Ce soir une dernière fois (cette fois la dernière) je relis et corrige et annote les dernières pages de cette pièce que j’aurais donc mis six mois à écrire — ai laissé le temps et l’espace entre moi et elle pour qu’elle devienne suffisamment étrangère, et je m’en dépossède maintenant ; je sais où en moi elle est allée, et où je ne l’ai pas suffisamment conduite aussi, je le sais.
Ce soir, quand je descends le cour Sextius en y pensant vaguement, je pense surtout à la phrase de Rimb. qui (…)
Accueil > Mots-clés > _Auteurs > _Arthur Rimbaud
_Arthur Rimbaud
Articles
-
Aix | ces feux à la pluie du vent (les filles perdues)
4 février 2014, par arnaud maïsetti -
[ phrases ] #7 — rêves de draps défaits
26 février 2012, par arnaud maïsettiC’est une ville banche et grise
-
Avignon | Mémoire d’anges
21 juillet 2013, par arnaud maïsettiété 13
-
Revue D’Ici Là, n°3 | « Camden Town »
juin 2009, par arnaud maïsettipublie.net
juin 2009 -
et au soleil et toujours
4 juin 2018, par arnaud maïsetti4 juin 2018
-
Hong-Kong ville haute, et le nom de ces murs
24 octobre 2015, par arnaud maïsettiLa ville, avec sa fumée et ses bruits de métiers, nous suivait très loin dans les chemins. Ô l’autre monde, l’habitation bénie par le ciel et les ombrages ! Rimb., « Ouvriers », Illuminations Hong-Kong est un mur. Un mur percé de lumières et de bouches d’ombres, un mur levé d’innombrables murs dont pas un ne se ressemble. De Marseille au retour, c’est le souvenir qui reste et insiste. Dès la sortie de l’avion jusqu’au ciel. Un mur non pas d’enceinte, mais intérieur. Dans la ville, le temps (…)
-
et la maladresse dans la lutte
12 février 2018, par arnaud maïsetti12 février 2018
-
passer les frontières
18 mars 2019, par arnaud maïsetti18 mars 2019
-
auprès du soir et de l’aube (tout ça pour ça)
31 octobre 2013, par arnaud maïsettiC’est aussi simple qu’une phrase musicale.
Rimb.
Il y aurait tout ce qui empêche, et les efforts que fait le monde pour plier contre soi, jusqu’à nous faire rompre — on ne rompt jamais ; tout ce qui autour de soi forme ce complot de forces qui minent, pourrait faire qu’un soir, on s’arrête, on s’assoit sur le bord, on pose les mains dans la terre, on ramasse la poussière comme du sable en jouant avec elle et disant : oui, j’arrête, et on regarderait le ciel passer au-dessus de soi, sans (…) -
Rimbaud | Les vies posthumes
11 novembre 2011, par arnaud maïsetti120 ans après la mort de Rimbaud : aucun héritage
-
modernité de la pourriture
23 novembre 2017, par arnaud maïsetti23 novembre 2017
-
solstice perdu et spectres nouveaux
23 juin 2017, par arnaud maïsetti23 juin 2017
