C’est d’avoir rangé tous les livres, toute la journée, qui a tout terminé. Ranger tous les livres a fait passer la journée, d’un bout à l’autre (il y avait beaucoup de livres partout, sur la table, sur le sol, aux moindres recoins de poussière : il a fini par y avoir plus de livres que de poussière, c’était une conquête de chaque jour). Ces trois derniers mois, un livre sorti ne pouvait revenir à sa place, il fallait le poser ici, près de l’écran ; parfois, ce n’était que pour une phrase (un (…)
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_arbre
Articles
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la nuit d’après (pour garder le chemin)
21 octobre 2012, par arnaud maïsetti -
le tranchant de l’œil en éveil
2 août 2017, par arnaud maïsetti2 août 2017
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gloire au Sophora (solitude des villes plantées ailleurs)
21 août 2013, par arnaud maïsettiC’est de Chine que vient le Sophora du Japon — toutes les terres qu’on atteignait après deux jours de marche, j’imagine qu’on devait les appeler Japon, c’était plus simple, et plus juste : est-ce qu’il y a des terres plus à l’est que le Japon ? De Chine pourtant, et non pas de Japon : quelques graines envoyées en France par un savant, naturaliste, ou aventurier, tout ce qu’on ne sera plus jamais : un de ces types qui posaient les pieds sur des collines inconnues (sauf de ceux qui les (…)
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de la surface des choses passées
24 août 2017, par arnaud maïsetti23 août 2017
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L’internet des escargots | Xavier de la Porte
4 avril 2017corps vivant numérique
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racines mouvantes
16 août 2011, par arnaud maïsettiFuneral Canticle (John Tavener - repris dans The Tree Of Life )
Toute théorie est grise, mais vert florissant est l’arbre de la vie.
Johann Wolfgang von Goethe
Racines mouvantes – indémaillables.
C’est une vision d’origine et pourtant : rien qui ne soit passé, achevé, impossible à rejoindre. Une radicalité immobile devant laquelle aucun signe, aucun mot, seulement tenir face, et baisser la garde. Seulement tenir, seulement : et demeurer ainsi, désarmé.
Un je ne sois quoi (…) -
les mémoires de l’arbre, Vertigo et la métempsycose
23 décembre 2013, par arnaud maïsettiHitchcock | Vertigo
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The Cinematic Orchestra | To Build a Home
2 juin 2014, par arnaud maïsettij’aurais voulu nous bâtir une maison
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Nerval | « Si vous savez interpréter l’hymne à la Nuit, d’Orphée »
30 août 2013, par arnaud maïsettile propre de l’être vivant est de se dresser
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Georges Bataille | « et même un arbre foudroyé »
29 août 2017, par arnaud maïsettidans l’obscurité de ma chambre
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Autre Savoir | Le cri des arbres quand ils chantent
31 mai 2014, par arnaud maïsettivoix des arbres, et du vent
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Passant, aux amandiers
10 avril 2013, par arnaud maïsettiTrente-trois fois les amandiers du square
printemps 13 -
à voir | projection arbres de vie, expérimentations cinématographiques
2 mars 2013, par arnaud maïsettiCe lundi, au Collège des Bernardins, projection de plusieurs films de jeunes cinéastes — et notamment de Jérémie Scheidler, qui présentera les premières images de son projet sur le Liban, tournées ces derniers mois, et que j’ai hâte de voir.
Occasion aussi de voir cinq autres films, aux frontières des expérimentations plastiques et cinématographiques, échos aux arbres de vie que les Bernardins exposent tout ce printemps (c’est de saison).
Manière de soutenir des démarches fortes et (…) -
La Ville écrite | le dialogue de l’arbre
15 mai 2017, par arnaud maïsettiCornouiller discute
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sur le magnolia invisible et présent
8 mars 2019, par arnaud maïsetti8 mars 2019
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je veux bien que les saisons m’usent
14 mai 2014, par arnaud maïsettide la patience ; de sa conversion, sous la fatigue, en hâte ; et tandis que d’une année après l’autre, je suis là, à la même place, à attendre la même année à venir, penché sur les vers nouveaux pour tromper le temps et l’attente, ces pages annotées comme du sable par un enfant qui aurait pris la décision de le ranger, tandis que The National dans les oreilles chante en boucle About Today, que passent la ville et s’arrêtent déjà les touristes ici, que le café est froid et le restera, que sur (…)
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prendre le temps (mesure du monde)
26 octobre 2013, par arnaud maïsettiAh ! la poudre des saules qu’une aile secoue ! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées !
rimb.
le temps, c’est ce qu’on perd — on le sait bien ; ce qu’on donne aussi, parfois, à ce qui est plus précieux que nous, comme sur des cartes postales, on prend ces minutes qu’on ne possède pas pour écrire : je suis là : alors parfois, dans ces minutes, on le confie, comme notre ombre, on s’éloigne plus sûr d’être désormais quelque part, auprès de qui on tient plus que nous.
mais le temps, (…) -
la levée (où le soleil s’est pendu)
16 avril 2013, par arnaud maïsettiLes yeux quand on les plonge dehors, la première fois de la journée. On ne pleure pas, c’est seulement la lumière. Comment on réapprend à marcher, aussi. Il n’y a personne encore. Il est tôt. C’est la rue lavée des matins dans nos villes, l’eau sale qui emporte tout dans les rayures minuscules des trottoirs, sans bruit. Les journaux, partout, déjà. Tout le ciel blanc qui prend place au-dessus de la ville ; la terre que je piétine peut-être, comment savoir, c’est trop de route. La route, (…)
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Lost in the Trees | Excos
16 juin 2014, par arnaud maïsettidispersion des cendres
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comment mesurer les tremblements de terre
8 avril 2014, par arnaud maïsettiterra trema — à la surface du verre d’eau posée sur mon bureau, de minuscules vagues soudaines et dérisoires, quelque chose tremble et je ne sens rien. Il est 21h30 à peu près et j’apprendrai plus tard qu’il était en réalité 21h16. C’est sur l’écran de l’ordinateur deux heures plus tard, au moment de m’effondrer, que je lis les nouvelles des journaux en ligne : la terre a tremblé ici, à quelques kilomètres d’ici, pas très loin, tout autour de moi, la terre a tremblé un peu, pas suffisamment (…)
