Un film de Béla Tarr, automne 2011
comme au bord d’un puits sans eau
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Articles
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Béla Tarr | Le Cheval du Turin
7 décembre 2011, par arnaud maïsetti -
Aurélia Guillet | Par dessus l’abîme qu’est devenue notre histoire
6 février 2012, par arnaud maïsettiDéjà Là d’Arnaud Michniak, mis en scène par Aurélia Guillet [Paris, Théâtre de La Colline] - février 2012
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où respirer la puissance
17 mars 2014, par arnaud maïsettiLe jeune Creighton restait appuyé au bastingage, l’œil rêveur plongeant dans la nuit orientale. Il y voyait la perspective d’un chemin creux paysan, des rais de soleil dansant sur des feuilles bougeuses. Il voyait frémir des rameaux de vieux arbres dont l’arche encadrait le tendre et caressant azur d’un ciel d’Angleterre. Et, sous l’arceau des branches, une jeune fille en robe claire souriant sous son ombrelle, semblait debout au seuil même du tendre ciel.
Conrad, Le Nègre du Narcisse (…) -
Arthur Rimbaud | « Ce furent des pays noirs »
16 mai 2011, par arnaud maïsettiLoin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises
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[Tondi] | pour rideaux l’ombre de la colline
15 décembre 2012, par arnaud maïsettiqu’en pensez-vous ?
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de chaque Monade
24 février 2012, par arnaud maïsetti[…] Et comme une même ville regardée de différents côtés paraît tout autre et est comme multipliée perspectivement […],
Au passage de la lumière, je me demanderai sans fin si je suis celui qui l’interromps ou si je deviens son passager, éphémère et transitoire – alors je passe, deviens malgré moi celui qui l’intercepte, même si je préfère croire que je suis un peu sa diffraction sur la peau de ce qui m’entoure,
[…] il y a comme autant de différents univers qui ne sont pourtant que les (…) -
(de l’adresse pour conjurer le désespoir)
23 décembre 2011, par arnaud maïsettide l’opacité de mes textes
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ce qui toujours se relève (au lieu du théâtre)
26 octobre 2012, par arnaud maïsettiTout réapprendre des gestes, mêmes les plus simples, comme par exemple se lever. Je veux dire, de moi-même, sans rien, juste à cause de la lumière ou d’un cri dans le rêve, le hurlement dans ma gorge, mais tendre, ou parce que la fatigue a passé comme une couleur — non plus à cause du bruit d’un réveil qui perce. Tout réapprendre comme l’eau chaude laissée lentement tomber sur soi et que s’écoulent toutes les pensées (nouveau rite, dans l’aube : me rappeler des images du rêve pour les (…)
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La Ville écrite | regarde le ciel
24 octobre 2011, par arnaud maïsettiJ’obéis aux ordres – sur le théâtre d’opérations,
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Lautréamont | « Cette chevelure est sacrée »
26 juillet 2013, par arnaud maïsettiô voyageur égaré
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Catherine Marnas | Entre les tombes
3 décembre 2012, par arnaud maïsettiSallinger de Bernard-Marie Koltès, mis en scène par Catherine Marnas [Strasbourg, TNS] - décembre 2012
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les lointains sont par trop loin
17 juin 2011, par arnaud maïsettiLe monde moderne La vitesse n’y peut mais Le monde moderne Les lointains sont par trop loin Et au bout du voyage c’est terrible d’être un homme avec une femme…
« Blaise, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre ? »
Blaise Cendrars, Prose du Trassibérien
Dans Aix (il y a tant de fontaines que j’ai si soif tellement), marcher ne suffit pas pour éloigner la ville. Elle est si petite. Je la trouve à chaque pas devant moi. En rentrant si tard, si tard qu’il était déjà le lendemain, je n’ai (…) -
et le reste,
22 juin 2011, par arnaud maïsettidernier jour de l’année avant régression vers la nuit : n’y ai vu que du feu —
rien d’autre que
et le reste,
désormais partir, et fermer les yeux sur le blanc de la page (quelle page) — pas d’image cette fois, pas d’image ce soir : que le blanc de la page pour enterrer l’année, et on appelle ça un solstice ?
désormais : dernier jour de l’année avant retour vers la nuit (intérieure, mouvante).
j’aurais trouvé le titre de ma pièce finalement : aujourd’hui n’a pas été vain. il reste à (…) -
Shannon Wright | ma blessure secrète
1er juin 2011, par arnaud maïsettiFences Of Pales, oh
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au touchant du monde (paume contre paume)
27 mars 2013, par arnaud maïsettiL’image, c’est à cause du nom — des nouvelles stations de tram ont poussé partout et c’est comme si on avait été à court d’idées pour les nommer. Les grands hommes manquent sans doute, et les lieux des batailles, je me suis dit. La Poterne des peupliers. Devant un nom comme Poterne des peupliers, on rêve, on imagine des peupliers à la potence, des peuples à lanterne qui passent sous les portes minuscules de l’Histoire. On ne pense pas longtemps, on est déjà loin : le tram.
À cause de (…) -
Jean Giono | « Le geste de votre main vers mes cheveux »
26 décembre 2012Jean Giono, Que ma Joie demeure
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Dans la désolation
18 octobre 2011, par arnaud maïsetti(dé-zo-la-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
1° Action de désoler ; résultat de cette action. Il mit en désolation le sanctuaire, PASCAL, Proph. 26.
… avancer dans la désolation, comme on fait le tour du propriétaire d’un lieu possédé par toutes mes vies passées…
En regardant de loin fumer leurs villes et leurs maisons réduites en cendre, ils pleuraient la mort de leurs proches et la désolation de leur pays, FLÉCH. Hist. de Théodose, I, 32.
… marcher dans la désolation et (…) -
l’ombre de moi-même
21 mars 2012, par arnaud maïsettivoir, partout où le refus de vivre est inutile, où commencer à marcher, et marcher ; considérer la ville comme ma seconde nature à l’herbe coupée haute dans la gorge où crier ; oh n’être que l’ombre de moi-même, allongée au soleil découpée à la hache par les immeubles là-haut, et sauter par-dessus elle comme à colin-maillard, ou saute moutons je ne sais plus, épervier, tous ces jeux d’enfants cruels et sublimes, je les suis,
oh n’être que l’ombre de moi-même pour dresser sur ma vie ce (…) -
vingt-neuf fois mille et une nuits
10 janvier 2012, par arnaud maïsettiJamais su où sur ma main la ligne de chance était gravée ; jamais pu reconnaître la couleur de mes yeux, entendu ma voix sans sursauter et me retourner, lâcher dans l’effroi : qui est là ; jamais su retrancher le nombre des morts en moi ; jamais entendu le bruit de l’eau de pluie tomber sur la plage en pleine nuit ; jamais vu non plus le sommet des toits dans Paris au coucher des soleils ; jamais montée plus haut que la cheville l’eau du Pacifique ; jamais eu froid à Montréal ; jamais levé (…)
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anticipations #51 | se venger
6 novembre 2012, par arnaud maïsettic’était se venger qu’il fallait
