Oui, ce soir-là plus beau que tous les autres, nous pûmes pleurer. Des femmes passaient et nous tendaient la main, nous offrant leur sourire comme un bouquet. La lâcheté des jours précédents nous serra le cœur, et nous détournâmes la tête pour ne plus voir les jets d’eaux qui rejoignaient les autres nuits.
André Breton/Philippe Soupault,, « La Glace sans tain », Les Champs Magnétiques (Littérature, nº 8, Octobre 1919) Bob Dylan, In the evening (1961, Live "Minnesota Hotel Tapes")
Le (…)
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_colère
Articles
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qui rejoignaient les autres nuits
13 février 2019, par arnaud maïsetti -
c’était marcher
16 octobre 2016, par arnaud maïsettiLa crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route !
Rimb.
Bob Dylan, Ain’t talkin’ (Modern Times, 2006) Seulement marcher – c’était, dans le contre-jour en descendant la Canebière, le mouvement, l’allure, l’aveuglement aussi, et la pulsation : face au jour qui s’effondrait de si haut, brûler ces jours. En fins de semaine, se retourner sur les causes d’un dimanche est toujours décevant : lundi, mardi, mercredi et fatalement jusqu’à cette ombre-là jetée devant soi (…) -
qu’on en finisse avec l’année
28 décembre 2017, par arnaud maïsetti29 décembre
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Vingt-et-juin, il fera peut-être nuit
24 juin 2015, par arnaud maïsettiDans la lutte entre toi et le monde, parie sur le monde.
Kafka Comment se résigner à comprendre le monde ? On finirait par lui trouver des raisons, puis fatalement à lui donner raison. S’en tenir éloigné, parfois, permet de continuer à le penser plein d’énigmes, impossible, impensable, et désirable encore. Ainsi la mer, ou le ciel ; ainsi les silences ; les amitiés lointaines ; certains livres (chercher un fragment de la Société du Spectacle, se surprendre à relire l’impeccable chapitre V (…) -
Cat Power | Hate
21 août 2018, par arnaud maïsettiand i want to die
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Frank Castorf | La cruauté vitale
23 novembre 2019, par arnaud maïsettiBajazet, en considérant Le Théâtre et la peste, Racine/Artaud, mise en scène par Frank Castorf [Aix, Grand Théâtre de Provence] – octobre 2019
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Marseille, de Noailles à La Plaine | et je regarde tomber la pluie
7 mars 2019, par arnaud maïsettiEffondrements
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derniers feux, premières vagues
3 janvier 2018, par arnaud maïsetti2 janvier 2018
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La Ville écrite | rage
29 janvier 2015, par arnaud maïsettipour le dire
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Claudio Tolcachir, Melissa Hermida & Lautaro Perotti | Caravane des solitudes dérisoires
18 juillet 2015, par arnaud maïsettiDinamo, texte et mise en scène de Claudio Tolcachir, Melissa Hermida et Lautaro Perotti [Avignon In, Lycée Mistral] – juillet 2015
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Marseille appartient à celui qui vient du large
29 juin 2020, par arnaud maïsettion votait hier
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une déperdition constante
4 juin 2022, par arnaud maïsetti[Journal • 04.06.22]
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La Ville écrite | l a r é v o l u t i o n v a i n c r a
16 octobre 2016, par arnaud maïsettil’histoire ne s’arrête pas
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Auguste Blanqui | Tombeau pour l’Enfermé
13 décembre 2023, par arnaud maïsettiPar la lumière vivante des étoiles
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Henri Michaux | « Comme un mur devant la race des hommes »
5 juillet 2018, par arnaud maïsettiÉpreuves, Exorcisme
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pour pouvoir vraiment la haïr
25 mai 2021, par arnaud maïsetti25 mai 2021
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rêve des conjurations
5 avril 2020, par arnaud maïsetti5 avril 2020
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l’insulte faite au chien
2 mars 2015, par arnaud maïsettiSans doute il avait tout essayé : les imprécations silencieuses d’abord, puis les râleries à voix hautes, et très vite les appels et les cris, mais rien n’y fait ; alors le vendredi soir, frapper à la porte, au milieu de la nuit. Poussé dans ces dernières extrémités, il fallait bien faire quelque chose : c’est humain. Mais personne ne répond que le chien, et il n’y a pas de sonnette. Que faire ? Il faut comprendre cet homme.
De l’expression « impossible » pour qualifier un homme : « il est (…) -
l’air et le silence d’avant le monde d’après
3 avril 2020, par arnaud maïsetti3 avril 2020
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la prise de la ville
4 mai 2018, par arnaud maïsettiLa pensée poétique [...] est l’ennemie de la patine et elle est perpétuellement en garde contre tout ce qui peut brûler de l’appréhender : c’est en cela qu’elle se distingue, par essence, de la pensée ordinaire. Pour rester ce qu’elle doit être, conductrice d’électricité mentale, il faut avant tout qu’elle se charge en milieu isolé. André Breton, Arcane 17, 1945 Bob Dylan, Visions Of Johanna (Belfast 6 May 66)
Dans les cafés et dans les bars, dans les rues et partout je vais toujours à la (…)
