment devant toi, seulement, je pourrai dire le reste qui ne suffira pas et tu le comprendras, parce que debout, devant toi, suffit : je suis all&#233; jusqu'&#224; toi pour te dire cela.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;ne suffit pas, et tu le sais, balbutiant, du mal &#224; la douzaine insistant funambule, parce que cela, cela, humilier, bousiller, violer est normal, tu le sais, &#231;a ne suffit pas les mots de scrupules, cela, d&#233;grader, esquinter, violenter, tu le sais, dans nos silences d'appr&#234;ts qui p&#232;sent si peu de chose, &#224; tant de mal, cela est, normal, supplicier, puisque cela a lieu, ou cela n'est humain, qu'est-ce qu'&#234;tre, humain, dont on se dit qu'autre chose, plus loin, allez savoir, cela reviendra, plus jamais &#231;a reviendra, jusqu'&#224; nous, balbutiant, aussi de n'&#234;tre plus, que rien, le savoir simplement, adoss&#233;e &#224; ta parole affront&#233;e, &#224; tes c&#244;t&#233;s insistant de guingois insistant, tu le sais, ne suffit pas mais cela, nos vies consenties, insistant, cela, oui, je veux bien l'accepter&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et qui je suis, moi de papier et de corps qui sous la plante des pieds n'a senti que peu de terre lui passer, moi de vingt sept ans de rien, vraiment, et de col&#232;re mal sue, et de peur le jour quand la nuit ne vient pas assez vite, et de mots de trop, toujours, de pas de corps assez en soi pour se lancer dans les villes et les peupler : qui je suis, moi, d'une vie qui n'est pas encore, d'une vie pas assez pass&#233;e sur le corps - et devant toi pourtant, aupr&#232;s de qui je me tiens comme &#224; la derni&#232;re bouff&#233;e d'air avant l'apn&#233;e : devant moi-m&#234;me qui l'ose, qui je suis d'autre, que debout : afin que, devant toi, j'ose te dire, simplement et seulement, te dire debout, &#231;a je le suis.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;derni&#232;re bouff&#233;e d'air, dis-tu, je veux bien l'accepter, du b&#226;illon en bouche, l'odeur d'essence &#224; vomir, je me souviens, une pie si belle en ces noirs, ce jour-l&#224;, moi de huit ans, un peu rev&#234;che enfant, enfant et folle de trop de coups de celle, ma m&#232;re de trop de coups, ma pauvre m&#232;re de trop perdue, et moi dans ce foyer, parmi sinon avec, les veines du front bleuissant, et cet homme, ce froid, l'urinoir, ses mains sales et la peur, il faut que je te dise, la peur, qui m'&#233;touffe, m'enfolle parfois, &#224; tant, l'odeur, de n'&#234;tre rien, si peu et les autres, les autres avec moi apr&#232;s moi avant moi, si peu, et tant, aussi il ne me reste qu'&#224; tenter, d'&#234;tre de n'&#234;tre que, mangeant la terre &#224; tes c&#244;t&#233;s, sinon &#224; oser, si peu, mais tout de m&#234;me &#224; tenter, parfois debout, debout &#224; terre m&#234;me, &#224; sombrer mais debout, &#224; traquer les mots fich&#233;s en nous comme des cadavres, devant toi et nos membres fant&#244;mes, toi que j'ai cherch&#233;, cela, il faut que je te dise, d'affronts, je veux bien l'accepter&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et pas un debout de po&#232;te, un debout d'image, de symbole de choses &#233;vanouies sous l'absente de toute verticalit&#233; : non, non pas ce debout l&#224;. Je veux dire seulement : que je me tiens, aupr&#232;s de toi, que je suis all&#233; d'un point pr&#233;cis de ma vie &#224; un autre, jusqu'&#224; maintenant qui me dit, en moi, aupr&#232;s de toi qui l'acceptes - et cela me suffit, parce que je sais bien que cela te suffit &#224; toi pour justifier le temps, se poser dans l'instant de nos vies l'une &#224; l'autre consenties comme essentielles ; et cela, oui, je veux bien l'accepter.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;n'&#234;tre qu'un souffle, &#224; doucement retenir, fermement, pour chaque fois que quelqu'un meurt, retenir souffle, contre toute attente retenir, sourde voracit&#233;, cela ne suffit pas, je le sais bien, d'alertes que le manque travaille qu'avec les mots, je le sais bien, n'&#234;tre qu'un souffle, membre fant&#244;me, n'&#234;tre que, pour &#234;tre encore, malgr&#233; morte des autres, autres morts des autres, corps parlant des mots des autres, &#224; trop de mots et cela ne suffit pas, je le sais bien, mais cela, d'affronts, oui, je veux bien l'accepter&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et cela, oui, je veux bien le prendre, et l'emmener avec moi apr&#232;s ce soir-l&#224; - cette pr&#233;sence de nous deux, ce soir o&#249; parler n'a pas de mot, comme on se tient l'un devant l'autre, l'un &#224; l'autre tenu comme une promesse, contre la parole de l'autre qui la maintient, dans le silence qui va tout &#224; l'heure nous renvoyer dos &#224; dos, dans l'absence de toute chose &#224; dire -puisque je suis l&#224;, &#224; te dire que je suis debout et que le silence p&#232;se de si peu &#224; c&#244;t&#233; de cela.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;curieuse mort de ce qu'on dit ne dit, survit, quoi, sinon pour tous, mais &#224; folie consentie, folie &#224; mots parfois de mal encontre, parfois m&#234;me contre ceux, couvreurs sur les toits qui d&#233;jouent toute h&#226;te, se saisissent des larmes et sifflent pour l'enfant au placard, esquissent des prises de mains, parfois, fors que la rage, pour mettre &#224; mort tout mot, parfois mots &#224; risquer la promesse, parfois pour rien, aussi n'&#234;tre qu'un souffle, &#224; d&#233;senfouir mots un &#224; un, d&#233;terr&#233;s, consentis, et cela aussi est folie et cela je veux le prendre, pour n'avoir pas &#224; me taire, &#224; voix mal oeuvr&#233;e j'ai peur &#224; suffoquer mais, ne t'en fais pas, au-del&#224; de tes mots, j'irai&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et d'avoir &#224; parler, et d'avoir plus &#224; demander qu'&#224; offrir, d'avoir moins de mots encore que de d&#233;sirs innomm&#233;s, me porte jusqu'&#224; toi- te parler comme je m'avance dans le noir form&#233; en moi par toutes les nuits pass&#233;es &#224; ne pas se tenir debout : non pas te dire quelque chose mais te parler parce que je sais bien que toute cette voix de moi s'&#233;tablira comme le sol de toi &#224; moi, et on pourra marcher ensuite, tout le reste de la nuit, sur cette parole que j'aurais fabriqu&#233;e comme un tapis de feuilles bruissant de toutes les morts des arbres nus tout autour de nous, mais tendant en l'air comme un poumon ouvert les branches quelque part dans le ciel, arbres nus sans branchages, mais debout.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;qui je suis pour te dire cela, tentant debout guingois, tomb&#233;e des r&#234;ves, le coeur parfois &#231;a n'existe pas &#231;a n'existe pas, qui je suis, de n'&#234;tre rien, de mon trop de corps, &#224; tes c&#244;t&#233;s, toi de si haute exigence, de tes d&#233;chirures exigeant, exigeant et debout, sinon que quiproquo, soi pour l'autre, des petites histoires, des solitudes, toujours les hommes s'&#233;puisent &#224; croire &#224; une seule m&#234;me langue, sc&#233;nario s&#233;datif, qui je suis, sinon de mal &#224; langues, parfois sans pr&#233;cautions, mais poumon ouvert, c'est par dette, et promesse, insistant, de guingois insistant insatiable, c'est pour promesse, pour me dresser vers toi, l'histoire de sa folie, toi qui donne &#224; entendre, toi qui pousse les voix, il faut que je te dise, parfois, combien la langue debout est belle &#224; entendre les hommes et comment la mort debout est belle &#224; la parler juste, en bouche juste, et comment &#224; langue courrouc&#233;e, parfois, par et pour toi, je suis, d'&#233;branlements, debout&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et s'il suffisait d'oser, un temps, la chute int&#233;rieure possible jusqu'&#224; ne plus se dresser qu'en soi-m&#234;me, dans sa parole lanc&#233;e jusqu'&#224; l'extr&#234;me limite du possible &#233;lancement de la douleur, trouver le nerf de langue et appuyer fortement sur ce point d'extr&#233;mit&#233; pour qu'elle se redresse, et se produise, s'abattant sur toi comme une carte cherchant &#224; &#234;tre recouverte : s'il suffisait de cela, je dirai tout ce qui me rend debout, ce soir o&#249; je suis au lieu de pr&#233;sence o&#249; tu es.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;s'il suffisait d'un mot, geste de forces en vain, de n'avoir peur de la douleur, et tu le sais r&#233;&#233;valuer le monde ne suffit pas, quiproquos, tomb&#233;s sous le sens, une langue de po&#232;te ne suffit pas, une langue de chutes qui riment &#224; quoi bon tout cet attirail , s'il suffisait pour n'avoir pas &#224; se taire, qu'une langue de pr&#233;sence, non pas d'alibi, mais d'affronts, simple pr&#233;sence n'en d&#233;plaise choir, contre nos monstres, leur faire rendre gorge, &#224; croiser les folies &#224; entendre les voix, je dirai combien la mort debout est belle &#224; la parler en bouche, alors que toutes les 5 secondes un enfant de moins de 10 ans meurt de faim dans le monde, je le dirai encore , par et pour, devant toi, debout sous le scalpel, ne conclurai mais debout, et nous&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les visages d'une nuit</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/2010-devant-toi-debout-la-nuit-remue-4/article/les-visages-d-une-nuit</link>
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		<dc:date>2010-06-17T13:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;photos de la soir&#233;e de lecture
&lt;br/&gt;via remue.net&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/2010-devant-toi-debout-la-nuit-remue-4/" rel="directory"&gt;35. Devant toi (debout)&lt;/a&gt;


		</description>


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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Programme de la soir&#233;e de lectures</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/2010-devant-toi-debout-la-nuit-remue-4/article/programme-de-la-soiree-de-lectures</link>
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		<dc:date>2010-06-16T13:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La Nuit remue, 4
&lt;br/&gt;Le programme&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/2010-devant-toi-debout-la-nuit-remue-4/" rel="directory"&gt;35. Devant toi (debout)&lt;/a&gt;


		</description>


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	</item>



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