lignes d’erre — Saint-Lazare
4 mai 2012




lignes des pas qui tracent des directions dans tous les sens, chorégraphie précise de ce qui n’obéit qu’à l’instinct des départs, espace sans centre qui se déplace avec chaque corps et dont chaque corps en mouvement reconfigure la géométrie folle, sauvage, instable, transitoire ou sur le point de s’affaisser dans le vide, mais le vide les retient, lignes qui se croisent et ne se coupent jamais, lignes qui se brisent quand elles atteignent le bord de l’écran et basculent dans le départ, corps coupé dont on ne verrait que l’impulsion : image d’une gare, cinq heures du soir sous la pluie battante plus loin, plus haut, pluie qui ne concerne pas ces lignes, se contentent de laisser glisser la pluie sous leurs pas ; et sur tout cela plane ou s’époumone le bruit continu des passages qui jouent la musique interrompue du passage d’un temps immobilisé ici puisque je m’y suis arrêté


arnaud maïsetti - 4 mai 2012

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