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	<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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	<description>Carnets d'&#233;critures et de lectures, journal, images, textes &amp; fictions web. (Depuis octobre 2005)</description>
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		<title>arnaud ma&#239;setti | carnets</title>
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		<title>La Route, r&#233;cit [#2]</title>
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		<dc:date>2012-03-21T00:14:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_routes &amp; chemins</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;j'ai des souvenirs&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-route-un-recit/" rel="directory"&gt;La route, un r&#233;cit&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_routes-chemins" rel="tag"&gt;_routes &amp; chemins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;J'ai des souvenirs. La vie d'avant est un souvenir. La route, cela veut dire : j'ai un pass&#233;. Jusqu'alors, cette vie n'&#233;tait qu'un d&#233;fil&#233; ininterrompu de jours taill&#233;s dans la m&#234;me pierre qui prenait forme de ma vie. Maintenant, cette pierre, je peux me retourner sur elle ; toute diff&#233;rente de mon corps &#224; pr&#233;sent, cette pierre. &#192; mesure que j'avance, elle se confond avec d'autres, puis avec la ville que je laisse, et l'horizon derri&#232;re, et toutes ses poussi&#232;res si belles dans la lumi&#232;re qui les rend visibles et d&#233;sirables encore, et on voudrait tendre la main, fermer le poing sur elle pour en saisir le secret et la beaut&#233; envol&#233;e quelque part o&#249; elles se perdent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fatigue me saisit parfois, je l'allonge &#224; c&#244;t&#233; de la route. Je la regarde un peu. Je souffle sur ma fatigue pour l'apaiser. Puis je la rel&#232;ve et la porte sur moi, comme un autre sac, plus lourd. Je ne me r&#233;sous pas &#224; l'abandonner dans un trou, quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pleut souvent sur cette route. Je n'&#233;vite aucune goutte. Toutes se pr&#233;cipitent sur moi. Je deviens l'une d'elles. Sans doute est-ce pour moi que la pluie tombe ; j'avance dans cette pens&#233;e. Cette pens&#233;e aussi recule. Quand je suis devenu ce corps de larmes, lit d'un fleuve vertical, immense, la pluie cesse. Le jour est cet espace d'attente entre deux averses ; je m'y engouffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route me nourrit : des b&#234;tes, il en vient des dizaines chaque jour et je n'ai qu'&#224; lever la main sur les arbres ou me pencher dans les talus pour oublier la faim. La soif est plus grande, mais les averses, plus nombreuses. J'avance encore, c'est alors la route qui recule, et le monde derri&#232;re, plus large &#224; chaque pas, plus &#233;pais, profondeur comme un corps invent&#233; o&#249; je m'ins&#232;re, lentement, plus profond&#233;ment chaque jour, d&#233;sir apprivois&#233; et avanc&#233; en moi, ou est-ce le monde qui sur moi avance, le soleil tombe sur cela aussi,&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Route, r&#233;cit [#1]</title>
		<link>https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-route-un-recit/article/la-route-recit-1</link>
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		<dc:date>2012-02-27T22:54:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud ma&#239;setti</dc:creator>


		<dc:subject>_Fiction</dc:subject>
		<dc:subject>_routes &amp; chemins</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;sur la route encore&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/fictions-du-monde-recits/la-route-un-recit/" rel="directory"&gt;La route, un r&#233;cit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://arnaudmaisetti.net/spip/mot/_fiction" rel="tag"&gt;_Fiction&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Sur la route encore, mais quel jour, je l'ignore. Je ne compte plus depuis le troisi&#232;me jour. Le ciel s'ouvre. Derri&#232;re moi, le bruit de mes pas ; devant, quelque chose qui ressemble &#224; mon ombre allong&#233;e que je ne cesse de rejoindre. Le soleil tombe. Ce pourrait &#234;tre mercredi. Ce pourrait &#234;tre dimanche. Je l'ignore. Le soleil tombe sur cela aussi. Moi, je marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du premier jour, je me souviens. Du deuxi&#232;me aussi, ce qu'il continuait. Le troisi&#232;me a commenc&#233; un temps diff&#233;rent, ouvert sur une dur&#233;e infinie, impossible &#224; compter. C'est comme demander &#224; quelque qui marche le nombre de ses pas depuis qu'il est parti. Il saura se souvenir du premier, du deuxi&#232;me peut-&#234;tre puisqu'il suit le premier, mais le troisi&#232;me ? Ensuite, ce n'est qu'un seul mouvement qui l'emporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la route tous les jours, je marche ; il y a de la lumi&#232;re, je la suis. Elle dit la direction. Elle dit : le jour continue. Alors moi, je continue la route aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe par des villes ; il y en a tant par ici. Entre les villes, c'est parfois encore des villes, d'autres villes plus minuscules, tra&#238;n&#233;es de poudre qui les prolongent. Plus souvent, il n'y a rien. J'avance sur la route, il n'y a que de la route. &#192; gauche, &#224; droite, la terre. Devant moi, la lumi&#232;re recule sous mes pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi je suis parti, je ne saurai pas vraiment l'expliquer autrement que par la pr&#233;sence de cette route trouv&#233;e un jour devant moi. Quand on me demande d'o&#249; je viens, je ne dis rien, je fais le geste pour montrer la route, on se tait. Que pourrait-on ajouter de plus ? Rien. On me laisse passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re tombe sur la route comme pour me la montrer, une derni&#232;re fois. Je la regarde lentement. Quand elle dispara&#238;t l&#224;-bas, je me couche, ici. Je ferme les yeux. La lumi&#232;re revient, se pose sur moi. Je me rel&#232;ve aussi. Je marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces villes que je traverse, quand on ne me demande pas d'o&#249; je viens, on me demande o&#249; je vais : je pourrais, dans le m&#234;me silence, et avec le m&#234;me geste, montrer la lumi&#232;re devant moi. Mais dans le m&#234;me silence, je ne fais pas de geste, je continue,&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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