tremblée de la ville parallèle
16 avril 2013




évidemment que la vidéo tremble parce que je marche, que c’est la nuit, que je ne sais pas où je suis, que je souffle un peu pour avancer plus vite (et ça ne fonctionne pas vraiment), ou alors c’est le contraire, que la ville s’appelle Ville d’Avray, qu’on n’a pas idée de mettre le mot ville dans le nom d’une ville, que la route est aussi droite que vide, que c’est une ville semble-t-il conçue en ligne droite que rien ne rejoint, et qui ne connaît pas la perpendiculaire seulement la parallèle, que j’ai pris un raccourci sur la carte mais que je ne suis pas sûr que je ne l’ai pas rêvé, que les lumières bougent avec moi, que les maisons sont toutes éteintes, qu’il n’y a personne, que tout le monde s’est peut-être enfui, qu’on m’a oublié, que je suis là pour des raisons qui m’échappent, que c’est comme dans les rêves où si l’on se retourne pour voir qui nous suit quelqu’un immédiatement se mettra à nous suivre, que je n’ai aucune idée d’où je vais, et qu’il y a le nom des rues qui tremblent aussi : pour voir la vidéo, l’idée est de trembler légèrement avec elle, et tout s’ajustera, peut-être.


arnaud maïsetti - 16 avril 2013

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