quelque part entre Bordeaux et Angoulême
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_train
Articles
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Aube mouvante
27 mai 2011, par arnaud maïsetti -
l’histoire d’un jour
15 avril 2019, par arnaud maïsetti15 avril 2019
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passer le temps
30 mai 2011, par arnaud maïsettiPeut-être la syntaxe est-elle née de la hantise de la mouvance et désormais c’est courir après l’impossible que de tenter de retrouver le musical sillage qui prélude, dans la nuit de la conscience, à l’avènement de l’instant. Il me faut bien essayer cependant, c’est la tâche qui m’est échue puisqu’à la distance infinie de la vie quotidienne où d’autres que moi affirment que j’existe, je n’ai que cette chanson à pousser… »
Claude Louis-Combet, Le Miroir de Léda
Ce que je voulais faire, (…) -
freight train (blues)
24 mai 2011, par arnaud maïsettiFreight Train Blues (Bob Dylan, ’Concert au Carnegie Chapter Hall’ — 4 nov. 1961)
I’ve got the freight train blues Oh, laydy mama got em on the bottom of my ramblin’ shoes
Et tout ce langage perdu Ce trésor dans la fondrière Mon cri recouvert de prières Mon champ vendu.
Je ne regrette rien qu’avoir La bouche pleine de mots tus Et dressé trop peu de statues À ta mémoire
Aragon, Elsa (’Chanson Noire)
C’est vers là que j’irai — vers là qu’il le faudrait, peut-être, cet espace sans (…) -
harmonies (des lignes brisées)
23 septembre 2011, par arnaud maïsettiTout serait histoire de lignes brisées dans cette vie : non pas de hasards, ni de rencontres, ni même de fatalités : seulement de brisures entre des lignes qui se croisent, donnent naissance à d’autres lignes, viendront briser encore et encore d’autres lignes qui fabriqueront peu à peu ces entrelacs de désirs et de confusions pour venir jusqu’à moi nommer cette vie, brisée.
D’une ville à l’autre, et d’une journée l’autre, je cherche les cohérences, je ne les vois pas, je ne fais face qu’à (…) -
Savenay | un récit, presque
29 mars 2011, par arnaud maïsetti8 photographies autour de la Gare de Savenay — depuis le train
Printemps 11 -
La Mancha sur des photogrammes de Jérémy Liron) | Nuit Myrtide
21 mars 2009, par arnaud maïsettitexte sur des photogrammes de Jérémy Liron,
éditions La Nuit Myrtide,
mars 09 -
quelques liqueurs d’or
18 septembre 2018, par arnaud maïsetti18 septembre 2018
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tour du cadran
11 mai 2010, par arnaud maïsetti3h53 | dix minutes avant l’heure réglée sur le réveil, sortie d’apnée. Dans le rêve : cathédrale intérieure effondrée sur le ciel — et la peur sur tout le corps. 4h31 | remonter la ville de pierre totalement déserte et noire ; plus noire encore que les trottoirs mouillés. 5h12 | départ de la gare saint-jean toute verrière éteinte : à peine assis, écran ouvert sur les yeux ; à ma gauche, il n’y a personne, alors je note le rêve de la nuit à la dictée. Suis dans le sens inverse de la marche du (…)
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retenir l’effondrement et suspendre la fin
1er octobre 2018, par arnaud maïsetti1er octobre 2018
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Jrnl | Ce qui n’est pas de ce monde
16 mai 2023, par arnaud maïsettiMardi 16 mai 2023
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dans l’état de l’apparition
30 septembre 2010, par arnaud maïsettiAtrocities (Antony & The Johnsons, ’Antony & The Johnsons’, 2004)
Je vous ai dit aussi qu’il fallait écrire sans correction, pas forcément vite, à toute allure, non, mais selon soi et selon le moment qu’on traverse, soi, à ce moment-là, jeter l’écriture au-dehors, la maltraiter presque, oui, la maltraiter, ne rien enlever de sa masse inutile, rien, la laisser entière avec le reste, ne rien assagir, ni vitesse ni lenteur, laisser tout dans l’état de l’apparition.
Marguerite (…) -
le ciel, vu d’ici
4 janvier 2017, par arnaud maïsetti4 janvier, ombres
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de l’eau sous les ponts
31 mars 2010, par arnaud maïsettiCette dernière semaine : pas une heure qui ne soit pas prise dans la précipitation ; et pas une minute à moi, littéralement. Quand je suis de retour sur mon site, je dois entrer de nouveau mes codes d’accès : lui aussi avait cessé de me reconnaître, et cela faisait tellement longtemps que j’ai mis quelques minutes à me souvenir de ces codes.
Que m’apprennent ces jours ? Désœuvrement soigneusement agencé par le dehors pour me tirer à lui, comme un enfant accroché à sa mère et qui traîne des (…) -
identités
12 mars 2010, par arnaud maïsettiÀ l’instant où les portes du train se ferment, l’homme à ma droite sort une pile de magazine et de journaux dont il lira consciencieusement chaque article avec respect et dévotion, comme à la recherche d’une vérité solide : Le Figaro (et ses suppléments), Aujourd’hui, et surtout, Jogging Magazine, dont je note qu’il se le réserve en dernier : lecture qui l’occupera la moitié des trois heures de trajet.
Devant moi, à gauche, le jeune homme sera plongé pieusement dans Automobile Mag’, mais (…) -
d’une semaine l’autre : trains, correspondances et autres départs
16 octobre 2017, par arnaud maïsettiIl fallait à Persée pour poursuivre les monstres une capuche de nuages. Cette capuche nous nous la sommes tirée sur les yeux et les oreilles, pour pouvoir faire comme si les monstres n’existaient pas. [/Karl Marx, « Préface à la première édition allemande », dans Le Capital./] The Clash, « Train In Vain » (The London Calling, 1979)
D’une semaine l’autre, rien qu’un passage qui voudrait seulement trouver les endroits de passage plus denses et rapides, ceux qui conduisent d’ici à là-bas – (…) -
mes usines
12 mai 2011, par arnaud maïsettiAucun Express (Noir Désir (reprise de A. Bashung), ’Tels Alain Bashung’, 2001)
Les arbres sont responsables de plus de pollution aérienne que les usines.
Ronald Reagan
Quoi d’étonnant si la prison ressemble aux usines, aux écoles, aux casernes, aux hôpitaux, qui tous ressemblent aux prisons ?
Michel Foucault, Surveiller et punir
J’ai bâti pour moi seul une Règle — je suis lié à elle comme en liberté, chaque heure sonne pour moi la tâche à effectuer, je lui obéis comme à un Dieu (…) -
Angoulême, fantômes de ville
27 février 2011, par arnaud maïsettiJ’Arrive À La Ville (Lhasa De Sela, ’The Living Road’, 2003)
Une femme qui se conduit ainsi ne mérite pas un souvenir. Je ne regrette pas non plus d’avoir quitté Angoulême. Cette femme a raison de m’y jeter dans Paris en m’y abandonnant à mes propre forces. Ce pays est celui des écrivains, des penseurs, des poètes.
Balzac (Illusions perdues)
Combien de fois ai-je essayé ? À chaque retour vers Paris, je guette la ville, je sais le tunnel qui y conduit, l’heure précise où je passe devant (…) -
défaites
25 mars 2010, par arnaud maïsettiEt au matin, dans le train qui m’emmenait, le jour a fini par se faire : s’établir, défaire dans la même temps ses possibilités — défaire en moi le nœud coulant du jour précédent.
Et tout autour, terre de désastre : la plaine qui défilait au-dehors sous l’allongement du train a battu en retraite les colères, vaines, éteintes sous le jour qui commençait. C’était le matin qui se faisait sans durée, sans imminence, dans l’après-coup du jour : dans le déjà-là partout répandu en désordre. (…) -
terminus — départs
28 juin 2011, par arnaud maïsettiEn Sibérie tonnait le canon, c’était la guerre / La faim le froid la peste le choléra / Et les eaux limoneuses de l’Amour charriaient des millions de charognes. / Dans toutes les gares je voyais partir tous les derniers trains / Personne ne pouvait plus partir car on ne délivrait plus de billets / Et les soldats qui s’en allaient auraient bien voulu rester… / Un vieux moine me chantait la légende de Novgorode. Blaise Cendrars, (’Prose du Trabnssibérien) Goodbye Train (The Apartments, ’The (…)
