Dimanche 5 mai 2024
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_terre
Articles
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Jrnl | Alors que l’ombre peut tenir
5 mai 2024, par arnaud maïsetti -
les pierres cachées de la ville
5 août 2014, par arnaud maïsettiOh ! les pierres précieuses qui se cachaient, — les fleurs qui regardaient déjà. Rimb. Sur les pierres, les arbres ; toute une ville autour, on ne sait pas si la pierre est dessous ou autour ; on a planté des lampadaires sur les pierres et les arbres leur ressemblent, ce sont peut-être autre chose. Jours de chaleur et de froid ici à la fois, et toujours cette lenteur sur la ville au matin quand il faut aller d’ici à là-bas, et que personne ici ne semble l’habiter - les touristes prennent en (…)
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William Blake | « Printemps »
19 août 2013, par arnaud maïsettides cris d’enfance
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Que ma joie demeure | « Mais le désir est le désir »
14 mars 2013, par arnaud maïsettiLecture linéaire d’un livre de grand chemin (« pour que demeure la joie au-delà de la joie toujours ») Il tournait le dos à la forêt.
Et puis la vie, la vie et la vie. Pas malheureux, pas heureux, la vie. Des fois il se disait… Mais tout de suite, au même moment, il voyait le plateau, et le ciel couché sur tout et loi, là-bas loin à travers les arbres, la respiration bleue des vallées profondes, et loin autour il imaginait le monde rouant comme un paon, avec ses mers, ses rivières, ses (…) -
A. Bashung | Par la porte entrebaillée
7 février 2010, par arnaud maïsettiHappe | Alain Bashung
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axiomes
2 juillet 2014, par arnaud maïsettiDevenir des sphinx, même faux, au point de ne plus savoir qui nous sommes. Car, en fait, nous ne sommes rien d’autre que de faux sphinx, et nous ignorons ce que nous sommes réellement. La seule façon de nous trouver en accord avec la vie, c’est d’être en désaccord avec nous-mêmes.
Passer l’après-midi comme au travers d’un brouillard et qu’à chaque pas qui voudrait faire reculer la brume y pénétrer davantage et davantage le ciel autour se ferme et les routes se perdent et les villes (…) -
[Tondi] | Eh non
2 janvier 2014, par arnaud maïsettiévidemment,
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Anne Collongues & Olivier Rolin | Nulle part et n’importe où
9 juin 2017, par arnaud maïsettiAnne Collongues & Olivier Rolin, L’heure blanche, Éditions Le Bec en l’air, février 2017
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les caves-aux-fièvres
27 juillet 2010, par arnaud maïsettiDans cette campagne, on peut voir le ciel, la nuit, entre Tours et Chinon : là où la Loire et la Vienne se rejoignent au pied de l’église de Candes, il y a cette route qu’on descend à vélo, vite, on sent la route aller, sans frayeur, aucune voiture jamais, et des virages pour voir loin —
Sur le côté, recouverts en partie et en partie seulement par les herbes hautes, ces sortes de grotte qu’on ne voit bien que si on met pied à terre ; on s’y faufile entre les serpents et les ronces ; tout (…) -
sillons
27 septembre 2010, par arnaud maïsettiCreep (Scala — reprise de Radiohead, 2007)
Sous les seins de la terre hideuse Dieu-la chienne s’est retirée, des seins de terre et d’eau gelée qui pourrissent sa langue creuse
Antonin Artaud, L’Ombilic des Limbes (’Avec moi dieu-le-chien’)
Traces qui dessinent une route (c’est le mouvement qui a dessiné le chemin, et non l’inverse) : mais aux sillons superposés, dans la même direction pourtant évidente, mille chemins, mille petites routes à l’écart insensible, mille possibilités de (…) -
là où il y a un chemin
11 juin 2014, par arnaud maïsettiTu te frayas un chemin par la mer, Un sentier par les grandes eaux, Et tes traces ne furent plus reconnues. Psaumes de David, 7 ;19
de frayer dans le temps, réaliser (comme un rêve, ou un film) que le chemin n’était pas là, qu’il s’était courbé au passage de mes pas, et qu’en me retournant, c’était là.
mais ici, le chemin était devant : quelqu’un l’avait battu pour rejoindre (pensait-il désorienté), il avait pris au plus court peut-être, au caprice le plus juste, et dans le désordre, (…) -
Jean Giono | « Le geste de votre main vers mes cheveux »
26 décembre 2012Jean Giono, Que ma Joie demeure
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les nuages (qui passent... là-bas)
25 août 2010, par arnaud maïsetticiels sur fond de nuages
été 10 -
anticipation #38 | tout le reste
2 février 2010, par arnaud maïsettiÀ propos de ces fameux trois milliards d’êtres humains, dont on fait une montagne : j’ai calculé, moi, qu’en les logeant tous dans des maisons de quarante étages — dont l’architecture resterait à définir mais quarante étages et pas un de plus, cela ne fait même pas la tour Montparnasse, monsieur — , dans des appartements de surface moyenne, mes calculs sont raisonnables : que ces maisons constituent une ville, je dis bien : une seule, dont les rues auraient dix mètres de large, ce qui est (…)
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au mois de juin (mais voilà, à la fin)
1er juin 2013, par arnaud maïsettiOr, n’est-ce pas joyeux de voir, au mois de juin Dans les granges entrer des voitures de foin Énormes ? De sentir l’odeur de ce qui pousse, Des vergers quand il pleut un peu, de l’herbe rousse ?
A. R.
Tout ce mois sur les routes, et finalement je n’ai pas cessé d’être sur le retour, comme si je n’avais finalement fait que revenir – et je suis revenu ; je n’étais pas parti, je ne partirai pas, ce n’était pourtant pas faute de. À la fin du mois de mai, c’est toujours avril, mars, toujours (…) -
celui dont l’âme pèse de cailloux_
Daniel Bourrion
1er janvier 2010, par arnaud maïsettiCelui dont l’âme pèse de cailloux de terres grasses de glaise à mottes lourdes et noires et lisses tranchées mais net par les charrues et renversées cul dessus tête et sur lesquelles on marche à se casser les chevilles mais même pas même pas et tout au bout du champ s’en retourner et reprendre sillon et puis encore et puis encore jusqu’aux draps gris du soir gris crépuscule qui nous mord à l’épaule et nous fait frissonner de peur de fatigue rentrer alors avec les bêtes l’araire est resté (…)
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écrire (dans) les entrailles de la vallée de Saint-Pons
30 juillet 2017, par arnaud maïsetti30 juillet 2017
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D’une écriture qui va
15 avril 2005, par arnaud maïsettiLecture de la nouvelle "La presqu’île" de Julien Gracq ; article publié dans la revue Ecuador n°2 (2005)
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contre-tendanciel
6 mars 2010, par arnaud maïsettiRegarder la réalité en face : ne pas s’écarter de cette exigence — prendre en compte la totalité des paramètres (vitesse du vent, intensité de la lumière, teneur de fatigue dans le sang, hauteur des lucarnes, gramme de violence contenue par volume d’air expiré) : et tenir les comptes à jour : à chaque secousse, le jour perd du temps sur lui-même. Lui en restera-t-il assez, à l’heure du bilan ?
Lu dans le journal :
Le séisme survenu samedi au Chili a secoué la Terre… et très légèrement (…) -
et demain sera jour (bien tôt)
3 juillet 2013, par arnaud maïsettiles routes qu’on prend pour la première fois en se disant je la prendrai mille fois peut-être, et des yeux, ainsi, comme cela, on dépose en pensée les cailloux blancs qui serviront à rentrer, chaque jour, le lendemain, et plus tard, sous la pluie, la nuit, la neige, tout cela, mais pour l’instant je ferme les yeux à cause de la lumière, et grâce à elle (je me répète grâce à elle en la désirant grâce, en me sachant de nature accordé à cette puissance là : grâce et nature ensemble liées comme (…)
