Bob Dylan, ’Can’t Wait’ (Time Out of Mind, 1997) Le langage n’est pas la vie, il donne des ordres à la vie ; la vie ne parle pas, elle écoute et attend.
Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille Plateaux, p. 95-96. À la recherche des signes, on perd souvent sa propre trace. J’aurai tant aimé la ville et je m’en éloigne, de plus en plus : pour mieux (me dis-je et me console) en retrouver la violence, la déchirure, la beauté terrible et nécessaire. La ville est comme sa terre : on ne peut (…)
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_solitudes
Articles
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en attendant, ne rien attendre
4 septembre 2016, par arnaud maïsetti -
un monde par défaut
10 mai 2017, par arnaud maïsetti10 mai 2017
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entr’ouvert
11 février 2011, par arnaud maïsettiA Wolf At The Door (Radiohead, ’Hail To The Theif’, 2003) Je dévie. Le bon chemin passe par un fil qui n’est cependant pas tendu en hauteur mais ras du sol. ll semble plus destiné à faire trébucher qu’à être emprunté.
Franz Kafka (Journal, Cahier G., 19 octobre 1917)
Longtemps qu’au proverbe vieilli et de bon sens, celui qui veut qu’une porte soit ouverte ou fermée, j’oppose les aberrations intimes qui le démente : tout ce mouvement des choses autour de moi cette semaine (sans doute la (…) -
solstice perdu et spectres nouveaux
23 juin 2017, par arnaud maïsetti23 juin 2017
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la seconde qui s’écoule entre deux pas faits par un voyageur
27 mars 2020, par arnaud maïsetti27 mars 2020
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dès longtemps dévorée, la rose (et le tas de cendre)
10 juin 2013, par arnaud maïsettiO la poudre des saules qu’une aile secoue ! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées ! Mon canot, toujours fixe, et sa chaîne tirée Au fond de cet œil d’eau sans borne — à quelle boue ! La terre d’orage avant l’orage dans le ciel, je pourrais la regarder toute la vie, en faire ma tâche de chaque jour : chercher les endroits du monde où l’orage va tomber, c’est un métier que je veux bien accepter pour être vivant, et apprendre à savoir quand cela va éclater, où la foudre en premier va (…)
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tremblée de la ville parallèle
16 avril 2013, par arnaud maïsettiville d’avray, c’est tout droit
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en travers
16 mai 2010, par arnaud maïsettiI, Andrew Bird ("Weather System", 2004)
Anything but hear the voice That says we’re basically alone J’aurais bien en travers de la gorge ce mot mal dit, imprononcé plutôt, qui devant lui m’aurait délivré de ce poids depuis l’aube grandissant jusqu’au milieu de l’après-midi où le voir, et ne rien lui dire. L’imagination est un palindrome : quand on le retourne comme un gant, une fois, deux fois, c’est autre chose qu’on a en soi : et on a perdu jusqu’au souvenir de ce mot. Je me suis tenu (…) -
Henri Michaux | « L’Étang »
23 avril 2020, par arnaud maïsettiLui demeure
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de peupler les dehors
3 janvier 2011, par arnaud maïsettiFalling down (Scarlett Johansson, ’Anywhere I Lay My Head’, 2008) Le continent de l’insatiable, tu y es. De cela au moins on ne te privera pas, même indigent. H. Michaux (Poteaux d’angle, 1981)
Murs éclairés, c’est qu’il y a quelqu’un, là, au-dedans des murs pour les habiter et pour dire "chez moi", ici c’est chez eux ; alors tout le reste, au-dehors, ce qui n’est pas chez eux pour qu’on puisse à notre tour l’habiter et dire : c’est donc ici aller, tout autour, et croiser les types comme (…) -
car, (s’éloigner)
21 août 2012, par arnaud maïsetti« on peut voyager longtemps dans le désert à condition d’avoir un point d’attache quelque part ».
pour le voyage, celui qui s’accomplit en soi brûle plus que tous les visages brûlés, dans mes rêves,
pour le désert, je m’y enfonce désormais jusqu’aux cheveux, je lève les mains au ciel et ne touche que du sol et du sable filé entre les doigts de novembre,
et quant au point d’attache, il finira bien par apparaître, quelque part, à force de pas et de désir de les rejoindre. -
le chemin de crête
28 janvier 2020, par arnaud maïsetti28 janvier 2020
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racines mouvantes
16 août 2011, par arnaud maïsettiFuneral Canticle (John Tavener - repris dans The Tree Of Life )
Toute théorie est grise, mais vert florissant est l’arbre de la vie.
Johann Wolfgang von Goethe
Racines mouvantes – indémaillables.
C’est une vision d’origine et pourtant : rien qui ne soit passé, achevé, impossible à rejoindre. Une radicalité immobile devant laquelle aucun signe, aucun mot, seulement tenir face, et baisser la garde. Seulement tenir, seulement : et demeurer ainsi, désarmé.
Un je ne sois quoi (…) -
la Chartreuse
5 juillet 2010, par arnaud maïsettiLike Horses (Syd Matters, ’La Question Humaine (BO)’, 2007)
like houses like homes like leaving like shoes like running like fast like horses like trust like purses like horns like dancing like drowning with a stone in your pocket Quand je passe dans les allées vides, impossibles de cesser de penser au paysage qui me fait face si on lui retirait la surface du sol : et le nombre des corps étendus, et le spectacle sur des kilomètres.
Alors je rêve un peu autour de l’ordre établi sur ce (…) -
La ville écrite | tu m’aimes ?
13 décembre 2018, par arnaud maïsettinon (enfin…)
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fatigues
17 juin 2010, par arnaud maïsettiTired Young Man (syd Matters, "A Whisper And A Sigh" 2004)
For love my life has got no space Forgive a tired young man Routes qui s’ouvrent : les prendre toutes. Dans la vacance offerte des jours sans terme, prolonger les chantiers, multiplier les projets, les lectures, agrandir de tout son corps l’état des lieux du réel ; ne pas s’en tenir à la fatigue : jusqu’à épuisement du dossier.
Depuis janvier, pari pris et tenu : ne pas entrer dans une librairie sans en sortir avec un livre de (…) -
Bob Dylan | ain’t talkin’ (concert)
9 avril 2009, par arnaud maïsettiPoser la voix | Dylan en concert à Paris, avril 09
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adresse #4 | à l’absente
17 juin 2010, par arnaud maïsetti« je suis dans la ville / ce qui t’encombre »
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Damien Rice | « This has got to die »
8 mai 2013, par arnaud maïsettiSo why’d you have to lie ?
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Mahigan Lepage | Des usages du monde
30 janvier 2011, par arnaud maïsettiMahigan Lepage, La Science des Lichens, publie.net – janvier 2011
