La pensée des natifs : dans l’image prise, l’âme du corps arrachée, emportée dans la poussière de magnésium. Se méfier des photographes. Quand on tue un bison, longtemps on lui explique, de loin, avec des cris de gorge, pourquoi on va le tuer, à quoi on emploiera la toison, les cornes, le cœur, les viscères, la chair. On hurle le nom de la famille qui va être abritée sous sa peau tendue en toile, et quand on parviendra à tuer l’animal, c’est avec la certitude qu’il l’aura compris et accepté. (…)
Accueil > Mots-clés > _Écrire > _vies des morts
_vies des morts
Articles
-
le vieux Wu et les tombeaux de nos ancêtres
3 juin 2014, par arnaud maïsetti -
Ingeborg Bachmann | « Mon Oiseau »
19 janvier 2019, par arnaud maïsettiquoi qu’il advienne
-
généalogie des masques
12 octobre 2020, par arnaud maïsetti12 octobre 2020
-
silhouettes creusées à la surface de soi
6 novembre 2017, par arnaud maïsetti6 novembre 2017
-
Plus de vivants que de morts | une carte
4 novembre 2013, par arnaud maïsettile temps réel des morts
-
Auguste Blanqui | Tombeau pour l’Enfermé
13 décembre 2023, par arnaud maïsettiPar la lumière vivante des étoiles
-
Rimbaud | Corps noir
25 août 2013, par arnaud maïsettiJe suis une bête, un nègre
-
Zola, commencer par déménager les morts
14 septembre 2009, par arnaud maïsettiLecture des premières pages de La Fortune des Rougon
-
Autre Savoir | Emma Morano, vie et mort du XIXe s.
16 avril 2017, par arnaud maïsettion est de plus en plus seuls
-
Rimbaud, une vie | Roche. Terre d’ancêtres
13 août 2016, par arnaud maïsettiChapitre IV
Roche est un immense trou -
Rimbaud, une vie | Enfances. Légendes d’Ardennes
10 août 2016, par arnaud maïsettiChapitre III
Gespunsart, premières images oubliées -
Koltès | Vies de Léone
19 mai 2011extrait des ’Carnets’ de Combat de nègre et de chiens
Léone, Une idée des vies successives -
La Ville écrite | faites l’amour
30 août 2018, par arnaud maïsettije ne vivrai pas sans souffrir un jour
-
des corps levés (cette danse sur des millénaires)
9 novembre 2013, par arnaud maïsettiCe sont des corps levés. Des corps levés on ne sait pas depuis quand, c’est chaque nuit la même apparition. Le jour on fait attention, en passant, à bien voir qu’il n’y a rien : il n’y a rien ; on passe. Et la nuit tombe, chaque nuit, au même endroit : ici, à cet endroit précis du monde où on passe quand la nuit on passe, de ce bord du monde à l’autre (le monde est une somme de bords). On lève les yeux, on n’est plus surpris : les corps se sont levés.
Ce sont des corps blancs, mats, (…) -
Rimbaud, une vie | Délires. Suites et fin
10 novembre 2025, par arnaud maïsettiChapitre I
Rêves et agonies -
Rabelais | « Après ma mort »
29 juillet 2016, par arnaud maïsettiCe qu’ils ont fait de lui
-
le marchand de masques mortuaires
30 mai 2014, par arnaud maïsettiStatue devant laquelle peut-être je suis passé cent fois, et cent fois sans la voir — quel signe ? Le vendeur de masques — je recherche le nom du sculpteur et ne le trouve pas d’abord : c’est que je cherche mal : non, ce n’est pas, comme je l’ai cru, un marchand de masques mortuaires, mais un simple vendeur de masques, d’hommes vivants et bien vivants pour celui qui veut ainsi les saluer (et remercier ses bienfaiteurs : les sculpteurs ont les faiblesses des marchands). À distance (…)
-
mille nuits (et une nuit)
30 janvier 2013, par arnaud maïsettiLa nuit, l’amie oh ! la lune de miel Cueillera leur sourire et remplira De mille bandeaux de cuivre le ciel. A. Rimb.
Vue du ciel, rien que du ciel qui mord jusqu’où ne plus le voir et seulement l’espérer encore, qu’il soit le même peut-être : et soi-même là-bas, oui : soi-même y être aussi ; c’est être ici une manière de conjurer l’absence et de dire : je suis là-bas aussi puisque je le veux ; mais non, je suis là, d’ici d’où je peux voir le ciel mordre là où je ne suis pas, pas (…) -
Jean Genet | Je suis des deux côtés
21 avril 2015, par arnaud maïsettiEntretien 1982
-
Vingt-et-juin, il fera peut-être nuit
24 juin 2015, par arnaud maïsettiDans la lutte entre toi et le monde, parie sur le monde.
Kafka Comment se résigner à comprendre le monde ? On finirait par lui trouver des raisons, puis fatalement à lui donner raison. S’en tenir éloigné, parfois, permet de continuer à le penser plein d’énigmes, impossible, impensable, et désirable encore. Ainsi la mer, ou le ciel ; ainsi les silences ; les amitiés lointaines ; certains livres (chercher un fragment de la Société du Spectacle, se surprendre à relire l’impeccable chapitre V (…)
