Une foule immense, compacte, silencieuse, s’était levée, peut-être un matin, un soir : on ne savait pas. Quand on passait auprès d’elle, on cherchait à y tirer une leçon : il n’y en avait pas. C’était peut-être cela, la leçon : foule qui était, de ces semaines, l’image parfaite, terrible et calme sous le jour. Immense, compacte, et silencieuse, et qui ne réclamait rien que d’être ici, foule sous le jour, commune appartenance au désir de commune.
De loin, on avait l’impression que la foule (…)
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_lumière
Articles
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foules du présent, images de ces jours
30 juillet 2016, par arnaud maïsetti -
Le Radeau | Présences communes
3 janvier 2012, par arnaud maïsettiOnzième, par le Théâtre du Radeau, mise en scène par François Tanguy [Le Mans, La Fonderie] – novembre 2011
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entre deux éclats
4 octobre 2013, par arnaud maïsettiimages du ciel d’orage
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le dernier jour de l’année : blasphèmes
21 juin 2010, par arnaud maïsettiThis Bitter Earth / On The Nature Of Daylight (Dinah Washington ; Max Richter "Shutter Island, BO" 2009)
And if my life is like the dust oh that hides the glow of a rose Arracher avec les dents (les incisives, les plus taillées à la morsure), sur la peau de la nuque offerte la pulpe du dernier jour : de la dernière minute du dernier jour : non pas seulement de ce jour-là, mais avec lui, comme avec la première goutte de sang giclé coule tout le sang du corps en dehors, c’est tous les (…) -
Statuaires, paroles muettes
13 novembre 2013, par arnaud maïsetti(sta-tue) s. f. Figure entière et de plein relief, représentant un homme ou une femme, une divinité, un animal, un dieu, un cheval, un lion.
Littré
Mélancolie de l’homme : « si je suis là, c’est au même moment où tu es, si loin, et que la lumière me frappe comme pour dire : je frappe aussi celle qui est auprès d’autres corps, si loin, pour la seule raison du crépuscule, des désirs emportés. »
Songe de la femme : « je vais d’une heure à l’autre, doucement, et d’un corps d’homme à (…) -
un rayon blanc anéantit cette comédie
6 novembre 2013, par arnaud maïsetti12 images du ciel dans le soleil
automne 13 -
feux aux portes de la ville, nuit en plein jour
11 août 2016, par arnaud maïsetti11 août
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Aix | ces feux à la pluie du vent (les filles perdues)
4 février 2014, par arnaud maïsettiCe soir une dernière fois (cette fois la dernière) je relis et corrige et annote les dernières pages de cette pièce que j’aurais donc mis six mois à écrire — ai laissé le temps et l’espace entre moi et elle pour qu’elle devienne suffisamment étrangère, et je m’en dépossède maintenant ; je sais où en moi elle est allée, et où je ne l’ai pas suffisamment conduite aussi, je le sais.
Ce soir, quand je descends le cour Sextius en y pensant vaguement, je pense surtout à la phrase de Rimb. qui (…) -
Dominique A. | Revenir au monde
25 avril 2013, par arnaud maïsettifais moi revenir
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Peter Handke | « Accorde-toi le soleil »
31 janvier 2019, par arnaud maïsettiJoue le jeu. Menace le travail encore plus.
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Amiens | « une impression confuse mais forte »
30 septembre 2013, par arnaud maïsettivues sur la cathédrale, portail ouest
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dans notre propre main la volonté, ce fouet
23 avril 2020, par arnaud maïsetti23 avril 2020
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Détroit | Droit dans le soleil
4 octobre 2013, par arnaud maïsettiBertrand Cantat : dignité de la lumière
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Ólafur Arnalds | si près
26 février 2014, par arnaud maïsettià travers la noirceur
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et puis rentrer, mais d’où ?
14 septembre 2015, par arnaud maïsetti(jour et texte obsolètes) Les heures, tel un chariot avançant dans la fin du jour, reviennent en grinçant parmi les ombres de mes pensées. Si je lève les yeux de ma méditation, je les sens brûlants du spectacle du monde.
Pessoa, Livre de l’Intranquilité, fragment 322
Que deviennent tous ces jours passés quand on ne les écrit pas ? Tous ces jours ensemble, oui, je le sais : une masse continue de matins et de soirs qui se confondent dans le crépuscule, celui qui les écrit lentement, (…) -
Rimbaud | Au mois de mai, « Si un rayon me blesse »
30 avril 2013, par arnaud maïsettiMai, et mourir sur la mousse
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Montpellier | cinquante-neuf fois le matin vide
30 novembre 2013, par arnaud maïsettiChemin vers
automne 13 -
le vingt-et-un décembre, d’hiver (son miracle demain)
21 décembre 2013, par arnaud maïsettiSur les routes, par des nuits d’hiver, sans gîte, sans habits, sans pain, une voix étreignait mon cœur gelé : "Faiblesse ou force : te voilà, c’est la force. Tu ne sais ni où tu vas ni pourquoi tu vas, entre partout, réponds à tout. On ne te tuera pas plus que si tu étais cadavre." Au matin j’avais le regard si perdu et la contenance si morte, que ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu.
Vingt-et-un décembre ce soir perdu, ce jour rétracté sur lui-même : moins de neuf heures de (…) -
habiter dans la conquête du vide
3 septembre 2016, par arnaud maïsetti3 septembre
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Marseille | Et les feux éclipsés du grand astre du monde
19 février 2014, par arnaud maïsettiMarseille, et Virgile
