Leonard Cohen | Thanks for the dance (2019)

Le 7 novembre 2016, Léonard Cohen disparaît, peut-être dans un souffle.
Trois ans plus tard, novembre 2019, sa voix de nouveau parmi nous, telle qu’en elle-même, le contraire d’inaltérée, plutôt creusée, creuse encore en nous. Quelques semaines avant sa mort, son fils Adam l’avait supplié de poser sa voix sur ses mots : et inversement. Sans musique. Plus tard, après la terre sur lui dans le cimetière Shaam Hashomayim de Montréal, après l’hommage unanime et les larmes, des musiciens jouent de nouveau avec lui : autour de la voix dessinent comme des hypothèses de chansons.
C’est Thanks for The Dance .
Aux mots rimés dans la simplicité des choses de Léonard Cohen répond l’impossible traduction qui prolonge l’évidence mystérieuse de ce qui face à la mort témoigne pour la vie.


Les textes

Whose wings you cannot see

German puppets burned the Jews

I can’t leave my house

I see you in windows that open so wide

The evening has hardly begun

She said she was a maiden

I loved your face, I loved your hair

But I never called it art

arnaud maïsetti | carnets